Élevage

Fête de la transhumance et vente de génisses vosgiennes, ce samedi 14 octobre à Muhlbach-sur-Munster

Guy Lochert : « C’est la fête de la vosgienne »

Publié le 11/10/2017

Ce samedi 14 octobre, Muhlbach-sur-Munster vivra la plus grande fête de la transhumance du massif vosgien. Il y a également la vente de génisses vosgiennes organisée par l’association des éleveurs de vosgiennes du Haut-Rhin. Un événement qui se déroule à partir de 16 h 30 à la ferme de Guy Lochert, rue du Chemin de fer.

Du 1er mai au 1er novembre, Guy Lochert occupe la majeure partie de son temps à gérer la ferme-auberge du Kahlenwasen, au Petit-Ballon, à 1 100 m d’altitude, sur le ban de la commune de Luttenbach près Munster. Un établissement que dirige sa famille depuis 40 ans. Guy Lochert, lui, l’a reprise en 1995. Ses douze chambres sont appréciées par les randonneurs qui y passent leur nuit d’étape ou un week-end entier. Ils profitent alors du cadre rustique, traditionnel et agréable, dégustent la saveur des plats régionaux, comme le repas marcaire, la fondue au bouillon, et les petits plats à base de viande de vosgienne et de fromages et charcuteries fermiers. « Tout est transformé ici », souligne Guy Lochert. Avec sa quarantaine de vaches vosgiennes, l’éleveur fait la transhumance deux fois par an. Pour monter au Kahlenwasen aux alentours du 15 mai et pour redescendre aux alentours du 15 octobre. « C’est le principe du marcaire. L’été dans les hautes chaumes pour produire du lait de qualité, de la viande et du fromage. Tout est écoulé ici. C’est le circuit le plus court que je connaisse. C’est aussi cela l’agriculture de montagne. Nous vivons avec la nature. Avec ce qu’elle nous donne et ce qu’on en fait », rappelle Guy Lochert. Parmi les difficultés, il y a cette sécheresse persistante qui engendre un manque d’eau pour la troisième année consécutive. « La source principale coule encore, mais il faut l’économiser. Le monde entier doit y penser pour le futur. Il va falloir mieux valoriser et recycler. Les gens n’en ont pas encore conscience. En montagne, ces valeurs sont une nécessité depuis longtemps », ajoute le professionnel. Au rythme de la nature Ce samedi 14 octobre, Guy Lochert ne fera pas lui-même la transhumance. Dans quelques jours seulement. Il tient cependant à cette tradition. « Pour les éleveurs, c’est une fête. Les hommes et les vaches sont heureux de monter en montagne comme ils sont heureux de redescendre. Nous vivons tout simplement au rythme de la nature. Personnellement, je transhume de façon traditionnelle. On met les cloches aux vaches. La plus vieille de mes cloches date de 1859. Chez nous, tout est sobre. La meilleure vache va recevoir la plus belle cloche. La plus sauvage va recevoir la plus sonore. Chaque vache a sa cloche selon sa façon d’être. La meneuse, celle qui va diriger la transhumance, aura le plus gros toupin. Il n’y a que le taureau qui n’aura pas de cloche. Il faut trois heures de marche à une allure assez soutenue pour rejoindre l’exploitation à Muhlbach-sur-Munster. Le jour de la transhumance, les vaches ont conscience de ce qui se passe. Elles sont fières, tout comme leurs éleveurs », se félicite Guy Lochert. De belles génisses Concernant la vente de génisses vosgiennes, l’initiative plaît à Guy Lochert. « La vente intéresse les éleveurs qui veulent changer de sang dans leurs étables. Les génisses proposées cette année ont de très bonnes souches. Ce sont de belles bêtes qui ont bien été suivies. Un comité de sélection est passé pour regarder les plus belles génisses et les meilleures origines. Du coup, ce sera une vente de génisses de très grande qualité. De vraies montagnardes, agiles, dociles, belles et rebelles. Des vosgiennes que nous, les montagnards, nous aimons », se félicite Guy Lochert. Lui-même aura deux de ses génisses à la vente. En revanche, il ne pense pas en acheter lui-même, sauf s’il a un coup de foudre. Concernant la manifestation, elle est très importante aux yeux de l’éleveur. « Elle permet de mieux faire connaître et de valoriser la vosgienne. Mais aussi de rassembler les éleveurs de montagne. Ces derniers peuvent se rencontrer, discuter, prendre des initiatives. L’idée est également de continuer à poursuivre la politique concernant la pérennisation de la race. Le fromage Cœur de massif est une bonne source de diversification. Personnellement, je compte en produire sur l’exploitation à partir de l’an prochain. Pour le reste, nous devons continuer de communiquer sur les qualités de la vosgienne. Sa viande, par exemple, est reconnue comme telle », conclut Guy Lochert.

Confédération Régionale des Apiculteurs d’Alsace.

Du miel en or

Publié le 10/10/2017

Samedi 7 octobre se déroulait le concours annuel, organisé par la Confédération Régionale des Miels d’Alsace, au Lycée Agricole du Pflixbourg à Wintzenheim. Ce concours était placé sous la présidence d’Anna Raimondi qui, pendant 29 années, a réalisé les analyses de miels au laboratoire vétérinaire de Colmar.

