bovins viande

Publié le 25/10/2017

Manon Schnoebelen est depuis toujours passionnée par la génétique des bovins. De près ou de loin, dans le Haut-Rhin ou à Paris, on la retrouve également régulièrement sur des concours de présentation d’animaux.

Habsheim est son lieu de prédilection. « Cela a commencé avec mon grand-père qui participait à de nombreux concours. Mon oncle, Serge Stimpfling, éleveur à Aspach, a poursuivi. Je m’y suis toujours intéressée. La fibre de l’élevage m’a été transmise », explique la jeune femme de 21 ans. Dès l’âge de 5-6 ans, elle présente un petit veau. Puis, Manon Schnoebelen fréquente les nombreux lieux de concours. On la retrouve à Habsheim évidemment, à Epinal pour Eurogénétique, mais également au salon de l’agriculture à Paris ou encore au sommet de l’élevage à Cournon. Un parcours qui lui permet de rencontrer des personnes et de mettre à profit sa passion. À l’image d’Emmanuelle Wendling et de Florent Campello. « Ce dernier m’a proposé de m’occuper de ses bêtes à Paris. Une telle opportunité ne se refuse pas. On n’a qu’une vie. Quand on peut le faire, il ne faut jamais hésiter. Et puis, ces concours, ces déplacements m’ont permis de rencontrer cette formidable famille des éleveurs. Tout le monde se connaît. Ces relations sont formidables et inoubliables », se félicite Manon Schnoebelen. Sa formation, une licence en génétique, lui permet désormais de suivre l’évolution de l’élevage par le biais de sa vie professionnelle qu’elle débute en tant qu’inséminatrice. « Là également, je suis au contact direct des éleveurs. Nous travaillons ensemble dans un monde professionnel qui évolue », ajoute Manon Schnoebelen. « Montrer notre travail » Manon Schnoebelen est également très active à l’école des jeunes présentateurs. Son expérience profite à tous les participants. « Je suis effectivement formatrice. Cela m’a intéressé car je souhaite désormais transmettre ce que j’ai appris ». Cette année, elle sera donc encore présente au concours de Habsheim. Comme une évidence. « Ce n’est pas la victoire qui m’intéresse. En étant présente, je souhaite, à mon niveau, valoriser l’élevage en général, la race Montbéliarde en particulier. Pour l’élevage familial, c’est aussi l’occasion de montrer notre travail, notre philosophie professionnelle. Et puis, cela permet de rencontrer les collègues et de sortir de notre quotidien. Aller à Habsheim est une habitude. Nous avons également notre apprenti, Benjamin, et mon petit frère, Théo, qui font le concours des jeunes présentateurs », précise la jeune femme. La concernant, elle viendra vraisemblablement avec quatre vaches. « Un technicien de la race est venu sur l’exploitation et nous a confirmé ce que nous pensions nous-même. Nous avons là de belles vaches qui, potentiellement, peuvent faire quelque chose d’intéressant sur un tel concours. Les vaches que nous présentons ont une bonne morphologie. Ce sont de bonnes laitières », précise encore Manon Schnoebelen. Elle en profitera pour aller à la rencontre du grand public et valoriser, de cette façon, le travail des éleveurs.

Publié le 25/10/2017

Membre des jeunes agriculteurs du Haut-Rhin et salarié au contrôle laitier chez Alsace Conseil Elevage, Jérémy Messerlin revient cette année à la foire de Habsheim avec deux vaches Montbéliardes. Sa dernière participation remonte à neuf ans…

