Pratique

Publié le 16/06/2023

Dans le domaine du jeu vidéo, s’il y a bien une licence que les férus d’agriculture connaissent, c’est Farming Simulator. Un jeu devenu la référence de la simulation agricole. Derrière l’écran, de nombreux agriculteurs poursuivent leur passion en ligne. Toujours avec l’amour du métier, les désagréments en moins.

Entre la réalité du métier de Sébastien Claudel et la fiction, il n’y a qu’un pas ou plutôt qu’un bouton : celui de son ordinateur, qu’il allume pour jouer à Farming Simulator. Car si la journée, il est employé agricole à Wihr-au-Val (68), le soir, c’est derrière son écran qu’il poursuit sa passion. Quand il a le temps en tout cas. En été « pas trop car j’ai un peu plus de travail », dit-il, en hiver « 30 minutes à 1h30 tous les deux jours ». Sébastien est un fan de la première heure. En 2008, le jeu développé par Giants Software voit le jour. A cette époque, il n’a que neuf ans mais déjà une fascination non dissimulée et bien développée pour le monde agricole. Alors quand il tombe sur la jaquette du jeu, au hasard d’une sortie avec ses parents, il n’hésite pas. Il découvre le jeu, son univers, ses fonctionnalités et devient très vite un fan qui ne manquera pas les différentes éditions qui suivront. Huit en tout. Et depuis 2008, le jeu évolue sans cesse. Arrivée du mode multijoueur (permet à plusieurs personnes de participer ensemble et simultanément à une même partie) et de la méthanisation en 2011, de la sylviculture en 2015, des trains de frets en 2017 ou encore de l’élevage de chevaux en 2019. La dernière édition (2022) est marquée par l’arrivée de deux nouvelles cultures : viticulture et oléiculture. De quoi correspondre encore davantage au quotidien de Sébastien qui passe régulièrement ses journées dans les vignes. Ces évolutions ont surtout permis à Farming Simulator de devenir de plus en plus fidèle à la réalité du monde agricole et c’est ce qui plaît à l’employé agricole de 24 ans : « Il y a de plus en plus de défis économiques, l’usure du matériel et la gestion des cultures qui s’est bien améliorée au fil des versions. ». Il faut dire que la licence ne ménage pas ses efforts pour dépeindre au mieux l’univers agricole. Plus de 400 machines, outils et équipements sont présents dans le jeu avec les marques les plus renommées du domaine : Deutz-Fahr, John Deere, Massey-Ferguson, New Holland, Case IH, Valtra et bien d’autres encore. D’un clic et une fois la journée de travail écoulée, l’employé agricole peut retrouver le décor de son métier. « Je cherche à avoir le matériel le plus proche possible de ce que j’ai dans la vie de tous les jours. Dans ma partie, j’ai trois tracteurs, les trois de la marque Massey-Ferguson, les mêmes que j’utilise au quotidien ».       Collègue de ferme, ami de jeu Installé à Kappelen (68), Guillaume Koerper, 25 ans, a repris l’exploitation familiale il y a maintenant deux ans. À l’instar de Sébastien, il joue à Farming Simulator depuis la première édition, et ce ne sont pas ses journées d’agriculteurs désormais bien remplies qui lui feront oublier le jeu. À la tête d’un cheptel de 200 bovins, c’est avec ses salariés qu’il poursuit, le soir venu, le développement de son exploitation mais cette fois-ci, derrière un écran. « Après le travail, on se pose et on joue avec mes collègues. On a