Élevage

Groupement de défense sanitaire d'Alsace

Éradiquer la BVD : tous les éleveurs sont concernés !

Publié le 04/03/2016

Après ses voisins mosellans, allemands et belges, le GDS d'Alsace a décidé de se lancer dans un plan de lutte obligatoire contre la BVD (diarrhée virale bovine). Largement présenté lors des assemblées générales des syndicats de races bovines, ce plan sera financé par une augmentation de cotisation.

« Depuis longtemps, le porc est en crise. Aujourd’hui, le lait et la viande sont eux aussi dans la tourmente, a rappelé Patrick Bastian, en ouvrant l’assemblée générale du Groupement de défense sanitaire (GDS) d’Alsace. Les prévisions des économistes sont pessimistes, mais la situation peut se retourner rapidement. » Beaucoup de mesures ont été prises par le gouvernement pour venir en aide aux éleveurs mais il est difficile de compenser les méfaits de la crise, vu son ampleur. La nouvelle Région a pour mission de s’investir dans l’économie. « Un certain nombre d’idées ont déjà été lancées. » Cependant, a insisté Patrick Bastian, accorder des aides, c’est important, mais à condition de les verser rapidement. Le président Philippe Richert en est conscient. Pour le plan de modernisation des bâtiments d’élevage, par exemple, il faudra passer par le versement d’acomptes pour faire démarrer les projets et soutenir l’investissement. « La gestion des crises, laissons-la à l’État, mais à notre niveau, faisons tout ce que nous pouvons pour assurer la pérennité des exploitations agricoles. » La lutte sanitaire est l’un de ces leviers. La loi NOTRe enlève la compétence économique aux Départements qui subventionnaient fortement les GDS. Que réservera l'avenir ? « Certains départements vont continuer à nous soutenir, d’autres se voient contraints d’arrêter. Le Bas-Rhin nous accordait des aides importantes pour lutter contre les maladies et pour soutenir le laboratoire départemental. Cette politique risque d’être remise en cause à l'avenir. Dans le Haut-Rhin, les aides étaient différentes. » La Région va reprendre la compétence économique, et donc certainement l’aspect sanitaire. « Les GDS du Grand Est se réunissent aujourd'hui, 4 mars, pour voir comment ils vont se structurer. » Pour Patrick Bastian, il faut avancer sur des dossiers comme l'OVS (Organisme à vocation sanitaire) et l'ASR (Association sanitaire régionale). « Ce n’est qu’au niveau de la grande région que nous pourrons être reconnus comme ASR. Mais la lutte sanitaire doit se faire au plus près du terrain et nous avons besoin des départements pour être efficaces. » Épargnés par les crises sanitaires… pour l'instant « En Alsace, nous sommes passés à côté des crises les plus graves », a poursuivi Patrick Bastian. La fièvre catarrhale ovine (FCO) est apparue très brusquement en France, mais pour le moment l’Est n’est pas touché. Le président du GDS ne se fait pas d’illusion : « Cet été, cela risque de changer… Heureusement, le dossier est géré de manière plus simple et plus lucide par les autorités sanitaires, nous avons appris à gérer ce genre de crise. » De son côté, la crise aviaire a pris une ampleur sans précédent : un tiers de la production française va être euthanasié et un vide sanitaire sera effectué. « Au niveau national, nous sommes dans l'attente de la parution d'un accord ministériel pour mettre en place un programme d’éradication de l'IBR (rhinotrachéite infectieuse bovine), a annoncé Patrick Bastian. Je suis satisfait de cette décision : les derniers cas nous coûtent très cher et il était temps d'adopter des mesures plus radicales. Les Conseils départementaux ont apporté une contribution importante à la lutte contre cette maladie, mais nous ne pouvons pas éternellement les solliciter sur ce dossier. Cet arrêté ministériel nous permet d’aller vers l’éradication de l’IBR. » BVD : aller rapidement vers l’éradication Mais la vedette du jour était incontestablement la BVD. « La BVD, j’ai appris à la connaître sur mon exploitation en 1994, avec des pertes considérables. » Depuis, un travail énorme a été accompli, a souligné Patrick Bastian, mais certains départements ont avancé plus vite que d’autres. « Si j’ai défendu la nécessité de foncer, dans notre région, c’est que les régions et départements voisins sont déjà passés à la vitesse supérieure, depuis longtemps. » La Moselle, par exemple, s'est engagée dans la lutte contre cette maladie, avec des résultats exceptionnels. « C’est efficace et cela marche bien. » Patrick Bastian a indiqué que le département des Vosges a décidé à son tour de se lancer dans l'aventure. Un nouveau pas vient d'être franchi. « Nous avons obtenu que la lutte contre la BVD soit rendue obligatoire au niveau national, même si certains départements avanceront à leur propre rythme, parce qu’ils ont d’autres priorités sanitaires, comme la tuberculose. » Les deux départements alsaciens ont décidé de fixer une ligne de conduite par rapport à l’éradication de la BVD qui permettra aux régions voisines de les rejoindre dans cette lutte. « Ensuite, nous conseillerons à nos voisins italiens d’acheter des animaux indemnes, et cela ira très vite. »

