Pratique

Publié le 05/11/2020

La Ferme fruitière du Kehlbach, à Dangolsheim, magasin de produits fermiers locaux, a subi une déferlante de clients après l’annonce du confinement, jeudi dernier. Outre une rupture de stock de farine momentanée car imprévisible, elle surfe sereinement sur « sa » deuxième vague.

Les magasins de vente directe à la ferme se prennent aussi une deuxième vague. L’engouement des consommateurs pour les produits locaux et les commerces de proximité s’était estompé avec le déconfinement, cet été. Il repart de plus belle. À la Ferme fruitière du Kehlbach, à Dangolsheim, Colette Zerr, qui tient la caisse durant les vacances scolaires, raconte : « Nous avons été dévalisés, hier (jeudi 29 octobre, N.D.L.R.). Certains clients étaient déraisonnés dans leurs achats. Aujourd’hui, nous n’avons plus de farine. On n’a pas pu anticiper ! » Les marquages au sol, les protections « provisoires qui durent » autour de l’espace de paiement, les désinfections et le gel hydroalcoolique ont été vite remis en place ; le protocole d’accueil aussi. « On a limité la présence dans le magasin à deux ou trois clients maximums, comme au premier confinement. On sert le client. Il ne touche pas les produits en vrac ». Produits fermiers locaux et produits vaisselle Vendredi, les affaires reprenaient déjà plus calmement, mais toujours à la hausse. « On commande plus mais c’est compliqué de savoir à l’avance quelle affluence on aura », admet Colette. Le scénario semble être exactement le même qu’au premier confinement. La gamme de produits s’est élargie depuis mars dernier : piles, allumettes, produits vaisselle côtoient désormais systématiquement les fruits du verger de Damien Zerr, les yaourts de la Ferme Adam et les pâtes artisanales Kientz. « On a étoffé l’épicerie aussi, avec des biscottes et des conserves, notamment. Les petits commerces sont un vrai service pour les gens. On essaie de répondre au plus et au mieux à leurs demandes », assure Colette. L’idée est qu’ils trouvent tout, ou presque, à la Ferme fruitière du Kehlbach, pour être « autonomes ». Le magasin est d’ailleurs dépôt de pain depuis qu’il n’y a plus de boulangerie dans le village. « Nous allons rester ouverts aux horaires habituels. Cela avait déjà été le cas de mars à juin », ajoute la compagne de Damien.   En cette période difficile de confinement, nous souhaitons tout mettre en œuvre afin de vous proposer des produits issus... Publiée par Ferme Fruitière du Kehlbach Zerr D sur Mercredi 4 novembre 2020   TPE, « point retrait » et page Facebook La grande nouveauté, par rapport au premier confinement, est l’acquisition par le magasin, cet été, d’un terminal de paiement électronique (TPE). « C’était une demande des clients. Il y a eu un vrai boum des règlements par carte bancaire », justifie Colette Zerr. Autre évolution majeure : à la demande du Cora de Dorlisheim, la Ferme fruitière du Kehlbach est depuis peu « point retrait ». « L’idée est que les consommateurs qui retirent leurs courses du Cora chez nous deviennent aussi nos clients », confie Colette. Damien et elle espèrent - enfin ! - fidéliser les clients qu’ils attirent durant la période de confinement. C’est pour cela aussi qu’ils viennent de créer une page Facebook. « Nous allons communiquer sur les réseaux pour être connus - car beaucoup de voisins nous ont seulement découverts lors de la première vague de Covid-19 - et garder le lien », explique Colette. Damien, qui est coopérateur à la Cave du Roi Dagobert, enchérit : « En deux jours, le GPS nous a retrouvés ! C’est dommage qu’en août et septembre, nous avions été délaissés ». Dangolsheim a beau être sur la route des vins, il n’est pas sur l’axe principal : on ne vient pas chez eux par hasard ! Sur le réseau social, le couple de quadra’ met en valeur les produits du moment. « Notre atout, par rapport à la grande distribution, c’est le conseil. On sait quelle pomme utiliser pour quoi », souligne Colette.   Publiée par Ferme Fruitière du Kehlbach Zerr D sur Jeudi 29 octobre 2020  

Publié le 31/10/2020

Jusqu’à ce soir, 31 octobre, Alsace destination tourisme mène l’opération Explorations gourmandes aux côtés de partenaires alsaciens. L’objectif : inciter les restaurateurs à intégrer les produits locaux dans leur menu.

