Élevage

Foire Simon et Jude de Habsheim

En route pour la 23e fête de l’élevage

Publié le 25/10/2017

Les éleveurs exposants s’activent aux derniers préparatifs. Plus de 150 sujets seront présents sous le chapiteau, en concours ou en présentation. Rendez-vous pour cette grande occasion à la Foire Simon et Jude.

Un concours de l’envergure de Habsheim suppose une organisation sans faille et des partenaires tous azimuts. Les éleveurs du Syndicat Montbéliard du Haut-Rhin et du Club Holstein 68 sont les piliers du concours interdépartemental. Les éleveurs du Syndicat des Salers d’Alsace les ont rejoints depuis 2015. Avec l’appui de la Chambre d’agriculture d’Alsace et d’Elitest, les éleveurs s’investissent dans la mise en place de la manifestation. Vous retrouverez dans le catalogue des animaux, sur les banderoles du ring et à travers les différents stands, les nombreux partenaires organisationnels et financiers qui contribuent à mettre en œuvre cet événement annuel. Une mise en valeur du travail de l’éleveur Les éleveurs s’activent aux derniers préparatifs et participent avec énergie aux tâches annexes : ils assurent le montage et le démontage des structures sous chapiteau, l’acheminement de matériel, fignolent la préparation de leurs animaux, tout en assurant la conduite de leur exploitation. La mise en valeur du travail au quotidien de l’éleveur constitue l’essence du concours départemental. À l’aide des conseils prodigués par ses techniciens, l’éleveur réalise une importante tâche de sélection des animaux et de conduite du troupeau. Les performances zootechniques et la morphologie des sujets viennent récompenser cet investissement. C’est sur les critères morphologiques : aplombs, gabarit, mamelle, que le juge est appelé à réaliser son classement. Pour les éleveurs, le concours départemental est également l’occasion d’échanger, de comparer, d’en tirer des objectifs pour sa future conduite de troupeau. Les éleveurs présenteront également des vaches en 6e, 7e, 8e et même 9e lactation, pour mettre en avant avec fierté la longévité des animaux dans leurs exploitations. Trois juges pour trois concours Chaque race est jugée par un juge unique qui classe les animaux par section selon leur conformation. La constitution des sections s’effectue selon le rang de lactations des animaux, puis leur âge. Les sections sont elles-mêmes subdivisées en sous-sections. Dans chaque sous-section, le juge désigne la première et la meilleure mamelle (pour les vaches laitières). Les premières et deuxièmes de section, et les meilleures mamelles, se retrouvent en fin des opérations du jury pour les championnats. Les Juges officiant en 2017 à Habsheim sont : Jacques Rouiller, pour la race Holstein, Jean Baptiste Cassard, pour la race Montbéliarde et Pierre Laceppe, pour la race Salers. Les juges auront également pour mission de départager les meilleurs présentateurs, chacun pour la race le concernant. Le syndicat des éleveurs Alsacien de la race bovine Salers, investira le ring dimanche matin à 10 h 30 pour le concours de la race, qui sera jugé par Pierre Laceppe du Herd-Book Salers. Les éleveurs ont retenu et préparé dans leurs fermes, leurs plus belles génisses et vaches allaitantes afin de vous montrer le travail de sélection qu’ils effectuent et de partager leur passion pour cette race. N’hésitez pas à venir poser vos questions à ces éleveurs qui vous répondront avec enthousiasme. D’autres races en présentation En plus des races Prim’Holstein, Montbéliarde et Salers, vous aurez également la possibilité de découvrir d’autres races bovines élevées par des passionnés. Certes en effectif limité dans nos paysages, Margaux et Guillaume Hoffstetter de Largitzen vous présenteront Hmp Laika et Nynylya Ly, toutes deux de race Jersiaise ; ainsi que des vaches de race Vosgienne