Publié le 22/10/2015

Les éleveurs exposants s’activent aux derniers préparatifs. Plus de 150 sujets seront présents sous le chapiteau, en concours ou en présentation. Rendez-vous pour cette grande occasion à la Foire Simon et Jude.

Mettre en place un concours de l’envergure de Habsheim suppose une organisation sans faille et des partenaires tous azimuts. Le Syndicat montbéliard du Haut-Rhin et le Club Holstein 68 sont les piliers du concours départemental interraces, avec l’appui de la Chambre d’agriculture région Alsace (Cara) et d’Elitest. Vous retrouverez dans le catalogue des animaux, sur les banderoles du ring et à travers les différents stands, les nombreux partenaires organisationnels et financiers qui contribuent à mettre en œuvre cet événement annuel. Mettre en valeur son travail Les éleveurs s’activent aux derniers préparatifs et participent avec énergie aux tâches annexes : ils assurent le montage et le démontage des structures sous chapiteau, l’acheminement de matériel, fignolent la préparation de leurs animaux, tout en assurant la conduite de leur exploitation. La mise en valeur du travail au quotidien de l’éleveur constitue l’essence du concours départemental. À l’aide des conseils prodigués par ses techniciens, l’éleveur réalise une importante tâche de sélection des animaux et de conduite du troupeau. Les performances zootechniques et la morphologie des sujets viennent récompenser cet investissement. C’est sur les critères morphologiques - aplombs, gabarit, mamelle -, que le juge est appelé à réaliser son classement. Pour les éleveurs, le concours départemental est également l’occasion d’échanger, de comparer, d’en tirer des objectifs pour sa future conduite de troupeau. Les concours Chaque race est jaugée par un juge unique qui classe les animaux par section selon leur conformation. La constitution des sections s’effectue selon le rang de lactations des animaux, puis leur âge. Les sections sont elles-mêmes subdivisées en sous-sections. Dans chaque sous-section, le juge désigne la première et la meilleure mamelle. Les premières et deuxièmes de section et les meilleures mamelles se retrouvent en fin des opérations du jury pour les championnats. Les juges officiant en 2015 à Habsheim sont : Yoann Henrion, éleveur dans les Vosges, pour la race holstein Gaëtan Laprevote, éleveur en Haute-Saône pour la race montbéliarde. Les deux juges auront également pour mission de départager les meilleurs présentateurs, chacun pour la race le concernant. Présenter un animal sur un ring est tout un art, auquel de jeunes passionnés se sont formés au cours de l’année, sous la conduite de Sylvie Wiest, Alexandre Wintzenried et Élodie Pinheiro. Toutes les techniques apprises seront mises à profit lors de ce concours du meilleur présentateur. Elles sont nécessaires pour persévérer dans la professionnalisation du concours de Habsheim. Elles sont indispensables pour prétendre à des concours de plus grande envergure, Épinal ou Paris, et c’est bien là une des vocations du concours départemental de Habsheim : être un tremplin vers d’autres concours. Un bel animal augmente ses chances de se classer s’il est bien présenté. Les salers Tout juste un an après sa création, le Syndicat des éleveurs alsaciens de la race bovine salers investira le ring dimanche matin à 10 h 30 pour présenter, sous la forme d’un concours, une quinzaine d’animaux qui seront jugés par Pierre Laceppe, du herd-book salers. Les éleveurs ont retenu et préparé dans leurs fermes leurs plus belles génisses et vaches