Pratique

Tracteurs et machines agricoles

Alsatra Agri concessionnaire Deutz-Fahr

Publié le 02/06/2021

Alsatra Agri, à Gottesheim, devient concessionnaire Deutz-Fahr en remplacement de Techniques Agricoles (Hohengoeft). L’entreprise intervient dans tout le Bas-Rhin, hormis l’arrondissement de Wissembourg.

Jusqu’à l’an dernier, l’entreprise Alsatra comptait deux spécialités : le transport, ainsi que les machines et travaux agricoles. L’entreprise, située à Gottesheim dans le Bas-Rhin, s’est développée de manière simultanée dans ces deux branches ces dernières années, passant de deux salariés en 2016 à une quinzaine aujourd’hui. En 2020, la branche agricole devient Alsatra Agri. Celle-ci réalise des travaux agricoles tels que la moisson, le pressage, l’enrubannage avec deux presses-enrubanneuses et le pressage de balles carrées. En parallèle, l’entreprise vend du matériel agricole. Depuis un mois, elle est devenue concessionnaire de la marque Deutz-Fahr, annonce son responsable, Frédéric Amann, à la tête d’une équipe de sept salariés, dont un vendeur à temps plein. « Nous sommes deux concessionnaires Deutz-Fahr dans le Bas-Rhin : les établissements Burckbuchler desservent l’arrondissement de Wissembourg et nous nous occupons du reste du département. »     Une équipe disponible 7 jours/7 Passer de simple agent à concessionnaire permet à Alsatra Agri d’acheter le matériel directement chez le constructeur, sans intermédiaire, et de pouvoir faire remonter les remarques des utilisateurs auprès de la marque. Principale qualité d’un concessionnaire : la disponibilité. « Vendre, c’est vite fait, mais il faut être là quand il y a une panne ou que le client rencontre un souci », souligne Frédéric Amann. Chez Alsatra Agri, l’équipe est disponible 7 jours/7. Elle intervient directement chez les agriculteurs grâce à sa camionnette-atelier entièrement équipée. Quatre mécaniciens effectuent les réparations et les mises à jour permettant d’optimiser l’utilisation du matériel. « Et on en cherche encore, précise le responsable de l’entreprise. C’est une denrée rare. » En tant que concessionnaire Deutz-Fahr, Alsatra Agri vend principalement des tracteurs et des presses à balles rondes. « La gamme de tracteurs Deutz-Fahr est très étendue, elle va de 50 à 350 ch, avec des modèles pour le maraîchage, l’élevage et les grandes cultures. Il y a même une petite gamme pour les communes, détaille Frédéric Amann. Ceux-ci sont fabriqués dans l’usine bavaroise de Lauingen, à 230 km de chez nous, ce qui représente un atout en termes de délais de livraison même si, actuellement, toutes les marques sont confrontées à des retards. » Le constructeur allemand est en train de renouveler sa gamme et des nouveautés sont prévues à la fin de l’année. Alsatra Agri, qui reprend le fichier client de Techniques agricoles (Hohengoeft), assurera l’entretien et les réparations du parc de tracteurs existant, qui est assez conséquent, notamment dans le Kochersberg. « Cela prouve que les utilisateurs étaient satisfaits de la marque », note le responsable de l’entreprise, qui est assisté, pour la vente, de Charles Weber.    

Prêt digitalisé

Un tracteur en trois clics !

Publié le 15/05/2021

Depuis le début de l’année, la plupart des banques proposent des prêts 100 % digitalisés pour acquérir du matériel agricole. Gain de temps, moins de « paperasse », des qualités bien en vogue. Zoom sur l’initiative du Crédit Mutuel, précurseur dans le domaine.

