Cultures

10e Trophée des fruits et légumes d'Alsace

L'innovation au bout de la langue

Publié le 01/04/2016

Pour sa dixième édition, le Trophée des fruits et légumes d'Alsace investit le Marché couvert de Colmar. Rendez-vous samedi, dès 9h30, pour découvrir les huit créations « originales » des étudiants des licences agronomie et marketing de l'Université de Haute-Alsace.

Un zeste de créativité dans un lieu « chargé d'histoire ». Samedi, le Trophée des Fruits et Légumes d'Alsace fêtera sa dixième édition au cœur du marché couvert de Colmar. « À l’époque, c'est ici que les maraîchers de la ville et des alentours acheminaient leurs produits pour les vendre », explique Yannick Wir, animateur au sein de l'Interprofession des Fruits et Légumes d'Alsace (Ifla). Converti en parking pendant plusieurs décennies, le marché couvert de Colmar, bâti en 1865, a été restauré en 2010 en redevenant un lieu incontournable du commerce de proximité. Samedi, il mettra en avant, pour la première fois, la créativité et l'innovation des étudiants de licence de la faculté de marketing et d'agroscience de Colmar qui, depuis le début de l'année scolaire, sont mobilisés autour de ce trophée. « Dès le mois de septembre, nous avons organisé un séminaire de deux jours permettant aux étudiants d'imaginer le produit qu'il allait devoir créer pour le trophée », souligne Sibylle Farine, la responsable de la licence Agronomie à l'Université de Haute-Alsace (UHA). Au total, ce sont 80 étudiants, répartis en huit équipes, qui vont « s'affronter » lors de cette dixième édition. « Valoriser » la consommation des fruits et légumes Une créativité qui comporte néanmoins quelques limites au vu du cahier des charges à respecter. Le produit présenté lors du trophée doit en effet : contenir des fruits et légumes issus d'exploitations alsaciennes, se caractériser par ses qualités organoléptiques ou nutritionnelles, être destiné à la consommation humaine, avoir une vocation grand public, pouvoir être mis sur le marché, être innovant dans l'un ou dans plusieurs de ses éléments (concept, technologie, formulation, emballage, packaging…), être conforme aux réglementations en vigueur, être pertinent commercialement, faire preuve d'une cohérence globale, et être original. Sur ce dernier point, on ne peut pas dire que les étudiants de l'UHA manquent d'idées comme le rappelle Yannick Wir. « Les premiers vainqueurs avaient créé des nems à la choucroute, une manière bien différente de consommer un produit emblématique en Alsace. Cela montre aussi que la production a besoin de la transformation pour vendre tous ses produits. Et cela passe forcément par l'innovation. » Une manière comme une autre de « valoriser » la consommation des fruits et légumes estime de son côté Sibylle Farine. Qu'ils soient d'Alsace bien évidemment mais aussi d'ailleurs. « Cette année, nous avons ouvert un peu plus la porte de la créativité. Nous avons des étudiants étrangers qui ont amené leur culture, mais aussi les produits qui vont avec », poursuit-elle. Dans les huit produits présentés samedi, on retrouvera ainsi du citron vert au côté de fruits rouges et de quetsches, des bonbons aromatisés à la quetsche/mirabelle, au kiwi ou au citron, ou une infusion qui reprend les saveurs de l'amer bière, mais sans alcool. Des accords, pour certains détonants, qui devront séduire les quatre groupes de jurés présents samedi : celui des professionnels composé de représentants de l'industrie agroalimentaire, de la distribution, de l'agriculture, de l'Éducation nationale et de partenaires de l'opération : celui composé uniquement de membres de l'Ifla ; celui des anciens étudiants de l'UHA ; et celui, bien plus vaste, composé du public. Marché couvert oblige, ce dernier devrait être bien plus présent qu'au cours des dernières éditions qui avaient lieu au Cref de Colmar. « Tout le monde pourra goûter les créations des étudiants. Par contre, il est indispensable que chacun laisse un vote… », ajoute le directeur de la faculté de marketing et d'agrosciences, Laurent Grimal.

Betteraves sucrières

Les semis s'achèvent

Publié le 31/03/2016

Les semis de betteraves ont démarré le 18 mars et s'achèvent en cette fin de semaine sur une surface en hausse de 6 %, pour atteindre 6 700 hectares de betteraves sucrières.