appartenant à l’EARL Iiltis de Sierentz compléteront la présentation qui aura lieu le dimanche 29 octobre à 12 h et le lundi 30 octobre à 10 h 30. Des vaches jugées et présentées par les jeunes Présenter un animal sur un ring est tout un art, auquel de jeunes passionnés se sont formés au cours de l’année, sous la conduite de Sylvie Wiest, Maxime Springinfsfeld, Alexandre Wintzenried et Élodie Pinheiro. Toutes les techniques apprises seront mises à profit lors de ce concours du meilleur présentateur. Elles sont nécessaires pour persévérer dans la professionnalisation du concours de Habsheim. Elles sont indispensables pour prétendre à des concours de plus grande envergure, Paris ou Swiss Expo, et c’est bien là une des vocations du concours départemental de Habsheim : être un tremplin vers d’autres concours. Un bel animal augmente ses chances de se classer s’il est bien présenté. La finale de jugement de bétail est habituellement organisée par le Lycée agricole de Rouffach, sous la conduite de Mme Christine Lagel, responsable formations agricoles au CFA de Rouffach, en partenariat avec la Chambre d’agriculture et Elitest, et rassemble des candidats issus des divers établissements d’enseignement agricole ou agronomique : Lycée de Rouffach, CFA de Rouffach, IUT d’agronomie de Colmar. La finale de jugement de bétail trouvera sa place à la fête de l’élevage, lors d’opérations de pointage qui auront lieu dimanche matin. Une présélection a retenu 20 candidats, 10 par race. Ils auront à pointer 2 animaux de la race pour laquelle ils ont été retenus. Les vainqueurs auront l’honneur de représenter l’élevage départemental lors de la Finale nationale, au prochain Salon de l’Agriculture à Paris. Les prix des trois premiers par race seront remis lors de l’inauguration, dimanche après-midi à 16 h 30. Le métier d’éleveur, ça commence tout petit : les enfants défileront avec leur veau dimanche et lundi, et se prêteront au jeu des questions d’Armand Mathieu, notre Jacques Martin régional. Les plus grands concourront pour le prix du meilleur présentateur dans chaque race, sous l’œil avisé des juges respectifs. Promotion des races de bovins viande L’APAL, Association de Production Animale de l’Est, sera présente cette année avec 10 bovins de race Charolaise et Limousine afin de promouvoir les races bovins viande, présenter la marque de viande locale « Goûtez l’Alsace – S’esch güat » et proposer de la dégustation de cette viande locale. Cette action sera soutenue par Interbev. L’APAL agit auprès de ses adhérents pour valoriser leur production et leur proposer différents services techniques et commerciaux. Ainsi elle est créatrice de filières, que ce soit dans le cadre de démarches qualité ou de proximité. La connaissance de l’offre de ses adhérents, lui permet de répondre à des demandes d’animaux spécifiques sur un secteur géographique donné. Trois éleveurs feront le déplacement avec leurs animaux afin de vous les présenter, En race Charolaise, l’Earl du Fronacker de Brinckheim et le Gaec de la Source à Wickersheim et en race Limousine, le Gaec des Limousines à Wolfersdorf. Se restaurer Le bar des éleveurs, point de rencontre fort convivial et idéalement placé sous le chapiteau, juste à côté du ring, sera tenu comme de coutume par Valérie Nass, Jean-Pierre Meyer et leur équipe, qui vous proposera des boissons chaudes, des boissons froides et de la petite restauration. Vous aurez également la possibilité de vous restaurer au stand « Bienvenu à la ferme » et pourrez déguster des produits locaux sur les stands de promotion présents. Le Club de Foot de Habsheim assurera la restauration dans la salle de l’OMSAL. Des tickets seront disponibles à la vente au bar des éleveurs. N’hésitez pas à venir visiter ce haut lieu de rencontre de l’élevage qu’est le concours de Habsheim !

