Ferme Malaitis, à Jebsheim
Un bâtiment qui facilite l’élevage
Ferme Malaitis, à Jebsheim
Publié le 28/01/2023
Depuis la mi-octobre 2022, la ferme Malaitis, à Jebsheim, profite d’un nouveau bâtiment en bois, à l’extérieur du village, qui lui permet d’abriter son cheptel et d’y effectuer la traite. Les trois agriculteurs associés profitent de meilleures conditions de travail.
L’exploitation est celle de la famille Ritzenthaler. On y trouve trois associés : le père Freddy et ses deux fils, Yves, installé depuis 2014, et Lucas, installé depuis 2018. L’épouse d’Yves, Charlotte, est salariée depuis 2020. Ils travaillent sur une surface de 110 hectares, où sont principalement cultivés du maïs, du blé, de l’orge et de la luzerne. Les cultures fourragères sont principalement destinées aux animaux. Le cheptel est composé de 120 vaches de race prim’holstein. Avec les génisses et les vaches taries, il y a au total environ 220 animaux. La production de lait est actuellement d’1,4 million de litres, vendus à la coopérative Sodiaal. L’objectif est d’arriver à 1,6 million. « Nous utilisons deux robots de traite. Mais, jusqu’à présent, nous avons travaillé sur plusieurs sites, à Jebsheim et à Muntzenheim, du fait de l’historique de l’exploitation. À Jebsheim, nous n’avions aucune possibilité de nous agrandir sur le site actuel qui se trouve dans le village. Les contraintes géographiques et de travail étaient devenues trop lourdes », explique Yves Ritzenthaler. L’idée est donc de regrouper l’ensemble de l’activité sur un seul site. Il s’agit d’un bâtiment en bois, long de 112 mètres, dont 84 pour les vaches et 26 pour la fumière. Il y a 129 logettes, au total. Toutes les vaches sont en circulation libre. « Il y a également un box en aire paillée, pour les vaches en difficultés que nous voulons surveiller. Mais, comme les autres, elles ont également accès aux deux robots », indique Lucas Ritzenthaler. Les deux robots sont des Lely Astronaut A5. « Grâce à cette libre circulation, les vaches décident quand elles mangent, boivent, se couchent ou se font traire. Des fonctionnalités telles que le bras hybride et le concept « I-flow » (mode de traite le plus naturel possible) contribuent au rythme naturel des vaches et augmentent la fréquentation des robots. Les vaches qui se sentent bien dans le bâtiment sont en meilleure santé, moins stressées et produisent davantage », estime Yves Ritzenthaler. Le bâtiment a été prévu pour l’installation future d’un troisième robot. Il sera nécessaire, si le cheptel augmente, à l’avenir. Un bâtiment lumineux Concernant l’ensemble du site, les 50 hectares de terres qui se trouvent autour du bâtiment appartiennent à l’exploitation. Il n’y a donc pas de risques de nouvelles constructions. Les terrains sont à plat et il n’y a pas de route hormis celle qui mène au site. « Quand le camion de la coopérative vient chercher le lait, il arrive en toute sécurité et peut s’arrêter sans déranger personne. La collecte est facilitée. D’autre part, nous avons imaginé ce bâtiment avec un côté fermé en brise-vent. L’orientation est importante. La lumière peut passer sans exagération et le soleil arrive, notamment dans l’allée centrale, ce qui donne cette impression de bien-être naturel », se réjouit Lucas Ritzenthaler. Un bien-être, animal celui-là, qui est complété par l’utilisation d’un racleur Collector également de la marque Lely. « Ce racleur de caillebotis nettoie le sol du bâtiment toute la journée, tous les jours, tout au long de l’année. Les vaches sont ainsi mieux logées et nous travaillons dans des conditions optimales. Le sol est moins glissant. Tout le cheptel n’a pas encore été regroupé, ici. Sur un autre site, il y a toujours les veaux et le matériel. Mais la traite ne se fait, désormais, qu’ici. Cela permet à une seule personne de travailler sans finir tardivement », observe Lucas Ritzenthaler. Avant d’imaginer de faire construire ce bâtiment, la famille Ritzenthaler a visité d’autres fermes et d’autres réalisations. Elle a voulu optimiser son futur nouvel outil de travail. Un bureau, des douches et des sanitaires ont également été installés. Le bâtiment a été conçu par l’entreprise Agri Concept et vendu par EMG. Les travaux de maçonnerie ont pour la plupart été réalisés par les agriculteurs. Commencés en décembre 2020, ces travaux se sont poursuivis tout au long de l’année 2021, avec le terrassement à partir du mois d’avril. Les charpentes ont été montées en septembre. « Tout n’est pas encore terminé. Il y a encore des finitions à réaliser, des aménagements extérieurs ou l’installation d’un ventilateur. Mais ce qui a été fait pour les vaches est fonctionnel. Nous avons réalisé la première traite dans ce bâtiment, le 15 octobre 2022 », conclut Yves Ritzenthaler. Les vaches se sont bien habituées à ces nouveaux lieux et les agriculteurs espèrent un outil parfaitement fonctionnel très rapidement.