Crème onctueuse bibeleskas saupoudrée de tarte flambée, escargots ramassés dans le Ried par Monsieur Jacques en cromesquis, petite matelote des bateliers du Rhin au riesling sur choucroute, farandole de gibier de chasse des proches collines sous-vosgiennes… C’est sûr, rien qu’à la lecture de ces plats, l’eau doit vous monter à la bouche. Imaginez ensuite déguster un morceau de munster affiné dans les caves Siffert, avant de savourer une part de vacherin maison. Le tout arrosé d’un elsasser schnaps glacé. Mmh. Voici le menu 100 % alsacien, concocté par le chef du restaurant gastronomique le Rosenmeer, à Rosheim, à l’occasion des Explorations gourmandes. Pendant le mois d’octobre, Alsace destination tourisme (ADT) a invité les restaurateurs à proposer un plat, une boisson, voire un menu entier à base de produits locaux, afin d’honorer l’Alsace, du champ à l’assiette. Du haut de ses 35 années de métier, Hubert Maetz a pris l’initiative au pied de la lettre, et s’est amusé à revisiter certaines de ses recettes. Pour lui, participer à cette opération était une évidence. « Par les temps qui courent, nous ne pouvons pas être individualistes, et nous sortirons tous grandis si nous aussi les cuisiniers, nous promouvons la filière agricole », pense cet adepte des circuits courts qui travaille déjà avec une trentaine de fournisseurs des environs pour s’approvisionner en farine, œufs, volailles, entre autres, ou en fruits et légumes quand son jardin n’est pas assez généreux.       ? En octobre, profitez de nos explorations gourmandes ! Découvrez notre menu 100 % alsacien *https://bit.ly/3ddtAgT* de… Publiée par Le Rosenmeer-Hubert Maetz sur Vendredi 9 octobre 2020     Des étoilés aux winstubs Près de 180 restaurants alsaciens, des étoilés aux winstubs, ont répondu à l’appel de l’agence de développement touristique qui a pensé l’événement au sortir du confinement, afin de transposer le « manger local » de la maison au restaurant. Séduits par l’idée de rassembler sous la même bannière des initiatives plus individuelles, plusieurs organismes comme l’Association régionale des industries alimentaires (Aria) Alsace, Alsace Qualité, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) et la Marque Alsace se sont associés à la démarche. « Pendant la crise du Covid-19, nous avons tous pris conscience que les caissières et les agriculteurs travaillent pour nous. Avec cette opération, le « consommer local » prend tout son sens, car derrière les produits que nous proposons, des hommes et des femmes travaillent la terre. Cet effort collectif vise aussi à sauvegarder des emplois », développe Nicolas Stamm, chef du restaurant La Fourchette des ducs, à Obernai, et co-initiateur du projet. Depuis la fin du confinement, il est passé de 70 à 92 % de produits locaux dans sa cuisine.       Publiée par LA FOURCHETTE DES DUCS sur Mercredi 9 septembre 2020     Un réflexe pas si coûteux Outre les circuits courts, les Explorations gourmandes veulent mettre à l’honneur les produits référencés sous les marques « Savourez l’Alsace » et « Savourez l’Alsace Produit du Terroir » ainsi que les démarches qualité AOC/AOP, IGP, Label Rouge et Bio. Cette approche peut être un peu plus coûteuse pour les restaurateurs mais, pour les participants, elle n’est en rien ruineuse. « Utiliser des produits frais revient peut-être à 0,50 € plus cher que d’acheter chez un gros distributeur, mais il suffit de le répercuter sur le prix de revient. Si c’est pour la qualité, le client acceptera », rassure Marjolaine de Valmigere, propriétaire du restaurant Chez Yvonne, à Strasbourg. Au cuisinier de trouver des astuces pour rentabiliser ses choix. « Pendant un temps, une ferme du coin vendait des morilles, à un prix 2,5 plus élevé qu’au marché-gare. J’y suis allé quand même, se souvient Hubert Maetz. Et au lieu d’en mettre trois dans l’assiette, j’en mettais une farcie. Si j’avais triplé le prix à la carte, je n’aurais pas réussi à vendre le plat, mais de cette façon, je ne piégeais pas le client, et je soutenais l’activité locale. » Finalement, pour ce chef, penser local est une gymnastique quotidienne. « Au début, quand j’étais jeune, je voulais proposer des plats différents, de loin, car les saveurs, ça fait rêver. Mais je me suis vite dit « pourquoi ne pas le faire ici », et j’ai réalisé que je pouvais préparer du wasabi avec du raifort et de la purée d’épinards. » Se tourner vers le local