Élevage

Publié le 11/05/2016

La collecte de lait bio par Biolait prend de l'ampleur. Démarrée le 1er janvier 2015 avec un volume de 800 000 litres collectés auprès de cinq fermes du Haut-Rhin et de Franche-Comté, elle va bientôt doubler. Christophe Ringeisen, chargé de mission à l'Opaba constate cette belle croissance.

Christophe Ringeisen suit ce dossier puisqu'il est en charge, à l'Opaba, de l'animation territoriale renforcée dans le Haut-Rhin, et notamment dans le sud du département. Parmi ses dossiers, celui de la filière du lait bio à travers le projet de recherche de valorisation. Projet qui a véritablement démarré le 1er janvier 2015 avec un collecteur, Biolait, qui a accepté de collecter du lait bio dans le Haut-Rhin. « C'est un collecteur 100 % bio qui rassemble plus du tiers du marché de lait bio collecté en France. C'est une structure qui a été créée dès 1994. Cela a démarré dans l'ouest de la France avec six collecteurs du Morbilhan et de Loire-Atlantique. Au fil des années, la structure a grandi et évolué au point d'atteindre désormais les 1 100 producteurs dans tout l'Hexagone », explique Christophe Ringeisen. Dans le Haut-Rhin, quatre professionnels sont engagés dont Frédéric Scherrer à Masevaux (lire par ailleurs). L'objectif initial de Biolait était évidemment de pérenniser cette zone de collecte avec un objectif de volume de 800 000 litres de lait sur l'année. « On va doubler cet objectif. En 2015, de nouveaux professionnels ont fait la démarche pour nous rejoindre. Il y a ensuite le temps de la conversion. Cette dernière est longue, de 18 mois à deux années. Un exemple dans le Haut-Rhin : la ferme Richart à Roppentzwiller. Il y a actuellement une vague de conversion qui peut notamment s'expliquer par la crise actuelle de l'élevage, mais également par la sensibilisation des professionnels pour de nouvelles pratiques agricoles. En 2015, la hausse a été de 5,7 %. La filière attend pas moins de 200 millions de litres de lait supplémentaire d'ici 2018. Cela va répondre à la demande car le marché est porteur. Les consommateurs sont là. Bien évidemment, si cette tendance à la hausse s'accentue encore, il va falloir là lisser dans le temps, l'accompagner et continuer à fédérer les gens. Car, effectivement, la période de conversion est sensible. Elle doit être préparée et anticipée. L'Opaba et la Chambre d'agriculture d'Alsace sont là pour soutenir les professionnels, leur donner des conseils techniques, fructifier avec eux leur réflexion », ajoute Christophe Ringeisen. Il faut également savoir que la filière de lait bio permet de redonner de la place à l'herbe pour l'alimentation du troupeau (affouragement) et d'avoir des systèmes extensifs et autonomes en termes de ration alimentaire. Cela permet d'économiser des charges. Le même prix et sur tout le territoire Il faut dire que la structure de Biolait est appréciée par les producteurs. Biolait a le statut de « société par actions simplifiées » (SAS). Ses principes sont clairs : offrir une valorisation à n'importe quel producteur, et avoir un rôle de développement de la filière bio quelle que soit la zone de production. « Biolait ne fait que collecter et vendre. Il n'y a pas d'intermédiaire. Il n'y a pas de transformation. Biolait a une soixantaine de clients, des laiteries privées, des coopératives ou encore des transformateurs. Biolait gère une flotte de camions qui viennent collecter le lait. De plus, la structure est solide. Biolait vient de fêter son vingtième anniversaire », insiste Christophe Ringeisen. Le fonctionnement de Biolait place la solidarité entre associés au cœur du projet. Les producteurs sont payés le même prix, quelle que soit leur situation géographique. Cette solidarité s'exprime aussi par la mise en place de collectes dans des territoires difficiles. L'ensemble des exploitations laitières de Biolait sont à 100 % en « Agriculture Biologique », label le plus abouti en matière environnementale qui garantit la production d'un lait parfaitement tracé et d'une haute qualité nutritionnelle. Pour autant, à l'Opaba, on prévient également les professionnels. « Pour se lancer, il faut avoir une bonne trésorerie. Le bio n'est pas une solution miracle. Mais, il permet d'offrir de nouvelles perspectives pour l'exploitation. Il convient également d'avoir une réflexion sur la technicité, la maîtrise de principes de l'agro biologie, de savoir utiliser l'herbe au mieux. La réflexion sur le bio se fait sur plusieurs années », ajoute Christophe Ringeisen. Ainsi, l'Opaba est en contact avec plus de 200 professionnels dans la région qui souhaitent évoluer dans leurs pratiques. Ce n'est pas pour autant qu'ils vont franchir le pas. En 2015, il y a eu 37 nouveaux engagements en Alsace dont quatre laitiers. Soit une augmentation de 30 % par rapport à 2014. La dynamique est là. Il s'agit de la pérenniser et de la développer avec le sérieux nécessaire.