En raison des aléas climatiques de cette année, ils n’étaient que 60 apiculteurs à proposer 177 échantillons de miels, sélectionnés par le laboratoire vétérinaire de Colmar parmi les 180 déposés. Ces miels ont été dégustés par 60 dégustateurs confirmés qui encadraient 20 nouveaux dégustateurs, formés cette année, et qui participaient à leur première dégustation. Et comme pour la sélection de vins, tous les sens des dégustateurs participent à l’évaluation des miels proposés pour le concours régional. Cette année fut difficile pour l’apiculture alsacienne. Les apiculteurs ont eu beaucoup de travail pour une récolte limitée en volume, mais heureusement parfaitement conforme aux normes qualitatives et gustatives. Les gelées printanières ont compromis la récolte de l’acacia et les fortes chaleurs de juin ont anéanti tout espoir sur les tilleuls et autres miels de cru. Les apiculteurs alsaciens produisent 6 catégories de miels, également nommés crus : sapin, châtaignier, forêt, acacia, tilleul et fleurs. L’essentiel des membres de la confédération des apiculteurs d’Alsace est composée d’apiculteurs possédant entre 10 et 20 ruches, ce qui permet un excellent suivi des ruchers et de leur population pour une recherche de qualité. Les apiculteurs alsaciens inscrivent leur démarche dans un souci de répondre aux attentes des consommateurs appréciant le produit des ruches. Malgré tout, ce concours régional, gage de qualité, traçabilité et de conformité, a permis d’établir un palmarès des miels produits par les apiculteurs alsaciens. Le concours régional des miels d’Alsace est organisé depuis 1989, à l’initiative de Jean Pierre Heller, président honoraire de la confédération régionale. Il est actuellement organisé par Philippe Bosshard, et parmi les nombreux apiculteurs présents, André Frieh, président de la Confédération Régionale des Apiculteurs d’Alsace.

Samedi 14 octobre à Muhlbach-sur-Munster

Fête de la transhumance

Publié le 10/10/2017

La plus grande fête de la transhumance du massif vosgien se déroule à Muhlbach-sur-Munster samedi 14 octobre prochain. Quelque 200 vaches et 6 troupeaux traverseront le village au son des clarines et des toupins. Dans le même temps, une vente de génisses vosgiennes est proposée par l’association des éleveurs de vosgiennes du Haut-Rhin.

C’est la huitième fois qu’est organisée cette transhumance, qui prend une ampleur toujours plus importante. La première année, il y avait deux troupeaux au programme. Le 14 octobre prochain, ils seront six à faire étape dans le village en descendant de leurs fermes d’estives sur les hautes chaumes. Ils vont arriver des vallées de Munster, Saint-Amarin et La Bresse. Cela représente quelque 200 vaches, toutes munies d’une clarine ou d’un toupin, qui vont descendre de façon échelonnée jusqu’à la salle de sport du village, le cœur de la manifestation. Les animations vont démarrer dès 9 h 30 le matin dans les différents points d’attraction de la fête : la salle de sport, bien sûr, mais aussi les abords du stade, le musée de la schlitte, la ferme Lochert, Vallée Village. Les horaires attendus de passage des bêtes sont les suivants : ferme de l’Estive (Chalets de la Wormsa) à 13 h 15, ferme Meyer (Muhlbach) à 11 h 30 et 16 h, Firstmiss (Gaschney) à 13 h, Trois-Fours (Gaschney) à 14 h, Treh et Uff Rain (Chalets de la Wormsa) à 14 h 15. Le défilé des vosgiennes ou des brunes des Alpes attire chaque année plus de 5 000 visiteurs, en fonction de la météo. On entendra de la musique toute journée en attendant le concert de clarines. Choristes, groupes folkloriques, cors des Alpes, et sonneurs des Hautes Chaumes donneront du souffle jusqu’au soir. Pour la première fois, il y aura aussi une formation de cornemuses. Avant le Malkerowa de 18 h, la fameuse soirée montagnarde, il y aura de nombreux points de restauration, souvent sous chapiteau. Il y sera servi des menus marcaires, avec des fromages et des charcuteries fabriqués dans les fermes situées sur les hauteurs. Il sera également possible de déguster les roïgebrageldi et la soupe au munster offerte par la confrérie Saint-Grégoire du taste fromage. Vente de génisses vosgiennes à partir de 16 h 30 Autre grand moment de cette journée, la vente de génisses vosgiennes organisée par l’association des éleveurs de vosgiennes du Haut-Rhin, à partir de 16 h 30 à la ferme Lochert. Les génisses seront exposées toute la journée dans l’étable de Guy Lochert, rue du chemin de fer. Sur place, les éleveurs de l’association proposeront au public leur burger au Cœur de massif (steaks hachés de viande vosgienne). La vente se déroulera suivant le système des enchères progressives avec un minimum de 50 € par mise. Toutes les génisses et vaches mises à la vente proviennent de pères d’insémination. Si elles sont gestantes, le produit est issu d’insémination. Le catalogue officiel de cette vente de génisses affiche 30 animaux. Ils sont issus de l’EARL Barb à Wasserbourg, de chez Guy Lochert à Muhlbach-sur-Munster, de chez Fernand Hoffner à Fellering, de l’EARL Jean Wehrey à Breitenbach, de l’exploitation de Marc Spenle à Anjeux (Haute-Saône), de Mathieu Étienne au Val d’Ajol (Vosges), de l’EARL Deybach à Mittlach, de la SARL de la Soultzersmatt à Soultzeren, du Gaec Schubnel à Stosswihr, de l’EARL de la Chapelle des Ves au Thillot (Vosges), de chez Armand Burger à Soultzeren, du Gaec des Hautes Huttes à Orbey et d’Élitest à Épinal pour des lots de trois embryons.

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