Cette saison a commencé avec une belle surprise pour Sébastien Pfeiffer, installé à Urhwiller, dans le nord de l’Alsace. Il a pu semer du maïs et du tournesol avec son nouveau tracteur Arion 530. Il ne s’y attendait pas de sitôt, mais, deux semaines seulement après avoir initié l’achat, le céréalier recevait le véhicule, arrivé presque aussi vite qu’un éclair… de génie. Car ce délai, si court, tient surtout au fait que l’agriculteur a souscrit à un prêt Actimat, dorénavant entièrement digitalisé. Voilà comment tout s’est enchaîné. Quand Philippe Strasser, commercial chez Claas Est, est venu vanter les mérites de l’engin, sur sa tablette, il a aussi pu proposer une offre de prêt à Sébastien. « Avant, grâce à une calculatrice express, nous avions accès aux barèmes auxquels l’agriculteur pouvait prétendre en fonction du montant du financement, là, j’ai simulé la proposition de crédit tout de suite », décrit Philippe Strasser. Sur cette nouvelle application, les commerciaux ont la possibilité d’inscrire tous les éléments nécessaires à la mise en place d’un prêt. À commencer par le type de matériel, s’il est immatriculable ou pas, son état, neuf ou d’occasion, le montant HT, le montant HT à financer, ainsi que le modèle et la description du bien. Deuxième étape : les conditions financières, allant du montant du financement au choix du barème, en passant par le nombre et la périodicité d’échéances. Enfin, les coordonnées du client, et le tour est joué. La fin du papier ou presque Une première pour Sébastien, qui a seulement vérifié la faisabilité de cette aventure auprès de son comptable avant de signer l’offre électroniquement, grâce à un code reçu par SMS. « Avant, le tout pouvait prendre des semaines. Il fallait rencontrer le conseiller bancaire, renvoyer des documents, pour peu qu’on ait du travail, on laissait traîner les choses. Là, c’est plus pratique, on peut se décider plus rapidement. Pour ce tracteur, la réponse de l’accord du prêt est tombée trois jours après que j’ai validé la demande de prêt, seulement. Quel gain de temps », se réjouit l’agriculteur. Même si avec cette petite révolution, le concessionnaire endosse un peu la casquette du banquier, lui aussi apprécie l’accélération des transactions. « De notre côté, après la rencontre avec le client, nous devions remplir un formulaire papier qui partait à la plateforme commerciale du Crédit Mutuel, à Nantes. Désormais, les informations que nous rentrons sur la tablette sont synchronisées en temps réel avec le site internet de l’application où la demande de prêt est étudiée », détaille Philippe Strasser, qui a rangé les derniers formulaires papier au fond de son bureau. Au revoir la paperasse, donc, et bonjour la simplification. « Auparavant, le conseiller devait nous avertir de l’état de la demande, maintenant, nous pouvons suivre son avancement via le site, et savoir si elle est validée ou refusée. Ne nous reste plus qu’à faire signer l’avis de livraison pour que la banque nous paie directement », poursuit Philippe Strasser. Incontournable Ce dispositif est en place depuis la mi-janvier. À ce jour, Class Est recense une vingtaine de prêts réalisés intégralement en ligne. Quel que soit le concessionnaire, les agriculteurs peuvent opter pour cet outil, si leur banque l’a déjà lancé. Au Crédit Mutuel, une véritable « task force », comme l’appelle Jean-Luc Beil, l’animateur du marché agricole, s’est créée pour déployer ce système pionnier. « En à peine deux mois, nos spécialistes régionaux d’Actimat ont formé les chargés de clientèle des caisses qui, ont, à leur tour, rencontré la majorité des concessionnaires et des commerciaux d’Alsace, pour que l’application soit utilisée dès la mi-janvier. » Une performance, d’après Jean-Luc Beil, avec un pareil contexte en toile de fond. « Finalement, cette dématérialisation tombe bien avec le Covid, où les contacts sont limités », trouve-t-il. Pour autant, pas question de négliger les relations clientèle. » Surtout si les agriculteurs ont besoin d’accompagnement pour signer les contrats de prêt en ligne. Nos conseillers sont toujours là pour leur expliquer comment naviguer dans leur banque à distance », rassure-t-il.

Publié le 14/05/2021

Le millésime 2020 a eu un goût très particulier pour la Caisse régionale de Crédit Agricole Alsace Vosges, avec des résultats financiers très influencés par la situation du Covid, mais traduisant l’utilité de « la banque verte » à son territoire. Un nouveau siège à Strasbourg sera opérationnel en 2025.

