Ferme Schwenger-Fuchs à Logelheim
Quand investissements riment avec confiance
Ferme Schwenger-Fuchs à Logelheim
Publié le 02/12/2021
À Logelheim, la ferme avicole Schwenger-Fuchs est gérée par trois jeunes associés qui ont de la suite dans les idées pour développer leur activité d’élevage et de transformation de volailles, destinée à la vente directe. Pas après pas, ils peuvent concrétiser leurs nouveaux projets, grâce à l’accompagnement financier de la Banque Populaire.
Avec la confiance, on peut voir loin. À Logelheim, la ferme avicole Schwenger-Fuchs applique ce credo au quotidien entre ses trois associés, Jonathan Fuchs, Marc Schwenger et Selim Gharbi, et avec son partenaire financier historique : la Banque Populaire. Au cours des sept dernières années, elle a soutenu sans hésiter les trois jeunes éleveurs de volailles dans leur volonté de développement et de croissance. La première fois, c’était en 2015. À cette époque, l’EARL était encore gérée conjointement par Colette Schwenger, la petite-fille du fondateur de cette ferme créée en 1968, et Jonathan qui l’avait rejoint un an plus tôt en hors cadre familial. À son arrivée, il avait déjà investi ses propres deniers pour mettre aux normes l’abattoir vieillissant. Mais en cette fin d’année 2015, il a cette fois besoin de financer un tout nouveau laboratoire de transformation. Une pratique qui existait déjà au sein de l’exploitation, mais pas au niveau de ce qu’il imaginait. « C’était la période où la demande pour les produits à base de volaille était en pleine expansion. C’était le moment d’y aller », estime-t-il avec du recul. Des investissements « réfléchis » et créateurs d’emplois Les années passent et la demande ne faiblit pas. En 2018, l’année où Colette prend sa retraite, il entreprend la construction d’un nouveau bâtiment d’élevage aux côtés de ses deux nouveaux associés : Marc, le fils de Colette, et Selim Gharbi qui travaillait jusque-là comme employé. Les trois jeunes hommes ont besoin cette fois d’une somme plus conséquente pour concrétiser ce nouveau projet de 250 m2. « Il fallait qu’on augmente la cadence de production. D’autre part, nous devions agrandir le parcours des poulets pour respecter le cahier des charges du réseau « Bienvenue à la Ferme » que nous venions de rejoindre », indique Jonathan. Là encore, la Banque Populaire répond présente. Son chargé d’affaires Agriculture et Viticulture, Johnny Hanser, le justifie simplement : « Comme à chaque projet de nos clients, nous étudions l’investissement envisagé et proposons un plan de financement. Mais au-delà, l’aspect humain est primordial dans les échanges avec nos clients. Nous créons des relations au long cours où on apprend à se connaître et la confiance s’installe. Dans le cas présent, chaque investissement est mûrement réfléchi entre les trois associés. Ils font des efforts pour développer leur clientèle et la préserver. Ce sont des travailleurs méthodiques, engagés dans une démarche de filière courte qui, en plus, créent des emplois localement. Tout ceci correspond aux valeurs que défend la Banque Populaire. » Grâce à ce nouveau bâtiment, la ferme Schwenger-Fuchs a doublé sa capacité annuelle de volailles abattues et, par extension, son chiffre d’affaires. Ces nouvelles rentrées d’argent ont permis de financer trois emplois à mi-temps, tout en assurant aux trois associés un revenu correspondant à environ 1,5 Smic. « C’est à la fois un salaire correct, mais si on ramène ça à toutes les heures travaillées sur l’année, avec trois semaines de congé non payé, ça pourrait être mieux. Mais nous aimons ce que nous faisons, et l’aspect entrepreneurial qui va avec. Donc, ça nous convient », témoigne Jonathan. Depuis 2018, ils ont atteint leur plafond de production avec un peu plus de 250 poulets abattus par semaine. Améliorer la qualité, diminuer les charges À moins de nouveaux investissements, ils ne peuvent pas produire davantage de poulets. Ils essaient néanmoins d’accroître la qualité. D’une part, au niveau de l’élevage en améliorant l’environnement des poulets. « Si le cadre est plus propice, la volaille a une meilleure croissance et devient plus lourde. À la fin, c’est du chiffre d’affaires en plus », développe Jonathan. D’autre part, ils font en sorte de répondre aussi bien que possible aux demandes de leurs clients qui réclament de nouvelles recettes pour les produits transformés. « Il y a de nombreux jeunes dans notre clientèle, qui veut de la nouveauté, des saveurs. On doit donc diversifier notre gamme et s’adapter au marché. » C’est cette logique qui pousse Julien, Marc et Selim à solliciter une nouvelle fois la Banque Populaire pour un nouveau bâtiment de 60 m2, destiné à accueillir trois lots de dindes pendant la période estivale. « On est dévalisé constamment sur les marinades. Cela nous permettra d’avoir plus de produits à proposer. » En hiver, ce nouveau bâtiment permettra de consolider le chiffre d’affaires en améliorant la qualité des chapons élevés en vue des fêtes de fin d’année. Une fois la production optimisée et rentable, il faut se tourner vers les charges si on souhaite améliorer son bénéfice net en fin d’exercice. C’est pour cette raison que la ferme Schwenger-Fuchs a décidé d’investir dans une installation photovoltaïque dans le but de faire de l’autoconsommation pour alimenter les équipements de froid. Un investissement, là encore soutenu par la Banque Populaire, qui a le mérite de s’autofinancer pendant toute la durée de l’emprunt, à savoir une dizaine d’années. Jonathan conclut : « Avec la hausse globale du coût de l’énergie et une facture électrique mensuelle de 450 €, nous avons estimé que c’était un investissement judicieux sur le long terme. Cela va nous permettre de réduire notre facture de 50 % à terme. Nous parvenons à concilier économie d’énergie avec développement durable en réduisant nos charges tout en réduisant notre empreinte carbone. C’est une grande satisfaction ! »












