Cristal Union
Appréhender l'après-quota avec réalisme et sérénité
Cristal Union
Publié le 12/02/2015
Dans un environnement marqué par la baisse des cours et la perspective de la disparition des quotas, « notre stratégie est de rendre la coopérative plus forte et plus compétitive, plus proche de ses collaborateurs et de ses clients », a déclaré Olivier de Bohan, président de Cristal Union, devant les betteraviers alsaciens réunis à Oberhausbergen.
Les betteraviers français viennent de vivre une excellente campagne : ils signent leur deuxième meilleure performance, avec 15 tonnes de sucre par hectare. 2014 est la meilleure campagne industrielle de Cristal Union depuis sa création, a annoncé Olivier de Bohan lors de l'assemblée générale de la section Erstein qui s'est tenue le vendredi 29 janvier. « C'est un juste retour de l'investissement humain et financier que nous avons consenti. » Et si l'intégralité de la production est en voie d'être vendue, c'est grâce à la performance commerciale de Cristalco, la filiale de distribution du groupe. « Pour convaincre les acheteurs, elle met en avant la qualité de nos pratiques et le sérieux de nos planteurs. Notre statut coopératif est un atout à leurs yeux, notre politique de RSE (responsabilité sociétale de l'entreprise) une réponse à leurs attentes», a indiqué le président de Cristal Union. «Les trois dernières années, très bonnes, nous ont permis de bien payer vos betteraves, de moderniser nos usines et de continuer à nous développer, a-t-il poursuivi. Nous affichons 1,5 milliard de fonds propres et 345 M€ de dettes nettes. » Le groupe est donc en mesure de traverser sans dommage la période difficile qui s'annonce et de profiter de toutes les opportunités qui se présentent pour appréhender l'après-quotas avec réalisme et sérénité. Liés par les engagements coopératifs Le règlement sucre vit ses dernières années. Cristal Union a anticipé cette échéance en augmentant de manière substantielle la quantité de betteraves contractualisées, afin de conforter l'assise européenne du groupe. « Après la disparition des quotas, vous serez liés par les engagements d'apport que vous avez contractés et pour lesquels vous avez souscrit des parts sociales : betteraves pour la production de sucre, d'alcool et d'éthanol et betteraves pour l'industrie chimique. Cet engagement coopératif survivra aux quotas sucriers. » Ces garanties de base vont évoluer au fil du temps en augmentant les productions pour s'adapter au marché, ou a contrario en réduisant les emblavements si la conjoncture n'est pas favorable. « Les quotas sucriers ont apporté la stabilité de nos revenus. Mais entre amendements européens et accords bilatéraux, l'Europe a volontairement sapé son règlement sucre et les vestiges actuels ne l'isolent plus du marché mondial. Nous subissons les réglementations européennes et françaises sans aucune contrepartie, tout en luttant contre des pays qui ne sont pas impactés par ces contraintes. » Dans ces marchés devenus de facto non régulés, la part d'autonomie d'action de la coopérative s'accroît. « C'est dans ce cadre que le conseil d'administration de Cristal Union traitera en toute indépendance la rémunération de vos apports au mieux de vos intérêts et de ceux de la société, tout en gardant une stratégie de croissance maîtrisée. » Deux années difficiles s'annoncent, mais elles sont préparées, a souligné Olivier de Bohan. « Nos acquis industriels et commerciaux sont déterminants et constituent autant d'atouts pour conserver notre dynamisme, dans cette zone de turbulences que nous avions vu venir. »












