Élevage

Publié le 22/10/2015

Les éleveurs exposants s’activent aux derniers préparatifs. Plus de 150 sujets seront présents sous le chapiteau, en concours ou en présentation. Rendez-vous pour cette grande occasion à la Foire Simon et Jude.

Mettre en place un concours de l’envergure de Habsheim suppose une organisation sans faille et des partenaires tous azimuts. Le Syndicat montbéliard du Haut-Rhin et le Club Holstein 68 sont les piliers du concours départemental interraces, avec l’appui de la Chambre d’agriculture région Alsace (Cara) et d’Elitest. Vous retrouverez dans le catalogue des animaux, sur les banderoles du ring et à travers les différents stands, les nombreux partenaires organisationnels et financiers qui contribuent à mettre en œuvre cet événement annuel. Mettre en valeur son travail Les éleveurs s’activent aux derniers préparatifs et participent avec énergie aux tâches annexes : ils assurent le montage et le démontage des structures sous chapiteau, l’acheminement de matériel, fignolent la préparation de leurs animaux, tout en assurant la conduite de leur exploitation. La mise en valeur du travail au quotidien de l’éleveur constitue l’essence du concours départemental. À l’aide des conseils prodigués par ses techniciens, l’éleveur réalise une importante tâche de sélection des animaux et de conduite du troupeau. Les performances zootechniques et la morphologie des sujets viennent récompenser cet investissement. C’est sur les critères morphologiques - aplombs, gabarit, mamelle -, que le juge est appelé à réaliser son classement. Pour les éleveurs, le concours départemental est également l’occasion d’échanger, de comparer, d’en tirer des objectifs pour sa future conduite de troupeau. Les concours Chaque race est jaugée par un juge unique qui classe les animaux par section selon leur conformation. La constitution des sections s’effectue selon le rang de lactations des animaux, puis leur âge. Les sections sont elles-mêmes subdivisées en sous-sections. Dans chaque sous-section, le juge désigne la première et la meilleure mamelle. Les premières et deuxièmes de section et les meilleures mamelles se retrouvent en fin des opérations du jury pour les championnats. Les juges officiant en 2015 à Habsheim sont : Yoann Henrion, éleveur dans les Vosges, pour la race holstein Gaëtan Laprevote, éleveur en Haute-Saône pour la race montbéliarde. Les deux juges auront également pour mission de départager les meilleurs présentateurs, chacun pour la race le concernant. Présenter un animal sur un ring est tout un art, auquel de jeunes passionnés se sont formés au cours de l’année, sous la conduite de Sylvie Wiest, Alexandre Wintzenried et Élodie Pinheiro. Toutes les techniques apprises seront mises à profit lors de ce concours du meilleur présentateur. Elles sont nécessaires pour persévérer dans la professionnalisation du concours de Habsheim. Elles sont indispensables pour prétendre à des concours de plus grande envergure, Épinal ou Paris, et c’est bien là une des vocations du concours départemental de Habsheim : être un tremplin vers d’autres concours. Un bel animal augmente ses chances de se classer s’il est bien présenté. Les salers Tout juste un an après sa création, le Syndicat des éleveurs alsaciens de la race bovine salers investira le ring dimanche matin à 10 