Âgé de 30 ans, Jérémy Messerlin compte s’installer à terme sur l’exploitation familiale située à Wolfersdorf. Cette dernière occupe 200 hectares avec une production 1,2 million de litres de lait. Le troupeau est mixte : des Montbéliardes et des Holstein. En tout, 150 vaches. Pour le reste, l’exploitation produit également du maïs, de l’orge et du blé. Passionné par son métier, Jérémy Messerlin reconnaît cependant qu’il ne prend pas le temps de participer à des concours. En 2009 pourtant, à Habsheim, il avait gagné le concours avec la vache qu’il avait présenté. « J’ai décidé de revenir pour plusieurs raisons. La première, c’est mon fils. Nolan a 6 ans. Il présente un veau. Il voulait absolument venir. Je ne peux évidemment pas lui refuser cela. Je souhaite lui transmettre ces valeurs de l’élevage. Et, Habsheim, est un endroit privilégié pour cela. Il y a là-bas du partage et des émotions. Je voulais qu’il connaisse cela et ce qui m’a motivé pour venir moi-même », explique Jérémy Messerlin. La seconde raison concerne sa vision de l’agriculture en général, de l’élevage en particulier. « Habsheim reste une manifestation importante dans le secteur. C’est important de maintenir ces traditions agricoles. Nous devons communiquer sur notre métier, sur nos valeurs. Et là-bas, nous pouvons le faire en lien direct avec le grand public. Il faut pérenniser une telle manifestation », ajoute le jeune agriculteur. La bonne vache, au bon moment Jérémy Messerlin compte venir avec deux vaches à Habsheim. « Sur un concours, il faut avoir la bonne vache au bon moment. Visuellement, les deux vaches que je compte emmener me plaisent et me tapent à l’œil. Nous n’avons pas sur l’exploitation de vaches à concours, mais nous en avons qui vieillissent bien et qui nous permettent d’obtenir des résultats économiques. Le troupeau est homogène. Mon objectif à Habsheim n’est pas de gagner, mais de participer. Je n’ai malheureusement pas trop le temps pour préparer les animaux. Je vais y aller à l’émotion, au sentiment. Comme en 2009 », précise Jérémy Messerlin. Ce partage émotionnel, il compte le retrouver avec tous les autres éleveurs présents. « Habsheim va également me permettre de valoriser le travail de l’exploitation fait depuis des décennies par ma famille. Oui, Habsheim, pour moi, c’est avant tout du partage, de la convivialité et la transmission de valeurs », conclut Jérémy Messerlin.

Foire Simon et Jude de Habsheim

En route pour la 23e fête de l’élevage

Publié le 25/10/2017

Les éleveurs exposants s’activent aux derniers préparatifs. Plus de 150 sujets seront présents sous le chapiteau, en concours ou en présentation. Rendez-vous pour cette grande occasion à la Foire Simon et Jude.

