Ecole des jeunes présentateurs du Haut-Rhin
Dixième anniversaire pour une école dynamique
Ecole des jeunes présentateurs du Haut-Rhin
Publié le 22/06/2015
Organisée par les syndicats départementaux des races Prim'Holstein et Montbéliard, représentés par Alexandre Wintzenrieth et Sylvie Wiest, la dixième session a été riche en retrouvailles car d'anciens élèves ont prêté main forte aux formateurs et leur expérience aux 15 nouveaux candidats.
C'est l'EARL Bellevue de Pierre Berbett à Bisel, en polyculture élevage Prim'Holstein, qui a accueilli les candidats malgré les intempéries de la veille qui avaient partiellement arraché une partie de la toiture du hangar ! « Pour une exploitation, participer à un concours est un moyen de se faire connaître, de sortir de l'anonymat en proposant des animaux de qualité » explique l'agriculteur qui partage son enthousiasme en mettant à disposition sa ferme pour la première journée de formation des jeunes présentateurs. Avec 65 vaches laitières, soit 630 000 litres de lait par an, l'EARL offre un superbe panorama sur les Vosges d'un côté et sur le Jura suisse de l'autre. Un vrai coin de paradis ! Mais, l'heure n'était pas à la contemplation puisque l'objectif était bien de faire découvrir la présentation d'un bovin lors d'un concours, ce qui exige expérience, bonne connaissance de l'animal et respect de règles bien spécifiques. Trois stands avant le passage sur le ring La matinée a été consacrée aux bases de tout concours, avec en premier lieu le choix de l'animal, ses atouts physiques sur lesquels les jurys seront inflexibles : « La génisse doit avoir un bon alignement des pattes, être la plus féminine possible, élégante, avec une panse en forme de poire » explique Alexandre Wintzenrieth, responsable de l'Ecole. « Il y a aussi un minimum d'affinités à avoir et même si l'animal a de petites imperfections, cela peut se corriger au cours de la promenade ou par des soins appropriés, comme le lavage régulier à l'eau froide pour accélérer la pousse des poils » rajoute Philippe Hoffstetter, éleveur à Largitzen. De son côté, Manon Schnoebelen, ayant déjà participé aux finales à Paris, complète les explications. Le deuxième point de formation a été axé sur l'esthétique dans l'« atelier de lavage » destiné aux postulantes à quatre pattes : un poil dégraissé, brillant, lustré par un brossage énergique et un rasage localisé. « Il ne faut surtout pas mouiller les oreilles, cela les rend tombantes » avertit David Butsch, jeune éleveur à Ranspach-le-Haut. Et, en attente de monter sur le ring, il faut veiller à proposer un paillage irréprochable, 30 cm d'épaisseur minimum, qui sera scrupuleusement observé : « C'est peut-être le plus facile, mais c'est aussi très important car cela met en valeur l'animal pour d'éventuels acheteurs qui circulent avant le début des présentations à Habsheim » confie Bruno Dietemann, éleveur de Traubach-le-Bas. Après ces conseils, véritables sésames, l'après-midi fut consacrée au passage sur le ring : détails du placement, tenue de l'animal, et une petite finale eut lieu, histoire de vivre le premier stress devant un public averti. Un anniversaire important Après neuf années passées comme secrétaire de l'Ecole, Bernard Vergely a cédé la place à la jeune ingénieure agricole, enseignante en zootechnie au lycée de Rouffach, Elodie Pinheiro. Cela n'a pas empêché celui qui fut une figure importante de l'intérêt des jeunes pour l'élevage dans le Sundgau, d'être encore présent lors de cette journée de formation et de prendre le balai pour finaliser les préparatifs, histoire de donner un coup de main à Pierre Berbett. Pour l'aspect festif, l'équipe de formation a proposé aux stagiaires une rétrospective photographique, et un repas a été partagé avec Sébastien Stoessel, président du service Elevage de la Cara, Isabelle Hostetter, animatrice des deux syndicats de bovins pour la Chambre et des représentants du Crédit Mutuel qui ont sponsorisé la formation avec d'autres organismes. Tous saluèrent l'implication des jeunes éleveurs locaux qui auront été de formidables pédagogues ce jour-là. Maintenant, le licol est dans la main des jeunes élèves, car de nombreuses heures d'entrainement sont nécessaires et une seconde journée de formation a été programmée à l'automne au GAEC du Tilleul à Traubach-Le-Bas avant la foire Simon et Jude de Habsheim, où aura lieu la présentation, et qui reste un des derniers grands rassemblements du monde agricole dans le département. Alexandra Dur de Masevaux, « médiatisée » lors du vol de sa vosgienne Rebel l'an dernier, est la « doyenne » à participer : « C'est une vitrine de l'élevage, cela permet d'intégrer un réseau. Après un premier stage chez Dominique Springinsfeld à Durmenach qui a favorisé mon insertion dans le monde agricole, je vais suivre une formation en BTSA production animale ». Margaux Hoffstetter est une « ancienne » de l'Ecole : aujourd'hui agricultrice à Largitzen où elle élève des gastéropodes, elle a participé en 2007 et y a rencontré son conjoint Guillaume. En février dernier, elle défilait encore sur un ring, celui du Salon de l'agriculture à Paris avec Haustine, star prim'Holstein du GAEC Hoffstetter. Au cours des neuf sessions précédentes, 93 jeunes ont participé à l'Ecole des jeunes présentateurs pour les Prim'Holstein et 69 pour les Montbéliard sur 7 sessions, avec toujours 46 % de filles. D'ailleurs, lors du concours à Habsheim, elles ont raflé davantage de premiers prix que leurs homologues masculins !