Publié le 11/05/2016

Installé depuis juillet 2013, Frédéric Scherrer, 31 ans, pérennise l'exploitation familiale entièrement tournée vers la production biologique. Il ne regrette pas cette orientation qui lui permet d'avoir une réelle vision de son métier, un prix du lait valorisant tout en cumulant compétitivité économique et production de qualité.

Associé avec Yolande en Gaec, Frédéric Scherrer est la cinquième génération de sa famille à produire sur l'exploitation. Il produit 340 000 litres de lait, entièrement en production biologique. Le troupeau, cinquante vaches laitières et leur suite, en tout une centaine de bêtes est essentiellement de race Holstein avec quelques croisées de Vosgiennes. L'essentiel de la production de lait est livré à la coopérative Biolait. Il fait un peu de vente directe. L'exploitation est en production biologique depuis 1999. « À l’époque, il fallait déjà se battre pour avoir un prix du lait correct. Et puis, un jour, plus aucune laiterie ne voulait de notre lait bio. Nous ne faisions pas assez de volume. Fin 2011 je crois, quelques jours avant la fin du contrat, on nous l'a signifié. Notre lait a alors été livré comme du conventionnel et payé comme du conventionnel », explique Frédéric Scherrer. En expliquant cela, le jeune éleveur ne cache pas que cette expérience a été mal vécue par sa famille. En juillet 2013, à l'issue de son traditionnel parcours, il s'installe officiellement sur l'exploitation. Dans ce cadre, il engage d'importants investissements financiers lui permettant de réaliser une nouvelle étable, un nouveau bâtiment de stockage et de matériel. La même année, il assiste à plusieurs réunions organisées par l'organisation professionnelle de l'agriculture biologique en Alsace (Opaba) et l'Agence de l'eau. L'idée est d'intégrer une nouvelle coopérative : Biolait. « Il n'y a pas d'intermédiaires » La démarche le séduit. « J'ai assisté à toutes les réunions. Nous avons vu l'administrateur du secteur. Il a rapidement été convaincu qu'il fallait mettre un camion sur le secteur pour récupérer notre lait. Et j'ai été séduit par cette façon de travailler. De plus, notre système était déjà précisément dans cette façon de faire et de penser. J'ai toujours été convaincu qu'on s'en sortait mieux dans les systèmes extensifs que dans ceux orientés vers l'intensif. Même si certaines charges sont plus élevées. En parallèle, les coûts d'alimentation le sont beaucoup moins », souligne Frédéric Scherrer. Résultat, depuis le 1er janvier 2015, son lait est ramassé et valorisé par Biolait avec un camion qui arrive sur l'exploitation à Masevaux tous les trois jours. Outre le fait qu'il a trouvé un débouché pour son lait, le jeune éleveur se félicite également du prix payé. « C'est beaucoup mieux qu'auparavant. Sur l'année 2015, ce prix a été de 435 euros les 1 000 litres. Et cette année, on tourne autour de 440-445 les 1 000 litres. La grille est différente. Elle se base sur celle de l'ouest de la France où se trouve le siège social de Biolait. Et surtout, ce prix n'évolue pas. Ni à la baisse, ni à la hausse. On connaît notre prix du lait jusqu'au mois de décembre prochain. Il a été décidé lors d'une réunion de structure en février dernier à laquelle tous les producteurs adhérents ont assisté », précise Frédéric Scherrer. Il était évidemment présent à cette réunion. Tous les producteurs qui livrent chez Biolait sont adhérents et ont des parts sociales qui sont minimes dans la coopérative. Il y a une assemblée générale annuelle où tout est fait pour permettre au plus grand nombre de venir. « Là, toutes les décisions importantes sont votées. Tous les bénéfices de Biolait sont divisés pour les producteurs. Cela marche car il n'y a pas d'intermédiaire. Personne ne "s'engraisse" sur notre dos », se félicite le jeune éleveur. Il est lui-même « référent » du groupe pour le Haut-Rhin, le Territoire de Belfort et le Doubs. Cela signifie que quand un éleveur s'intéresse à Biolait, il est possible de l'appeler. Il lui présente alors le fonctionnement. Après ; c'est à l'éleveur de faire son choix. Comme l'Opaba, Frédéric Scherrer insiste cependant sur le fait que pour intégrer ce mode de fonctionnement, il faut, au préalable, avoir bien réfléchi. « Il faut se poser les bonnes questions sur son exploitation, mesurer son poids économique actuel, pouvoir assumer la période de transition et surtout, travailler en étant convaincu par la production bio. On est, par exemple, limité dans les antibiotiques donnés aux vaches. Ici, on utilise l'homéopathie et des produits à base de plantes. Pour l'alimentation, c'est du foin, du regain et du concentré l'hiver. L'été, les bêtes sont en pâturage avec du foin et du concentré. Nous les sortons le plus tôt possible. Cette année, elles sont dehors depuis le 14 mars. Il faut savoir que, dans cette démarche, sans pâturage, il est difficile de s'en sortir économiquement. Le pâturage, c'est ce qui coûte le moins cher. Pour le reste, la traite ne change pas. Mon bâtiment est à logettes sur matelas avec une litière végétale. Il a fallu trouver le temps nécessaire pour faire fonctionner le bâtiment. Mais, là, et depuis cet hiver, il est plein. Il n'y a pas de difficultés », conclut Frédéric Scherrer.