s’accompagne d’une plus grande liberté mais aussi de surprises. « Parfois, le matin, je reçois un coup de fil de connaissances qui ont trouvé des cèpes ou des truffes, je dis tout de suite oui, et j’adapte ma carte en fonction », s’enthousiasme cet homme de la campagne. Et les producteurs qui vendent en direct semblent apprécier cette détermination. « En général, les restaurateurs jouent le jeu. Qu’ils tiennent des restaurants gastronomiques ou des brasseries, ils font l’effort de présenter du local sur leur plateau », estime Mireille Mattern, productrice de fromages de chèvre, à Solbach. Dans la vallée de Bruche, elle approvisionne quatre restaurants. Mais le rêve d’une cuisine 100 % de proximité se heurte à une dure réalité. « Imaginez le nombre de produits que nous utilisons, c’est compliqué de mettre des circuits en place pour chacun d’eux. Cela demande beaucoup trop d’énergie et de temps, surtout quand les producteurs ne peuvent pas livrer », regrette Hubert Maetz, qui s’est par exemple résigné à acheter des châtaignes chez le grossiste, mais des châtaignes d’Alsace. « Si seulement nous étions exonérés de charge pour pouvoir embaucher des personnes qui puissent en ramasser », lance le chef, un brin dépité, qui gère déjà une dizaine de personnes en cuisine. L’équation est compliquée. Main tendue à la restauration collective En tout cas, afin que le réflexe du local se généralise, les organisateurs des Explorations gourmandes ont également sollicité des grossistes, avec l’idée que même sans passer par les circuits courts, il est possible de favoriser les produits alsaciens labellisés, y compris dans la restauration collective. Après trois semaines d’opération, chez la Sapam, un distributeur de fruits et légumes, une centaine de leurs 500 clients du marché-gare de Strasbourg a suivi le mouvement. « Toutes les structures ne peuvent pas acheter local, parfois à cause des calibres imposés et pas forcément disponibles dans la région, ou des saisons. D’autant plus qu’en automne, l’offre est plus restreinte qu’au printemps. Mais cette opération a permis de faire évoluer les mentalités de certains restaurateurs qui vont désormais privilégier les produits locaux », remarque Nadège Heinis, chef de projet marketing, à la Sapam, dont la vente de produits locaux compte pour 20 % du chiffre d’affaires. Hubert Maetz espère aussi que cet élan va perdurer. Il n’envisage pas encore de renoncer à faire venir du poisson de Bretagne. « Cela reste une de nos spécialités, et notre clientèle, surtout locale, est contente de trouver cette offre ici, surtout en ce moment, où c’est plus difficile de voyager », rappelle le chef. Pour autant, il songe garder un menu 100 % alsacien, peut-être un peu plus simple, en plus des plats qu’il propose déjà à la carte. « Il faut du temps pour que choisir un pareil menu devienne une habitude chez les clients, mais ça viendra. Certains sont déjà revenus pendant le mois, c’est un bon début », confie-t-il. Après deux semaines d’opération, il évalue à 10 % de ses commandes le nombre de menus Explorations gourmandes. Les initiateurs de l’opération ont déjà prévu de la reconduire au printemps prochain, avant, peut-être d’insuffler de nouvelles relations entre restaurateurs, producteurs, et in fine, consommateurs. « À notre niveau, nous les restaurateurs, nous pourrions soutenir davantage les producteurs pour qu’ils se diversifient et produisent ce dont nous avons besoin, propose le chef Nicolas Stamm. J’ai décidé de solliciter le couple d’agriculteurs qui gère la ferme du Lindenhof, au Hohwald, et qui fabriquait déjà du fromage bio pour la ferme-auberge. Sur mon plateau, tout vient maintenant de chez eux. »

Publié le 30/10/2020

C'est reparti pour un tour ! Vos journaux agricoles sont présents pour vous informer et vous faciliter le travail, en cette période de confinement national. Retrouvez ici votre justificatif de déplacement professionnel (et l'attestation de déplacement dérogatoire, à des fins privées), à imprimer et à compléter.

  Cliquez ici pour télécharger votre justificatif de déplacement professionnel   Cliquez ici pour télécharger votre attestation de déplacement dérogatoire   Ceci est la procédure à suivre ce vendredi 30 octobre 2020. Ces informations seront mises à jour en cas de changement. Le confinement est décrété jusqu'au 1er décembre 2020, pour l'instant.

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