Viticulture

Publié le 01/08/2018

Lors de la journée d’ouverture de la foire aux vins d’Alsace de Colmar, le comité des Reines des vins d’Alsace a organisé sa seconde soirée de gala. 180 personnes étaient présentes pour assister à l’annonce du nom de la reine 2018. Il s’agit de Margaux Jung. Ses deux dauphines sont Flore Ansel et Pauline Husson.

Après une première soirée réussie l’an passé, le comité des reines des vins d’Alsace, présidé par Claudia Renel, a renouvelé l’événement, toujours au cabaret colmarien, et toujours en ce début de foire aux vins. « Le concept avait séduit. Nous l’avons donc reconduit en améliorant l’organisation. Nous sommes heureux de constater que le public a répondu présent », se félicite Claudia Renel. Parmi les participants, on pouvait reconnaître le maire de Colmar, Gilbert Meyer, le président du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa), Didier Pettermann, et celui de l’Association des viticulteurs d’Alsace, Jérôme Bauer. Au cours de la soirée, les tables non réservées se sont bien remplies. « Nous voulions aller voir Indochine, mais c’est complet. Nous avons espéré jusqu’au dernier moment. Peine perdue. Du coup nous avons visité la foire. Et, par hasard, nous nous sommes arrêtés ici. Nous avons décidé de dîner tout en suivant la soirée. Elle a été très intéressante. Le spectacle m’a impressionné. Le concept de reine, je connaissais. Celle qui a été choisie semble connaître la viticulture. C’est apparemment l’objectif, si j’ai bien compris. C’est sympa. J’aime bien les vins d’Alsace. Avec mon épouse, nous dégustons du riesling avec le repas », témoigne Jean-Paul Fauviau qui, avec son épouse Suzanne, est de passage en Alsace pour quelques jours. Le couple habite à une dizaine de kilomètres de Nantes. La dernière de Jean-Marie Arrus La soirée est ouverte par la présidente de Colmar Expo, Christiane Roth. « Nous organisons une soirée avec le comité des reines des vins et le Civa depuis deux ans. Un trio a été désigné. Vous allez connaître la nouvelle reine et ses dauphines, assister à un superbe spectacle et passer une bonne soirée. La reine et ses dauphines sont partout dans le vignoble et ailleurs pendant une année. Je tiens à rendre hommage au trio sortant, qui a toujours été soudé pour la promotion des vins d’Alsace », souligne Christiane Roth. Un avis que partage Didier Pettermann : « Vous êtes toutes des ambassadrices des vins d’Alsace. Et c’est vrai depuis 1954. Nous en profitons pour saluer la première reine, Marguerite Binner-Bannwarth, qui est présente à cette soirée. Et pour rappeler que nos reines sont élues pour la qualité de leur présentation et leurs connaissances du vignoble et des vins d’Alsace ». Le comité des reines existe depuis sept ans. Il a été impulsé par les deux précédentes présidentes : Marie-Odile Goefft et Martine Guth. La soirée se poursuit avec le repas et le spectacle présenté par Jean-Marie Arrus. Un moment d’émotions pour ce dernier, qui officie à cette responsabilité pour la dernière fois. D’ailleurs, ce soir-là, comme pour toute la durée de la foire, il est secondé par celle qui va lui succéder : Marlyse Riegenstiehl. Comme chaque année, le spectacle est magnifique. Avec fierté et honneur Le moment tant attendu arrive. Avec émotion, le trio sortant va céder sa place. La reine 2017-2018, Justine Schmitt, et ses dauphines Marie Grund et Clémence Bléger sont invitées à venir sur scène. Elles rappellent leurs joies et les bons moments passés au cours de cette année très chargée. Le nouveau trio entre en scène. Didier Pettermann invite Marguerite Binner-Bannwarth à venir annoncer le nom de la nouvelle reine des vins d’Alsace. Il s’agit de Margaux Jung. Âgée de 24 ans, elle est originaire de Riquewihr. Sa candidature a été poussée par sa famille, et notamment son grand-père, Roger Pontius. Ce dernier, âgé de 88 ans, la rejoint sur scène pour une photo de famille. Le moment est très intense. Les deux dauphines sont Flore Ansel et Pauline Husson. La première est âgée de 21 ans et est originaire de Turckheim. La seconde est âgée de 27 ans et est originaire de la vallée d’Orbey. Quelques minutes après les traditionnels discours, les photos et autres témoignages d’affections de sa famille, Margaux Jung accepte de répondre à nos questions. Elle est issue d’une famille de viticulteurs : le domaine Jung Gustave et fils à Riquewihr. Elle termine un master en septembre et va poursuivre son cursus avec un Brevet professionnel responsable d’entreprise agricole (BPREA) spécialisé dans le vin à Rouffach. « À terme, mon objectif est de reprendre le domaine familial », précise la nouvelle Reine, très étonnée d’avoir été élue. « Tout a démarré par une simple candidature et une présentation vidéo. Quand j’ai été présélectionnée, j’ai rigolé et j’étais déjà très contente. Nous n’étions plus que sept. À l’entretien, je me suis dit que c’était fichu. Toutes les filles avaient bien préparé et moi, la veille de mon passage, je suis allée à Strasbourg assister à la finale de la coupe du monde de football. Paradoxalement, je suis arrivée à cet entretien sereine et tranquille. Quand, ensuite, j’ai été rappelée, j’étais surprise », raconte la nouvelle reine des vins d’Alsace. Lors de cette soirée, Margaux Jung n’imaginait toujours pas que ce serait elle qui serait choisie. « Je compte exercer cette responsabilité avec fierté et honneur. Et je vais le faire avec mes dauphines, Flore et Pauline. Comme le trio précédent, nous allons représenter ensemble les vins d’Alsace, les professionnels, la région. Nous connaissons toutes les trois le vignoble, le métier, les vins. Ça va être une année géniale », conclut Margaux Jung.