reproduit la ferme qu’on a chez nous : tracteur John Deere 6155R, moissonneuses, bennes ou encore herses, tout est similaire » , indique Guillaume. De fait, Farming Simulator inclut un mode multijoueur pour partager ses aventures jusqu’à seize personnes en simultané. Une dimension collaborative qui permet de s’associer sur une même exploitation. « À une époque, on avait fait ça avec des amis. On avait tous notre ferme et on travaillait chacun de notre côté puis lorsqu’on avait besoin, dans les grosses périodes comme les ensilages ou les moissons, on s’entraidait », décrit Sébastien Claudel. Se connecter pour déconnecter Poursuivre en virtuel le quotidien souvent éreintant d’un agriculteur a de quoi susciter quelques interrogations. Il y a l’amour du métier, certes, mais quelles sont les motivations qui les poussent à démarrer un tracteur virtuel alors qu’ils viennent tout juste d’en quitter un « vrai » après une journée de dur labeur ? Si Farming Simulator plaît autant, c’est qu’il permet de s’imprégner et de s’approcher au plus près de l’agriculture mais sans les tracas ordinaires de la réalité. « Ils font des efforts au fil des éditions pour être de plus en plus fidèle, mais ça reste beaucoup plus simple quand même », explique Guillaume. La réglementation, notamment, est loin d’être aussi contraignante et complexe. « Il n’y a pas besoin de faire des rotations de cultures par exemple », complète Sébastien Claudel. Les plaisirs de l’agriculture sans les tumultes du terrain. « Et si au bout d’un moment on en a marre, on éteint le jeu et c’est réglé », dit-il. Un bon moyen de déconnecter après une journée bien remplie. Pour autant, ces facilités réduisent quelques fois le réalisme du jeu. « Au niveau des prix, c’est bien éloigné et c’est un peu trompeur. Dans la vraie vie on ne gagne pas des millions comme dans le jeu », souhaite rétablir Guillaume. Avis partagé par Sébastien, pour qui la simulation mériterait à gagner en réalisme, et en particulier au niveau des aléas climatiques : « Ce serait bien s’ils ajoutaient la gestion de l’eau ». Susciter des vocations Avec plus de 4 millions d’exemplaires vendus pour la dernière édition, Farming Simulator est devenu, plus que jamais, une référence dans son domaine. Et ça, le ministère de l’Agriculture l’a bien compris. En 2021, il lançait « Farming Simulator : le Tournoi », une compétition d’e-sport pour donner envie aux jeunes de s’intéresser aux métiers de l’agriculture. Une bonne façon de susciter des vocations. Dans le lycée agricole dans lequel Sébastien Claudel a fait ses études, nombreux sont ses camarades de classe qui avaient le jeu installé sur leur ordinateur. « À l’internat, on y jouait tous les soirs. Ça permet d’être à la ferme sans y être. » Pour Théo Arnold, 17 ans et passionné d’agriculture, le jeu est, en ce sens-là, pédagogique puisqu’il permet de faire connaître toutes les facettes du métier : « Je vis en Alsace mais en fond de vallée. Chez nous, on ne voit pas trop de moissonneuses ou des choses comme ça, Farming ça nous fait connaître tout ce qui est blé, moisson. Si on me pose des questions sur ces thématiques, j’arrive à y répondre mais que grâce à Farming. ». Apprendre et découvrir l’agriculture tout en s’amusant, voilà l’ambition de la simulation agricole qui a encore de beaux jours devant elle.

