bovins viande

Publié le 24/11/2017

Les assemblées de section d’Élitest, qui se tenaient récemment, annonçaient les assemblées générales ordinaires et extraordinaires du 8 décembre dans les locaux de la Chambre d'agriculture à Sainte-Croix-en-Plaine.

Comme d’autres secteurs d’activité, l’élevage est en pleine mutation. Pour répondre aux demandes de ses adhérents, notamment en matière de transformation, la coopérative Élitest propose de nouvelles offres et de nouveaux services, tout en restant dans son cœur de métier : la reproduction. Élitest constate cependant une baisse de ses activités inséminations qui se pratiquent sur des taureaux de races très variées. « Nous observons une demande de plus en plus forte sur des petites races comme, par exemple, la brune, la normande ou encore la jersiaise pour les taureaux laitiers, la blanc bleu, la limousine ou encore des croisés pour les taureaux allaitants. Depuis notre première année d’activité en 2010-2011, nous nous sommes adaptés génétiquement à ces fortes transformations et ce développement des petites races en adhérant à « Brune Génétiques Services », en proposant des offres spéciales pour la jersiaise et la normande, ou encore en répondant aux attentes de la filière viande en accompagnant les démarches des éleveurs. Nous avons segmenté nos offres, nous les avons renouvelées en développant de nouveaux caractères, et nous nous sommes intéressés à la semence sexée et au croisement industriel. Enfin, nous avons misé sur de nouveaux services pour accompagner fortement cette reproduction. Je pense notamment au suivi reproduction, aux outils de monitoring, au programme sanitaire d’élevage (PSE) pour la maîtrise des cycles, au génotypage ou encore au sexage », explique Jean-Louis Lacroix, vice-président d’Élitest. Le suivi reproduction a concerné pour 2016-2017 pas moins de 19 654 femelles dans 203 élevages. Cette expertise au service des éleveurs s’appuie sur l’ensemble des services proposés (PSE, monitoring, nutral, échos, palpers), et renforce la technicité et le savoir-faire des inséminateurs formés. Un schéma pour la vosgienne Sur le schéma de la race vosgienne, 1 163 génotypages ont été effectués en 2016-2017, ce qui constitue un doublement de la population de référence. 133 mères à taureaux ont été retenues et 46 pères à taureaux différents. L’objectif est d’arriver à 60 veaux mâles génotypés en sachant que huit ont été rentrés à Brumath et quatre retenus et diffusés en semences sexées. Le génotypage de toutes les femelles vosgiennes est pris en charge par l’organisme de sélection (OS). « Il faut insister sur le fait que la génomique sert à trier. C’est un indicateur, pas un index. Un indicateur qui complète la gamme des index. On a évolué en passant d’un modèle de testage il y a dix ans à un génotypage des génisses que l’on repère pour les rentrer en station pour des embryons. Cette création génétique est aussi le fruit d’un partenariat étroit avec les éleveurs », indique Luc Voidey, directeur technique d’Élitest. Il a également insisté sur les nouveaux besoins à fournir pour la filière viande. Les consommateurs veulent des portions de viande régulières, de taille réduite, rouges, tendres, goûteuses et issues d’animaux élevés à l’herbe. « Nous devons répondre à toutes ces demandes. Celles des consommateurs, et celles de nos adhérents éleveurs. Car, ces deux dernières années, l’insémination a baissé de 5,8 %, notamment sur les mises en place. Nous avons donc décidé de les augmenter de 0,80 €/IAP alors qu’elles étaient stables depuis le 1er novembre 2011. Nous avons également décidé, pour cette campagne 2017-2018, de maintenir nos tarifs génétiques et de faire des remises pour la fidélité de nos adhérents. Ces derniers sont au nombre de 4 437 à être actifs et 3 770 ont une remise de 1 à 25 », ajoute Luc Voidey. La compétitivité de l’élevage dépend des efforts d’adaptation des professionnels et de la stratégie mise en place pour la reproduction. Une politique et des orientations qui seront débattues lors de la prochaine assemblée générale d’Élitest qui se déroulera le 8 décembre.

Publié le 10/11/2017

Courant octobre, la CAAA du Haut-Rhin a piloté dans le département une formation transfrontalière permettant à des conseillers en prévention et des formateurs allemands et autrichiens de se former à la manipulation et la contention des bovins.

