Pratique

Conseil départemental du Haut-Rhin

Mobilisé et solidaire face à la crise sanitaire

Publié le 16/04/2020

Le Conseil départemental du Haut-Rhin est mobilisé et solidaire face à la crise sanitaire. Une action qui passe notamment par l’augmentation des moyens de dépistage, le lancement d’une campagne de tests sérologiques et la distribution de matériel médical.

Cette politique volontariste a quatre objectifs prioritaires. Le premier est tout d’abord de maintenir la continuité des services publics les plus essentiels aux habitants et notamment aux personnes les plus vulnérables. Le second est d’agir efficacement contre l’épidémie en mobilisant toutes les forces locales et en favorisant l’entraide à l’échelle transfrontalière. « Nous veillons à relayer au plus près du terrain les directives nationales, en les adaptant, le cas échéant, aux réalités locales. Nous apportons une aide matérielle et humaine aux équipes mobilisées en première ligne, dans les hôpitaux comme dans les établissements sanitaires et sociaux ainsi que dans les services de sécurité et de secours. Nous faisons remonter auprès de l’État les attendus du terrain », explique la présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert. Le troisième objectif est d’accompagner les habitants pendant leur période de confinement en facilitant la continuité pédagogique au sein des familles et, en garantissant les aides et l’accompagnement des personnes les plus démunies. Mais, également, en encourageant et en facilitant les actions d’entraide, et de solidarité, entre les personnes. Le quatrième objectif est de soutenir le tissu économique et associatif. Le Conseil départemental met en place des aides financières concrètes et opérationnelles. Il active ses réseaux et ses partenaires pour accompagner et informer des mesures mises en œuvre sur plan national comme au niveau local. Il sollicite les industries du territoire. Il prépare un plan d’actions pour la sortie de crise.     Une campagne de tests sérologiques Depuis le mardi 14 avril, le Conseil départemental du Haut-Rhin a également mis en œuvre des tests de type sérologique dans les Ehpad. À savoir, dix établissements haut-rhinois qui se sont portés volontaires. Ils sont situés sur les communes de Colmar, Mulhouse, Saint-Louis, Turckheim, Wittenheim, Seppois-le-Bas, Bergheim, Kaysersberg, Ammerschwihr, Illzach et Kunheim. Cette première phase concerne 1 000 résidents et 900 personnels. Ces tests complètent les gestes barrières et les directives qui doivent être nécessairement poursuivis.       Avec le Conseil départemental du Bas-Rhin, il a également été décidé de mutualiser les laboratoires vétérinaires et d'adapter les matériels pour augmenter les capacités de dépistage virologique en Alsace. « L’ARS a donné son accord le 1er avril. 400 à 500 tests pourront être analysés quotidiennement par les équipes des deux laboratoires. La montée en charge se fera au fur et à mesure de la disponibilité des produits et matériels nécessaires à l’analyse des tests », précise Brigitte Klinkert. Cette campagne de dépistage est rendue possible à la suite d’une consultation lancée par le Conseil départemental qui assure sa prise en charge pour un montant total de 42 100 euros TTC. En outre, l’Hôtel du département à Colmar a été transformé en plateforme de collecte et de distribution des matériels achetés ou provenant de dons. Grâce à ses partenaires, la collectivité a ainsi pu réceptionner et livrer de précieux équipements aux établissements sanitaires et sociaux qui en étaient dépourvus. Les matériels ainsi collectés et distribués vont aux EHPAD, aux services d’aide à domicile, aux foyers pour personnes en situation de handicap et aux maisons de protection de l’enfance.

Publié le 14/04/2020

Lors de la première semaine de fermeture des établissements de formation agricole, les 818 apprentis alsaciens ont été invités à rejoindre leurs entreprises. Désormais, le ministère de l’Agriculture demande que le calendrier soit respecté, entre temps prévus dans l’entreprise et temps d’apprentissage.

