71e foire aux vins régionale des vins d’Alsace
Le vin au cœur de la fête
71e foire aux vins régionale des vins d’Alsace
Publié le 02/08/2018
« Le vin, c’est la rencontre entre un cépage, un terroir, le talent d’un producteur et le goût d’un amateur ». Cette analyse du président du Sénat Gérard Larcher a ouvert vendredi 27 juillet la 71e foire aux vins d’Alsace de Colmar. Elle se poursuit jusqu’à ce dimanche soir 5 août.
Le second personnage de l’État en rang protocolaire derrière le Président de la République a captivé l’auditoire venu assister à cette inauguration. Ses analyses sur la réforme territoriale ont ébranlé les certitudes des uns et des autres. Gérard Larcher en a profité pour rappeler que « l’Alsace est au cœur de l’Europe. À ce titre, elle a un rôle majeur à jouer dans la dynamique du Rhin supérieur ». Son passage pertinent sur le vin et la viticulture a séduit la profession et les organisateurs de la foire aux vins. « C’est un plaisir pour moi d’être présent à cette manifestation qui est la troisième foire de France. Depuis 1948, elle a reçu onze millions de visiteurs. Ils ont tout d’abord été attirés par ce qui est sa signature : les vins d’Alsace. Ensuite par ses spectacles, ses animations et son festival. C’est un événement majeur de l’été dans cette région, un événement populaire », explique Gérard Larcher. Il cite tour à tour Benjamin Franklin pour faire un lien entre la bière et le vin, puis Paul Claudel pour rappeler l’histoire millénaire de la viticulture occidentale, sans oublier le verset 2, chapitre XV de l’Évangile selon Saint-Jean pour associer les vignerons et le législateur. « Les premiers taillent dans la vigne et le second créé des lois sur mesure ». Enfin, Montaigne n’est pas oublié : « Servez-leur de bons vins, ils vous feront de bonnes lois ». Une leçon de connaissances où s’entrecroisent humour, culture et histoire ! « Vos vins ont une histoire » Gérard Larcher détaille l’importance de la filière viticole en France, qui représente un excédent commercial de 11,5 milliards d’euros, le second derrière l’aéronautique. Intronisé en 2013 par la confrérie de Scherwiller, le président du Sénat connaît bien la profession viticole de la région, et insiste sur l’importance de cette filière pour l’Alsace : « Vos vins ont une histoire. Ce sont eux qui ont fait l’Alsace, avec l’excellence des cépages, l’expertise des hommes et des vignerons. Vos vins sont un élément important de l’identité alsacienne. Je tiens à rendre hommage aux professionnels qui portent les vins d’Alsace. Car le vin, c’est la rencontre entre un cépage, un terroir, le talent d’un producteur et le goût d’un amateur ». Des propos appréciés et salués par des applaudissements chaleureux. Valoriser, conquérir, réunir Le directeur du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa), Gilles Neusch, a présenté la politique dynamique qui a été engagée par la profession ces derniers mois, avec la diffusion d’un film promotionnel, un nouveau logo symbolisé par les initiales des vins d’Alsace en majuscules, « VA ». Un logo et une politique qui illustrent le renouveau de la filière, fière de ses vins et de sa région, et son désir de conquérir de nouveaux marchés. « Les vins d’Alsace s’apprécient déjà dans 134 pays dans le monde. Mais, face à une concurrence toujours plus acharnée, nous nous devons de mieux communiquer, de mieux valoriser nos produits, de promouvoir nos trésors. Nous devons expliquer les vins d’Alsace aux consommateurs. Nous sommes donc passés à l’offensive. N’oublions pas que l’Alsace réunit tous les terroirs du monde. Nous sommes la référence en vins blancs secs. Nos vins d’Alsace sont adaptés à toutes les cuisines. Et nos vins sont portés par des visages humains derrière chaque étiquette. Nous sommes champions de France de la vente au caveau. Nous sommes également les fers de lance de la viticulture biologique avec un vignoble qui est le plus écologique de l’hexagone. Sans oublier notre remarquable route des vins d’Alsace », plaide Gilles Neusch. Une impressionnante progression qualitative des vins d’Alsace qui peut se vérifier jusqu’au 5 août à la foire aux vins d’Alsace. « La foire s’est adaptée à son temps » Les autres interventions de cette matinée inaugurale ont permis à la présidente de Colmar Expo - et surtout présidente de la délégation de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Colmar et du Centre Alsace - de s’inquiéter de la suppression annoncée des ressources fiscales de cette chambre consulaire. Soit 400 millions d’euros (M€) de moins sur quatre années pour tout le réseau des CCI, dont 10 M€ rien que pour l’Alsace. Le maire de Colmar, Gilbert Meyer, a également évoqué la réforme territoriale, s’exprimant « pour une fusion des deux départements pure et simple, et sans condition ». Quant à Christophe Crupi, directeur des foires et salons de Colmar Expo, il a déclaré : « Après la 70e édition où nous avons dépassé le cap des 300 000 visiteurs, nous sommes de retour avec un grand objectif : faire encore mieux. La foire s’est adaptée à son temps en proposant régulièrement des nouveautés. Cette année, nous cherchons à valoriser encore davantage les vins d’Alsace en lien avec toutes les familles professionnelles du vignoble. Il y a des nouveautés, comme le petit marché agricole, et toujours des animations qui font la force de la manifestation. Sans oublier le festival avec ces 12 concerts ». Le mot de la fin est revenu au trio royal sortant, composé de la Reine des vins d’Alsace 2017-2018, Justine Schmitt, et de ses deux dauphines, Marie Grund et Clémence Bleger. Tout était en place pour couper le ruban de cette 71e édition. Désormais grande ouverte !












