Élevage

Trophée du meilleur jeune pointeur en race prim’holstein

Une 4e place pour Émilie Pfauwadel

Publié le 12/03/2017

Trois jeunes alsaciens représentaient les couleurs de leur région au trophée du meilleur jeune pointeur en race prim’holstein. Émilie Pfauwadel termine 4e, Johann Schoenel 19e et Laura Schoepfer 71e.

Lundi 27 février, à 8 h 30, avant même que les portes du Salon international de l’agriculture (SIA) ne s’ouvrent au grand public, 93 jeunes sont à pied d’œuvre sur le grand ring. Ils participent au trophée du meilleur jeune pointeur en race prim’holstein. Ces 93 candidats se sont au préalable distingués dans leurs départements respectifs, parmi les 988 jeunes qui ont participé aux finales de pointage départementales. L’Alsace est représentée à ce trophée par Johann Schoenel de Wintershouse, finaliste du concours départemental de pointage du Bas-Rhin ainsi que par Émilie Pfauwadel de Wattwiller et Laura Schoepfer de Hundsbach, respectivement première et seconde du concours départemental de pointage du Haut-Rhin. Leur objectif ce matin-là : juger en une heure les quatre animaux qui sont présentés sur le ring, c’est-à-dire estimer au plus juste leurs qualités morphologiques, fonctionnelles, d’après une série de critères bien précis allant des aplombs aux mamelles en passant par l’ossature. Pour les départager, leur fiche de notation est comparée à celle des juges du concours, des pointeurs expérimentés. Dans les trois meilleurs pour le classement En début d’après-midi, alors que le concours prim’holstein bat son plein, les six candidats qui se sont le plus approchés de la notation des juges sont appelés sur le ring. Cette fois ils doivent juger les vaches de la section qui défile, soit les femelles en troisième lactation et plus du concours rouge, désigner les trois vaches qu’ils consacreraient s’ils étaient juges, et argumenter leur choix au micro. À ce stade du concours, seule Émilie Pfauwadel est encore en lice pour représenter l’Alsace. Elle décrit une « section homogène avec beaucoup de qualité ». Pour elle, la meilleure vache est Gabellered, parce qu’elle est « large des épaules, avec une très bonne attache arrière, des côtes très fines et une belle aisance ». Pour elle, la seconde meilleure vache de cette section est Saluden Fusee red, qui présente « moins de largeur d’épaule, qui est plus étroite, mais bien équilibrée, avec de bons aplombs ». Enfin, elle désigne Ganache comme troisième de la section parce qu’elle a « moins d’espace entre les épaules, mais beaucoup d’aisance ». Du point de vue du classement, Émilie Pfauwadel figure parmi les trois premiers. Mais elle est un peu moins à l’aise à l’oral que les cinq autres concurrents. Elle finit donc 4e, frôlant de très peu le podium. Fière d’être arrivée à ce niveau, Émilie déclare : « Je vais m’entraîner et essayer de revenir l’année prochaine ! »

Sur son stand et au concours

La vosgienne bien représentée

Publié le 11/03/2017

La vosgienne était bien représentée au Salon international de l’agriculture, avec un nouveau stand en bois, ses fromages - dont le Cœur de massif - et ses éleveurs passionnés. De cinq vaches en début de salon, la délégation est passée à une vingtaine pour le concours de la race qui a eu lieu le jeudi 2 mars.

Membre du Collectif des races locales de Massif (Coram), qui a pour but de promouvoir les races locales de montagne, l’Organisme de sélection de la race vosgienne (OS) tenait salon avec ses homologues des races tarentaise, salers, gasconne et autres aubrac. Avec une nouveauté cette année : tous les organismes fédérés au sein du Coram avaient harmonisé leurs stands, conçus en bois du sol aux toitures pour un effet village de chalets garanti. Outre par des représentantes de la race, la vosgienne était représentée par les produits élaborés avec son lait : munster, Cœur de massif, et par des produits dérivés à son effigie (stylos, t-shirt). Une robustesse salvatrice Et, chaque jour, les vosgiennes et leurs éleveurs se déplaçaient en procession jusqu’au ring de présentation où les caractéristiques de la race étaient rappelées au public : une race à petit effectif, qui a été sauvée de l’extinction grâce à un plan de sauvegarde et à ses qualités, comme sa robustesse, qui ont conquis un certain nombre d’éleveurs. Ces derniers ne sont pas à court d’initiatives pour promouvoir leur race. La dernière en date, c’est le Cœur de massif, un fromage exclusivement élaboré avec du lait de vosgienne. Aujourd’hui, les éleveurs de vosgiennes empruntent la voie de la génomique. Une évolution encore difficilement envisageable il y a quelques années. Une race polyvalente Les quatre animaux présentés lundi 27 février étaient représentatifs des capacités d’adaptation de la vosgienne. Marjorie Juncker, du Val d’Ajol (88), présentait Illusion, une vache dont le lait alimente une laiterie. Mathieu Burger, éleveur à Soultzeren (68), fait partie des éleveurs qui perpétuent la pratique de la transhumance. Louis Ancel, éleveur à Orbey (68), participait au salon pour la première fois (lire en encadré). Il fait partie des éleveurs qui transforment eux-mêmes une part de leur lait en fromages. Florent Campello, éleveur à Mittlach (68) et président de l’OS vosgienne, élève une centaine d’animaux dont 45 vaches laitières dont le lait est transformé en munster, tommes et Cœur de massif. « La vosgienne est une race qui s’en sort malgré les difficultés grâce à la passion des éleveurs. C’est pour moi une fierté d’être ici avec eux », déclare-t-il.