h 30 pour présenter, sous la forme d’un concours, une quinzaine d’animaux qui seront jugés par Pierre Laceppe, du herd-book salers. Les éleveurs ont retenu et préparé dans leurs fermes leurs plus belles génisses et vaches allaitantes afin de montrer le travail de sélection qu’ils effectuent et de partager leur passion pour cette race. N’hésitez pas à venir poser vos questions à ces éleveurs qui vous répondront avec enthousiasme. Le pied à l'étrier Le métier d’éleveur, ça commence tout petit : les enfants défileront avec leur veau dimanche et lundi, et se prêteront au jeu des questions d’Armand Mathieu, notre Jacques Martin régional. Les plus grands concourront pour le prix du meilleur présentateur dans chaque race, sous l’œil avisé des juges respectifs. Enfin les meilleurs pointeurs présélectionnés participeront à la finale départementale de jugement de bétail. La finale de jugement de bétail La finale de jugement de bétail est habituellement organisée par le lycée agricole de Rouffach, sous la conduite d'Élodie Pinheiro, en partenariat avec la Cara et Elitest. Elle rassemble des candidats issus des divers établissements d’enseignement agricole ou agronomique : lycée de Rouffach, CFA de Rouffach, IUT d’agronomie de Colmar. La finale trouvera sa place dans la fête de l’élevage, lors d’opérations de pointage qui auront lieu dimanche matin. Une pré-sélection a retenu 20 candidats, 10 par race. Ils auront à pointer deux animaux de la race pour laquelle ils ont été retenus. Les vainqueurs auront l’honneur de représenter l’élevage départemental lors de la finale nationale, au prochain Salon international de l’agriculture à Paris. Les prix des trois premiers par race seront remis lors de l’inauguration, dimanche 25 octobre à 16 h 30. Les races en présentation En plus des races prim’holstein, montbéliarde et salers, vous aurez la possibilité de découvrir d’autres races bovines élevées par des passionnés, et certes en effectif limité dans nos paysages. Margaux et Guillaume Hoffstetter de Largitzen vous présenteront Hmp Idylle et Lovely, son veau, toutes deux de race jersiaise. Marielle Surgang de Gommersdorf sera contente d’emmener sur le ring Swiss Look, vache de race brune. Judée et Jaquette, deux petites normandes de la famille Meyer du Blochmont à Lutter, ainsi qu’Ivresse, une vosgienne appartenant à Damien Baltenweck de Hombourg, compléteront la présentation qui aura lieu le dimanche à 12 h. Se restaurer Le bar des éleveurs, point de rencontre fort convivial et idéalement placé sous le chapiteau, juste à côté du ring, sera tenu comme de coutume par Valérie Nass, Jean-Pierre Meyer et leur équipe. Il vous proposera des boissons chaudes, des boissons froides et de la petite restauration. Le Club de foot de Habsheim assurera la restauration dans la salle de l’OMSAL. Des tickets seront disponibles à la vente soit au bar des éleveurs, soit auprès d’Agnès Brodbeck, secrétaire du GDS, qui sera présente sous le chapiteau. N’hésitez pas à venir visiter ce haut lieu de rencontre de l’élevage qu’est le concours de Habsheim ! Pour tout renseignement complémentaire, contacter le service élevage de la Cara. Nathalie Buchholz, service élevage tél. 03 89 20 97 60 n.buchholz@alsace.chambagri.fr Isabelle Hofstetter, service élevage tél. 06 83 53 71 62 i.hofstetter@alsace.chambagri.fr