Un concours de l’envergure de Habsheim suppose une organisation sans faille et des partenaires tous azimuts. Les éleveurs du Syndicat Montbéliard du Haut-Rhin et du Club Holstein 68 sont les piliers du concours interdépartemental. Les éleveurs du Syndicat des Salers d’Alsace les ont rejoints depuis 2015. Avec l’appui de la Chambre d’agriculture d’Alsace et d’Elitest, les éleveurs s’investissent dans la mise en place de la manifestation. Vous retrouverez dans le catalogue des animaux, sur les banderoles du ring et à travers les différents stands, les nombreux partenaires organisationnels et financiers qui contribuent à mettre en œuvre cet événement annuel. Une mise en valeur du travail de l’éleveur Les éleveurs s’activent aux derniers préparatifs et participent avec énergie aux tâches annexes : ils assurent le montage et le démontage des structures sous chapiteau, l’acheminement de matériel, fignolent la préparation de leurs animaux, tout en assurant la conduite de leur exploitation. La mise en valeur du travail au quotidien de l’éleveur constitue l’essence du concours départemental. À l’aide des conseils prodigués par ses techniciens, l’éleveur réalise une importante tâche de sélection des animaux et de conduite du troupeau. Les performances zootechniques et la morphologie des sujets viennent récompenser cet investissement. C’est sur les critères morphologiques : aplombs, gabarit, mamelle, que le juge est appelé à réaliser son classement. Pour les éleveurs, le concours départemental est également l’occasion d’échanger, de comparer, d’en tirer des objectifs pour sa future conduite de troupeau. Les éleveurs présenteront également des vaches en 6e, 7e, 8e et même 9e lactation, pour mettre en avant avec fierté la longévité des animaux dans leurs exploitations. Trois juges pour trois concours Chaque race est jugée par un juge unique qui classe les animaux par section selon leur conformation. La constitution des sections s’effectue selon le rang de lactations des animaux, puis leur âge. Les sections sont elles-mêmes subdivisées en sous-sections. Dans chaque sous-section, le juge désigne la première et la meilleure mamelle (pour les vaches laitières). Les premières et deuxièmes de section, et les meilleures mamelles, se retrouvent en fin des opérations du jury pour les championnats. Les Juges officiant en 2017 à Habsheim sont : Jacques Rouiller, pour la race Holstein, Jean Baptiste Cassard, pour la race Montbéliarde et Pierre Laceppe, pour la race Salers. Les juges auront également pour mission de départager les meilleurs présentateurs, chacun pour la race le concernant. Le syndicat des éleveurs Alsacien de la race bovine Salers, investira le ring dimanche matin à 10 h 30 pour le concours de la race, qui sera jugé par Pierre Laceppe du Herd-Book Salers. Les éleveurs ont retenu et préparé dans leurs fermes, leurs plus belles génisses et vaches allaitantes afin de vous montrer le travail de sélection qu’ils effectuent et de partager leur passion pour cette race. N’hésitez pas à venir poser vos questions à ces éleveurs qui vous répondront avec enthousiasme. D’autres races en présentation En plus des races Prim’Holstein, Montbéliarde et Salers, vous aurez également la possibilité de découvrir d’autres races bovines élevées par des passionnés. Certes en effectif limité dans nos paysages, Margaux et Guillaume Hoffstetter de Largitzen vous présenteront Hmp Laika et Nynylya Ly, toutes deux de race Jersiaise ; ainsi que des vaches de race Vosgienne appartenant à l’EARL Iiltis de Sierentz compléteront la présentation qui aura lieu le dimanche 29 octobre à 12 h et le lundi 30 octobre à 10 h 30. Des vaches jugées et présentées par les jeunes Présenter un animal sur un ring est tout un art, auquel de jeunes passionnés se sont formés au cours de l’année, sous la conduite de Sylvie Wiest, Maxime Springinfsfeld, Alexandre Wintzenried et Élodie Pinheiro. Toutes les techniques apprises seront mises à profit lors de ce concours du meilleur présentateur. Elles sont nécessaires pour persévérer dans la professionnalisation du concours de Habsheim. Elles sont indispensables pour prétendre à des concours de plus grande envergure, Paris ou Swiss Expo, et c’est bien là une des vocations du concours départemental de Habsheim : être un tremplin vers d’autres concours. Un bel animal augmente ses chances de se classer s’il est bien présenté. La finale de jugement de bétail est habituellement organisée par le Lycée agricole de Rouffach, sous la conduite de Mme Christine Lagel, responsable formations agricoles au CFA de Rouffach, en partenariat avec la Chambre d’agriculture et Elitest, et rassemble des candidats issus des divers établissements d’enseignement agricole ou agronomique : Lycée de Rouffach, CFA de Rouffach, IUT d’agronomie de Colmar. La finale de jugement de bétail trouvera sa place à la fête de l’élevage, lors d’opérations de pointage qui auront lieu dimanche matin. Une présélection a retenu 20 candidats, 10 par race. Ils auront à pointer 2 animaux de la race pour laquelle ils ont été retenus. Les vainqueurs auront l’honneur de représenter l’élevage départemental lors de la Finale nationale, au prochain Salon de l’Agriculture à Paris. Les prix des trois premiers par race seront remis lors de l’inauguration, dimanche après-midi à 16 h 30. Le métier d’éleveur, ça commence tout petit : les enfants défileront avec leur veau dimanche et lundi, et se prêteront au jeu des questions d’Armand Mathieu, notre Jacques Martin régional. Les plus grands concourront pour le prix du meilleur présentateur dans chaque race, sous l’œil avisé des juges respectifs. Promotion des races de bovins viande L’APAL, Association de Production Animale de l’Est, sera présente cette année avec 10 bovins de race Charolaise et Limousine afin de promouvoir les races bovins viande, présenter la marque de viande locale « Goûtez l’Alsace – S’esch güat » et proposer de la dégustation de cette viande locale. Cette action sera soutenue par Interbev. L’APAL agit auprès de ses adhérents pour valoriser leur production et leur proposer différents services techniques et commerciaux. Ainsi elle est créatrice de filières, que ce soit dans le cadre de démarches qualité ou de proximité. La connaissance de l’offre de ses adhérents, lui permet de répondre à des demandes d’animaux spécifiques sur un secteur géographique donné. Trois éleveurs feront le déplacement avec leurs animaux afin de vous les présenter, En race Charolaise, l’Earl du Fronacker de Brinckheim et le Gaec de la Source à Wickersheim et en race Limousine, le Gaec des Limousines à Wolfersdorf. Se restaurer Le bar des éleveurs, point de rencontre fort convivial et idéalement placé sous le chapiteau, juste à côté du ring, sera tenu comme de coutume par Valérie Nass, Jean-Pierre Meyer et leur équipe, qui vous proposera des boissons chaudes, des boissons froides et de la petite restauration. Vous aurez également la possibilité de vous restaurer au stand « Bienvenu à la ferme » et pourrez déguster des produits locaux sur les stands de promotion présents. Le Club de Foot de Habsheim assurera la restauration dans la salle de l’OMSAL. Des tickets seront disponibles à la vente au bar des éleveurs. N’hésitez pas à venir visiter ce haut lieu de rencontre de l’élevage qu’est le concours de Habsheim !

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