Fête de la transhumance à Muhlbach-sur-Munster

La tradition dans son terroir

Publié le 19/10/2017

La 8e fête de la transhumance a eu lieu samedi 14 octobre à Muhlbach-sur-Munster. Six troupeaux formés de quelque 200 vaches ont quitté les chaumes pour le centre du village, où la foule les attendait sous un soleil étincelant.

En cette fin de matinée, il règne une certaine effervescence dans les rues de la douce commune de Mittlach. De nombreux touristes, fixés au bord de la route principale, attendent avec leur appareil photo. « Pourquoi nous sommes-là ? Mais, c’est la transhumance monsieur. Nous venons là depuis quatre ans. À l’époque, nous étions au bon endroit, au bon moment, par hasard. Depuis, nous revenons. C’est magnifique », explique, enthousiaste Lucienne Brochand. Avec son mari, Pierre, elle est venue spécialement de Lyon. « Nous avons sympathisé avec des éleveurs. Et, depuis, ils nous informent du déroulement de la manifestation. Nous comptons déjeuner ici à Mittlach et ensuite descendre avec les vaches jusqu’à Muhlbach-sur-Munster. En plus, le temps est magnifique », ajoute le couple. Quelques minutes plus tard, on entend les cloches. Les vaches arrivent. Elles sont entourées et accompagnées des éleveurs et de leurs familles. Tout le monde est en habit traditionnel. « C’est la tradition », commente une dame qui est entourée de sa fille et de ses petits-enfants. Cette première partie de la transhumance se termine dans un pré à la sortie du village. Le temps pour les vaches de se reposer et pour les éleveurs de retourner à la salle des fêtes profiter d’un repas bien mérité. Des arrivées échelonnées En début d’après-midi, la descente des vaches vers Muhlbach-sur-Munster peut reprendre. Les fermes participantes sont celles du Treh, du Uff Rain, du Firstmiss, de l’Estive, des Trois Fours, la ferme Meyer, celle des Ânes du Pfeifferberg et celle des poneys du Raedlé. « Chaque année, deux fois par an, la transhumance de quelques troupeaux permet au public d’assister à la montée et surtout à la descente dans la vallée après un été sur la montagne. C’est aussi la plus grande fête du Massif Vosgien ! Pour nous, c’est une belle occasion pour faire découvrir les vaches de la race vosgienne. Selon l’usage, les fameuses clarines, lustrées pour ce grand jour, sont mises au cou des bêtes », se félicitent les éleveurs. L’arrivée se fait à un rythme échelonné, devant l’exploitation de Guy Lochert à Muhlbach-sur-Munster. Une foule très importante profite des conditions météorologiques excellentes. Toute la journée, de nombreuses animations sont proposées. Il y a là des échoppes d’artistes et d’artisans (travail du bois, sabotier, sellier, club artisanal, patchwork, confection de costumes folkloriques, objets en faïence), une exposition de matériel agricole, des animations pour les enfants, la vente de produits du terroir (fromages, charcuteries, pains, sirops, miel et confitures, jus de fruits) sans oublier l’espace de restauration où l’association des éleveurs de Vosgiennes du Haut-Rhin assure le service avec ses burgers vosgiens, ses glaces et ses produits du terroir. Juste à côté, les génisses se trouvent à l’étable. En attendant la vente aux enchères (lire ci-dessous) qui vont leur permettre d’avoir un nouveau propriétaire, elles reçoivent les visites des touristes dans une ambiance bien plus studieuse. C’est la fête de la Vosgienne !

Association des éleveurs de Vosgiennes du Haut-Rhin

Une vente aux enchères réussie

Publié le 18/10/2017

La vente de génisses vosgiennes organisée par l’association des éleveurs de Vosgiennes du Haut-Rhin, en marge de la fête de la transhumance, a connu un joli succès. 23 des 26 génisses ont été vendues lors de l’événement pour un montant total des enchères de 17 850 €.

Cette manifestation a été l’occasion de mettre à l’honneur la race Vosgienne et ses éleveurs devant un public curieux. Les enchères ont proposé à la vente 26 génisses. 23 génisses ont trouvé acquéreurs pendant la vente et deux sur les trois restantes ont finalement trouvé preneur après la vente. À noter que sept génisses étaient pleines dont cinq estampillées agriculture biologique. Le reste allait du petit veau à la génisse prête à inséminer. Le montant total des enchères s’est finalement élevé à 17 850 €. Parmi les acheteurs, une éleveuse a particulièrement surenchéri. Il s’agit de Marjorie Aizier. « J’ai acheté une génisse en mon nom et sept autres au nom d’un ami éleveur en Haute-Vienne et fan de la race Vosgienne. L’exploitation sur laquelle je travaille a, de son côté, proposé quatre bêtes à la vente », explique la jeune femme. Elle est en cours d’installation sur l’exploitation de Mathieu Étienne au Val d’Ajol dans les Vosges. Une exploitation dont le cheptel est à 80 % de race Vosgienne. La génisse achetée en son nom par Marjorie appartenait jusqu’à présent à Marc Spenlé, éleveur en Haute-Saône, récemment décédé.

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