Action des éleveurs à Altkirch

Au rond-point de la mobilisation 

Publié le 30/07/2015

Une centaine d'éleveurs s'est retrouvée mercredi 22 juillet sur le rond-point du centre commercial E. Leclerc à Altkirch. Une forte mobilisation qui montre à quel point la profession est inquiète et en colère. Et les annonces nationales ne semblaient pas convaincre les manifestants…

Publié le 21/07/2015

Jeune agricultrice installée à Ranspach-le-Haut, Émilie Schmitt est l'une des neuf finalistes du concours « Graines d'agriculteurs » qui se poursuit jusqu'à la fin du mois d'août. Ce concours, qui a lieu chaque année, vise à récompenser des jeunes agriculteurs qui viennent de s'installer. C'est le seul trophée agricole qui donne la parole au public et qui lui permet de devenir un consom'acteur.

Des jeunes qui viennent de s’installer sur une exploitation agricole au cours de ces cinq dernières années, c'est la seule condition pour participer à ce concours. « Graines d'agriculteurs » fédère toutes les instances représentatives agricoles : au niveau national, les Jeunes Agriculteurs (JA), le ministère de l'Agriculture, les acteurs historiques de l’agriculture avec ses différentes filières. « Graines d’agriculteurs » rassemble tout le monde. L’objectif : écouter ces jeunes agriculteurs talentueux, entendre leur vision de l’agriculture de demain, et faire découvrir l'agriculture dans sa diversité. Et peut-être qu’en découvrant ces nouveaux talents, « Graines d’agriculteurs » suscitera des vocations et donnera à certains jeunes l’envie d’entreprendre sur une exploitation agricole ?En 2014, les grandes cultures ont succédé aux jeunes éleveurs de viande bovine de 2013, qui eux-mêmes ont succédé aux jeunes vignerons et maraîchers de 2012, et aux jeunes arboriculteurs de 2011. Les éleveurs laitiers ont été choisis pour cette édition 2015. Un bon support de communication « On m'a appelé en janvier dernier pour savoir si j'étais intéressée pour participer à ce concours. Auparavant, les organisateurs avaient contacté le service « installation » de la Chambre d'agriculture de région Alsace. J'ai accepté de recevoir le dossier d'inscription et de participation. J'ai alors rempli un dossier très complet de plusieurs pages. Afin de répondre aux questions, j'ai effectué des recherches pour avoir toutes les données sur ma propre exploitation. Ma plus grande surprise concerne le coût des traitements phytosanitaires à l'hectare. Cela m'a permis de travailler les chiffres et de découvrir des données sur l'entreprise. J'ai par exemple départagé le chiffre d'affaires laiterie et celui du lait transformé. Cela a pris du temps, mais c'était intéressant et cela devrait me servir pour la pérennité de l'exploitation. La dernière partie du dossier concerne les motivations de l'installation et mon projet. J'ai rendu et renvoyé le dossier à la fin du mois de mars », raconte Émilie Schmitt. Pendant plusieurs semaines, la jeune agricultrice n'a pas eu de nouvelles. Le temps certainement pour les organisateurs d'exploiter toutes les réponses des participants. À la fin du mois de mai, elle est rappelée. On lui signifie qu'elle fait partie des neuf finalistes. C'est la seule en Alsace. « J'ai évidemment été agréablement surprise. Une équipe de production est venue à Ranspach-le-Haut la semaine suivante pour effectuer un tournage me présentant et pour expliquer le fonctionnement de la ferme. Depuis, cette vidéo a été mise en ligne sur le site internet de « Graines d'agriculteurs » comme celles des autres finalistes. Je suis contente d'en être arrivée là. Pas seulement pour moi, mais également pour l'entreprise. C'est un bon support de communication. Les clients sont nombreux à m'en parler. Ils ont vu la vidéo sur le site internet en question et sur Facebook », ajoute Émilie Schmitt. « Je ne regrette rien » Depuis que la vidéo a été mise en ligne, la jeune agricultrice ne sait rien. Elle n'a rien entendu, ne sait pas comment la vidéo est perçue et ne sait pas davantage si les internautes votent pour elle. Ce sera le cas jusqu'à la fin des votes, programmée le 28 août. Les résultats officiels seront communiqués lors de la finale nationale de labour à Metz en septembre. « Nous serons alors prévenus juste avant, mais cela devrait rester secret », précise Émilie Schmitt déjà satisfaite de pouvoir parler de son exploitation. Un concours qui, à ses yeux, permet en tout cas de promouvoir et de valoriser l'agriculture et les installations. Cela fait maintenant trois ans et demi que, pour sa part, elle est officiellement installée. Là également, elle ne regrette rien. « J'ai continué à vendre mes produits sur différents marchés à la ferme et j'ai greffé à mon programme hebdomadaire deux nouveaux marchés. J'exerce un métier passionnant. Il est stressant car on a des responsabilités, mais je ne reviendrais pas en arrière. J'exerce un métier qui me plaît. Il me demande beaucoup d'heures de travail, mais le retour des clients est très valorisant. Le relationnel est positif. Et, depuis quelques mois, je propose également des petits fromages frais en complément de la gamme de produits habituels », conclut Émilie Schmitt qui s'investit également au sein des Jeunes Agriculteurs du canton de Sierentz-Huningue.

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