bovins viande

Bouchers charcutiers du Haut-Rhin

Promouvoir la filière viande bovine régionale

Publié le 26/10/2017

Les bouchers charcutiers du Haut-Rhin, en partenariat avec l’association de production animale de l’Est (Apal) et la société de négoce en bétail Socobeval, tiennent un stand à la foire de Habsheim. L’objectif : promouvoir la viande et la filière régionale et lancer la marque « Goûtez l’Alsace, s’esch güat ».

Les bouchers charcutiers du Haut-Rhin, en partenariat avec des éleveurs alsaciens, ont créé il y a quelques mois leur propre marque : « Goûtez l’Alsace, s’esch güat ». L’aboutissement d’un travail en commun entre des éleveurs et l’association des bouchers charcutiers que préside Bernard Jauss. « Le but de ce projet est d’apporter dans l’assiette du consommateur un produit de qualité, issu d’animaux élevés dans la région. Le groupe à l’origine de cette démarche est composé d’éleveurs basés aux quatre coins de l’Alsace. Ils fournissent les bouchers. Socobeval se charge ensuite de transporter et de sélectionner les animaux. L’Apal pour sa part, a été chargée d’élaborer le cahier des charges pour que chaque maillon de la chaîne y trouve son compte », explique Daniel Dreyfuss, président des marchands de bestiaux d’Alsace. La plus-value obtenue est ensuite distribuée directement aux éleveurs respectant le cahier de charge et adhérents de l’Apal. « Il faut saluer l’engagement de tous les partenaires dans cette démarche. Surtout, celui des bouchers qui apportent ainsi un appui financier et permettent aux éleveurs de valoriser les prairies et la viande alsacienne. « S’esch güat » a un avenir prometteur », ajoute Daniel Dreyfuss. Lancement officiel de « Goûtez l’Alsace, s’esch güat » Parmi les éleveurs adhérents, Michaël Oechsel du Gaec des Acacias à Muttersholtz. Il engraisse chaque année une centaine de génisses majoritairement de races Charolaise et Limousine. « Les génisses permettent de valoriser l’herbe autour de l’exploitation. Nous rentrons des animaux qui ont entre 15 et 24 mois. Nous les sortons entre 24 et 36 mois. Elles sont nourries principalement d’herbe enrubannée, des pulpes de betteraves et de regain. J’ai choisi d’adhérer à l’Apal pour une raison de proximité. Je sais que les animaux élevés ici restent ensuite au niveau régional. Et financièrement, c’est intéressant pour moi », précise l’éleveur. Cette politique et cette filière seront présentées et expliquées sur le stand commun des bouchers, de l’Apal et la Socobeval. « Nous allons en profiter pour lancer officiellement la marque. Bien évidemment, nous allons faire la promotion de la viande, de la production régionale, de l’association des éleveurs, du métier des bouchers charcutiers pendant toute la durée de la foire. Une vidéo présentera en continu ce que nous faisons. Nous allons également exposer une dizaine de génisses d’adhérents de l’Apal. Et bien évidemment nous allons mettre en valeur la viande du circuit « s’esch güat » avec des dégustations à l’heure des repas », indique Daniel Dreyfuss. Des bouchers seront présents pour expliquer leur métier. « Habsheim est l’occasion pour nous de rencontrer le grand public. Nous souhaitons échanger avec eux et avec les agriculteurs sur ces notions de proximité, de viande régionale, de qualité, de respect du bien être animal », conclut Daniel Dreyfuss.

