Viticulture

SAS Charles Sparr à Sigolsheim

Portes ouvertes sur un savoir-faire

Publié le 13/07/2018

La SAS Charles Sparr, située à Sigolsheim, organisait les 30 juin et 1er juillet des journées portes ouvertes. L’occasion de communiquer sur la méthode de travail de l’entreprise, de faire visiter les installations et de découvrir les nouveautés parmi lesquelles le nouveau vendangeoir.

La famille Sparr poursuit son développement en axant sa politique économique sur la production biologique grâce à un matériel de travail performant. Dès cette récolte 2018, les raisins arriveront au nouveau vendangeoir entre quatre et six heures après la récolte. Ils seront alors confiés aux pressoirs, lors d’un chargement « tout en douceur », sans vis, sans pompe, pour respecter scrupuleusement le fractionnement qualitatif des jus. Le pressurage, lent et doux, permettra l’extraction des jus de cuvées, qui s’écouleront par gravité vers la nouvelle cuverie high-tech, entièrement sous contrôle informatique, tout au long de la phase fermentaire et d’élevage. Cet équipement nécessite actuellement les dernières mises au point avant son utilisation. Il rentre dans le cadre de la philosophie familiale, en place depuis 1634, et d'une passion pour des cuvées authentiques qui forgent la typicité et l’expression des vins du domaine. La volonté est de poursuivre ce développement par la culture raisonnée, et de contribuer à la mise en vente de vins d’Alsace exigés par les marchés d’aujourd’hui, tant en France, qu’à l’export. L’entreprise de négoce de vin a investi dans pas moins de 2 500 m2 de surface technique, comprenant ce vendangeoir. Ce qui permettra à l’entreprise de recevoir 100 hectares de production et de commercialiser 1,2 à 1,5 million de bouteilles. Des travaux de plus de 4 millions d’euros. Pendant deux journées, les viticulteurs qui font confiance à l’entreprise ont pu visiter les lieux, recevoir des informations sur sa philosophie de travail, tout en prenant connaissance de la chaîne de production, qui va être baptisée dans quelques semaines, avec les vendanges.

Place de l’Ancienne Douane à Colmar

La jeunesse prête à prendre la relève

Publié le 13/07/2018

L’inauguration de la 43e mini-foire aux vins, où cinq domaines viticoles colmariens vont se relayer jusqu’au 25 août, s’est déroulée vendredi dernier, sous le porche du Koïfhus, symbole du rayonnement des vins d’Alsace depuis le Moyen-Âge.

De nombreuses personnalités ont assisté à ce rendez-vous qui chaque année précède la grande foire aux vins d’Alsace. La reine des vins d’Alsace, Justine Schmitt, a eu l’honneur d’ouvrir cette 43e édition. L’ambiance était particulière, suite à la qualification de l’équipe de France en demi-finale de la Coupe du monde de football. André Ducros, président du syndicat viticole, a fait le parallèle entre l’équipe nationale de football, où la jeunesse s’approprie la gloire des aînés et réussit le changement, et les jeunes qui forment la relève et l’avenir de la viticulture colmarienne. « Nos parents ont voulu cette manifestation, notre génération l’a pérennisée, a-t-il rappelé. Nul doute que nos enfants vont lui insuffler un nouveau dynamisme qui perdurera jusqu’à ce que les générations futures s’en emparent à leur tour. Ils contribueront ainsi à faire vivre l’esprit et la tradition de notre corporation qui a forgé l’image et l’identité de la ville de Colmar à travers les siècles. La viticulture est éternelle, l’homme non. Le progrès, les évolutions sont l’œuvre de cette jeunesse qui bouscule les codes et assume brillamment la relève. Croire que l’on est indispensable, s’accrocher à des miettes de pouvoir pour avoir l’impression d’exister est l’apanage des gens qui n’existent déjà plus. » En présentant le jeune vigneron Cyril Marschall, nouveau vice-président du syndicat viticole de Colmar-Houssen, André Ducros a exprimé sa satisfaction du devoir accompli, la jeunesse étant prête à relever les défis et reprendre le flambeau. « Cet instant dans le calendrier de la ville est une étape importante pour les vignerons de Colmar et environs, a insisté Gilbert Meyer, maire de Colmar. À travers votre travail familial, vous rayonnez dans le monde entier. » La présidente du Conseil départemental, Brigitte Klinkert, a mis l’assistance au parfum, en citant Christian Dior : « Un petit verre de vin d’Alsace, c’est comme une robe légère, une fleur du printemps, c’est le rayon de soleil qui égaye une vie ». Pour conclure, le député Éric Straumann a rappelé quant à lui une phrase de Jacques Cattin, absent : « Si l’eau sépare les continents, le vin rapproche les populations ».

Publié le 13/07/2018

La situation sanitaire concernant les vers de grappe est plutôt satisfaisante cette année. Une bonne nouvelle pour le vignoble.

Certaines cultures ont leur foreuse, d’autres ont leur mineuse. La vigne, elle, a ses tordeuses, la cochylis et l’eudémis, des papillons dont l’œuf est discret mais reconnaissable sur la baie de raisin comme une petite lentille translucide de moins de 1 mm de diamètre qui devient orangée en vieillissant. Petit à petit, l’embryon de la larve, caractéristique avec sa tête noire pour la cochylis, apparaît. Et c’est la future larve qui, après hivernation, va agglomérer des boutons floraux. Les papillons s’envolent et déposent les fameux œufs sur les baies. En 20 à 25 jours, cela va donner la larve. Donc on se résume : un premier vol de papillon en mai-juin, ponte sur les baies, 8 à 15 jours d’incubation, 20 à 25 jours de développement larvaire et un vol de deuxième génération, et éventuellement une troisième génération de vol pour l’eudémis… Les services techniques ont ainsi plusieurs moyens d’apprécier le niveau de pression en tordeuses : le comptage des glomérules fin mai, le piégeage des vols de deuxième génération fin juin, le comptage des œufs sur baies et/ou les perforations des baies. Le réseau d’observation en Alsace compte 56 parcelles en 2018. Fin mai, le Bulletin de santé du végétal® (BSV) faisait état de très peu de comptages de glomérules. Au 25 juin, les vols étaient toujours « timides » sur la seconde génération, « voire toujours inexistants ». Et la tournée d’observation des pontes permettait de conclure que la pression était « encore faible ». Enfin, le BSV® du 6 juillet confirme le faible niveau de pression, un faible niveau d’attaque.

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