Élevage

Loriane Erb et Margot Huss

Deux passionnées pour trois génisses

Publié le 11/05/2023

Loriane Erb et Margot Huss participeront en binôme au Festival de l’élevage, où elles présenteront trois génisses : Taie, Tantine et Tidyna, du Gaec de la Cigogne, à Wolfisheim, lors du concours des présentateurs et du concours des génisses prim’holstein.

Aujourd’hui conseillère technique élevage à la Chambre d'agriculture Alsace (CAA), Loriane Erb est passionnée par l’élevage et gravite dans ce milieu depuis 2017. Tant et si bien qu’elle a décidé d’en faire son métier. Elle effectue donc sa scolarité au lycée agricole d’Obernai, d’abord avec un bac S, puis un BTS Analyse et conduite des systèmes d’exploitation (Acse). Une formation qu’elle achève avec une licence professionnelle Productions animales en apprentissage, à Besançon pour la théorie, et au Gaec de la Cigogne à Wolfisheim pour la pratique. Ses diplômes en poche, Loriane Erb est embauchée au sein du service élevage de la CAA en septembre 2021, où elle est spécialisée en élevage laitier. Elle travaille aussi sur l’exploitation de Maurice Auer, à Salenthal. Et, comme si cela ne suffisait pas, elle a aussi une botte dans l’exploitation de ses beaux-parents, l’EARL Gallactis à Jeterswiller. « Je suis tous les jours dans les vaches, c’est ma passion », commente la jeune femme de 23 ans. Emportée par sa passion, Loriane Erb a participé pour la première fois au Festival de l’élevage de Brumath l’année dernière. C’est là qu’elle a fait la connaissance de Margot Huss. Cette jeune fille, originaire de Wolfisheim, a passé son enfance à aller avec son frère au Gaec de la Cigogne. Non issus du milieu agricole, ils ont tous les deux développé une passion pour le monde de l’élevage. Son frère est devenu inséminateur en Suisse, et Margot Huss lui emboîte le pas. À 19 ans, elle est actuellement étudiante en terminal en bac pro Sciences et technologies de l’agronomie et du vivant (STAV) Productions animales au lycée agricole d’Obernai. Durant sa scolarité, Margot Huss a effectué plusieurs stages, dont un d’une semaine dans un élevage équin en Suisse, et un autre de quatre semaines au Gaec Wilt à Dachstein. Des expériences qui ont conforté sa vocation d’inséminatrice pour bovins et équins. Pour l’année prochaine, elle est déjà acceptée à la Maison familiale et rurale (MFR) de le Cateau-Cambrésis, près de Lille, où elle va effectuer un BTS Productions animales en alternance, de préférence dans une entreprise spécialisée dans l’insémination et la génétique. « Je suis vraiment heureuse d’avoir réussi à me faire ma place dans ce milieu. J’adore déjà ce métier », lance-t-elle. Une amitié née de l’élevage Margot Huss a participé pour la première fois à un concours d’animaux d’élevage, il y a sept, huit ans. L'année dernière, après une longue pause et un passage par l’école des jeunes présentateurs, elle retente l’expérience, d’abord à Brumath, puis à Agrimax, où elle participe notamment au concours de présentateurs, baptisé ShowmanShip. C’est durant ces concours, auxquels Loriane Erb participait également, que les deux jeunes femmes se sont liées d’amitié. Cette année, c’est donc ensemble qu’elles vont participer au concours des jeunes présentateurs le samedi, et au concours holstein le dimanche, avec les trois mêmes génisses : Taie, Tantine et Tidina, une fille de Dynastie, « une vache qui a déjà été distinguée à Brumath », précise Loriane Erb. Les trois génisses viennent du Gaec de la Cigogne à Wolfisheim, où Loriane Erb a travaillé durant un an, et où Margot Huss a contracté le virus de l’élevage. Pour les deux jeunes femmes, plus qu’une hypothétique victoire, c’est le fait de participer qui compte. « Ce que j’aime dans les concours c’est le contact avec les animaux, l’ambiance, l’expérience, et de pouvoir se retrouver avec des amis, des gens avec qui on partage la même passion », indique Loriae Erb. Les deux jeunes femmes ont nénanmoins mis toutes leurs chances de leur côté : elles travaillent quasiment tous les jours avec leurs génisses depuis le 1er avril. « Nous leur mettons un licol, nous les faisons marcher, nous les lavons… », décrit Loriane Erb. Objectif : être les plus belles pour aller à Brumath !    