Publié le 04/05/2016

Une réunion historique. C'est ainsi que Jean-Paul Bastian, vice-président de la Chambre d'agriculture d'Alsace, a qualifié la soirée du lundi 2 mai à Schiltigheim. Elle a permis aux éleveurs livrant à Copvial SA, en redressement judiciaire depuis le 25 avril, de faire le point sur les perspectives d'avenir de l'abattoir, et par là même sur celui de leurs créances.

Devant une salle bondée, Jean-Louis Siegrist, président de Copvial, déclare : « La situation est grave, car notre filiale Copvial SA a déposé le bilan le 25 avril ». La procédure de redressement judiciaire est assez inédite dans le monde agricole, précise Jean-Paul Bastian. Mais ce n'est pas la fin : elle doit permettre à l'entreprise en difficulté de trouver les moyens de rebondir. « Dans cette situation transitoire, il est important de faire toute la lumière et d'évoquer les pistes pour l'avenir de la filière élevage, les éleveurs, les salariés et tous ceux qui gravitent autour de cette filière. » Ce qui est particulier, dans ce dossier, c'est qu'on parle aussi des créanciers, pas seulement des salariés, poursuit l'administrateur judiciaire, Claude Maxime Weil. « Si on ne trouve pas de solution avec les créanciers, on n'en trouvera pas avec les salariés. » Huit jours plus tard, où en est-on ? Le redressement judiciaire a un effet mécanique, explique l'administrateur judiciaire : toutes les dettes sont gelées. « Toutes les prestations, livraisons et autres facturations faites jusqu'au 25 avril à 0 h sont gelées et font l'objet d'une déclaration de créances chez le mandataire, Me Fabienne Jenner, qui a la charge de les vérifier. De ce fait, Copvial SA n'a plus de dettes mais bénéficie des actifs, des créances à récupérer, donc d'un peu de trésorerie. Sans quoi, on n'irait pas loin. » Pour Claude Maxime Weil, il est important de poursuivre l'activité de Copvial SA. Le tribunal a autorisé une exploitation de six mois, mais une audience intermédiaire aura lieu le 20 juin pour décider des solutions à adopter. « Si on lui propose un plan correct, il le retiendra. » Lorsqu'une société est en redressement judiciaire, il y a deux possibilités, explique-t-il. La première consiste à restructurer l'entreprise et à présenter un plan de redressement par voie d'apurement du passif, les dettes étant alors étalées sur plusieurs années. « Cette solution n'a pas été retenue. Il est impossible de demander à l'unique actionnaire, la coopérative Copvial, d'assurer le fonds de roulement, les investissements nécessaires et le remboursement du passif. » Dès lors, la solution envisagée est un plan de redressement par voie de cession. « L'avantage, pour le repreneur, c'est qu'il ne reprend pas le passif et qu'il peut acquérir les actifs à bas prix. » Copvial SA n'a pas d'actifs importants, les murs de l'abattoir étant la propriété du Crédit Agricole Alsace Vosges, de Groupama Grand Est et du Comptoir agricole. « La totalité des fonds qu'apportera le repreneur servira donc aux investissements futurs et aux besoins en fonds de roulement. » Comment poursuivre l'exploitation jusqu'au 20 juin ? Si