Pratique

58es Journées d’octobre et 18e Folie’Flore à Mulhouse

Un engagement de proximité

Publié le 11/10/2018

Lors de l’inauguration des Journées d’octobre et de Folie’Flore à Mulhouse jeudi 4 octobre, le président de la Chambre d'agriculture d’Alsace, Laurent Wendlinger, a profité de la tribune pour tirer un - premier - bilan de son engagement pour le monde agricole. Il passera la main à l’issue des prochaines élections, en janvier prochain.

L’inauguration des Journées d’octobre à Mulhouse est chaque année l’occasion pour les élus de faire passer leur message. Celui de la maire de Mulhouse, Michèle Lutz, a cette fois concerné les futures élections municipales. « Je veux vous parler de ma fierté d’être maire de Mulhouse. Une ville, ma ville, qui a tant changé ces dernières années. Rappelez-vous, il n’y a pas si longtemps Mulhouse défrayait la chronique pour ses violences urbaines, « ses voitures qui brûlent ». Désormais, les Mulhousiens qui partent sont des conquérants : ils ne partent plus parce qu’ils y sont obligés. Voilà presque un an que je suis maire de Mulhouse. Rien ne me prédestinait à occuper cette fonction, tant exigeante que passionnante. Je ne vais pas vous mentir : j’aime cette fonction ! Et je veux, avec l’aide de toutes les énergies de cette ville, continuer à améliorer le quotidien de ses habitants pour les cinq, dix et même vingt ans à venir ». Voilà qui est dit. L’état d’esprit du président de la Chambre d'agriculture d’Alsace, Laurent Wendlinger, était en revanche différent. Lui, il compte passer la main en janvier prochain après 30 années d’engagement au service du monde agricole. Il a profité de l’inauguration des JO de Mulhouse pour le rappeler. « Lancées en 1960, les Journées d’octobre avaient, à l’origine, pour objectif de faire se rencontrer le monde rural et le monde urbain autour d’un marché de produits agricoles d’automne. Une époque, dont se rappellent certainement les plus anciens, où la tradition alimentaire se voulait à base de produits frais et de saison. Or, l’évolution de la société a profondément changé les modes de consommation. Ceci dès les années 1970. La standardisation des produits, associée à de nouvelles méthodes de commercialisation, ont eu raison des liens forts entre les agriculteurs et les consommateurs. Mais, après un demi-siècle d’évolution de nos modes de consommation, le citoyen a, à nouveau, soif de produits locaux, de qualité, de traçabilité. En un mot, le consommateur a besoin d’un lien fort avec les producteurs. Demain, le lien entre l’agriculture et la société s’étoffera encore davantage », estime Laurent Wendlinger. La tomme aux pétales de rose Laurent Wendlinger a alors souligné le travail réalisé par la profession agricole pour limiter l’érosion, préserver la qualité de l’eau, améliorer la qualité de la production alimentaire, dans un univers économique fortement concurrentiel. À l’heure de la réforme de la Politique agricole commune, Laurent Wendlinger a rappelé la nécessité « d’être demain des compétiteurs chevronnés à l’échelon européen, voire mondial. Et ce sera difficile si l’on grève l’agriculture de contraintes supplémentaires et si l’on nous prive des avancées technologiques, ceci, en nous incitant à rester dans le peloton de tête au sein de l’Europe. Le projet de l’après Fessenheim, suscite une vague d’espoirs auprès de nos agriculteurs. L’agriculture souhaite véritablement faire partie des « faiseux » et non des « diseux ». De très nombreux bâtiments, répartis sur l’ensemble de notre territoire, sont prêts à accueillir des panneaux photovoltaïques. La mise en place d’unités de méthanisation créera de l’emploi et contribuera à la dynamique économique de la ruralité. Après le temps de la réflexion, il est urgent de passer à la phase de réalisation, à la concrétisation de nos projets », estime le président de la Chambre d'agriculture d'Alsace. Un message qu’il a adressé au secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Sébastien Lecornu, invité d’honneur de cette inauguration. « Nous souhaitons, que l’énergie verte fasse partie du paysage de l’agriculture alsacienne, qu’elle soit complémentaire à cette diversité de production, qui va de l’élevage à la viticulture, de la production céréalière aux fruits et légumes, et qu’elle se mette en œuvre, aussi bien en plaine que dans les massifs vosgiens. Malgré une année climatique des plus difficiles, notre agriculture a foi en l’avenir. Oui, il nous faut nous adapter. Oui, il nous faut maintenir le cap, rester entreprenant, innover, intégrer les nouveaux enjeux économiques et sociétaux. Cela, nous le faisons au quotidien. Après le lancement du fromage Cœur de massif, nous allons cette année vous faire découvrir la tomme aux pétales de rose. Une nouveauté créée par des éleveurs du massif vosgien », a conclu Laurent Wendlinger. Une agriculture compétitive et de proximité « Nous préparons l’après Fessenheim via le lancement de son comité de pilotage. Mais, je m’intéresse à bien d’autres sujets, comme les dégâts de sangliers, qui sont toujours plus importants dans votre région, a indiqué Sébastien Lecornu, dont c’était la troisième visite dans le département depuis le mois de janvier. Ici, aux Journées d’octobre, vous faites la promotion de votre économie et de la ville de Mulhouse. Une cité que je connais pour l’avoir fréquentée par le passé. L’image de Mulhouse n’est plus la même qu’il y a dix ans. Il se passe quelque chose ici. » Et, comme en écho aux propos de Laurent Wendlinger, il a rappelé que la politique du gouvernement consiste à promouvoir et soutenir un modèle agricole qui valorise les cultures locales, les circuits courts permettant une agriculture compétitive et de proximité. Les personnalités présentes ont ensuite effectué le tour de Folie’Flore et des stands de cette manifestation, ouverte au public jusqu’à ce dimanche soir, 14 octobre.