allaitantes afin de montrer le travail de sélection qu’ils effectuent et de partager leur passion pour cette race. N’hésitez pas à venir poser vos questions à ces éleveurs qui vous répondront avec enthousiasme. Le pied à l'étrier Le métier d’éleveur, ça commence tout petit : les enfants défileront avec leur veau dimanche et lundi, et se prêteront au jeu des questions d’Armand Mathieu, notre Jacques Martin régional. Les plus grands concourront pour le prix du meilleur présentateur dans chaque race, sous l’œil avisé des juges respectifs. Enfin les meilleurs pointeurs présélectionnés participeront à la finale départementale de jugement de bétail. La finale de jugement de bétail La finale de jugement de bétail est habituellement organisée par le lycée agricole de Rouffach, sous la conduite d'Élodie Pinheiro, en partenariat avec la Cara et Elitest. Elle rassemble des candidats issus des divers établissements d’enseignement agricole ou agronomique : lycée de Rouffach, CFA de Rouffach, IUT d’agronomie de Colmar. La finale trouvera sa place dans la fête de l’élevage, lors d’opérations de pointage qui auront lieu dimanche matin. Une pré-sélection a retenu 20 candidats, 10 par race. Ils auront à pointer deux animaux de la race pour laquelle ils ont été retenus. Les vainqueurs auront l’honneur de représenter l’élevage départemental lors de la finale nationale, au prochain Salon international de l’agriculture à Paris. Les prix des trois premiers par race seront remis lors de l’inauguration, dimanche 25 octobre à 16 h 30. Les races en présentation En plus des races prim’holstein, montbéliarde et salers, vous aurez la possibilité de découvrir d’autres races bovines élevées par des passionnés, et certes en effectif limité dans nos paysages. Margaux et Guillaume Hoffstetter de Largitzen vous présenteront Hmp Idylle et Lovely, son veau, toutes deux de race jersiaise. Marielle Surgang de Gommersdorf sera contente d’emmener sur le ring Swiss Look, vache de race brune. Judée et Jaquette, deux petites normandes de la famille Meyer du Blochmont à Lutter, ainsi qu’Ivresse, une vosgienne appartenant à Damien Baltenweck de Hombourg, compléteront la présentation qui aura lieu le dimanche à 12 h. Se restaurer Le bar des éleveurs, point de rencontre fort convivial et idéalement placé sous le chapiteau, juste à côté du ring, sera tenu comme de coutume par Valérie Nass, Jean-Pierre Meyer et leur équipe. Il vous proposera des boissons chaudes, des boissons froides et de la petite restauration. Le Club de foot de Habsheim assurera la restauration dans la salle de l’OMSAL. Des tickets seront disponibles à la vente soit au bar des éleveurs, soit auprès d’Agnès Brodbeck, secrétaire du GDS, qui sera présente sous le chapiteau. N’hésitez pas à venir visiter ce haut lieu de rencontre de l’élevage qu’est le concours de Habsheim ! Pour tout renseignement complémentaire, contacter le service élevage de la Cara. Nathalie Buchholz, service élevage tél. 03 89 20 97 60 n.buchholz@alsace.chambagri.fr Isabelle Hofstetter, service élevage tél. 06 83 53 71 62 i.hofstetter@alsace.chambagri.fr

Action des éleveurs à Altkirch

Au rond-point de la mobilisation 

Publié le 30/07/2015

Une centaine d'éleveurs s'est retrouvée mercredi 22 juillet sur le rond-point du centre commercial E. Leclerc à Altkirch. Une forte mobilisation qui montre à quel point la profession est inquiète et en colère. Et les annonces nationales ne semblaient pas convaincre les manifestants…

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