Élevage

Publié le 01/09/2016

Le 30 août, lors du 3e round des négociations, un accord a finalement été trouvé entre les organisations de producteurs de lait et le groupe Lactalis afin d’arriver à un prix du lait à 280 €/1 000 l en août avec une progression de 5 €/1 000 l tous les mois afin d’atteindre 300 €/1 000 l en décembre. Soit un prix moyen de 275 €/1 000 l sur l'année.

JA - canton de Saint-Amarin/Masevaux

Ferme ouverte le 24 juillet chez Guillaume Bissler

Publié le 22/07/2016

Les jeunes agriculteurs du canton de Saint-Amarin/Masevaux organisent une journée ferme ouverte sur l’exploitation de Guillaume Bissler à Sentheim dimanche 24 juillet. L’occasion de découvrir l’élevage de brebis et d’agneaux, mais également le troupeau de vaches Highland.

Après en avoir été le vice-président pendant six années, Guillaume Bissler est depuis le début de cette année, le président des jeunes agriculteurs du canton de Sain-Amarin/Masevaux. Âgé de 29 ans, Guillaume Bissler, éleveur ovin et bovin est installé hors cadre familial, depuis 2009. Il possède un cheptel de 600 brebis et des agneaux de reproduction, un héritage de son grand-père, mais aussi une quinzaine de vache Highland. « Les brebis pâturent dès le début du printemps dans toute la vallée de la Doller, mais également à Vieux-Thann, à Cernay et au Ballon d’Alsace. Les agneaux, eux, vivent dans leurs cases d’agnelage avec leur mère pendant deux à trois jours, puis ils rejoignent des box collectifs en aire paillée », explique Guillaume Bissler. Le jeune agriculteur a également été le premier dans sa vallée à faire confiance à la race Highland, une race très ancienne. « Elle est très rustique, capable de vivre dans des conditions les plus difficiles mais’adapte également aux climats plus chauds. Elle est capable d’exploiter des pâturages pauvres et peut consommer une grande variété de végétaux de type arbustifs. Ce qui en fait une excellente débroussailleuse », ajoute Guillaume Bissler. Ses vaches Highland sont ainsi au pâturage toute l’année et se nourrissent d’herbe, de ronces et de broussailles. En hiver, elles reçoivent un complément de foin. Au niveau de la commercialisation, le jeune agriculteur pratique la vente directe. Il propose à ses clients des caissettes de viande d’agneau et/ou de bovins sur différents marchés paysans et approvisionne également certains bouchers et magasins de producteurs. Communiquer sur le métier Guillaume Bissler travaille seul sur son exploitation. C’est la raison pour laquelle il cherche à optimiser la gestion de son emploi du temps en ramenant l’ensemble de son cheptel sur un seul site contre trois aujourd’hui. « J’ai pour projet de construire un nouveau bâtiment pour l’ensemble de la bergerie et tout avoir ainsi au même endroit. Ce sera plus facile pour moi et cela optimisera mon travail », précise le jeune éleveur. Cette ferme ouverte permettra au public de découvrir l’ensemble de son cheptel, mais également d’autres animaux que présenteront les jeunes agriculteurs du canton. Il y aura également des chiens de troupeaux, et de nombreuses animations comme des démonstrations de tonte, des promenades en calèches, ou encore des contes pour les enfants. Sans oublier un marché du terroir avec de nombreux produits de la vallée. « Nous voulons communiquer sur notre métier, ses contraintes, ses atouts. Nous voulons également promouvoir notre savoir-faire à travers nos produits. Le monde agricole connaît une période difficile, mais ceux qui ont la chance de pouvoir travailler en vente directe trouvent des débouchés. D’autres arrivent à se démarquer avec des fermes pédagogiques, des gîtes à la ferme, des entreprises agricoles ou encore d’autres activités. Pour ma part, j’ai choisi d’être membre du réseau « Bienvenue à la ferme ». J’ai trouvé une clientèle avec mes caissettes de viande. Il faut maintenant pérenniser le tout pour assurer l’avenir », conclut Guillaume Bissler. Lui et les jeunes agriculteurs du canton de Saint-Amarin/Masevaux invitent le public à venir nombreux, découvrir la réalité agricole lors de cette ferme ouverte qui débutera dès 10 h le matin et se poursuivra toute la journée avec possibilité de restauration sur place.  