les dettes antérieures sont gelées, les dettes nouvelles bénéficient d'un privilège et d'une garantie, selon le code de commerce. Avec une nuance de taille : les salaires ont un superprivilège qui prime celui des créanciers. L'administrateur judiciaire désigné par le tribunal se doit de garantir la possibilité de payer les nouveaux créanciers, indique Claude Maxime Weil. « J'ai donné un feu rouge au paiement des créances à la coopérative, car je dois être en mesure de garantir le paiement de vos nouvelles créances. » Il a donc instauré un "circuit court" : « À partir de lundi, vous libellerez vos factures à Copvial SA qui vous les réglera directement et qui indemnisera la coopérative pour ses prestations. » Toutes les livraisons postérieures au 25 avril au matin seront payées au plus tard à J + 10. Exemple : « La livraison du 25 avril sera payée le 4 mai. Celle du 26 avril sera payée le 6 mai, etc. Le risque pour les éleveurs de continuer à livrer est nul, dans la mesure où nous avons un tableau de trésorerie extrêmement clair. Le grand avantage étant que nos clients finaux, la grande distribution, sont des gens solvables. » Pas d'a priori vis-à-vis d'un éventuel repreneur  Maxime Claude Weil a insisté sur un point crucial : pour éveiller l'intérêt d'un éventuel repreneur, il faut qu'il y ait encore un fonds de commerce. « Vous êtes directement impliqués : vous devez continuer à travailler avec l'abattoir Copvial, sinon il n'y aura plus de chiffre d'affaires. Il faut que vous preniez l'engagement de continuer à approvisionner l'abattoir. » Le timing, malheureusement, n'est pas favorable : « Nous ne pouvons pas rentabiliser l'abattoir, encore moins l'usine de Reichstett, et nous continuons à faire des pertes. Or la loi ne permet pas de poursuivre une activité déficitaire. On ne pourra donc pas vous promettre de vous payer très longtemps. Pour le 20 juin, il faut absolument une solution. » Cette solution, prévient Maxime Claude Weil, ne viendra ni de l'ancienne direction, ni de l'ancien conseil d'administration : il faudra l'intervention d'un tiers. « Nous n'avons pas le temps de nous montrer difficiles. Toute solution est meilleure qu'une liquidation sèche. Il faut donner la possibilité à tout repreneur potentiel de présenter son offre de reprise. C'est le tribunal qui va l'accepter ou non, sachant que le repreneur voudra obtenir l'adhésion des éleveurs. » Le plus urgent est de construire une solution crédible sur le plan économique, financier, et accessoirement commercial, poursuit Me Weil. « Ensuite, tous les autres acteurs vont vous aider. Je vous demande très clairement de maintenir le flux d'activité avec Copvial pendant le mois de mai pour démontrer aux repreneurs votre volonté de poursuivre l'activité et leur donner envie de nous racheter. » Ce n'est pas le moment de quitter le navire, renchérit Jean-Paul Bastian. La profession agricole tout entière se préoccupe de ce dossier depuis longtemps, déclarent tour à tour Franck Sander, président de la FDSEA du Bas-Rhin, Denis Nass, président de la FDSEA du Haut-Rhin, et Laurent Wendlinger, président