Publié le 12/07/2016
Quelques semaines après la confrontation européenne à Colmar, le président du Club Holstein 68, Thomas Prinz, dresse un premier bilan de la manifestation. Positif pour les professionnels, mitigé pour le grand public.
Avec plus de 30 000 entrées réalisées en trois journées, un concours magnifique et des bénévoles présents en très grand nombre, Thomas Prinz est évidemment ravi. D’autant plus qu’il faut remonter quelques années en arrière. Lors de son arrivée à la présidence du Club Holstein 68. Ce jour-là, il l’avait bien expliqué. Il n’acceptait pas cette responsabilité juste pour être président, mais pour faire bouger les gens et organiser quelque chose de grand. Les objectifs sont donc atteints.
« Nous avons en effet réussi à dynamiser l’élevage alsacien, l’élevage haut-rhinois, mais surtout l’élevage du Sundgau. Les professionnels sont venus de partout, de tous les élevages, de toutes les races d’élevage. Au total, plus de 280 personnes ont participé à cet événement. Nous pouvons être fiers de cela. On nous avait dit que c’était impossible d’organiser une manifestation de cette ampleur, de mobiliser autant de monde. Nous l’avons fait. Le pari est gagné. Tout le monde a compris que c’était important d’être là. C’est une belle reconnaissance pour notre profession, pour l’élevage, pour la race holstein », se félicite Thomas Prinz.
Et les retours des professionnels européens sont également positifs. « Nous avons eu de nombreux messages de félicitations des participants, des juges, des responsables des différents pays présents. Le concours a été une grande réussite. La soirée des éleveurs également. Nos partenaires et nos sponsors se sont montrés surpris de l’ampleur de ce concours. Nous, au Club Holstein 68, nous le savions. Mais, sinon, personne ne semblait imaginer ce que ce rassemblement allait représenter. Il n’y avait que des passionnés », ajoute Thomas Prinz.
Communication difficile auprès du grand public
Il faut dire que ce concours a été de grande qualité. Avec une préparation des animaux exceptionnelle, un déroulement des différentes sections minuté, des écrans géants qui ont permis à l’ensemble du public de suivre en temps réel la manifestation. « J’en profite pour saluer le travail de notre régisseur, Luc Wendling. Nous lui avons expliqué pendant des mois avant le concours ce que nous voulions et ce que nous attendions de lui. Il a très bien compris. Résultat : il a fait cela comme un vrai spécialiste du monde de l’élevage, avec la musique qui allait, le jeu de lumière adapté, le son, les images. De leurs côtés, les juges étaient tellement pris par l’événement qu’ils étaient dans l’émotion, la beauté des choses », souligne Thomas Prinz.
Un regret cependant : la communication réalisée auprès du grand public. « C’est vrai que le message n’est pas très bien passé. Un événement professionnel auquel on ajoute une partie grand public, c’est quelque chose de délicat. Les tarifs ont été mal expliqués. Les 15 euros d’entrée par exemple. C’était pour les trois jours. La journée grand public représentait un coût de 5 euros et était gratuite pour les moins de 13 ans. Avec nos partenaires, nous n’avons pas réussi à bien présenter les choses, à mieux faire passer ce message », constate Thomas Prinz.
Surfer sur cette vague
Et maintenant ? Pour les responsables du Club Holstein 68, la porte est grande ouverte. Les éleveurs du département et du Sundgau ont montré qu’ils savaient se mobiliser, qu’on pouvait compter sur eux pour de telles manifestations et pour défendre et promouvoir la profession. De son côté, Thomas Prinz, président depuis bientôt neuf années, estime que son objectif est désormais atteint. « Merci à mon équipe, et notamment à Franck, Claude, Philippe et à Valérie qui a géré les bénévoles de main de maître. Tous les feux sont désormais au vert. Le Sundgau doit pouvoir en profiter et surfer sur cette vague, toutes races de vaches confondues. Chacun peut utiliser cette manifestation sur sa carte de visite. Personnellement, j’ai atteint le but que je m’étais fixé. Je pense qu’il est temps de passer la main. L’hiver prochain, je vais passer le relais à quelqu’un de plus jeune que moi tout aussi motivé et qui aura compris notre rôle, qui n’est pas uniquement politique, mais de défendre l’élevage laitier en général. Pour ma part, je compte continuer à aider, donner mon avis si on me le demande. Il faut maintenant développer des idées nouvelles. Depuis trois ans, cette manifestation a utilisé mon énergie. Merci à toutes et à tous », conclut Thomas Prinz.