Pratique

Publié le 14/11/2020

Pour les pépiniéristes, l’automne représente une saison clé dans les ventes annuelles. Pendant le confinement, ces exploitants agricoles peuvent rester ouverts, mais petit à petit, ils viennent grossir les rangs des victimes collatérales de cette crise sanitaire. Exemple au magasin Pépinières - Fleurs & Paysages Sonnendrucker, à Truchtersheim.

Une silhouette apparaît dans la pépinière Sonnendrucker, à Truchtersheim. L’homme au pantalon de travail retire ses gants et regarde autour de lui. Pendant quelques secondes, au milieu des 6 hectares de plantation, il se sent un peu seul. Il est 13 h 30, c’est l’unique client du moment. Il finit par trouver Céline, la vendeuse. « Je voulais savoir si vous aviez un éléagnus, un grand », insiste-t-il. Patrick est en train de construire une piscine chez lui, il veut embellir le pourtour. « J’en ai déjà un chez moi. C’est un bel arbre aux feuilles vertes et dorées au soleil, persistant, qui ne perd pas ses feuilles en hiver », décrit cet habitant du village. Quelques secondes plus tard, le jardinier amateur trouve son bonheur. Il sait que c’est le moment de planter, alors ne pas croiser d’autres clients le surprend. « Peut-être que les gens ont peur de venir », émet-il. Lui s’est arrêté sur le retour du travail, à tout hasard. « C’est seulement le 11e client de la semaine, et nous sommes déjà jeudi », recense Christophe Sonnendrucker, un brin dépité. Cette fois, c’est sûr, le compteur n’affichera pas 278 clients, comme la semaine passée. « Dès que le président a annoncé l’arrivée du confinement, les clients qui devaient récupérer des commandes étalées sur deux-trois semaines ont voulu tout récupérer d’un coup. C’était la fin du monde pour eux, et impossible à gérer pour nous », raconte ce grand quinquagénaire qui a repris l’entreprise familiale en 1996, et qui dirige maintenant une équipe de 12 salariés pépiniéristes, horticulteurs, paysagistes, maraîchers, ou encore fleuristes.   C’est la saison des plantations , n’hésitez pas à nous faire part de votre demande d’arbres , arbustes , et conifères le tout local bien sûr Publiée par Pépinières-Fleurs et paysages Sonnendrucker sur Mardi 3 novembre 2020   Besoin de rassurer Le téléphone sonne. « Oui, oui, vous pouvez passer », répète le pépiniériste, à travers son masque aux couleurs pastel. À demain. » Ces derniers jours, il passe beaucoup de temps à rassurer les indécis qui appellent. « Les clients ne savent pas s’ils ont le droit de venir, et quoi inscrire sur leur attestation », constate-t-il. Pourtant son magasin peut rester ouvert, seule l’activité fleuriste est en suspens. « Nous sommes avant tout des agriculteurs puisque nous produisons des arbres. » Situation compliquée, et mal tombée puisque l’automne représente une des deux saisons phare de l’année avec le printemps, et compte pour 40 % du chiffre d’affaires. Ce coup d’arrêt soudain dans la fréquentation de son établissement, Christophe Sonnendrucker le vit un peu comme un coup de massue, d’autant que les particuliers forment la majorité de ses clients, devant les paysagistes et collectivités du coin. « En plus, le premier confinement a chamboulé les pratiques des gens. Comme ils ne font plus de grands voyages, ils peaufinent leur jardin. Cet été, tout le monde voulait des arbres d’ombrage, alors que d’habitude nous ne voyons personne », s’étonne l’exploitant, qui appréhende même une rupture de stock en albbizzias ou mûriers à fleurs de platane : du jamais vu !   Chers clients, La pépinière reste ouverte pendant le confinement avec les mêmes horaires d'ouverture à savoir de 8h30 à... Publiée par Pépinières-Fleurs et paysages Sonnendrucker sur Vendredi 30 octobre 2020   Faute de marchés de Noël Depuis le printemps, sa sphère d’influence a ainsi grandi. Rien qu’aux portes ouvertes, mi-octobre, il a enregistré 35 % de ventes supplémentaires par rapport à l’année dernière. « Avant, les gens venaient de 15 km à la ronde, maintenant j’ai des clients de Phalsbourg ou de Wissembourg. Ils me disent qu’il n’y a pas grand-chose par chez eux. Ceux qui allaient en jardinerie se tournent aussi vers nous, pour avoir plus de conseils », remarque ce responsable qui a investi dans la simulation de jardins à l’entrée du site, « pour donner des idées ». Quand cet engouement reprendra-t-il ? « Peut-être en décembre, s’aventure-t-il. D’habitude, c’est un mois quasiment mort, comme les gens ont la tête dans les marchés de Noël. S’ils sont annulés, est-ce que les clients se remettront au jardin, tant qu’il ne gèle pas, pour anticiper ce qu’ils ont prévu de planter au printemps prochain ? Et est-ce que cela suffira pour compenser nos pertes de novembre ? » Beaucoup trop d’interrogations pour Christophe Sonnendrucker qui s’inquiète déjà de ne pas pouvoir vendre ses quelques sapins de Noël dans les semaines à venir. « Eh oui, si la situation empire et que nos dirigeants imposent de tout fermer ? Mais ils ne vont pas nous enlever ça quand même. C’est pour le moral des gens. Si les familles ne peuvent pas se réunir à Noël, qu’elles aient au moins le décor. » Un lot de consolation incertain en cette période si inédite, en attendant des jours meilleurs. La maison devait célébrer ses 90 ans cette année. La fête a été reportée.