Événements DiVines & Vous 2018

La magie des DiVines enchante

Publié le 31/07/2018

Pour l’été œnoculturel 2018, les DiVines d’Alsace ont proposé sept soirées « La magie du vin » : une dégustation en compagnie d’un magicien. Succès assuré…

Elles sont vigneronnes, chercheuses, sommelières, œnologues… Ce sont les DiVines d’Alsace, cette association qui œuvre avec sa touche féminine dans l’événementiel autour du vin d’Alsace. Et qui réussit tout ce qu’elle entreprend grâce à cette fraîcheur féminine permettant d’aborder les vins d’Alsace avec délicatesse et sous un regard nouveau. Parmi les événements proposés par l’association, le désormais traditionnel et attendu rendez-vous estival DiVines & Vous, intitulé cette année « La magie du Vin ». Les DiVines ont proposé sept rendez-vous semi-nocturnes dans sept domaines viticoles du vignoble : des soirées animées par le magicien mentaliste Tibo Fino et décorées par Caroline Fischer. De table en table, le magicien proposait des tours, entrecoupés de dégustations mets et vins imaginées par les DiVines, et une présentation de chaque vin. Parmi ces rendez-vous, le 18 juillet, c’était au tour du domaine de Céline et Yvan Zeyssolff à Gertwiller d’accueillir les convives, une soixantaine au total, qui se sont prêtés avec délectation, et souvent stupeur, aux tours de passe-passe extraordinaires du magicien. Dans le cadre exceptionnel de ce domaine, croqué par le dessinateur Laurent Bessot, Céline Zeyssolff présentait ses vins, accompagnée de Marion Borès, vigneronne à Reichsfeld, et de Mathilde Beck-Hartweg, vigneronne à Dambach-la-Ville. Les trois DiVines avaient cuisiné elles-mêmes la plupart des mets accompagnant les vins. Une réalité bien agréable après des illusions tout aussi agréables.

Dispositif RSA Vendangeurs Cueilleurs

Un dispositif « gagnant-gagnant »

Publié le 30/07/2018

Depuis début juillet, les bénéficiaires du RSA du Haut-Rhin peuvent cumuler la totalité de leur allocation avec un contrat de vendangeur ou de cueilleur. Un dispositif expérimental qui offre la possibilité de « remettre le pied à l’étrier de l’emploi » et qui répond aux besoins de main-d’œuvre des viticulteurs et des agriculteurs.

Désireux de favoriser le retour à l’emploi des plus démunis, le Conseil départemental du Haut-Rhin (CD 68) a pris, début juillet, une mesure exceptionnelle et expérimentale qui permet aux bénéficiaires du RSA de cumuler la totalité de leur allocation avec un emploi rémunéré de vendangeur ou de cueilleur de fruit. « L’idée est de lever les freins financiers et administratifs habituels pour que, d’un côté, ces personnes puissent remettre le pied à l’étrier de l’emploi, et que, de l’autre côté, les viticulteurs et agriculteurs disposent d’une main-d’œuvre de plus en plus difficile à trouver pour ces travaux saisonniers. Nous ne pouvons pas changer le mode de calcul du RSA, qui est décidé au niveau de l’État, mais nous agissons de façon pragmatique, en toute légalité », explique la présidente du CD 68, Brigitte Klinkert. Cette disposition a pu voir le jour grâce à un partenariat étroit avec la Caisse d’allocations familiales (Caf), Pôle Emploi, la Mutualité sociale agricole (MSA) et l’Association des viticulteurs d’Alsace (Ava). Ces trois derniers organismes collaborent déjà depuis 24 ans autour de la Cellule Alsace Vendanges, qui collecte les offres des viticulteurs et les met à disposition des demandeurs, quels qu’ils soient. Malgré cela, les professionnels déplorent toujours la difficulté à trouver de la main-d’œuvre pour ces travaux qui ne durent qu’une petite centaine d’heures réparties sur trois ou quatre semaines. « Depuis la fin des années 1990, la philosophie a changé. Avant, les gens venaient majoritairement faire les vendanges par plaisir. Aujourd’hui, c’est davantage le salaire qui intéresse », témoigne Julien Gsell, viticulteur à Orschwihr. Avec ce nouveau dispositif, applicable dès les prochaines vendanges, ils garderont la totalité de leurs droits RSA. Celui-ci ne peut néanmoins pas être généralisé à l’ensemble des professions, rappelle Brigitte Klinkert. « Il reste expérimental. On ne peut que le faire sur une durée donnée et avec un objectif précis. Les contrats courts proposés pour les vendanges ou la cueillette s’y prêtent bien. » L’idée est également d’attirer une main-d’œuvre locale, plus à même de répondre aux conditions particulières des vendanges. « Le travail est morcelé sur plusieurs semaines. Si on fait venir du personnel d’ailleurs, il y a le problème de l’hébergement qui rentre en ligne de compte. Avec une main-d’œuvre locale, on a plus de souplesse », ajoute le vice-président de l’Ava, Jean-Luc Galliath, qui précise aussi que « les vendanges restent un excellent moyen pour recruter des salariés pour les travaux qui ont lieu plus tard dans la saison. » Afin de trouver la ou les perle (s) rare (s), Pôle Emploi a créé un site internet qui facilite la mise en relation entre l’employeur et le candidat. Baptisée « Maintenant », cette plateforme ne demande pas de CV, et n’intègre aucun intermédiaire. En quelques clics à peine, chaque parti peut aboutir à un accord… « gagnant-gagnant », évidemment.

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