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SlowUp de la route des vins d’Alsace

Les communes devront prendre le relais de l’ADT

Publié le 19/06/2017

Après l’immense succès populaire du slowUp de la route des vins d’Alsace, dont c’était la 5e édition le 4 juin dernier, Alsace Destination Tourisme a annoncé que la charge de l’organisation revenait désormais aux communes concernées.

Les neuf communes concernées par le slowUp, Sélestat, Scherwiller, Châtenois, Kintzheim, Orschwiller, Saint-Hippolyte, Rodern, Rorschwihr et Bergheim, vont-elles prendre le relais du slowUp de la route des vins d’Alsace ? La manifestation, lancée il y a cinq ans par les équipes du Conseil départemental de l’époque et leur président, Guy-Dominique Kennel, est désormais bien inscrite dans le calendrier des manifestations à succès en Alsace. L’Agence de développement et de promotion du tourisme n’a jamais fait mystère qu’il reviendrait un jour aux communes concernées et aux sponsors de prendre en charge l’organisation. Et l’heure est venue. Avec 40 000 visiteurs, l’événement a trouvé son public. Et l’on vient de loin pour arpenter la route des vins à vélo. Si l’ensemble des parties concernées, les maires des communes concèdent qu’il ne s’agirait pas que la manifestation s’arrête, les modalités d’organisation n’ont pour l’heure pas été définies. Ni même le financement. Le budget global de l’édition 2017 s’est élevé à 80 000 €, financés pour moitié par les collectivités et l’ADT, et pour moitié par les sponsors, qui s’offrent une vitrine exceptionnelle. S’ajoutant à cela, un millier de bénévoles. L’expérience en Suisse montre que la transition peut s’avérer délicate. L’édition 2017 du slowUp de Genève connaît ainsi pas mal de remous sous la pression de sponsors mécontents. Mais d’autres slowUp, comme celui de Bâle avec 50 000 slowUpeurs, continuent de connaître un franc succès. La balle est donc désormais dans le camp des communes, afin qu’elles s’entendent pour perpétuer le succès.

Publié le 17/06/2017

Pour ses 60 ans, la cave de Pfaffenheim s’est offert une belle inauguration de sa nouvelle ligne de conditionnement. Une manière également de fêter sa santé économique retrouvée.

Pour ses 60 ans, la cave de Pfaffenheim réussit la double performance de glaner à l’international une belle série de médailles remarquées au Decanter Wine World Awards, et de faire progresser très sensiblement son chiffre d’affaires, notamment à l’export : + 58 % entre 2014 et 2016, précise le directeur Frédéric Raynaud. Une triple performance même, puisque cette réussite s’inscrit « dans une période de turbulences climatiques et économiques », que traverse le vignoble alsacien, notamment avec « une concurrence internationale de plus en plus pressante, dans un contexte de faibles disponibilités des vins d’Alsace », précise-t-il. D’où cet appel du pied du directeur de « Pfaff » et de son président, Jean-Luc Hanauer, au vignoble pour l’inciter à « innover, à aller plus loin dans la recherche de nouveaux produits, mais en s’inspirant de la tradition ». En gardant toujours bien à l’esprit l’objectif de « créer de la valeur ajoutée, de valoriser les vins tout en poursuivant l’amélioration de la rentabilité ». Tout ceci pour rémunérer ses viticulteurs, résume Frédéric Raynaud. Une volonté de coller au marché Le dernier investissement en date, pour 2 millions d’euros (M€), concerne « une chaîne de mise en bouteille ultramoderne, entièrement inertée, pour obtenir des vins plus frais, une meilleure persistance aromatique, et de l’élégance, ce que veulent les consommateurs… », précise le directeur. Il traduit cette volonté d’« innover pour être performant en prenant en compte les attentes des marchés ». Il fait suite à l’automatisation de l’encaissage et la palettisation en 2014, pour 700 000 €, afin de « fiabiliser la chaîne logistique et la gestion des flux par flashage ». Et en 2013, à l’achat d’un pôle logistique de 3 000 m2 sur Colmar. Au total, ce sont pas moins de 15 M€ qui ont été investis. Des investissements particulièrement orientés sur le service export, comme la capsule à vis, « sans renier ses savoir-faire ancestraux et la tradition ». De fait, la cave de Pfaffenheim exporte aujourd’hui 60 % de sa production au Japon, Canada, Russie, Israël, Islande et Brésil. La coopérative : un modèle d’entreprise Cet anniversaire était aussi l’occasion pour Jean-Luc Hanauer de réaffirmer les valeurs coopératives qui président aux destinées de la cave de Pfaffenheim. « Bien plus qu’un regroupement de moyens techniques, la coopérative est un modèle d’entreprise démocratique et durable, fondée sur des valeurs éthiques de responsabilité, de solidarité et de transparence. C’est un acteur du développement économique et social », a-t-il souligné. Rappelant aussi que l’histoire de la cave coopérative n’a pas toujours été un long fleuve tranquille, la fusion avec la cave de Gueberschwihr en 1968, ou encore « les turbulences des années 1980 ». De 40 hectares lors de son lancement en 1957, la cave compte aujourd’hui 320 ha et 153 adhérents. Jean-Luc Hanauer a rappelé l’œuvre de ses prédécesseurs, Arthur Boesch, « l’artisan de la fusion », René Burn qui « a pris le destin de la cave à bras-le-corps », puis Aimé Roeslé, président de 1996 à 2009. Mais également celle de Michel Kueny, le chef de cave qui, pendant 45 ans, a contribué à sa réussite pour faire de « Pfaff » une référence qualitative. En « clin d’œil aux jeunes », le président Hanauer a enfin dit sa « fierté de transmettre des valeurs humaines et professionnelles, et de redonner du sens à la profession en leur indiquant le chemin ». Et de conclure sur un mot de Descartes : « Apprendre, comprendre et transmettre, c’est exister. »

Usine Cristal Union d’Erstein

Un chantier spectaculaire !