Avenir du territoire de Fessenheim

L’après nucléaire prend forme

Publié le 10/10/2018

Le secrétaire d’État à la Transition Écologique, Sébastien Lecornu, est venu à Colmar le jeudi 4 octobre pour présenter projet de redynamisation du territoire de Fessenheim suite à la fermeture de la centrale nucléaire prévue au maximum en 2022. Dix millions d’euros seront disponibles dès le mois de janvier 2019 pour financer les premières actions.

L’après nucléaire se précise de plus en plus à Fessenheim. Jeudi 4 octobre, le secrétaire d’État à la Transition Écologique, Sébastien Lecornu, a présidé la troisième réunion du comité de pilotage pour l’avenir du territoire de la commune. « Ma première visite concernait l’aspect social, la seconde, les relations franco-allemandes avec beaucoup de questions sur les infrastructures et le développement économique, et celle d’aujourd’hui vient entériner les aspects opérationnels du développement économique et la question de la fiscalité. » Quatre axes de travail ont été dressés par l’ensemble des acteurs (État, Région, Département, commune de Fessenheim, communauté de communes Pays Rhin Brisach, EDF, élus) de ce projet ambitieux : la création d’emplois et de valeur ajoutée dans le cadre de la reconversion économique du territoire, l’amélioration de la desserte du territoire et des mobilités, la création d’un territoire qui soit un modèle de transition énergétique, et un modèle d’innovation pour l’industrie et l’énergie du futur. Un « fonds d’amorçage » de 10 millions d’euros Pour mettre en œuvre ces différents objectifs, un « fonds d’amorçage » de dix millions d’euros sera disponible dès le mois de janvier prochain pour financer les premières actions. « Cette somme est prévue au projet de loi de finances (PLF) 2019. L’argent sera sous la main du délégué interministériel en charge du projet », explique Sébastien Lecornu. Autre « coup de pouce » financier, l’extension de la zone des aides à finalité régionale (AFR) au site de Fessenheim. Les entreprises qui s’installeront dans cette nouvelle zone AFR pourront bénéficier d’une subvention directe pouvant aller jusqu’à 15 000 € par emploi créé. Le Gouvernement a également inscrit au PLF 2019 une disposition permettant de maintenir les ressources fiscales de la communauté de communes Pays Rhin Brisach au moins jusqu’en 2023, et ce, malgré la fin d’exploitation de la centrale. « Cela lui permettra d’assurer l’investissement nécessaire pour le développement du territoire comme le demandent les élus locaux », poursuit le secrétaire d’État. Au-delà de 2023, le dispositif de compensation décroîtra et s’arrêtera au bout de dix ans. « Cela va représenter 30 M€ pour ce territoire. C’est la première fois qu’un tel mécanisme d’aide voit le jour. Il n’y a jamais eu de compensation fiscale pour la fermeture d’une centrale à fioul ou à charbon. Mais nous croyons énormément à ce projet de transition énergétique réussi. Et il ne pourra pas se faire sans la commune et la communauté de communes », précise-t-il. Fermeture « irréversible » de la centrale Pour accueillir les entreprises, l’État a identifié 200 ha de foncier disponible. Une première zone de 30 ha sera disponible dès le 1er janvier 2020. Mais au-delà du foncier, encore faut-il le rendre attractif. C’est pour cette raison que les collectivités impliquées dans le projet, en lien avec SNCF-réseau, ont finalisé le bouclage financier des travaux d’urgence de la desserte ferroviaire du port de Colmar. Une ligne actuellement dédiée au fret qui sera capable d’accueillir des voyageurs dans le futur sur la ligne Colmar-Fribourg, elle aussi étudiée des deux côtés du Rhin. La collaboration franco-allemande est d’ailleurs « au cœur » de projet de territoire estime le représentant de l’État. C’est pour cette raison que nos voisins d’outre-Rhin ont été intégrés à la Société d’Économie Mixte (SEM) d’étude qui sera l’outil de mise en œuvre du projet de territoire. Celle-ci sera créée en janvier 2019 et accueillera, côté français, outre les collectivités déjà présentes dans ces comités de pilotage, la Chambre de commerce et d'industrie, la Banque des Territoires et EDF qui « restera longtemps à Fessenheim pour le démantèlement de la centrale ». Une centrale qui, EPR de Flamanville ou pas, sera mise à l’arrêt définitivement avant la fin du quinquennat d’Emanuel Macron en 2022. En effet, EDF ne prépare pas la quatrième « visite décennale » - vaste opération de maintenance qui a lieu tous les dix ans - qui aurait dû avoir lieu en 2020 pour le premier réacteur et en 2022 pour le second. « La production devrait inévitablement s’arrêter avec ces échéances et ne reprendra pas derrière », prévient Sébastien Lecornu. L’appel d’offres photovoltaïque confirmé En revanche, de nouvelles productions d’énergie « verte » devraient voir le jour d’ici là dans le Haut-Rhin. Lors de ce troisième comité de pilotage, le secrétaire d’État à la Transition Écologique a confirmé l’appel d’offres sur le photovoltaïque dans le département. « C’est un effort sans précédent, du jamais vu. C’est la première fois en Europe qu’un appel d’offres est créé sur une zone géographique aussi petite. » Concrètement, ce sont 300 MW - soit un tiers d’une tranche nucléaire - de centrales photovoltaïques qui doivent être installées dans le Haut-Rhin dans les prochaines années, pour un total de 240 M€ en achat d’électricité. Trois périodes d’appels à candidature seront lancées, dont la première dès 2019 assure Sébastien Lecornu. « Je suis confiant sur la finalisation de ce projet. Les collectivités se sont mobilisées pour identifier le foncier disponible. » Il n’y a pas que le soleil qui sera mis à contribution dans cette production d’électricité « verte » post-nucléaire. Sébastien Lecornu a en effet annoncé sa volonté de relancer la concession hydroélectrique des lacs Blanc et Noir « après dénonciation par EDF et indemnisation des collectivités ». Il a aussi souligné que les projets de méthanisation « continuaient d’avancer » avec le monde agricole, en lien avec l’Ademe.