Direction départementale des territoires du Haut-Rhin

Évolution de la cartographie des cours d’eau BCAE en 2021

Publié le 12/11/2020

À partir du 1er janvier 2021, la nouvelle carte dématérialisée BCAE du site internet « Geoportail » de l’IGN servira de référence, et non plus les cartes papiers de l’IGN. Cette nouvelle carte dématérialisée BCAE sera également présente dans TelePac pour la télédéclaration 2021.

La BCAE (bonnes conditions agricoles et environnementales) « bande tampon le long des cours d’eau » requiert, pour les terres agricoles localisées à moins de 5 mètres des cours d’eau, la présence d’une bande tampon pérenne d’une largeur minimale de 5 mètres. Les cours d’eau en bordure desquels la bande tampon est obligatoire sont définis par l’arrêté national BCAE. Pour le Haut-Rhin, ce sont les cours d’eau représentés en trait plein et en trait pointillé nommés des cartes de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN). Le document de référence où l’on retrouve le tracé de ces cours d’eau est jusqu’au 31 décembre 2020, la carte la plus récemment éditée au 1/25 000 par l’IGN. À partir du 1er janvier 2021, la nouvelle carte dématérialisée BCAE du site internet « Geoportail » de l’IGN servira de référence et non plus les cartes papiers de l’IGN. Cette nouvelle carte dématérialisée BCAE sera également présente dans TelePac pour la télédéclaration 2021. Toutes les cartes éditées au 1/25 000 par l’IGN pour le Haut-Rhin ont été renouvelées début 2020. Ces nouvelles versions des cartes IGN peuvent présenter quelques différences avec les cartes précédentes, qui sont anciennes dans le département. Ces modifications se retrouvent dans la nouvelle carte dématérialisée BCAE. Parallèlement au travail de l’IGN, la DDT du Haut-Rhin, en partenariat avec la profession agricole, les collectivités, Alsace Nature et l’office français de la biodiversité (OFB, ex-ONEMA), réalise une carte locale des écoulements d’eau, basée sur des visites de terrain et qui devrait être finalisée en 2021. Elle permettra dès 2022 de passer à une carte locale BCAE, plus précise que les données IGN. Cette carte locale des écoulements d’eau étant déjà bien avancée, elle a permis d’identifier sur la nouvelle carte dématérialisée BCAE certains secteurs à expertiser où la nature de l’écoulement reste à confirmer. Les semis d’automne 2020 devant tenir compte du nouveau référentiel, la DDT met à disposition dès maintenant la carte BCAE 2021 sur le site internet de la préfecture. Cette carte indique les secteurs à expertiser identifiés à partir du travail en cours pour la carte locale. Pour ces derniers, si des bandes tampons ne sont pas encore en place, vous pouvez vérifier auprès de la DDT la situation de votre parcelle en 2021 avant toute implantation.

Publié le 07/11/2020

Le Parc naturel régional des Ballons des Vosges développe depuis cette année une marque nationale auprès des entreprises de la filière viande dont la venaison. Elle lui permet de valoriser la qualité de la viande de gibier sauvage. L’entreprise Nemrod à Fréland vient de se la voir attribuer.