Le 29 mars dernier, c’était la dernière conférence de presse de bilan du Crédit Agricole Alsace Vosges en son actuel siège à Strasbourg. Gérald Grégoire, le directeur général, a annoncé la rénovation totale du site (12 000 m2 de surface foncière), devant déboucher au 1er trimestre 2025 sur un « site écoresponsable », et qui sera « une belle vitrine ». Ce projet de 60 millions d'euros (M€) en est encore au stade du concours d’architecture. Mais on sait d’ores et déjà qu’il accueillera un auditorium de 250 places, et prendra en compte les nouvelles méthodes de travail à distance. Une belle manière de fêter les 20 ans de la fusion des deux Caisses voisines d’Alsace et des Vosges. À l’opposé, le contexte économique n’a pas été des plus favorables. Même si début 2020, « l’économie se portait plutôt bien avec un taux de chômage à 8 %, une croissance supérieure à celle de la zone euro. Et la France était redevenue la première destination européenne en matière d’investissements étrangers ». La crise a engendré une récession inédite avec un PIB en recul de 8 %. Toutefois, « l’ensemble des mesures budgétaires et monétaires ont permis d’éviter le pire », souligne Gérald Grégoire, en témoignent les principaux indicateurs associés à la récession, tels que le taux de chômage, qui se situait à 8 % fin 2020, et le nombre de défaillances d’entreprises. Plus particulièrement sur le Grand Est, elles ont même reculé de 40 % sur l’exercice et n’ont jamais été aussi faibles qu’en 2020. Pour ne pas obérer cette croissance future, la BCE (Banque centrale européenne) a amplifié sa politique monétaire - dite ultra-accommodante - caractérisée par le maintien de taux bas ce qui favorise l’investissement, l’injection de liquidités sans limites, l’acquisition d’actifs pour que les états se refinancent à bon compte. Pour illustrer cette situation, le directeur général rappelle que la dette se situe à 115 % du PIB. Pourtant « on paie moins d’intérêts qu’il y a quelques années avec un endettement à 70 % du PIB. En 2020, l’État s’est même financé sur les marchés à taux négatifs, à -0,32 %. Conséquence, « quand l’État français a emprunté, on lui a donné de l’argent ». Tout ceci devrait donc « nous permettre de mieux rebondir que d’autres », espère Gérald Grégoire. Et les banques en général, et le Crédit Agricole en particulier, « ont pris toute leur part dans ce sauvetage de l’économie ». Les dirigeants du Crédit Agricole disent avoir « mis à profit cette période pour accélérer un certain nombre d’investissements et de transformations ». Des résultats qui traduisent l’utilité du Crédit Agricole au territoire Avec la Caisse d’Île-de-France, la Caisse Alsace Vosges est la seule à ne pas être leader sur son terroir. En agriculture néanmoins, ses parts de marché sont de 70 %, ce qui correspond à la moyenne nationale. En 2020, les clients ont fortement épargné et emprunté avec respectivement +7 % et +6,3 % d’encours (voir encadré). Plus de 260 M€ de prêts garantis par l’État (PGE) ont été consentis, avec un faible taux de refus de 2 %. « Les premiers retours indiquent que 80 % des clients vont amortir les PGE. Même si, la crise perdurant, la majorité des contractants utilisera par précaution l’année de différé supplémentaire et la durée d’amortissement la plus longue. Sans pour autant d’ailleurs que la situation des entreprises soit dégradée », indique Gérald Grégoire. Côté agriculture, 280 M€ de nouveaux crédits ont été débloqués. Citons également 41,20 M€ de prêts consacrés aux énergies renouvelables. Ces trois dernières années, ce sont ainsi plus de 163 M€ de prêts qui ont été fléchés à la production d’énergie photovoltaïque, éolienne et méthanisation. En 2020, la Caisse régionale a financé neuf nouvelles centrales de méthanisation. Plus globalement, l’investissement en agriculture progresse de 3 % « signe de la vitalité du secteur agricole ». Le secteur a finalement « bien traversé l’exercice 2020 ». Un modèle économique en train de se transformer « En dépit du contexte », la Caisse régionale Alsace Vosges a réalisé « une très belle année commerciale qui est l’illustration du soutien de l’ensemble des acteurs économiques du territoire ». En termes financiers, même si le chiffre d’affaires recule de 4,4 %, à 242,10 M€, au chapitre des assurances, le « 2e métier du Crédit Agricole », le nombre de contrats progresse de 3 %. Signe de la qualité de l’offre, 93 % des clients qui ont déclaré un sinistre se sont dits satisfaits de la prise en charge par la compagnie. « Nous avons l’ambition d’être leader sur le territoire dans la protection des biens et des personnes. » Fort de ce résultat, la Caisse Alsace Vosges se lance en 2022 sur le marché de l’assurance des entreprises et recrute à cette fin des équipes dédiées à Strasbourg et à Épinal. Pour compléter le chiffre d’affaires, la marge d’intermédiation globale fondée sur l’activité de crédit et de collecte ne représente plus que 40 %. En 2020, sans surprise, les charges de fonctionnement ont reculé de 3,1 %. Au final, le résultat net est de 50,30 M€, soit une baisse de 26,8 % en raison également d’une dotation aux provisions prudentielles, conformément au ralentissement de l’activité du territoire ». Avec 1,9 milliard d'€ de fonds propres, soit 2,7 fois le seuil des exigences réglementaires, « nous sommes en mesure d’investir ». Ces résultats traduisent selon le président Henri Buecher, « toute la résilience du modèle mutualiste ». Mais « les responsabilités qui nous incombent nous incitent à maintenir un niveau d’engagement constant auprès des clients en répondant aux nouveaux enjeux de société comme la transformation digitale, qui s’est accélérée pendant la pandémie ».

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