Du 4 au 14 octobre : Journées d’octobre et Folie’Flore

Passion Japon

Publié le 30/09/2018

Dédiées comme il y a quatre ans aux bonsaïs, les Journées d’octobre et Folie’Flore promettent cependant des réalisations et propositions totalement nouvelles et créatives. Les trois derniers jours de la manifestation seront marqués par trois événements d’art botanique japonais : le congrès mondial du bonsaï, le congrès national du bonsaï et le congrès européen de suiseki.

Durant dix jours, le Parc Expo de Mulhouse sera animé de 10 000 m2 de jardins, côté Folie’Flore, et par plus de 200 exposants, côté Journées d’Octobre. Pour la 58e édition, les Journées d’octobre poursuivent leurs propositions commerciales et culinaires avec, en nouveauté, des soirées salsa (vendredi 5 octobre et vendredi 12 octobre à partir de 21 h 30) et cumbia, danse née au XVIIᵉ siècle en Colombie (lundi 8 octobre et samedi 13 octobre à partir de 21 h 30). Et une animation insolite à ne pas manquer : le record de la plus longue couronne de Cervelas du Monde (objectif : 100 m) prévu le jeudi 4 octobre. « C’est la manifestation la plus importante de l’année pour laquelle la ville est totalement impliquée, souligne Maryvonne Buchert, adjointe au maire de Mulhouse. Au niveau national, elle coïncide avec les 160 ans des relations diplomatiques entre la France et le Japon ». Avec sa thématique centrée sur le bonsaï et autres arts traditionnels japonais, Folie’Flore est au programme de « Mulhouse loves Japan ». « Il y a quatre événements exceptionnels consacrés au bonsaï et aux arts associés, renchérit François Jeker, spécialiste alsacien du bonsaï. Le bonsaï Euro Top 30, durant les dix jours de Folie’Flore, le congrès mondial du bonsaï, le congrès de la fédération française du bonsaï et le symposium européen du suiseki, art japonais qui consiste à recueillir des pierres naturellement formées par la nature et évoquant un paysage. Ces trois derniers événements auront lieu les 12, 13 et 14 octobre. Le congrès mondial se tiendra au Parc Expo, les autres évènements prendront racine au Musée des Beaux-Arts et au parc zoologique. Ces trois sites seront desservis par des navettes » pour présenter au public 270 bonsaïs et 100 suiseki. Folie’Flore compte huit jardins éphémères. En outre, treize jardins sont librement aménagés par les communes partenaires. Pour la première fois, les techniciens des villes de Belfort, Berrwiller et Eguisheim présenteront leur travail. Le parcours à travers Folie’Flore s’achève par un espace consacré à l’annonce de la thématique de l’an prochain avec une mosaïque dédiée aux cultures du territoire et proposée par l’interprofession des fruits et légumes d’Alsace.

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