Les semoirs à betteraves ont commencé à sillonner la plaine d'Alsace le 18 mars. Un chantier qui a rapidement progressé, à la faveur de préparations du lit de semences qui ont pu être effectuées dans de bonnes conditions. La majorité des semis a donc été effectuée en une petite dizaine de jours. Mardi 29 mars, ils étaient achevés à 90 %, et le chantier devrait être clôturé d'ici la fin de la semaine, soit dans la moyenne des années précédentes. « Les quelques précipitations du week-end pascal ont été bénéfiques puisqu'elles vont permettre d'assurer une bonne levée », constate Michel Butscha, adjoint au responsable du service agrobetteravier de la sucrerie Cristal Union d'Erstein. Et celles qui étaient annoncées d'ici la fin de la semaine devraient elles aussi contribuer à la qualité des levées. Aussi Michel Butscha et sa collègue, Aline Bardière, s'apprêtent à rencontrer les planteurs lors des premiers rendez-vous de bout de parcelle dès la semaine prochaine. Ce sera l'occasion de préparer la suite des interventions culturales, notamment les désherbages, et de faire le point sur la fertilisation azotée. En effet, les reliquats azotés s'avèrent très hétérogènes, ce qui justifie la gestion des itinéraires techniques à la parcelle que prône la sucrerie. Ce sera aussi l'occasion pour les conseillers de rencontrer les planteurs, les anciens comme la vingtaine de nouveaux qui est venue porter le nombre de planteurs de la sucrerie à 560. « Nous enregistrons une hausse de la surface consacrée aux betteraves sucrières de 6 %, pour atteindre 6 700 ha. C'est une première étape avant une hausse significative des surfaces attendue en 2017 », indique Laurent Rudloff, responsable du service agrobetteravier de la sucrerie Cristal Union d'Erstein.

Association des producteurs d’asperges d’Alsace

Rajeunir la clientèle

Publié le 26/02/2016

La nouvelle stratégie de communication de l’Association des producteurs d’asperges d’Alsace se veut plus « séduisante » et plus « fun » afin de conquérir les jeunes consommateurs.

L’asperge, un légume de « vieux » ? À en croire des études approfondies sur le sujet menées en Allemagne, les moins de quarante ans ne consommeraient que très peu - voire pas du tout - ce légume printanier. En Alsace, le constat n’est guère meilleur. « Il y a tout un travail d’éducation et de communication à faire auprès des jeunes générations », observe l’animateur de l’Association des producteurs d’asperges d’Alsace, Philippe Sigrist. Reste à moderniser l’image d’un produit qui souffrirait d’une image « trop traditionnelle » auprès des jeunes. Il y a d’abord eu la mise en ligne d’un nouveau site internet au début de la saison 2015. Au 1er janvier 2016, plus de 6 100 personnes s’y étaient connectées. Un trafic modéré mais néanmoins encourageant observe Dominique Krafft, le responsable de l’agence de communication qui a conçu le portail. « Ce sont autant de personnes qui sont entrées en contact avec la marque « asperge d’Alsace ». C’est un bon début. Il faut maintenant aller plus loin en sortant l’asperge de son image traditionnelle pour la présenter comme un produit d’excellence ». L’idée étant de conquérir de nouveaux clients à travers une communication de marque. Pour y arriver, l’Association des producteurs d’asperges d’Alsace dispose de trois outils : son site internet bien sûr, la newsletter envoyée à près de 6 000 personnes (avec un taux d’ouverture de 60 % contre 4 à 5 % habituellement), et enfin un livre de recettes autour de l’asperge blanche d’Alsace et ses bénéfices pour la santé. « Toutes les recettes devront tourner autour de ce concept de plus en plus en vogue. Des études ont en effet démontré que l’asperge aidait à réduire les accumulations de graisse au niveau de la taille. Elle est considérée comme l’un des meilleurs aliments minceurs. Ce genre d’arguments peut faire mouche auprès des consommateurs », analyse Dominique Krafft. Afin de toucher un plus large - et jeune - public, ce livre devra présenter des recettes « faciles » illustrées par des pictogrammes. « On a souvent moins de temps aujourd’hui pour faire à manger, alors on va à l’essentiel. Avec ce livre, on pourrait distiller des conseils simples de préparation et de cuisson », poursuit-il. Un peu à l’image de ce que l’on peut trouver sur la multitude de blogs culinaires que l’on trouve sur la Toile qui ont comme caractéristique d’avoir une « grosse influence » sur les jeunes générations de cuisiniers. « C’est pour cela que nous devons avoir le maximum de choses à dire afin que l’on parle le maximum de nos produits », indique le communiquant. Et quoi de mieux que la vidéo, en 2016, pour diffuser un message ? « Il faut savoir que le premier moteur de recherche aujourd’hui, c’est Youtube et non pas Google. L’asperge d’Alsace doit aussi y figurer. C’est pour cette raison qu’une vidéo va être créée pour être mise en ligne au début de la saison. Nous devons être séduisants tout en étant un peu plus fun ».    

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