Syndicat des éleveurs de la race montbéliarde du Haut-Rhin
Des carrières qui reflètent la qualité des élevages
Syndicat des éleveurs de la race montbéliarde du Haut-Rhin
Publié le 10/02/2023
L’amélioration génétique et la qualité du suivi des troupeaux sont les premières explications des belles carrières des vaches montbéliardes. Les éleveurs du syndicat de la race dans le Haut-Rhin constatent que de plus en plus d’animaux dépassent ou approchent les 100 000 kg de production.
Lors de l’assemblée générale du syndicat des éleveurs de la race montbéliarde du Haut-Rhin qui s’est tenue à Ballersdorf le 25 janvier, deux éleveurs ont été récompensés d’une statuette par l’organisme de sélection. La Gaec du Blochmont à Lutter avec deux nouvelles vaches : Victoria tout d’abord, née en 2004, elle a produit 100 375 kg de lait en 12 lactations. Amazone ensuite : née en 2005, elle a réalisé une production de 101 055 kg de lait en 12 lactations. Et puis on retrouve le Gaec Babé à Courtavon avec Espoir, une vache née en 2009. Elle a produit 100 785 kg de lait en 8 lactations. Elles rejoignent trois autres vaches qui avaient déjà atteint ce niveau : Floria également du Gaec Babé avec 104,059 kg, 4 533 Etoil du Gaec Kohler frères à Durlinsdorf avec 100.647 kg et surtout Vanille de l’EARL Litzler à Feldbach avec 130 076 kg. Gérer au mieux « Ces parcours et ces carrières sont les meilleurs exemples de la qualité du travail des éleveurs et sont la plus belle promotion de nos vaches montbéliardes. Un gros travail génétique est réalisé en lien avec Elitest. Nous avons des naisseurs de taureaux remarquables dans le Haut-Rhin. Et puis dans nos fermes, nous faisons ce qu’il faut pour favoriser la production du lait et le bien-être animal », note le président du syndicat dans le Haut-Rhin, Jean-Philippe Meyer. Un syndicat qui compte 36 adhérents qui représentent 1978 vaches. Un syndicat qui a multiplié les animations et les actions en 2022 en participant notamment au concours de l’Axonne à Montbéliard et à celui d’Habsheim avec 61 animaux inscrits pour 11 élevages. Néanmoins, même si les professionnels sont motivés, la réalité économique n’est jamais très loin. En 2022, le prix du lait certes intéressant doit être comparé à la très forte hausse des charges dans les élevages et une météo souvent capricieuse. « Les coûts alimentaires et du concentré sont en forte augmentation. Nous devons gérer au mieux nos élevages et l’alimentation de nos vaches pour faire face », ajoute Jean-Philippe Meyer. C’est également le constat du président de la Chambre d’agriculture Alsace Denis Nass : « Nous devons miser sur notre autonomie énergétique pour atténuer nos coûts. Le photovoltaïque sur nos toitures est une solution. Il y en a d’autres comme la taxe carbone qui doit être investie sur nos territoires. Nous devons tout faire pour préserver l’élevage qui est fragile mais qui reste un atout et une richesse. Il faut garder cette économie sur nos territoires pour préserver la biodiversité. Les éleveurs sont les premiers écologistes et les premiers à préserver leur environnement. Nous devons porter la parole agricole auprès de tous nos interlocuteurs. C’est pour cela qu’il faut continuer à s’investir dans nos organismes et suivre les dossiers comme la directive Nitrates mais également la gestion de l’eau. Nous devons également être vigilants face au double langage de certains de nos interlocuteurs. » S’adapter aux attentes de la société et des éleveurs Les professionnels ont ensuite été sensibilisés par le Groupement de défense sanitaire (GDS) Alsace sur l’évolution de la charte des bonnes pratiques d’élevage. Dans sa cinquième version, la charte s’adapte aux attentes de la société et des éleveurs. Cette charte traduit les engagements des éleveurs envers la société et envers les filières, sur de bonnes pratiques de production à différents niveaux : sanitaire, environnement, bien-être animal. Elle doit permettre aux professionnels de s’inscrire dans une dynamique de progrès et de développement durable, indispensable pour assurer l’avenir des fermes et de la filière. Le choix de l’outil Boviwell doit aider. Il s’agit d’un outil de mesure du bien-être animal qui répond à un triple objectif : sensibiliser les professionnels, évaluer le bien-être animal sur les exploitations, identifier les points d’amélioration et les bonnes pratiques à diffuser plus largement. En sachant que le chapitre consacré à l’identification a été simplifié dans cette dernière version.