Après la confrontation européenne à Colmar

La holstein a créé de l’émotion

Publié le 12/07/2016

Quelques semaines après la confrontation européenne à Colmar, le président du Club Holstein 68, Thomas Prinz, dresse un premier bilan de la manifestation. Positif pour les professionnels, mitigé pour le grand public.

Avec plus de 30 000 entrées réalisées en trois journées, un concours magnifique et des bénévoles présents en très grand nombre, Thomas Prinz est évidemment ravi. D’autant plus qu’il faut remonter quelques années en arrière. Lors de son arrivée à la présidence du Club Holstein 68. Ce jour-là, il l’avait bien expliqué. Il n’acceptait pas cette responsabilité juste pour être président, mais pour faire bouger les gens et organiser quelque chose de grand. Les objectifs sont donc atteints. « Nous avons en effet réussi à dynamiser l’élevage alsacien, l’élevage haut-rhinois, mais surtout l’élevage du Sundgau. Les professionnels sont venus de partout, de tous les élevages, de toutes les races d’élevage. Au total, plus de 280 personnes ont participé à cet événement. Nous pouvons être fiers de cela. On nous avait dit que c’était impossible d’organiser une manifestation de cette ampleur, de mobiliser autant de monde. Nous l’avons fait. Le pari est gagné. Tout le monde a compris que c’était important d’être là. C’est une belle reconnaissance pour notre profession, pour l’élevage, pour la race holstein », se félicite Thomas Prinz. Et les retours des professionnels européens sont également positifs. « Nous avons eu de nombreux messages de félicitations des participants, des juges, des responsables des différents pays présents. Le concours a été une grande réussite. La soirée des éleveurs également. Nos partenaires et nos sponsors se sont montrés surpris de l’ampleur de ce concours. Nous, au Club Holstein 68, nous le savions. Mais, sinon, personne ne semblait imaginer ce que ce rassemblement allait représenter. Il n’y avait que des passionnés », ajoute Thomas Prinz. Communication difficile auprès du grand public Il faut dire que ce concours a été de grande qualité. Avec une préparation des animaux exceptionnelle, un déroulement des différentes sections minuté, des écrans géants qui ont permis à l’ensemble du public de suivre en temps réel la manifestation. « J’en profite pour saluer le travail de notre régisseur, Luc Wendling. Nous lui avons expliqué pendant des mois avant le concours ce que nous voulions et ce que nous attendions de lui. Il a très bien compris. Résultat : il a fait cela comme un vrai spécialiste du monde de l’élevage, avec la musique qui allait, le jeu de lumière adapté, le son, les images. De leurs côtés, les juges étaient tellement pris par l’événement qu’ils étaient dans l’émotion, la beauté des choses », souligne Thomas Prinz. Un regret cependant : la communication réalisée auprès du grand public. « C’est vrai que le message n’est pas très bien passé. Un événement professionnel auquel on ajoute une partie grand public, c’est quelque chose de délicat. Les tarifs ont été mal expliqués. Les 15 euros d’entrée par exemple. C’était pour les trois jours. La journée grand public représentait un coût de 5 euros et était gratuite pour les moins de 13 ans. Avec nos partenaires, nous n’avons pas réussi à bien présenter les choses, à mieux faire passer ce message », constate Thomas Prinz. Surfer sur cette vague Et maintenant ? Pour les responsables du Club Holstein 68, la porte est grande ouverte. Les éleveurs du département et du Sundgau ont montré qu’ils savaient se mobiliser, qu’on pouvait compter sur eux pour de telles manifestations et pour défendre et promouvoir la profession. De son côté, Thomas Prinz, président depuis bientôt neuf années, estime que son objectif est désormais atteint. « Merci à mon équipe, et notamment à Franck, Claude, Philippe et à Valérie qui a géré les bénévoles de main de maître. Tous les feux sont désormais au vert. Le Sundgau doit pouvoir en profiter et surfer sur cette vague, toutes races de vaches confondues. Chacun peut utiliser cette manifestation sur sa carte de visite. Personnellement, j’ai atteint le but que je m’étais fixé. Je pense qu’il est temps de passer la main. L’hiver prochain, je vais passer le relais à quelqu’un de plus jeune que moi tout aussi motivé et qui aura compris notre rôle, qui n’est pas uniquement politique, mais de défendre l’élevage laitier en général. Pour ma part, je compte continuer à aider, donner mon avis si on me le demande. Il faut maintenant développer des idées nouvelles. Depuis trois ans, cette manifestation a utilisé mon énergie. Merci à toutes et à tous », conclut Thomas Prinz.

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