Syndicat viticole, ville de Ribeauvillé, Chambre d’agriculture et Carola
Un projet collectif en faveur de la biodiversité
Syndicat viticole, ville de Ribeauvillé, Chambre d’agriculture et Carola
Publié le 02/11/2017
Le syndicat viticole, la ville de Ribeauvillé, la Chambre d’agriculture et les sources Carola conduisent avec les viticulteurs de Ribeauvillé un vaste projet agroenvironnemental pour redéployer la biodiversité dans et aux abords du ban viticole.
Nichoirs, potences à rapaces, semis de couverts mellifères de plantes autochtones, hôtels à insectes pollinisateurs, réaménagement des murets et des lisières : c’est un vaste projet en faveur de la biodiversité qui est actuellement conduit sur le ban viticole de Ribeauvillé. Et pour ce faire, l’ensemble des groupes constitués et institutionnels s’associent : le syndicat viticole local, les sources Carola, la ville de Ribeauvillé et la Chambre d’agriculture d’Alsace (CAA). « Nous avons choisi de mener à bien ce projet à Ribeauvillé car le groupe de viticulteurs y est très dynamique notamment avec la pose des capsules de confusion sexuelle », explique Frédéric Schwaerzler, technicien conseil à la CAA. Fait notoire, les décisions d’aménagement ont été définies conjointement avec les naturalistes de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et Bufo pour les mammifères, batraciens, reptiles, qui ont d’abord effectué un état des lieux. La présence du hibou grand-duc a notamment été identifiée. Les abords des parcelles seront aménagés de divers nichoirs, potences à rapaces, posés avec naturalistes. Le projet intègre également des moyens donnés aux viticulteurs pour restaurer et entretenir les murs en pierre sèche du vignoble. Une formation assurée par le Parc des ballons sera proposée aux exploitants et salariés. Des lisières de forêt réaménagées Un sujet concerne aussi les lisières de forêts qui sont toujours des lieux de forte biodiversité, par exemple pour les oiseaux cavernicoles. Entre la vigne et la forêt, une bande de 50 mètres sur la zone de l’Altenholtz, va consister à ouvrir le paysage, tout en laissant les arbres remarquables et en replantant des essences locales. Enfin, les sources Carola, qui envisagent de nouveaux captages, ont conduit une étude sur les abeilles, leur mortalité en lien avec la pression insecticide, le varroa mais également le bol alimentaire qui se fait rare à l’automne. D’où l’intérêt pour les viticulteurs et les apiculteurs de réintroduire des mélanges mellifères de plantes autochtones. Il a été fait appel à la maison de semences Nungesser à Erstein, qui depuis deux ans conduit un projet de ce type de semences, notamment avec le conservatoire des sites alsaciens et dans le cadre du projet Repère à Westhalten. « Le financement des semences est assuré aux trois quarts par la ville, Carola et le syndicat viticole », indique Frédéric Schwaerzler. Pour l’heure, cette facette du projet engage 16 viticulteurs. « L’idée est d’étendre ces semis à l’impluvium, mais le comportement des mélanges sera avant étudié, avec un suivi agronomique assuré par Chantal Rabolin et Christian Bockstaller de l’Inra ».












