Viticulture

Eurl Hertzog à Pfaffenheim

Un nouveau groupe d’embouteillage mobile

Publié le 29/07/2018

Afin de répondre au mieux aux nouvelles demandes dans le domaine viticole, l’entreprise Hertzog à Pfaffenheim développe depuis plusieurs années l’embouteillage à façon dans les locaux des viticulteurs et autres professionnels du secteur. La foire aux vins d’Alsace de Colmar lui permet d’exposer un nouveau groupe d’embouteillage mobile sur le stand de Costral, au parc agricole.

Depuis 1987, Véronique Hertzog est la gérante de cette entreprise située dans la zone artisanale de Pfaffenheim et spécialisée dans l’embouteillage. Elle possède trois groupes de filtration, deux capsuleuses à vis avec une cadence de 3 000 à 6 000 cols/heure, une déboucheuse pneumatique d’une cadence de 2 500 cols/h et quatre groupes de tirage possédant chacun leur propre palette de filtration (kieselguhr, plaques, membrane). Elle vient de se doter d’une nouvelle chaîne d’embouteillage mobile par le biais de son fabricant, Costral. « C’est actuellement le seul groupe d’embouteillage qui propose le bouchage verre avec une automatisation de la distribution ainsi qu’un inertage du dégarni à l’azote. Nous l’amenons chez nos clients sur un chantier mobile. » Du « sur-mesure » « Nous proposons un service « sur-mesure » en fonction de l’espace disponible chez le client. Le calage du chantier mobile se fait via trois vérins qui permettent de l’adapter à la morphologie du terrain. La grande nouveauté de ce groupe d’embouteillage, est l’absence de pompe. Tout coule par gravité au niveau des baies. Il y a moins d’oxygénation. Cela préserve le taux de CO2 des vins », explique Véronique Hertzog. L’entreprise est actuellement la seule à posséder cette palette complète. « Nous pouvons intervenir chez tous les viticulteurs et pour toutes les entreprises du vignoble sur tous les formats, de 37,5 cl jusqu’au Magnum de 150 cl, sans changer de machine. C’est appréciable. Le monde viti-vinicole est en pleine mutation. Il faut donc s’adapter aux demandes des professionnels et proposer des techniques personnalisées. Cette nouvelle chaîne d’embouteillage répond parfaitement à cet état d’esprit », ajoute Sébastien Marzolf, l’un des six techniciens de l’entreprise Hertzog. En plus de toutes ces caractéristiques, ce nouveau groupe d’embouteillage présente d’autres avantages. Il est ainsi possible de faire de la capsule à vis mais aussi du bouchage verre qui n’existe que depuis quelques années en Alsace. « Nous sommes spécialisés sur le Vinolok qui correspond au marché local », précise Sébastien Marzolf. Lors de la foire aux vins, l’entreprise exposera ce nouveau groupe d’embouteillage sur le stand de Costral au parc agricole. L’occasion de communiquer sur ce matériel, de répondre aux questions et de présenter ses spécificités. L’Eurl propose également d’autres prestations comme la clarification des vins où elle intervient après fermentation ou lors des arrêts de fermentation et le débouchage effectué grâce à un système innovant d’une aiguille qui rentre dans le bouchon avec de l’air comprimé et permet de traiter de 2 500 à 3 000 bouteilles par heure.

Stand commun Chambre d'agriculture Alsace, Groupama Grand Est, Mutualité sociale agricole d’Alsace, l’Est Agricole et Viticole et Paysan du Haut-Rhin.

De nombreuses animations sur fond de convivialité

Publié le 28/07/2018

Au cœur du Parc agricole de la foire aux vins, le stand commun des organisations professionnelles agricoles vous accueille. Il rassemble cette année la Chambre d'agriculture Alsace, Groupama Grand Est, l’Est Agricole et Viticole, le Paysan du Haut-Rhin et la Mutualité sociale agricole d’Alsace.

