Élevage

Sur son stand et au concours

La vosgienne bien représentée

Publié le 11/03/2017

La vosgienne était bien représentée au Salon international de l’agriculture, avec un nouveau stand en bois, ses fromages - dont le Cœur de massif - et ses éleveurs passionnés. De cinq vaches en début de salon, la délégation est passée à une vingtaine pour le concours de la race qui a eu lieu le jeudi 2 mars.

Membre du Collectif des races locales de Massif (Coram), qui a pour but de promouvoir les races locales de montagne, l’Organisme de sélection de la race vosgienne (OS) tenait salon avec ses homologues des races tarentaise, salers, gasconne et autres aubrac. Avec une nouveauté cette année : tous les organismes fédérés au sein du Coram avaient harmonisé leurs stands, conçus en bois du sol aux toitures pour un effet village de chalets garanti. Outre par des représentantes de la race, la vosgienne était représentée par les produits élaborés avec son lait : munster, Cœur de massif, et par des produits dérivés à son effigie (stylos, t-shirt). Une robustesse salvatrice Et, chaque jour, les vosgiennes et leurs éleveurs se déplaçaient en procession jusqu’au ring de présentation où les caractéristiques de la race étaient rappelées au public : une race à petit effectif, qui a été sauvée de l’extinction grâce à un plan de sauvegarde et à ses qualités, comme sa robustesse, qui ont conquis un certain nombre d’éleveurs. Ces derniers ne sont pas à court d’initiatives pour promouvoir leur race. La dernière en date, c’est le Cœur de massif, un fromage exclusivement élaboré avec du lait de vosgienne. Aujourd’hui, les éleveurs de vosgiennes empruntent la voie de la génomique. Une évolution encore difficilement envisageable il y a quelques années. Une race polyvalente Les quatre animaux présentés lundi 27 février étaient représentatifs des capacités d’adaptation de la vosgienne. Marjorie Juncker, du Val d’Ajol (88), présentait Illusion, une vache dont le lait alimente une laiterie. Mathieu Burger, éleveur à Soultzeren (68), fait partie des éleveurs qui perpétuent la pratique de la transhumance. Louis Ancel, éleveur à Orbey (68), participait au salon pour la première fois (lire en encadré). Il fait partie des éleveurs qui transforment eux-mêmes une part de leur lait en fromages. Florent Campello, éleveur à Mittlach (68) et président de l’OS vosgienne, élève une centaine d’animaux dont 45 vaches laitières dont le lait est transformé en munster, tommes et Cœur de massif. « La vosgienne est une race qui s’en sort malgré les difficultés grâce à la passion des éleveurs. C’est pour moi une fierté d’être ici avec eux », déclare-t-il.

Salon international de l’agriculture. Concours prim’holstein

Entre espoir et déception

Publié le 10/03/2017

La délégation du Grand Est était venue en force au salon, avec une vingtaine d’animaux inscrits au concours prim’holstein. Elle repart avec un premier prix de section et quelques accessits.

Le concours prim’holstein était le temps fort de la journée du 27 février, sur le grand ring du Salon international de l’agriculture. Une vingtaine d’animaux étaient présents pour défendre les couleurs du Grand Est dans cette confrontation très relevée, suivie par un public nombreux. Salaire fictif pour travail réel « Les éleveurs qui vont participer à ces deux concours, rouge et noir, sont des producteurs de lait. L’année dernière déjà nous avions crié notre colère face au prix du lait. Aujourd’hui, l’incompréhension s’ajoute à la colère, car alors qu’il y a une pénurie de poudre de lait et de beurre, le prix payé aux producteurs n’évolue pas. Quelle injustice ! », a déclaré Bruno Bechet, président de Prim’Holstein France, avant de lancer l’estocade : « Aujourd’hui, ces éleveurs touchent un salaire fictif pour un travail bien réel ! », récoltant les applaudissements du public. Il a ensuite présenté le juge de ce concours, Anthony Le Trionnaire, fils d’éleveur prim’holstein, morbihanais de 38 ans, et juge depuis 20 ans, rôle qu’il a endossé dans de nombreux pays. Et, avant de laisser ce dernier officier, il a fait un peu de pédagogie auprès du grand public : « Surtout ne croyez pas que les vaches que vous allez voir sont maigres. Simplement elles transforment l’essentiel de leur alimentation en lait, mais les éleveurs en prennent le plus grand soin ! » Harmonieuse Hanadel Le concours rouge comprenait une vingtaine d’animaux, classés en deux sections, les femelles en 1re et en 2e lactation, et les femelles en 3e lactation et plus. C’est dans cette section que concourait l’unique participante alsacienne, Hanadel Red, du Gaec Dintinger de Weislingen. Et c’est également cette section qui a servi de support à la finale de concours du meilleur jeune pointeur prim’holstein. Anthony Le Trionnaire a décrit une très belle section, très plaisante à juger, avec des vaches ayant encore de très bons planchers de mamelles et des mamelles très fonctionnelles malgré plusieurs lactations. Il désigne Hanadel Red deuxième de la section : « C’est une vache très harmonieuse, très bien équilibrée, avec une belle ossature. » Ce qui fait la différence avec Fifi, du Gaec Auguste (28), qui remporte la première place de la section, c’est l’attache arrière plus haute de cette dernière. Découvrez la participation du Gaec Dintinger au concours en images : Goldblack du Tombuy, une vache en or La délégation du Grand Est nourrissait quelques espoirs de décrocher une haute récompense, en particulier avec la vache meusienne Goldblack du Tombuy (Lauthority). Cette vache, copropriété du Gaec du Tombuy à Gimécourt et du Gaec derrière la Tour à Mogeville, affiche en effet un palmarès exceptionnel. À Paris, elle a déjà été récompensée à chacune de ses trois précédentes participations, sans parvenir à décrocher le titre de grande championne. Elle a été championne espoir en 2014 et championne jeune en 2015, terminant par deux fois sur la deuxième marche pour le titre de grande championne (en 2015 et 2016). Les espoirs se confirmaient lors du jugement de la section des vaches en 4e lactation, qu’elle remportait brillamment, ainsi que le titre de meilleure mamelle, grâce à « son développement et son caractère laitier, et la solidité de sa mamelle », a décrit Anthony Le Trionnaire. « Quel spectacle ! » Alors que les deux premières de chaque section de vaches adultes se retrouvaient confrontées pour décrocher le titre de meilleure mamelle et de championne adulte. La vache meusienne figurait encore parmi les cinq meilleures. « Quel spectacle ! », lançait alors le juge, devant la grande qualité de ces animaux. Mais le verdict final a plongé le camp meusien dans la déception : la championne des vaches adultes, Du Louvion Harlinda, venue du Nord, est aussi désignée grande championne. Dans les autres sections du concours « noir », une vache des Ardennes, Hillary, du Gaec Taton à Signy l’Abbaye, s’est classée troisième de sa section de vaches en 3e lactation.

