Vie professionnelle

Les 29 et 30 août à Dietwiller

Concours de labour et fête de l'agriculture

Publié le 27/08/2015

La 62e finale départementale et régionale de labour a lieu ce week-end à Dietwiller. Cette fête de l'agriculture est organisée par les Jeunes Agriculteurs du canton de Sierentz-Huningue. Interview de Patrick Meyer, président des JA du canton et agriculteur à Rixheim.

EAV/PHR : Pouvez-nous nous présenter cette fête de l'agriculture ? Patrick Meyer : « La 62e finale départementale et régionale de labour a lieu à Dietwiller sur un champ de 50 ha. Malgré les années, le challenge reste fort. 16 candidats s'affronteront pour la finale départementale. Cette finale et la fête de l'agriculture qui l'accompagne sont organisées par les Jeunes Agriculteurs du canton de Sierezntz-Huningue. Les 45 adhérents sont mis à contribution depuis l'an dernier pour réunir les autorisations administratives et depuis lundi, nous mettons en place toutes les animations afin d'être fin prêts samedi à 10 h. Au total, ce sont près de 80 personnes contribueront à la bonne organisation de ce week-end. » EAV/PHR : Quelles sont les nouveautés de cette édition 2015 ? PM : « Nous avons décidé de créer un labyrinthe dans 1 ha de maïs. Le but est de représenter cette filière importante en Alsace et cependant critiquée. Le public pourra y découvrir les enjeux de cette culture : le nombre d'emplois, le chiffre d'affaires, les actions que nous menons… » EAV/PHR : De quelle autre manière est-il possible de sensibiliser les visiteurs à la cause agricole ? PM : « Compte tenu de l'actualité, il nous paraissait important d'inciter le consommateur à acheter local, ou au moins français. Le repas (échine, frites, salade et yaourt) est issu des fermes du canton et des alentours. Les grillades sont fournies par Terre d'Elsass et les saucisses transformées par la charcuterie de la Thur, les frites sont élaborées par la ferme Pflieger à Spechbach-le-Haut, la salade provient de l'EARL Meyer et fils et le yaourt de la ferme de la petite prairie à Ranspach ». EAV/PHR : Les animations classiques sont-elles maintenues ? PM : « Tout à fait. Le tri de bétail se tiendra samedi et dimanche entre 11 h et 12 h. Pour les plus jeunes sont prévus, une structure gonflable, des tours de poney, une mini-ferme. Le marché paysan sera bien fourni, notamment le dimanche. Les professionnels et passionnés découvriront l'exposition de tracteurs et matériels anciens et une démonstration de matériel du travail du sol par JF Agri. »

Publié le 07/08/2015

Marie-Odile Goefft est missionnée par l’Ava pour défendre les vignerons victimes de l’affaire Albrecht. Pour l’heure, elle collecte les éléments de preuve et les transmet au Parquet à Colmar.

EAV/PHR : Où en est la procédure ? Jérôme Bauer : « L’enquête est ouverte depuis l’automne 2012. L'Ava a dressé un portrait plus global de l’affaire, et porté plainte au pénal en novembre 2012 pour banqueroute, non dépôt des comptes, infraction en matière de chèque, escroquerie et toute infraction qui pourra être relevée dans le cadre de l'enquête ». Marie Odile Goefft : « L'Ava dispose d’un accusé de réception de plainte. Un dossier est ouvert auprès du tribunal de Colmar avec un numéro de procédure. C’est le fonctionnement habituel de la justice. Ce qui signifie que des gendarmes ou des policiers font des investigations. Pour l’heure, nous n’avons pas accès au dossier tant que l’enquête n’est pas menée à son terme. L’enquête déterminera si l’affaire relève ou non d’une qualification pénale. La plainte de l’Ava a interrompu la prescription ». EAV/PHR : Des vignerons ont cependant le sentiment que rien ne se passe… Marie Odile Goefft : « En fait, l’enquête est à un stade où la gendarmerie fait son travail de recherche, un travail de fourmi, de collecte de l’information. Pour le moment, tout cela est dans les services de gendarmerie ou de police concernés. Une enquête peut déboucher sur un placement en garde à vue, sur une instruction ou un classement sans suite. Lorsque les faits sont complexes et nécessitent des investigations complémentaires, la phase d’enquête prend du temps. D’autant que le dossier Albrecht est inhabituel, c’est un dossier tentaculaire. Ensuite, dans l'hypothèse où l'enquête mettrait en évidence de possibles infractions, cette information sera traitée soit par une juridiction de jugement, soit par un juge d’instruction si des investigations complémentaires sont nécessaires. Je ne verrai les éléments de l’enquête que lorsque celle-ci sera terminée. Elle reviendra alors au Parquet, et l’on pourra consulter les actes ». EAV/PHR : Que faire dans l’immédiat pour accélérer le cours de la justice ? Jérôme Bauer : « L’Ava joue un rôle pivot entre la profession viticole et le monde judiciaire. Les gens peuvent s’adresser directement à la justice, mais l'Ava propose de centraliser pour qu’il n’y ait pas de problème de procédure et de faire les choses comme il faut et dans les formes. Chaque personne qui le souhaite peut remonter des informations à l’Ava, sur tout ce qui leur a semblé anormal. Ce qui suppose que chacun doit prendre sa plume. On ne demande que ça. En réalité, dès qu’on demande des éléments tangibles, peu de personnes acceptent de remonter l’information. Les informations qui sont transmises à l'Ava sont remontées à la justice, par le biais de notre avocat, pour que les enquêteurs puissent s'en servir et que ce soit joint au dossier. L'Ava travaille à remonter les informations. J’ajoute que nous avons une obligation de confidentialité, par le secret de la procédure pénale et collective ». EAV/PHR : Étant donné l’importance du préjudice à l’échelle de la filière, impliquant peut-être des opérateurs finaux, on peut comprendre que des vignerons hésitent à passer par l’Association des viticulteurs… Jérôme Bauer : « Que des vignerons agissent directement auprès du tribunal, je le comprends, mais je condamne l’instrumentalisation politique qui peut être faite de ce dossier. La question n’est pas de s’opposer les uns les autres. Je suis le président de tous les vignerons. Je ne veux pas de politisation. Si un jour l’enquête devait démontrer une responsabilité quelconque d’un membre de la production, je serai le premier à soutenir les victimes contre ce responsable. Et ce, quelle que soit l’entreprise concernée ».  

Action des éleveurs à Altkirch

Au rond-point de la mobilisation 

Publié le 30/07/2015

Une centaine d'éleveurs s'est retrouvée mercredi 22 juillet sur le rond-point du centre commercial E. Leclerc à Altkirch. Une forte mobilisation qui montre à quel point la profession est inquiète et en colère. Et les annonces nationales ne semblaient pas convaincre les manifestants…

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