Publié le 25/10/2017

Pour la première fois cette année, Laura Schoeffel, 15 ans va découvrir le concours d’élevage de Habsheim parmi les jeunes présentateurs. Son objectif : passer avant tout un bon moment et, pourquoi pas, gagner un petit quelque chose…

Il y a quelques années à peine, Laura Schoeffel jouait encore des coudes lors de la traditionnelle et hilarante course des veaux des enfants. Lundi prochain, elle va pour la première fois monter sur le ring avec une étiquette de « grande ». Ou plutôt de « jeune grande ». Du haut de ses quinze ans, elle va représenter l’élevage familial situé à Hagenthal-le-Bas lors du concours des jeunes présentateurs. Son père avait déjà participé à la grand-messe de l’élevage haut-rhinois il y a quelques années de cela. Il était même reparti avec une honorable troisième place dans sa section. Mais Bernard Schoeffel le concède, les concours, ce n’est pas trop dans ses habitudes. « Avec tout le travail que j’ai ici, c’est un peu compliqué. » Cette année, sa fille avait manifesté l’envie de prendre part à la fête. « À force de regarder, cela m’a donné envie », explique-t-elle. Et puis les animaux, elle aime ça, elle a toujours aimé. Peut-être pas au point d’en faire son métier - elle prépare actuellement un bac pro en horticulture à Wintzenheim - mais suffisamment pour aller tenter sa chance sur le ring. Consciencieuse et appliquée, Laura Schoeffel a préparé cette échéance depuis de nombreuses semaines maintenant. La première étape consistait à prendre la température auprès des génisses du cheptel. Régulièrement, elle est allée à leur contact dans les prés pour les habituer à sa présence. Une fois les présentations faites avec les animaux, deux génisses sont retenues pour aller à Habsheim : l’une accompagnera Laura lors de son épreuve, la deuxième postulera avec les animaux de sa catégorie dans le concours classique. Afin de faire encore plus « copine copine » avec sa nouvelle partenaire de ring, la jeune compétitrice a rendu visite tous les jours à sa génisse, lui amenant parfois un petit quelque chose à manger. « J’ai eu de la chance car c’est une génisse plutôt calme, et pas compliquée à gérer. ». De bonne augure - forcément - pour la grande représentation de lundi. Laura Schoeffel pourra mettre en application tout ce qu’elle a appris au sein de l’école des jeunes présentateurs. Et aussi ce qu’elle a travaillé pendant des semaines avec sa génisse. « Je lui ai appris des petits bruits pour qu’elle comprenne ce que je lui demande de faire », souligne-t-elle. Après, Laura Schoeffel ne se met aucunement la pression pour ce concours. Elle y va pour le « plaisir » et pour « s’amuser ». « Et puis c’est aussi l’occasion d’appendre plein de choses, notamment sur le plan technique. » Malgré tout, elle garde le secret espoir de, pourquoi pas, « gagner quelque chose ». « Mais bon, si je ne gagne rien, ce n’est pas un souci. L’essentiel, c’est de pouvoir être présente avec ma génisse. »

Publié le 25/10/2017

Lundi, Valentin Rué participera pour la deuxième fois au concours de prim’holstein de Habsheim avec deux de ses génisses. Avec un seul mot d’ordre : le plaisir.