Salon international de l’agriculture. Concours prim’holstein

Entre espoir et déception

Publié le 10/03/2017

La délégation du Grand Est était venue en force au salon, avec une vingtaine d’animaux inscrits au concours prim’holstein. Elle repart avec un premier prix de section et quelques accessits.

Le concours prim’holstein était le temps fort de la journée du 27 février, sur le grand ring du Salon international de l’agriculture. Une vingtaine d’animaux étaient présents pour défendre les couleurs du Grand Est dans cette confrontation très relevée, suivie par un public nombreux. Salaire fictif pour travail réel « Les éleveurs qui vont participer à ces deux concours, rouge et noir, sont des producteurs de lait. L’année dernière déjà nous avions crié notre colère face au prix du lait. Aujourd’hui, l’incompréhension s’ajoute à la colère, car alors qu’il y a une pénurie de poudre de lait et de beurre, le prix payé aux producteurs n’évolue pas. Quelle injustice ! », a déclaré Bruno Bechet, président de Prim’Holstein France, avant de lancer l’estocade : « Aujourd’hui, ces éleveurs touchent un salaire fictif pour un travail bien réel ! », récoltant les applaudissements du public. Il a ensuite présenté le juge de ce concours, Anthony Le Trionnaire, fils d’éleveur prim’holstein, morbihanais de 38 ans, et juge depuis 20 ans, rôle qu’il a endossé dans de nombreux pays. Et, avant de laisser ce dernier officier, il a fait un peu de pédagogie auprès du grand public : « Surtout ne croyez pas que les vaches que vous allez voir sont maigres. Simplement elles transforment l’essentiel de leur alimentation en lait, mais les éleveurs en prennent le plus grand soin ! » Harmonieuse Hanadel Le concours rouge comprenait une vingtaine d’animaux, classés en deux sections, les femelles en 1re et en 2e lactation, et les femelles en 3e lactation et plus. C’est dans cette section que concourait l’unique participante alsacienne, Hanadel Red, du Gaec Dintinger de Weislingen. Et c’est également cette section qui a servi de support à la finale de concours du meilleur jeune pointeur prim’holstein. Anthony Le Trionnaire a décrit une très belle section, très plaisante à juger, avec des vaches ayant encore de très bons planchers de mamelles et des mamelles très fonctionnelles malgré plusieurs lactations. Il désigne Hanadel Red deuxième de la section : « C’est une vache très harmonieuse, très bien équilibrée, avec une belle ossature. » Ce qui fait la différence avec Fifi, du Gaec Auguste (28), qui remporte la première place de la section, c’est l’attache arrière plus haute de cette dernière. Découvrez la participation du Gaec Dintinger au concours en images : Goldblack du Tombuy, une vache en or La délégation du Grand Est nourrissait quelques espoirs de décrocher une haute récompense, en particulier avec la vache meusienne Goldblack du Tombuy (Lauthority). Cette vache, copropriété du Gaec du Tombuy à Gimécourt et du Gaec derrière la Tour à Mogeville, affiche en effet un palmarès exceptionnel. À Paris, elle a déjà été récompensée à chacune de ses trois précédentes participations, sans parvenir à décrocher le titre de grande championne. Elle a été championne espoir en 2014 et championne jeune en 2015, terminant par deux fois sur la deuxième marche pour le titre de grande championne (en 2015 et 2016). Les espoirs se confirmaient lors du jugement de la section des vaches en 4e lactation, qu’elle remportait brillamment, ainsi que le titre de meilleure mamelle, grâce à « son développement et son caractère laitier, et la solidité de sa mamelle », a décrit Anthony Le Trionnaire. « Quel spectacle ! » Alors que les deux premières de chaque section de vaches adultes se retrouvaient confrontées pour décrocher le titre de meilleure mamelle et de championne adulte. La vache meusienne figurait encore parmi les cinq meilleures. « Quel spectacle ! », lançait alors le juge, devant la grande qualité de ces animaux. Mais le verdict final a plongé le camp meusien dans la déception : la championne des vaches adultes, Du Louvion Harlinda, venue du Nord, est aussi désignée grande championne. Dans les autres sections du concours « noir », une vache des Ardennes, Hillary, du Gaec Taton à Signy l’Abbaye, s’est classée troisième de sa section de vaches en 3e lactation.

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