Association des fermes-auberges du Haut-Rhin

50 ans de passion de la montagne fêtés au Parc-Expo de Colmar

Publié le 06/04/2023

Les fermes auberges du Haut-Rhin ont pris possession du Parc-expo de Colmar, samedi 1er et dimanche 2 avril, à l’occasion du 50e anniversaire de l’association qui réunit 41 d’entre elles. Si le hall 5 a pris des allures d’auberges, la coquille qui habituellement abrite les concerts de la Foire aux vins, a accueilli cette fois-ci une trentaine de vosgiennes pour le concours départemental de la race. L’occasion était trop belle de marier ces deux événements.

Sur les coups de 16 h, ce samedi, les cors des alpes ont entonné quelques mélodies alors que les nombreux représentants de la profession, élus et représentants de l’État se rassemblaient afin d’inaugurer les festivités. C’est d’un pas entraîné qu’ils ont d’abord visité les installations inédites réservées au concours bovin, avant de parcourir le hall 5 du Parc-expo de Colmar. Dans cet espace, tout a été concentré, bien à l’abri de la pluie et du vent annoncés. Dans un coin, même les enfants tournent sur leurs petits tracteurs. Par ici, une fontaine en rondins, là encore de grandes tablées. Partout, les fermiers aubergistes s’affairent en costumes traditionnels. Et pour parfaire l’ambiance montagnarde, une délicieuse odeur de munster et autre roigebrageldi titille les papilles des visiteurs. Les partenaires des fermiers aubergistes sont bien présents : le Parc naturel régional des Ballons des Vosges, par exemple, présente aux visiteurs ses itinéraires de balades. Objectif : séduire ceux qui ne consomment pas habituellement la montagne pour leur faire découvrir ses plaisirs. Des randonnées courtes, au départ des fermes-auberges pour se donner faim avant ou digérer après un bon repas marcaire. Plus loin, Jean-Claude Mann de Muhlbach présente ses cloches à vache. Il en a d’ailleurs créé une pour cet anniversaire. Présentée à l’occasion de cette inauguration, elle voyagera ensuite de ferme-auberge en ferme-auberge. Après cette mise en jambes, place aux discours. Et c’est le maire de Colmar, Eric Straumann, qui prend le micro en premier. « Colmar doit sa prospérité à son emplacement : à l’entrée de la plus belle vallée des Vosges, celle de Munster ! », a-t-il déclaré joyeusement afin de souligner le lien étroit entre sa commune et la montagne. Après une transhumance dans les rues colmariennes en 2021, puis cet anniversaire en ville, Eric Straumann appelle de ses vœux à de nouveaux rendez-vous du genre. D’où l’on vient Serge Sifferlen, président de l’Association des fermes-auberges du Haut-Rhin et fermier-aubergiste à Kruth, est ensuite monté à la tribune pour un long discours retraçant l’histoire et les combats de ses pairs. « Celui qui ne sait pas d’où il vient, ne sait pas où il va », a-t-il introduit, tout en saluant Jean Klinkert, au premier rang, qui lui a soufflé cette idée de raconter comment l’agriculture a façonné le massif. Acteur majeur du développement des fermes-auberges, ce n’est que le premier hommage qui lui a été rendu ce jour-là. Son nom a été cité par tous les intervenants suivant. Les grandes guerres ont laissé détruites nombre de marcairies. Beaucoup n’ont pas été reconstruites. De ce passé abîmé, les acteurs du massif ont su se relever. En ouvrant la Route du fromage par exemple en 1968. En bénéficiant de décisions politiques fortes aussi, comme l’aménagement des routes pour faciliter l’accessibilité et faire venir des visiteurs dans la montagne. L’histoire mouvementée de la charte des fermes-auberges et la « transhumance de contestation » jusqu’à la préfecture de Colmar, le statut des exploitants enfin affiliés à la MSA et la loi Montagne, ou encore ce repas marcaire servi à New York à l’occasion des 100 ans de la statue de la Liberté : les souvenirs de Serge Sifferlen sont nombreux et sa passion résonne dans chaque anecdote. N’oubliant pas son travail d’éleveur, il en profite pour insister à nouveau sur l’importance de l’abattoir de Cernay, outil local indispensable. Aujourd’hui, le président des fermes-auberges du Haut-Rhin se tourne bien sûr vers le futur, évoquant l’eau, les énergies renouvelables… Mais aussi les dossiers moins agréables comme les nuisances sonores des motards sur la route des crêtes ou les dégâts de gibiers. « Il faudra trouver des compromis tout en pérennisant l’accès à la montagne », insiste Serge Sifferlen à l’attention des politiques présents. « Nous sommes une famille, une tribu, a conclu le fermier-aubergiste. Nous avons aussi une histoire commune avec le Club Vosgien. C’est avec eux qu’est né le sens de l’accueil des fermes-auberges. » L’avenir de ces établissements ne serait rien sans les visiteurs, et les attentes du public sont claires. « Ne changez rien, nous dit-on, se satisfait Serge Sifferlen. Si ce n’est une meilleure connexion internet. » Se déconnecter… mais pas trop donc ! Entre le tourisme et l’agriculture Si les fermiers-aubergistes collaborent de très près avec Alsace Destination Tourisme (ADT), ils sont aussi accompagnés par la Chambre d’agriculture Alsace (CAA) pour le côté élevage de la profession. Une transition toute trouvée pour passer le micro à Denis Nass, président de la CAA. « C’est un sacré métier ! a-t-il lancé à l’attention des fermiers-aubergistes dans l’assistance. Vous aménagez le territoire, valorisez la montagne, tout cela avec une multitude de contraintes. Vous avez su évoluer, tout en développant un grand sens de l’accueil. » Il insiste également sur la jeunesse, et rejoint Serge Sifferlen dans ses combats pour l’eau, le cahier des charges, les dégâts de gibier… Conditions indispensables à la transmission des exploitations de montagne, les fermes-auberges comme les autres. « Notre présence à tous montre que nous sommes pleinement mobilisés ! » Dans les allées du hall 5, les fermiers-aubergistes sont émus et fiers que tant de personnes aient répondus à l’invitation. C’est autour d’un verre et de bons produits que cette inauguration s’est conclue. Que ce soit en ville ou à la montagne, les fermes-auberges ne déçoivent jamais les gourmands.      