Publié le 20/05/2017

Cristal Union continue de moderniser le site d’Erstein pour maintenir l’usine au top de ses capacités. Dernier chantier en date, la diffusion vient d’être équipée d’un nouveau bandage. Un investissement de 1,25 million d’euros.

Une effervescence inhabituelle règne ce mardi matin à la sucrerie d’Erstein. Le grand jour est enfin arrivé : un nouveau bandage, livré par Syral Industries est mis en place dans la diffusion. L’ancien bandage, usé par le temps, a été retiré préalablement par oxydécoupage, une opération qui a nécessité une quinzaine de jours. Contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire, le bandage n’est pas un simple pansement… mais une énorme pièce métallique de 60 tonnes, forgée et laminée en France. Une grue de 700 t, soigneusement arrimée au sol, la soulève avec précaution, sous l’œil attentif de René Schotter, président de la section Erstein du groupe Cristal Union, Stéphane Clément, directeur de l’établissement d’Erstein, Guillaume Bovis, responsable d’exploitation, et Jacky Weibel, responsable de la maintenance, ces deux techniciens étant chargés de piloter l’opération. Une précision millimétrique Après l’avoir hissé à une trentaine de mètres du sol, la grue redescend lentement le bandage par le toit, centimètre par centimètre, avant de le positionner au milieu de la diffusion, un grand tube métallique de 400 t. « La diffusion est une tour horizontale de 40 mètres de long et de 6 m de diamètre qui repose sur deux bandages », explique Guillaume Bovis. À l’intérieur, se trouvent des paniers d’égouttage qui font passer les cossettes de betteraves à sucre à contre-courant dans de l’eau chaude, pour faire migrer le sucre. « Les paniers d’égouttage ont la forme d’une vis d’Archimède qui fait avancer les cossettes. L’eau chaude injectée à contre-courant les imbibe et se charge en sucre. » C’est ce qu’on appelle l’extraction par diffusion. Quelques jours auparavant, l’ancien bandage a été enlevé et le tube a été soulevé par un système d’étais, afin de pratiquer une ouverture en V, permettant à la nouvelle pièce de se glisser plus facilement sur ses galets. « Nous avons effectué des forages pour vérifier la nature du sol sous les étais, mais aussi sous les patins de la grue. » Dans les jours qui viennent, les chaudronniers procéderont à des réglages mécaniques pour ajuster la pièce. Puis deux robots de soudure seront placés de chaque côté, pour pratiquer une soudure en rotation. « Après une série de contrôles mécaniques, nous remonterons l’ensemble des repères qui ont été démontés à l’intérieur, et un nouveau contrôle sera effectué », explique Loïc Vilchez, PDG de Sitral Industries. Un chantier qui devrait se prolonger jusqu’au 31 juillet. Trois mois de fabrication ont été nécessaires pour réaliser la nouvelle virole, poursuit-il. « Le bandage en acier a été forgé dans une usine de Maubeuge puis nous avons façonné la pièce dans nos ateliers à Faulquemont, en Moselle. Nous sommes également chargés du transport, du levage et du montage. » Forgé et laminé en France « C’est le premier bandage forgé et laminé en France dans une sucrerie », ajoute, non sans fierté, René Schotter. Un investissement de 1,25 million d’euros. « C’est le bandage de tête que nous avons mis en place aujourd’hui. Le deuxième sera changé dans deux ans », indique Stéphane Clément. Chaque année, en moyenne, la sucrerie d’Erstein réalise 3,70 M€ d’investissements. « Cette année, nous allons installer une table à rouleaux au niveau du lavage des betteraves, pour un montant de 700 000 €. Un processus de lavage à plat qui remplacera l’ancien laveur à tambour. » Une nouvelle ligne de bûchettes sera également installée d’ici la fin de l’année, pour un montant presque équivalent. « Les dirigeants de Cristal Union ont une vraie volonté de maintenir l’usine d’Erstein au top de ses capacités, comme le prouvent les investissements successifs, poursuit le directeur d’établissement. Ils veulent également capitaliser sur la marque Erstein, qui a été dotée d’un nouveau packaging. » Les atouts de la sucrerie alsacienne sont nombreux : un bassin de consommation important, des industries agroalimentaires fortement consommatrices de sucre et, avec la fin des quotas, la perspective d’exporter vers les pays tiers, en particulier la Suisse, insiste René Schotter. Pour en savoir plus, rendez-vous ce vendredi à Oberhausbergen pour l’assemblée générale de la section Erstein de Cristal Union.

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