Il s’agit d’une première nationale ! C’est, en effet, la première attribution de la marque « Valeurs Parc naturel régional » pour la filière. « La transformation de la viande du gibier est historique et culturelle sur le massif vosgien. C’est une pratique locale très ancrée dans le territoire à qui elle donne une image positive. Elle est encore pratiquée par des restaurateurs et des artisans bouchers ou encore des entreprises spécialisées. Cela favorise la valorisation d’une viande de gibier local, sauvage et issue de pratiques de chasses durables. Un savoir-faire très important pour le parc, mais également l’ensemble de la filière », explique Julien Bourbier, chargé de mission « agriculture, produit et savoir-faire locaux » au Parc naturel régional des Ballons des Vosges qui a intégré et développé la démarche cette année. C’est dans ce cadre que cette marque a été attribuée à l’entreprise Nemrod située à Fréland. Elle développe son activité depuis 2018. Elle compte onze salariés. Elle valorise le gibier sauvage (cerf, sanglier, chevreuil, chamois, etc...) grâce à son outil de transformation d’une capacité de 90 tonnes annuelles. « Nous nous approvisionnons auprès de chasses du territoire du parc et nous proposons une variété de produits frais et transformés comme les viandes séchées et fumées, les terrines, les plats préparés ou encore différentes charcuteries. Tout cela, sous la marque Nemrod. Nous commercialisons nos produits à proximité. Tout d’abord dans notre magasin de vente attenant à nos ateliers de transformation. Ensuite auprès des restaurateurs et artisans locaux. Et enfin, au magasin Cœur Paysan à Colmar », explique Édouard Rapp, cogérant de l’entreprise.   Samedi 24 octobre, nous avons eu la chance d'organiser un dernier événement dans notre bel atelier de Fréland ! ? Le... Publiée par Nemrod sur Mardi 3 novembre 2020   Un gain de visibilité Nemrod répond à une véritable demande puisqu’elle apporte davantage de débouchés aux chasseurs locaux. « Tous nos gibiers viennent des forêts du parc et de quelques chasseurs de la plaine d’Alsace. C’est une ressource naturelle qui se renouvelle chaque année. Notre travail permet de nourrir les gens de façon équilibrée et raisonnée », ajoute Édouard Rapp. Le bâtiment de l’entreprise occupe une surface de 600 m2 au cœur du village de Fréland dont 450 m2 de chambres froides. « Nous recevons les animaux « entier ». Les contrôles et les analyses sont ensuite réalisés par le laboratoire vétérinaire du Haut-Rhin. Tous les gibiers subissent une analyse vétérinaire nécessaire pour avoir l’agrément sanitaire et pouvoir vendre à plus de 80 kilomètres. Actuellement, nos stocks sont au plus bas. Ils doivent se reconstituer pour être au plus haut en février-mars. 80 % de notre chiffre d’affaires est réalisé en hiver », précise Édouard Rapp. L’attribution de la marque va permettre à l’entreprise de pérenniser sa philosophie de travail et de promouvoir la qualité de sa démarche. « Nous allons avoir encore davantage de visibilité. Nous allons pouvoir communiquer auprès d’un public toujours plus large », conclut le jeune chef d’entreprise qui a reçu le soutien de nombreux élus locaux. « C’est bien de pérenniser cette activité qui permet de valoriser des produits sains et de proximité », se félicite le député Jacques Cattin. « Cette marque est un peu la garante de la traçabilité de vos produits et de votre travail. La Région Grand Est soutient votre démarche. Elle a été à vos côtés dans le cadre de l’attribution d’une subvention pour la réalisation de votre atelier de transformation », ajoute Christèle Willer, vice-présidente de la Région Grand Est. S’engager durablement Commune à tous les parcs (il y en a six dans le Grand Est) et symbolisée par un logo unique, la marque « Valeurs Parc naturel régional » a été déposée à l’Institut national de la propriété industrielle (Inpi) et par l’État français en 2016. Cette marque nationale traduit des priorités de la charte des parcs. Elle affirme la volonté des parcs naturels régionaux de valoriser le travail des hommes et des femmes qui font vivre leur territoire et partagent leurs valeurs du développement durable. Elle veut mutualiser des moyens humains et financiers pour développer une politique marketing nationale lisible et facilement déclinable localement. Elle veut garantir aux clients une offre homogène sur les différents parcs par des critères communs. « Elle s’adresse à des entreprises qui souhaitent afficher leur engagement pour le développement durable. On parle là de la valorisation des ressources du territoire. Mais également de la préservation de l’environnement. Les entreprises qui remplissent les conditions du cahier des charges signent avec le parc une convention d’une durée de cinq années. Elles intègrent alors un réseau national de plus de 1 000 entreprises dont une soixantaine dans le Parc naturel régional des Ballons des Vosges. Elles peuvent alors utiliser le logo de la marque dans leur communication, bénéficier du soutien du parc dans leur promotion, ou encore partager des expériences avec d’autres entreprises », explique Julien Bourbier. Les critères obligatoires pour l’attribution de la marque sont de deux ordres. Il y a tout d’abord des critères génériques « entreprises », communs à toutes les entreprises de tous les parcs. Ils concernent la démarche générale de l’entreprise en réponse aux valeurs de la marque. Il y a ensuite les critères complémentaires répartis par grands secteurs (agriculture, tourisme/loisirs/éducation, artisanat/industrie). De plus, le parc peut ajouter une colonne « interprétation de l’exigence » qui lui permet de préciser le sens de critères génériques de la convention d’utilisation et de personnaliser des critères génériques en fonction de caractéristiques propres à son territoire.   Aujourd'hui attribution de la marque Valeur Parc Naturel Régional Ballons des Vosges à l'entreprise NEMROD à Fréland pour la valorisation de la filière gibier. A découvrir ! Publiée par Parc naturel régional des Ballons des Vosges sur Samedi 24 octobre 2020  

Pages

Les vidéos