BOVINS VIANDE
Des prix en nette hausse
BOVINS VIANDE
Publié le 09/01/2018
Une fois n’est pas coutume, les prix remontent. Toutes les catégories d’animaux en profitent.
De 8 à 19 cents au kilo : voilà le niveau de gain des cours des différents animaux sur les dix premiers mois de l’année 2017. Dans le détail, le jeune bovin R gagne 15 cents à 3,80 €/kg et même 3,98 € en classement U. Ce dernier bondit même à 4,17 € à la mi-novembre. La vache O passe à 3,23 € au lieu de 3,04 € en moyenne 2016 ; sa collègue classée R est payée en moyenne 3,82 €. À 3,96 €, la génisse progresse le moins, mais s’apprécie néanmoins de 8 cents. À partir de février, le broutard profite de l’absence de creux sur les cours du JB et suit la tendance. Entre mars et fin octobre, il s’échange entre 2,60 et 2,76 €/kg. Dans l’Union européenne, les cotations bovines sont en moyenne supérieures de 5,8 % en septembre 2017 comparé à septembre 2016. Maintien du coût alimentaire Ces hausses mettent du baume au cœur des éleveurs à la suite d’une année 2016 beaucoup plus difficile. Comment s’expliquent-elles ? Essentiellement par une baisse de l’offre qui permet au marché de retrouver de la fluidité. Sur les six premiers mois de l’année, les abattages baissent de 3 % dans l’UE. Sur la période de janvier à octobre, il se tue par exemple en France 1,8 % de JB viande et 3 % de JB lait de moins. De plus leur poids de carcasse diminue de 2 %. L’aide de 150 € attribuée aux JB de races à viande ou mixte de moins de 360 kg de carcasse vendus entre janvier et avril 2017 limite les quantités de viande bovine mises en marché. Elle soutient par ricochet les cours des vaches de début et de moyenne gamme. Les engraisseurs alsaciens bénéficient d’un décalage de la hausse du prix des broutards ainsi que de la stabilisation du prix des céréales et des pulpes. Leurs charges d’alimentation se maintiennent pour les plus de 15 000 JB qu’ils produisent habituellement par an. La bonne qualité des ensilages d’herbe et de maïs laisse entrevoir une amélioration des croissances qui se répercutera à la fois sur le coût de production et la marge. La prévision de prix, notamment en JB, pour le début de 2018 reste optimiste, au moins jusqu’au printemps. Elle évoluera en fonction du risque sanitaire lié à la diffusion de la fièvre catarrhale ovine (FCO) et de la tenue des courants d’exportation vers l’Algérie et la Turquie. Comme le dynamisme du marché du broutard vers l’Italie n’incite pas à engraisser, voilà un dernier élément qui milite pour donner du crédit à cette analyse de l’Institut de l’élevage.