Les différents partenaires sont ravis de se retrouver, au cœur du parc agricole, entourés des différents concessionnaires agricoles. « Nous avons beaucoup travaillé pour réaliser un stand encore plus accueillant et convivial. C’est important d’être présent aux côtés de nos annonceurs, les acteurs économiques du monde agricole et viticole. La mutualité sociale agricole d’Alsace nous rejoint et s’inscrit dans cette dynamique. Cette démarche est cohérente. La MSA est une entité qui nous ressemble par ses expertises dans le domaine agricole et viticole, mais également celui de la jeunesse et de la santé. Avec nos partenaires historiques que sont la Chambre d'agriculture Alsace et Groupama Grand Est, nous allons proposer un stand festif et sympa », explique Libertad Galli, chef du service commercial au Paysan du Haut-Rhin et à l’Est Agricole et Viticole. Une ambiance positive qui se traduit par la présence d’un baby-foot à huit pour se défouler et fêter comme il se doit la deuxième étoile de l’équipe de France. Pour les enfants, un programme sur-mesure est proposé pour « bien manger, bien bouger ». À commencer par le concours de dessins qui fête cette année son 20e anniversaire. Chaque participant va recevoir un lot « dynamique » et les plus créatifs gagneront des vélos. Place au cirque Bonne humeur obligatoire avec une initiation aux arts du cirque et notamment au jonglage : « Une animation sera proposée tous les jours en partenariat avec la fédération des MJC d’Alsace. Un jongleur animateur sera présent avec son matériel et proposera différentes techniques », indique Libertad Galli. Des dégustations sont prévues chaque soir de 16 h à 19 h, avec des produits médaillés au concours général agricole. L’interprofession des fruits et légumes proposera des smoothies à base de fruits et légumes de la région le jeudi 2 août et des dégustations de tomates le vendredi 3 août. La décoration sera réalisée en partenariat avec la société « Esprit Bambou », de Mommenheim, qui propose du bambou local. Le samedi 28 juillet, une animation spéciale autour de la betterave et du sucre sera organisée. Autre nouveauté, en partenariat avec la foire et de nombreux autres stands, un marché paysan se tiendra les deux samedis (27 juillet et 4 août), pour découvrir des produits locaux et donner un petit air champêtre et convivial, si besoin en était, au parc agricole. La foire tient aussi à ses rituels et notamment le mercredi, le parc agricole fait sa foire avec de multiples animations sur les stands des exposants et le lâcher de ballons à 17 h. Nouveau partenaire 2018, la mutualité sociale agricole d’Alsace compte, par sa présence sur le stand, communiquer avec les agriculteurs, viticulteurs et l’ensemble du public. « Nous aurions pu tenir un stand seul. Mais, pour une structure mutualiste comme la nôtre, ça a du sens d’avoir des partenaires et de partager nos compétences. Les gens qui s’arrêtent pour obtenir des renseignements auprès de la Chambre d'agriculture, de Groupama, du PHR ou de l’Est Agricole peuvent par ricochet venir poser une question à la MSA. Nous sommes complémentaires », estime le président de la MSA d’Alsace David Herrscher.

Déphy Tour 2018. Étape à Rouffach

Objectif : mieux traiter

Publié le 28/07/2018

Environ 200 viticulteurs ont participé au Déphy Tour 2018 qui faisait étape sur l’exploitation viticole du lycée de Rouffach. Au menu : drones, cuivre, panneaux récupérateurs, diffusion des matières actives dans l’air, et les témoignages de Florian Beck-Hartweg, vigneron bio, et de Christine Klein, responsable de l’exploitation viticole du lycée de Rouffach.