Publié le 15/06/2023

Malgré une hausse des sinistres, surtout climatiques, le résultat net social de Groupama Grand Est atteint 4,2 millions d’euros (M€) en 2022 ; un chiffre en baisse de presque 10 M€ tout de même, par rapport à l’année précédente. La croissance du chiffre d’affaires est de 3,4 % : il s’élève à 667 M€ en 2022.

« L’impact du dérèglement climatique sur le marché français caractérise 2022. Il n’y a pas eu de tempête mais une succession d’événements. La grêle sur bâtiments et automobiles a coûté très cher. Aussi la sécheresse qui, sur des sols argileux, a ébranlé les bâtiments », contextualise François Schmitt, président de Groupama Grand Est. Dans la région, 15 % des communes ont été reconnues victimes de la sécheresse, presque autant qu’au niveau national. « Le retour de l’inflation, suite à une demande post-Covid plus forte que l’offre, et suite au retour de la guerre en Europe, impacte aussi Groupama Grand Est. Par exemple, le prix des réparations automobiles a augmenté de deux à trois points », indique encore le président. Au national, Groupama présente certes, des résultats solides avec dans ses caisses, le double de fonds nécessaires aux indemnisations, toutes catastrophes confondues, mais son bilan est en baisse de 7 milliards d’euros (Md€). Il s’élève à 94,70 Md€, tandis que le résultat atteint 454 M€. « Nous sommes rentables sur notre métier… mais peu », admet François Schmitt, lorsqu’il présente le ratio combiné non-vie : 99,4 %. S’il dit Groupama réassuré, il relève encore une fois que l’assurance est impactée par le contexte. Groupama Grand Est est « résiliente ». Avec plus de 392 000 sociétaires en 2022, dont 1 850 de plus qu’en 2021, Groupama Grand Est affiche un chiffre d’affaires de 667 M€, soit + 3,4 % par rapport à 2021. La sinistralité dans le Grand Est, est en forte hausse, comme dans l’ensemble de l’Hexagone, et le résultat net social atteint 4,20 M€ ; un chiffre en baisse de presque 10 M€, par rapport à 2021. Les sinistres climatiques pèsent Si l’année 2022 est plus « compliquée » que celles d’avant, plus de 525 M€ ont été dépensés par Groupama Grand Est, « au plus près du territoire », fait valoir le président… dont 106 M€ pour les sinistres climatiques. « Le rapport sinistres/cotisations est légèrement dégradé : 15,6 points à cause de la hausse de 60,9 % des sinistres climatiques et d’une forte hausse de la sinistralité excédentaire avec neuf gros sinistres en 2022, qui ont été indemnisés à hauteur de 62,90 M€, contre 14,20 M€ pour quatre sinistres en 2021 », développe Hubert Roth. Le rapport sinistres/cotisations est égal en 2022, à 83,3 %, contre 67,9 % en 2021. Le ratio combiné non-vie s’élève en Grand Est, à 101,6 %. Mais l’assurance est et reste solvable : à 280 % en 2022. « Une année normale, Groupama Grand Est indemnise à hauteur de 50 M€ les sinistres climatiques. En 2022, 106 M€ ont été dépensés, soit le double. L’essentiel à cause de la grêle, en bâtiments puis pour les véhicules, puis pour les récoltes, mais côté cultures, ce sont surtout les méfaits de la sécheresse qui ont été dédommagés », détaille Hubert Roth, directeur développement et opérations de Groupama Grand Est. Face à de tels événements, Groupama Grand Est peut compter sur ses élus formés en continu par ses salariés experts en sinistres : 70 % des expertises en 2022 ont été réalisées par 250 élus (sur 260 formés en 2022). « Grâce à eux, et c’est une particularité régionale, Groupama Grand Est va plus vite », précise François Schmitt. Au national, 27 500 élus sont dénombrés : environ 10 % sont dans le Grand Est, soit 2 700 élus. « On a besoin d’eux. Ils sont proches du terrain. Le renouvellement des générations de nos élus est d’ailleurs un défi à relever », note Hubert Roth. Satisfaction des clients et salariés 39 % des sociétaires s’affirment très satisfaits de la qualité de services offerte par Groupama Grand Est. Neuf clients sur dix sont satisfaits. Et l’indice net de recommandation s’élève à 40 points : un de plus que l’an passé. Ces bons retours d’enquête sont d’autant plus éloquents que les prix des cotisations ont augmenté pour suivre l’inflation, voire un peu plus. Groupama Grand Est a maintenu ses 174 agences sur le territoire, insiste François Schmitt. Fin décembre 2022, 1 667 collaborateurs étaient embauchés : 35 de plus qu’en 2021. « Je suis un DRH heureux. On crée de l’emploi », pointe Jean-Jacques Desprès, DRH et communication de Groupama Grand Est. 192 nouveaux collaborateurs ont été recrutés l’an passé, pour renouveler les départs à la retraite et les autres mobilités. 129 salariés ont changé de poste au sein du groupe. Groupama Grand Est est certifié par le label Top employer 2023 : « Pour assurer une qualité de services aux clients, les collaborateurs doivent être bien dans leurs baskets, motivés, engagés », relève Jean-Jacques Desprès. Ils ont droit à dix jours de télétravail par mois, par exemple : « plus d’autonomie et de flexibilité » sont visées. Près de 50 000 sociétaires de Groupama Grand Est sont des agriculteurs. Ils représentent 27 % environ du chiffre d’affaires de Groupama Grand Est. « De la diversité naît la richesse et la complémentarité », dit le président, lui-même exploitant agricole. Fin juin 2023, il pense que le ministère de l’Agriculture annoncera les dernières mesures concernant la réforme de l’assurance climatique. Aujourd’hui, on sait que les souscripteurs de l’assurance multirisques climatiques sont dédommagés à 100 % pour les pertes au-dessus du plafond d’indemnisation des calamités agricoles (« aléas exceptionnels »). Les non-assurés, eux, seront indemnisés à 45 % des pertes au-delà du seuil en 2023 ; à 40 % en 2024, et à 35 % en 2025. Les assurés ont droit à une expertise individuelle. Le sort des non-assurés n’est pas encore tranché mais l’État ne voulant pas prendre en charge le manque à gagner pour les assurances, elles devraient a priori fournir une expertise forfaitaire locale globale. Si la réforme incite à s’assurer, et peut donc rebuter certains, elle est censée préserver le système assurantiel, rappellent les professionnels, qui parient sur une multiplication des événements climatiques extrêmes.  