Coopérative agricole de céréales

Daniel Renger rejoint le marché de l’élevage

Publié le 10/03/2017

Conseiller viande bovine à la Chambre d'agriculture d’Alsace, Daniel Renger vient de rejoindre le marché élevage de la Coopérative agricole de céréales en qualité de prestataire. Il est notamment chargé d’organiser le ramassage de bovins et est désormais l’interlocuteur des adhérents qui souhaitent vendre ou acheter des animaux pour l’engraissement, ou les vendre à l’abattoir.

Daniel Renger a été présenté officiellement lors de la réunion lundi 6 mars à Heiwiller. Devant une cinquantaine d’éleveurs, la Coopérative agricole de céréales souhaitait échanger sur l’organisation du marché élevage et notamment sur la nouvelle activité de ramassage de bovins. La CAC souhaite soutenir de façon pertinente l’élevage dans le Haut-Rhin, en partenariat avec la Chambre d'agriculture d’Alsace, pour partager, avec elle, les compétences et assurer le conseil technique. « L’idée est d’accompagner les élevages. C’est la raison pour laquelle Daniel Renger nous a rejoints. Il est désormais votre interlocuteur. Il apporte son expertise technique en bovin viande et il estime les animaux. Cela doit vous permettre d’adapter vos produits à la demande et d’annoncer vos animaux. Il est chargé de relayer les informations auprès de Cloé qui s’occupe des missions logistiques, de transports et de commercialisation des bovins à ses clients. La CAC vous réglera les animaux chargés par Cloé », ajoute Claude Wanner. « Nous attendons de nombreuses conversions » Cloé est la coopérative Lorraine Élevage ; elle compte actuellement 21 salariés dont 16 chauffeurs. Elle collabore avec le Comptoir agricole depuis octobre 2016 et avec la CAC depuis mars 2017. Jacques Brun, son directeur, était présent tout comme Shirley Latzer en charge du suivi technique de la qualité. Ils ont détaillé aux éleveurs le fonctionnement de la coopérative, ses missions, sa logistique, l’optimisation de sa collecte ou encore tout ce qu’elle pratiquait en matière de contractualisation et de contrats. Cloé est résolument inscrite dans des démarches de qualité. Au niveau de la collecte, le bio prend une part croissante. Avec 878 bovins et 57 éleveurs, elle concerne 5,7 % de la collecte totale. « Et nous nous attendons à de nombreuses conversions dans les mois qui viennent. On se prépare donc à un afflux supplémentaire », commente Jacques Brun. Une collecte supplémentaire qui pourrait venir des adhérents de la CAC puisque les animaux issus d’élevages biologiques peuvent être ramassés au même titre que ceux issus d’élevages conventionnels. Un échange a ensuite eu lieu avec les éleveurs sur le fonctionnement de la coopérative, la situation économique du moment, l’évolution des marchés, la communication par le biais du site extranet. Le marché de l’élevage de la CAC, c’est aussi la nutrition animale. Une activité lancée en 2002 où trois salariés de la coopérative sont détachés : Claude Wanner, Marie Herscher et Charlotte Sorek. « Nous proposons des aliments fabriqués, du vrac, des minéraux lactoremplaceurs et des compléments alimentaires. Au 30 juin 2016, cette activité concernait un tonnage total de 11 176 t. L’activité est importante et concerne tout de même un tiers des adhérents de la CAC », précise Claude Wanner.  

Pages

Les vidéos