Petit à petit, il gravit les échelons. À 25 ans, Valentin Rué, salarié de l’exploitation familiale située à Osenbach, s’apprête à participer à son deuxième concours départemental de l’élevage de Habsheim. L’an passé, il avait terminé troisième dans la section « Femelles non vêlées ». Sa meilleure performance jusqu’à maintenant qu’il attribue très modestement à « la chance du débutant ». « J’étais déjà très heureux d’y participer. C’est vraiment une ambiance unique avec tout ce monde qui te donne des conseils, qui t’encourage à venir et à continuer », explique-t-il. Cet engouement pour le concours d’élevage est né en 2008. Un stagiaire de l’exploitation l’emmène à Eurogénétique pour y présenter quelques Vosgiennes. Pendant trois jours, il découvre l’ambiance, et regarde du coin de l’œil les concours de prim’holstein. L’année suivante, il tente lui-même sa chance avec l’une des Vosgiennes du cheptel. Il termine bon dernier de sa section. Peu importe, il est déjà très fier d’avoir pu essayer. Cette première expérience lui permet de mieux comprendre l’exigence que requiert ce type de concours. Cette prise de conscience s’accentue lors de son stage au Gaec Herrscher à Andolsheim, pendant son BTS. « J’ai pu mesurer l’importance de bien suivre les vaches au quotidien, ainsi que leur alimentation », se souvient Valentin Rué. Après son BTS, il reste six mois à la maison à se poser des questions sur la suite à donner à sa carrière naissante. Il décide de partir en stage pendant six mois au Canada dans un élevage. Il y côtoie ce qui se fait de mieux à ses yeux. « Les numéros un de l’élevage au niveau mondial, ce sont les pays d’Amérique du Nord », estime-t-il. Ce qu’il voit là-bas lui confirme ce qu’il avait compris lors de son passage dans le Gaec Herrscher, l’aspect génétique en plus. Il participe à plusieurs concours sur place et se forge une expérience qui va considérablement l’aider à son retour. Lorsqu’il revient, le jeune éleveur adhère au Club Holstein 68, quelques mois avant la confrontation européenne de Colmar. Là, on lui parle de la première école régionale de jeunes présentateurs. Il suit la formation pendant un week-end au Gaec Wilt, à Dachstein. Quelques jours plus tard, un copain lui prête une génisse pour participer au Festival de l’élevage de Brumath. Il y finit troisième… en partant de la fin. Pas grave, encore une fois. L’expérience est une nouvelle fois très enrichissante. Les échanges avec les autres éleveurs le font mûrir dans son approche. « Je savais que je ne pouvais pas rivaliser avec ceux qui font de la morphologie depuis des années », analyse-t-il lucidement. « On discute avec des éleveurs qui font ça depuis vingt ans, alors que nous, ça fait six mois qu’on a démarré. » Un enthousiasme intact Pour gagner un prix, Valentin Rué comprend alors qu’il devra passer par un autre biais. Lors de l’édition 2017 du Festival de l’élevage, il tente sa chance dans le concours de présentation, en plus du concours « classique » en race prim’holstein. Si le second ne lui permet toujours pas de se démarquer, il recueille en revanche la reconnaissance du juge en terminant premier de sa section dans la catégorie des jeunes présentateurs. Un moment évidemment très fort en émotion qui récompense alors le travail, l’observation et l’humilité qui caractérisent le jeune homme. Cinq mois plus tard, le voilà de retour à Habsheim avec toujours le même enthousiasme. Cette fois, il viendra un peu mieux « armé » avec deux génisses : Magouille et Maybrit. La première vient de la ferme familiale, la deuxième a été achetée à un élevage allemand au mois de juillet. « Ça va me donner un point de comparaison par rapport aux vaches de notre élevage qui ont une morphologie plutôt squelettique », souligne-t-il. Valentin Rué compte arriver à Habsheim un peu mieux préparé que lors de sa première expérience. « Ma génisse ne marchait pas très bien et bougeait un peu dans tous les sens. Du coup, cela fait plusieurs semaines que je travaille bien avec elles pour leur apprendre à marcher correctement. C’est essentiel si on veut prendre du plaisir le jour du concours. » La vache doit être prête à marcher, mais elle doit aussi parfaitement tondue. « Il y a des clippers qui font les lignes de dos, je ne vais pas les embêter avec la tonte de ma génisse. Et puis de toute manière, on n’a vraiment pas envie de s’embêter avec ça à ce moment. Ça aussi, je l’ai appris au fur et à mesure des années. » Magouille et Maybrit seront donc parfaitement tondues et lavées, et ne devraient pas poser de problème lors de leur passage sur le ring. « Elles ont bon caractère », se satisfait Valentin Rué. Pour le reste, il s’interdit de faire un quelconque pronostic. « Il n’y a qu’une seule personne qui décide, c’est le juge. Alors autant y aller en prenant le maximum de plaisir. Je ne fixe pas d’objectif de résultat, juste un objectif de plaisir. »

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