Publié le 11/06/2023

À 7 km de Wasselonne et autant de Molsheim, Bergbieten, petit village de la communauté de communes Mossig Vignoble, peut compter sur ses habitants bénévoles pour s’embellir. Sur la Route des vins d’Alsace, il attire beaucoup de touristes, même si seul un viticulteur sur 19, dans le village, vinifie et vend ses bouteilles en direct.

Albert Goetz est maire de Bergbieten depuis les dernières élections municipales de 2020. Il a effectué avant quatre mandats d’adjoint. Originaire du village, c’est dire s’il connaît le terrain et combien est grand son attachement ! Mais ce sont les habitants, bénévoles, qu’il souhaite avant tout mettre à l’honneur, puisque sans eux le village serait moins beau, moins attractif. Sur la Route des vins d’Alsace, le village héberge un seul vinificateur, le domaine Roland Schmitt. Les 18 autres vignerons (source : Civa, 2022) apportent leurs raisins à la coopérative du Roi Dagobert à Traenheim ou à Arthur Metz à Marlenheim. Ces derniers profitent donc du tourisme mais indirectement. Cinq gîtes accueillent des touristes tout au long de l’année, dans ce village qui compte 735 habitants. Albert Goetz, ébéniste de métier et bon photographe amateur (sa photo illustre cet article) a le sens de l’esthétique. Des vignes ont été plantées, aux entrées du village, pour rappeler l’appartenance de Bergbieten à la Couronne d’or et le classement de l’Altenberg en Grand cru. Cinq anciens pressoirs et une charrette fleurie remplie de tonneaux complètent le tableau aux beaux jours. Le maire tient spécialement à remercier le viticulteur Simon Tharsis, qui a récemment taillé les vignes décoratives, et Marie-Hélène Schmitt qui les a arquées… jusqu’à ses 90 ans ! Grand cru et non grande crue L’Altenberg, précise Albert Goetz, un des premiers Grands crus d’Alsace classé en 1978, s’étend sur les hauteurs de Bergbieten. Son riesling était connu de l’Empereur allemand au début du XXe siècle. Aujourd’hui encore, « sur ce terroir de gypse, les vignerons élaborent de grands riesling secs », peut-on lire sur le site des Vins d’Alsace. Un autre terroir se démarque : le Glintzberg. « Ce n’est pas un Grand cru mais l’orientation est bonne aussi », précise Albert Goetz. Vignoble et terres agricoles sont tous occupés autour de Bergbieten, qu’ils appartiennent à la commune, à des privés ou à des viticulteurs. Des agriculteurs de Dahlenheim et Balbronn, mais aussi de Soultz-Sous-Forêts, cultivent sur son ban. « Il n’y a plus d’élevage, sur notre secteur, sait Albert Goetz. Juste une pension de chevaux, tenue par Philippe Schall, direction Dangolsheim. » L’Association foncière de remembrement (AFR) de Bergbieten a œuvré, à la sortie de l’hiver 2022, à la déviation des eaux de pluie le long des chemins bordant les parcelles viticoles, jusque dans la Nierdermatt, l’une des deux petites rivières locales. Pour ce faire, des rigoles ont été creusées. L’objectif est d’éviter que l’eau ne dévale les coteaux vers le village. Le projet a été soutenu par le Syndicat des eaux et de l’assainissement Alsace-Moselle (SDEA). « Tout s’est très bien passé, juge Albert Goetz. Certains jasent un peu, mais dans l’ensemble les viticulteurs jouent le jeu. » Et suivent, avec enthousiasme, la présidente de l’AFR de Bergbieten, l’adjointe au maire Laurence Meylheuc. Des fleurs et des abeilles « Je suis entouré de femmes, relève Albert Goetz. De mes deux adjointes