Le ministère de l’Agriculture, autorité compétente pour les centres de formation d’apprentis agricole (CFAA), prévoit que les stages pourront être poursuivis dans les entreprises pour les élèves de plus de 16 ans, si aucune alternative n’est possible et à condition que toutes les mesures soient prises pour garantir la sécurité sanitaire des apprenants comme de leur entourage. « Dans la réalité, ce sont plutôt les apprentis majeurs qui ont été gardés dans les entreprises », précise Gilles Cadieu, directeur du CFAA de Rouffach. « Il est utile d’avoir un permis de conduire pour ne pas être plusieurs dans le même véhicule ». Le Haut-Rhin compte 415 apprentis, le Bas-Rhin 403. Après une première semaine durant laquelle les apprentis ont pu aller en entreprise, le calendrier d’alternance doit désormais être respecté. Ainsi, quand les élèves sont censés être au CFAA, ils doivent suivre les cours et les exercices mis en ligne par leurs professeurs. « Il est important que le contact soit maintenu entre l’élève et l’établissement, pour continuer à avancer dans sa formation », appuie Yannick Nedelec, directeur adjoint du CFAA d’Obernai.     « Je me sens protégé » Si certaines entreprises ont cessé leur activité mi-mars, beaucoup rouvrent leurs portent depuis le début du mois. Elles ont donc dû adapter l’accueil des apprentis et l’organisation du travail. En agriculture, l’ouvrage ne manque pas. Bastien Steiner, 23 ans, étudiant en BTSA viticulture-œnologie, travaille actuellement chez un viticulteur d’Eguisheim qui emploie cinq salariés : « On respecte les gestes barrières, on mange dehors en respectant la distanciation sociale. On fait attention. On nettoie les surfaces touchées dans les véhicules. Personnellement, j’habite seul, je ne crains pas de contaminer quelqu’un ». Sa crainte serait de transmettre le virus à ses collègues qui vivent en famille ou sont plus âgés. Thibaut Limmacher est en deuxième année de BTSA technico-commercial agrofournitures. Il répond présent au Comptoir agricole de Niederrœdern à son poste d’apprenti magasinier : « Dès le début, la coopérative a été réactive, témoigne-t-il. Les consignes sont claires et à appliquer strictement : masque obligatoire, lingettes désinfectantes, gel hydroalcoolique… Une nouvelle organisation a été mise en place. Le matin est réservé aux agriculteurs venant récupérer leur commande. Un seul à la fois. Ils restent dans leur tracteur pendant que je charge, pour avoir le moins de contact possible. Je me sens protégé. On travaille dans de bonnes conditions ». D’autres poursuivent leur activité en entreprise depuis chez eux, comme Alexandrine Bonnetier, 20 ans, BTSA technico-commercial agrofournitures à Obernai : « Je continue à passer des commandes pour mes clients mais je ne me rends pas sur le terrain. Cela me rassure parce que nous sommes dans un département très touché par l’épidémie et je connais des personnes malades ou décédées parmi notre clientèle. Je les avais croisées, il y a un mois, avant que tout cela n’arrive ».

Publié le 04/04/2020

La réouverture d’un quart des 10 000 marchés alimentaires de France est annoncée, sous dérogation et sous conditions sanitaires strictes, dans des bourgs de taille petite à moyenne, afin de faciliter l’écoulement des denrées périssables.

Samedi 28 mars, une dizaine d’étals est installée dans le centre-ville de Barr. Poissons, pains, fruits et légumes, fromages, charcuterie… les commerçants ont tous reçu des consignes sanitaires des services municipaux et, en premier lieu, le maintien d’une certaine distance entre l’étal et le client. Les trois entrées du marché sont contrôlées par les services municipaux et la police. Visiblement, les commerçants espèrent reprendre une activité plus soutenue. Mardi 24 mars, le Premier ministre prend la décision de fermer les marchés locaux. Mais jeudi 26 mars, la négociation d’un protocole sanitaire entre les syndicats agricoles, la Fédération nationale des syndicats des commerçants des marchés de France et les ministères concernés (Économie, Agriculture, Santé) a pour objectif de rouvrir et « d’apporter sur ces marchés, ouverts ou fermés, une sécurisation maximale des personnes et de lutter contre la propagation du virus Covid-19 », indique un communiqué de la FNSEA. Validé par le Gouvernement, le protocole conciliant « sécurité sanitaire et approvisionnement de la population en produits frais », permet « aux préfets et aux maires d’accorder les autorisations d’ouverture des marchés alimentaires qui répondent à un besoin d’approvisionnement de la population, en leur donnant la capacité de vérifier si les conditions de leur organisation sont propres à garantir la santé des personnes », ajoute le communiqué. C’est donc le cas à Barr.     Mardi 31 mars, sur le plan national, la réouverture d’un quart des 10 000 marchés alimentaires de France est annoncée, sous dérogation et sous conditions sanitaires strictes, surtout dans des bourgs de taille petite à moyenne, afin de faciliter l’écoulement des denrées périssables. S’agissant des marchés des grandes villes du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, la préfète Josiane Chevalier décide néanmoins de maintenir l’interdiction, étant donné la dégradation de la situation sanitaire.     La poursuite des marchés dans les petites bourgades continue de faire débat sur les réseaux sociaux avec d’un côté les médecins et pharmaciens opposés au maintien, estimant que c’est « un mauvais signal », et de l’autre, des internautes considérant que le danger n’est pas plus important sur un marché de plein air qu’en supermarché. Face à ce dilemme, les maires des bourgades ont pris leurs responsabilités. Certains ont maintenu des marchés au strict essentiel, en insistant sur le respect des gestes barrières.

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