de la Chambre d'agriculture d'Alsace. « Nous avons un rôle politique à jouer, celui de faire en sorte que cela se passe le mieux possible sur vos exploitations », ajoute Franck Sander. Quant à Thomas Gillig, président des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin, il se dit préoccupé de l'avenir des jeunes éleveurs qui viennent de s'installer. Quelle est l'origine de cette crise ? Les questions fusent dans la salle, sur l'analyse des difficultés de Copvial SA. Elles proviennent, explique le mandataire judiciaire, de l'insuffisance de chiffre d'affaires qui ne lui permet plus de couvrir ses frais fixes. « Il aurait fallu licencier ou investir, mais la société n'avait pas les moyens financiers de le faire », indique l'administrateur judiciaire. L'audit réalisé il y a quelques mois montre que le problème date de 2015, précise Jean-Paul Bastian. « En 2014, les comptes étaient tout juste équilibrés. » La conjoncture, l'effritement du chiffre d'affaires et la reprise de l'usine de Reichstett - qui a engendré à elle seule la moitié des pertes - sont à l'origine de cette crise, explique-t-il. Que se passera-t-il pour les créances antérieures au 25 avril ? « Je ne peux pas vous proposer de solution pour l'instant, affirme Claude Maxime Weil. On ne peut pas conditionner la poursuite d'activité au règlement de la dette antérieure. L'urgence est de trouver un repreneur. On étudiera ce deuxième point dans six semaines. » La priorité agricole de la région S'il y a un plan de reprise, cela permettra de résoudre plus facilement les autres problèmes, insiste Jean-Paul Bastian. « Nous devons nous mobiliser sur ce point. Nous avons rendez-vous mercredi avec les trois principales banques et la BPI pour mettre en place des financements à court terme, sans intérêts, pour faire face aux créances impayées. Il faudra ensuite trouver des solutions avec les différents partenaires pour que ce ne soit pas une perte définitive pour les éleveurs. » La Région et d'autres partenaires suivent de près ce dossier, annonce le vice-président de la Chambre d'agriculture. Beaucoup de questions ont été posées sur la gouvernance du groupe. Ce à quoi Claude Maxime Weil a répondu : « Le président de SAS Copvial reste Jean-Claude Helfer, parce qu'il n'y a pas d'autre candidat. Mais il ne sera pas à l'origine du projet de reprise. Ceux qui veulent du changement en auront. Michel Maire et M. Villier sont désormais aux commandes de l'entreprise, ils veillent à ce que les budgets soient établis de façon simple et claire, pour que je puisse m'engager sur les problématiques de trésorerie. » Les éleveurs livrant des animaux vivants à un autre éleveur de la Copvial seront-ils payés ? Normalement, ces transactions passent par la coopérative, pas par Copvial SA, explique Jean-Paul Bastian. « Il faut trouver une solution à ce problème durant cette période intermédiaire, afin qu'il ne vienne pas envenimer le débat. Si le 1er juin nous avons des pistes sérieuses pour un projet d'avenir, tous les autres problèmes trouveront une solution. »

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