à l’agente communale, en passant par la secrétaire de mairie et la technicienne de surface. » Au conseil municipal, ils sont treize au total : on frôle la parité. « Notre grande spécialité à Bergbieten est d’avoir beaucoup de bénévoles », enchaîne Albert Goetz, ravi. Début mai, ils ont aidé à balayer le village, par exemple. « Cinq samedis par an, on les met à contribution. De vingt à cinquante personnes participent chaque année aux chantiers communaux. Et si nous avons deux fleurs pour notre fleurissement, c’est grâce à eux », poursuit le maire. La société paysagiste Alsavert prête son matériel, pour les réalisations communales d’ampleur, souligne Albert Goetz, qui essaie de penser à tous. En 2018, France bleu Alsace avait élu Bergbieten « plus beau village d’Alsace » (une distinction que l’antenne locale a arrêté de décerner). Depuis 2020, un rucher pédagogique, dans le verger du presbytère, face à la mairie, participe encore à l’attractivité de la commune. L’apiculteur amateur et retraité de l’enseignement, Jean-Claude Bernhard, forme les élèves de Bergbieten à cet élevage avec l’aide de l’association apicole de Strasbourg, Asapistra. « On a investi dans les tenues pour les enfants, confie Albert Goetz. Tout le miel revient à l’école, aux élèves, qui sont une centaine. On a juste offert un pot à chaque personne âgée du village. Avec la cire d’abeilles, les plus jeunes confectionnent des bougies, etc. » Pour parfaire le tableau, le village compte parmi ses habitants deux nids de cigogne depuis 2005. Dans l’aire d’attraction Bergbieten est devenu de plus en plus attractif… à l’inverse des prix du foncier et de l’immobilier. « Les prix sont indexés sur ceux de Molsheim. Avec le Grand contournement Ouest (GCO), les gens s’éloignent encore plus des pôles d’activité pour aller dans les villages », pointe Albert Goetz. Ici, les maisons mises en vente trouvent un acquéreur dans la semaine, ajoute le maire. Une quinzaine de maisons devrait être construite à Bergbieten les prochaines années, pour répondre à la demande sans cesse grandissante, sur des terrains qui aujourd’hui sont agricoles. « Mais on s’arrêtera là », promet Albert Goetz, soucieux de préserver le village et de ce que les infrastructures soient, et restent, en adéquation avec la population, avec le nombre d’habitants. Artificialiser le moins possible est aussi la tendance générale, supportée par une loi bientôt en vigueur, remarque le maire. Mais l’argent devient rare. L’édile admet avoir besoin de ces quelques nouvelles constructions pour renflouer les caisses. Pour autant, la commune n’est pas avare, puisqu’Albert Goetz affirme soutenir toutes les associations locales (gym, football, tennis, entre autres), étant donné qu’elles contribuent à la douceur de vivre de Bergbieten. Autres sources de plaisirs, éphémères, quelques rendez-vous populaires, mettant à l’honneur la viticulture du coin émailleront l’été. Le Marathon du vignoble, le dimanche 25 juin, traversera l’Altenberg de Bergbieten. L’étape locale, organisée par les sapeurs-pompiers du village, est festive, puisqu’elle comporte la « discothèque » de l’épreuve. Le dimanche 30 juillet, au sommet de l’Altenberg, les viticulteurs fêteront les 70 ans de la Route des vins d’Alsace : musique et bar à vins enchanteront la journée, pour cette dernière date consacrée à l’anniversaire.

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