Pour leur troisième participation au concours, les éleveurs de Salers du Haut-Rhin ont présenté un peu moins d’animaux que l’an dernier. Le dynamisme de leur association et la passion des participants ont cependant été soulignés.
« Même si le groupe présent aujourd’hui est plus petit, la race Salers continue à se développer dans la région », constate Nicolas Fady, président du syndicat Salers d’Alsace et éleveur à Reiningue. « L’automne est une période chargée pour nous entre les semis et les vêlages. On ne peut pas en vouloir aux éleveurs », dit-il avant d’entrer sur le ring. Ce dimanche matin, les éleveurs de salers participent pour la troisième fois à la foire de Habsheim.
Le concours est animé par Pierre Laceppe, technicien du Herd-Book Salers : « Je m’occupe de la race depuis quatre ans en Alsace. C’est une race rustique, de grand format, originaire du Cantal, remarquable par sa robe acajou. La race Salers représente 220 000 vaches en France. Sa caractéristique principale est la facilité des vêlages dont 99 % se font sans aide ». Sur le ring, il est accompagné de Gaëtan Fererol, 30 ans, éleveur laitier à Saint-Cernin dans le Cantal. Aujourd’hui, il est juge et rappelle les critères sur lesquels il fonde son appréciation « la facilité de vêlage étant une des particularités importante de la Salers, la priorité est donc un bassin carré. J’observe aussi le développement de l’animal, sa ligne de dos, importante pour la longévité de l’animal et ses aplombs. Nous attendons aussi des cornes en forme de lyre, jaune et blanche, dépourvues de noir et un poil frisé. Le mufle comme le front doivent être larges ».
Denis Pfauwadel de l’Earl du Lerchenbourg à Wattwiller présente quatre bêtes « nous sommes présents pour faire la promotion de la race. À côté de cela, il est toujours amusant de se mettre en compétition. C’est un moment de rencontre et d’échange, cela nous permet de voir autre chose et d’aller vers le consommateur pour leur expliquer ce qu’on fait ». Ses explications, il les donnera aux spectateurs au gré des rencontres, tout comme lors de son passage sur le ring « nous pratiquons la salers depuis 25 ans. La vente se fait de manière directe à la ferme et le reste dans un rayon de dix kilomètres, grâce à l’abattoir de Cernay. Cela répond à la demande de la clientèle en termes de qualité et de connaissance de la provenance des animaux ».
Le juge Gaëtan Fererol salue les participants « ambassadeurs de la race qui ont tout intérêt à être connus ». À l’issue du concours, il salue une « belle présentation, très agréable. Sachant que chez nous, dans le Cantal, les éleveurs s’organisent depuis 50 ans, je peux dire que les éleveurs présents ici ont toutes les clés en mains pour faire largement aussi bien. Par sa nature et son alimentation, la Salers est une race qui répond aux attentes des consommateurs, je suis donc heureux de voir que des éleveurs choisissent cette race et se démènent pour qu’elle se développe ».