Dans le box tapissé de paille, les vaches ont l’air bien circonspectes. Alors qu’elles broutaient tranquillement leur ration matinale, un visiteur imprévu a décidé de se coucher à quelques centimètres d’elles. Les yeux fermés, celui-ci ne bouge pas. Intriguées, les habitantes du lieu s’approchent de lui pour le renifler et le lécher. Baptisée la technique du « veau mort », cette approche en douceur permet de construire une confiance réciproque entre l’animal et celui ou celle qui va être amené à le manipuler. Un « truc » qu’une dizaine de conseillers en prévention et de formateurs allemands et autrichiens ont pu apprendre lors de leur formation à la manipulation et la contention des bovins organisée pendant deux semaines, au mois d’octobre, dans plusieurs élevages du Sundgau. Elle a été mise en place par le Service de Prévention des Accidents en Agriculture (SPAA) suisse et le Beratungsstelle für Unfallverhütung in der Landwirtschaft (BUL), en collaboration avec la Caisse d’Assurance Accidents Agricoles (CAAA) du Haut-Rhin et l’Institut de l’élevage. « L’idée est de former nos homologues allemands à toutes ces techniques pour qu’ils puissent à leur tour former les agriculteurs dans leur pays », explique Anthony Metzger, conseiller en prévention à la CAAA 68. Pourquoi venir jusqu’en France pour cela ? « C’est un savoir-faire français », souligne Jean-Marie Davoine, formateur au sein de l’Institut de l’élevage. « On a plus de trente ans de d’expérience sur la question. En Allemagne, on commence seulement à s’y intéresser tandis qu’en Suisse, cela n’existe que depuis 2007. » La CAAA du Haut-Rhin s’occupe de la gestion logistique, tandis que l’Institut de l’élevage, le SPAA et le BUL mettent à disposition des formateurs. Apprendre à « lire » l’animal La formation a vu le jour en 2011 pour être ensuite reconduite en 2014, 2015 et 2017. Un succès croissant qui s’explique, selon Étienne Junod, responsable Romandie au SPAA, par l’intérêt manifeste des techniques apprises lors de ces sessions « intensives ». « C’est une question de sécurité. Les élevages sont de plus en plus grands et il y a de moins en moins de temps pour s’occuper de chacun des animaux. Du coup, ces derniers adaptent leur comportement et deviennent en quelque sorte un peu plus sauvages. Du coup, il est essentiel de maîtriser les techniques de base qui permettent de les approcher sans danger pour ensuite les maîtriser en toute tranquillité, que ce soit au sein d’un box ou d’une prairie. » Ainsi, les participants apprennent à ne pas se comporter comme un prédateur afin que la vache ne se sente pas comme une proie. « Par défaut, c’est comme ça que les vaches nous voient », précise Étienne Junod. Du coup, celui ou celle qui souhaite approcher l’animal doit d’abord apprendre à le « lire ». « Certains sont sur le qui-vive tandis que d’autres sont plus détendus. Il faut savoir qu’il y a pour la vache une zone de sûreté et une zone d’observation. Après, il faut s’approcher d’elle sans la regarder directement dans les yeux. C’est une étape sensible. Si on la rate, ça devient très difficile après. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, il ne faut pas avoir peur de lui tourner le dos. C’est une idée reçue qui n’a pas lieu d’être. Il ne faut pas oublier que la vache est un animal fondamentalement très pacifique, elle n’attaque que si elle raison valable de le faire. » Une fois le contact avec la vache établi, il convient de la toucher de différentes manières pour créer un climat de détente : on peut lui toucher l’oreille, lui fermer l’œil ou poser sa main sur l’épi… « Ce qui est intéressant, c’est que chaque animal est capable d’apprendre. Du coup, cela devient un peu un jeu pour celles et ceux qui se forment à ces techniques. » Comme faire le « veau mort » finalement.    

Concours et championnat de la race prim’holstein

Le Gaec Gutzwiller fait le plein

Publié le 02/11/2017

C’est ce qu’on appelle un « carton ». Pour le 23e concours départemental de prim’holstein qui s’est déroulé lundi à Habsheim, le Gaec Gutzwiller, de Michelbach-le-Haut, n’a pas laissé beaucoup de chances à ses concurrents en remportant pas moins de neuf trophées.

 

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