Organisé conjointement ou même simultanément dans tout le Grand Est dans différentes filières, le Déphy Tour se tenait le 19 juillet à Rouffach, où de nombreux vignerons sont venus écouter les intervenants. C’est dans le cadre du plan national Écophyto, publié en 2015, qu’a été mis en place le réseau de fermes Déphy, devant servir de référence technique pour engager la révolution technique qui vise à réduire de 25 % d'ici 2020 et de 50 % d'ici 2025 les épandages de produits phytosanitaires. Une équation délicate pour la filière viticole alsacienne, qui cherche parallèlement par tous les moyens à réduire ses coûts de production, dans un contexte économique tendu… Réduire l’IFT et donc la dose épandue Constitué en 2012, ce réseau comprend, s’agissant de la viticulture alsacienne, deux exploitations : celle du lycée viticole et celle de Florian et Mathilde Beck-Hartweg. Concrètement, elles sont le lieu de démonstrations, d’expérimentations, et servent de référence à l’élaboration de systèmes économes en intrants. Dans l’ensemble des filières, à l’échelle du Grand Est, et entre 2010 et 2015, l’indice de fréquence des traitements (IFT) a baissé de 12 % pour les grandes cultures, de 30 % pour les cultures légumières en plein champ, de 6 % en arboriculture et de 17 % en viticulture. Rappelons que l’IFT se calcule à partir du rapport entre la dose réellement appliquée et la dose de référence, elle-même définie à partir de la dose homologuée. Pour diminuer l’IFT, et donc pour être plus économe en produits phytosanitaires, il faut donc diminuer la dose épandue dans l’environnement. Comment ? Des panneaux efficaces mais encombrants L’Écospray de Lipco, un pulvérisateur à panneaux récupérateurs, était présenté par les établissements Niess. L’Écospray revendique 40 % d’économie de produit phytosanitaire grâce à son système de récupération et de recyclage des bouillies. De 20 à 70 % en réalité sur l’ensemble de la campagne en fonction de la densité de feuillage. Relativement encombrant, ce pulvérisateur dispose en outre de réglages hydrauliques sur la flèche. Le double essieu et les rampes/panneaux de pulvérisation lui permettant de rester parfaitement centré sur le rang de vigne. La démonstration a fait état d’un confinement parfait de l’application, sans aucune dérive. Quali’Drop Une autre solution, plus accessible pour réduire l’IFT, consiste à bien régler les pulvérisateurs, de manière à ce qu’un maximum de produit atteigne sa cible. C’était l’objet de l’atelier consacré à Quali’Drop de Syngenta, un banc d’essai d’évaluation de la bonne répartition de la pulvérisation. Le panneau cible permet de visualiser la bonne qualité du « mouchetage » révélant les impacts de gouttelettes et leur bonne répartition sur l’ensemble du plan de palissage de haut en bas. Et donc de régler en conséquence les buses et leur orientation pour éviter la dérive au-dessus du palissage et les pertes au sol. Drones : des avancées techniques à attendre Une autre voie d’avenir pour réduire le recours aux intrants réside dans la viticulture de précision afin de ne traiter que les zones touchées par les maladies ou les ravageurs. Au stand consacré aux drones, Arnaud Sohler, fondateur de la société AéroVision, présentait plusieurs engins équipés de caméras. L’état de la technologie des caméras dites multispectrales permet d’apprécier la vigueur, les stress hydriques, les pieds manquants et l’état de maturation pour les cépages rouges. Dans un avenir proche, on peut espérer qu’elles renseignent également sur les attaques fongiques. De manière à pouvoir ensuite cibler les traitements par drone sur la zone géoréférencée : c’était l’objet de l’autre démonstration proposée par Frédéric Billard, de la société Europulvé, spécialisée dans le contrôle des pulvérisateurs, et qui s’intéresse désormais aux drones de traitement. L’originalité de l’aéronef DroneVolt, présenté ce jour-là, réside dans le mode de traitement, avec une cuve à produits sous pression, donc sans pompe embarquée. Les premières applications concernent le maïs, avec la dispersion de capsules de trichogrammes pour lutter biologiquement contre la pyrale. Nous reviendrons ultérieurement sur le bilan de l’observation des flux de cuivre dans l’environnement à partir d’un dispositif mis en place sur une parcelle de l’exploitation du lycée, sur un exposé de Sylvain Payraudeau, de l’Engees, et sur le point proposé par Alfred Klinghammer sur les pollutions diffuses de produits phytosanitaires dans l’air, les mesures de surveillance et les prescriptions à venir sur ce dossier.

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