Concours départemental de la race vosgienne

Odette sacrée Grande championne et Championne adulte

Publié le 06/04/2023

Odette, présentée par Jean Wehrey, est la Grande championne et Championne adulte du concours départemental de la race vosgienne. Réunie sous la coquille du Parc-expo de Colmar, samedi 1er avril, la trentaine de vache en compétition a profité de ce cadre exceptionnel. Elles n’ont pas défilé sur le ring, mais sur la scène de la Foire aux vins, comme les plus grandes stars avant elles.

Les organisateurs ne s’y sont pas trompés en décidant de proposer le concours départemental de la race vosgienne en même temps que les 50 ans des fermes-auberges, ce samedi 1er avril, au cœur du Parc-expo de Colmar. Le public était dès lors plus citadin qu’à l’accoutumée. Une opportunité dont les défenseurs de la race ont profité. Alors quand les officiels invités à inaugurer les festivités se sont aventurés aux abords du ring, Florian Campello a saisi un micro pour accueillir les visiteurs. Josiane Chevalier, préfète du Grand Est, Louis Laugier, préfet du Haut-Rhin, étaient accompagnés des élus locaux, maires, députés et sénateurs. Attentifs, ils se sont accoudés aux barrières pour écouter les explications du président de l’Organisme de sélection (OS) de la race vosgienne. Serge Sifferlen, guidant cette inauguration a ajouté : « La montagne est ce qu’elle est grâce à la vosgienne. » Il n’en fallait pas plus à Emmanuelle Wendling, technicienne de l’organisme de sélection, pour enchaîner avec une présentation des atouts de la race. Quelques animaux ont alors été guidés au centre de la scène, de quoi montrer l’étendue des atouts de cette vache montagnarde, et notamment sa mixité. La belle Reinette a montré au grand public les attributs d’une vache en première lactation, quand Negrita, en 3e lactation, a présenté une carrure et une mamelle plus développées. Le petit veau Tagada et sa mère ont clôturé la démonstration, démontrant ainsi que la vosgienne est aussi une excellente race allaitante. Toute la petite bande s’est ensuite retirée pour se préparer au concours. Concours spécial, prix spécial C’est sous l’œil aiguisé du juge Jean-Michel Curien que les candidates ont défilé. Dans la catégorie des vaches en 1ère lactation, Reinette de la ferme de l’Estive s’est imposée et a remporté le titre de Championne jeune, ainsi que celui d'« Ambassadrice des montagnes haut-rhinoises ». Ce prix spécial est « un mix entre le côté fonctionnel de l’animal (qualité des membres, capacité thoracique, qualité de bassin) avec en plus le côté esthétique (cornes, robe mouchetée) », précise l’OS. Parmi les vaches en 2e lactation, Orore de la ferme de l’Estive a remporté la première place et le titre de Championne mamelle. Les vaches en 3e et 4e lactations ont été fièrement représentées par Nivea de la ferme Holschlag sur la première marche du podium, suivie d’Odette, Championne adulte et Grande championne de ce concours. Jeannette, présentée par Guy Lochert, a remporté la première place dans la catégorie des 5e lactation et plus, tandis que Nitnoutz s’est démarquée comme Championne allaitante.    

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