Pratique

Avec Mon Farméos du Comptoir agricole

Une moisson d’informations à portée de clics

Publié le 05/10/2022

Déployé depuis la collecte des orges 2022, l’outil Mon Farméos répond à une demande et aux attentes des clients du Comptoir agricole, mais aussi des techniciens de la coopérative. Factures, versements, livraisons, commandes… Tous les flux et les échanges d’information entre la coopérative et ses adhérents sont désormais à portée de clics.

Agriculteur à Roeschwoog au sein de l’EARL éponyme, Ritchie Folmer produit du blé, du colza, du soja, du tournesol, du maïs et du maïs semences ainsi que des légumes sur 142 ha de SAU. Il utilise Mon Farméos depuis sa création cet été. L’outil comporte trois volets. L’un est dédié aux approvisionnements, l’autre aux livraisons de céréales et le dernier à la comptabilité. Ce dernier lui est particulièrement utile : « C’est là que je vois toutes les factures et versements en cours et à venir. Cela me permet par exemple d’anticiper une dépense et donc de provisionner mon compte en conséquence. Ou encore de vérifier que les versements générés par les ventes des céréales arrivent bien sur mon compte, tout comme les compléments de prix en cours d’année. Cela donne de la visibilité, me permet de se projeter. C’est un peu de charge mentale en moins, ce qui est toujours appréciable. Et puis si jamais une facture est perdue, il est possible d’en générer facilement un PDF », décrit Ritchie Folmer. Il apprécie aussi beaucoup les fonctionnalités du volet céréales. « Lors des moissons, nos livraisons sont suivies en temps réel. Tout est noté, le tonnage, l’humidité… Et c’est très visuel grâce à des graphiques bien conçus avec un code couleur pour chaque culture. Cela permet par exemple de faire des calculs de rendements. Et puis, comme chaque livraison est enregistrée et tracée, il n’est plus nécessaire de conserver le ticket qu’on reçoit à chaque livraison, c’est beaucoup plus pratique. » Ritchie Folmer apprécie aussi de pouvoir suivre la valorisation de sa production : « On peut voir ce qui est déjà valorisé et ce qui ne l’est pas encore. C’est intéressant d’avoir une visibilité sur ce que devient notre travail ». Gabriel Diemert, responsable du service Développement informatique au Comptoir agricole, précise : « En fonction des contrats financiers qui nous lient, les agriculteurs peuvent consulter l’ensemble des affectations. En effet, si la plupart des agriculteurs nous chargent de commercialiser leur production, certains nous sollicitent pour stocker leurs céréales chez nous. Ceux-là peuvent voir l’état de leur stock dans nos silos, et le nombre de jours de stockage facturés. Il y a d’autres agriculteurs qui ne vendent leurs céréales que bien plus tard après l’apport. Pour eux aussi, c’est intéressant de voir l’état de leurs stocks ». Du côté des approvisionnements, Ritchie Folmer apprécie de pouvoir avoir, à un instant t, une image de l’état de ses commandes et notamment du restant à enlever. « Dans cet onglet, les agriculteurs ont aussi accès à l’évolution du coût moyen des produits. Ce qui leur permet d’anticiper le prix moyen qui leur sera facturé. Le fait d’avoir une visibilité simplifiée sur l’état des commandes permet aussi de savoir si un agriculteur a retiré plus ou moins d’intrant que ce qu’il avait commandé, et donc dans quel sens sa situation sera régularisée », précise Gabriel Diemert. « Cela me permet aussi de comparer avec l’année n-1 », indique l’agriculteur, qui souligne aussi l’ergonomie de Mon Farméos, basée sur des menus déroulants fonctionnels et bien pensés. Un outil facile à prendre en main Technico-commercial au Comptoir agricole dans le secteur de Thal-Drulingen depuis 7 ans, Lionel Freund est né en 1994. Autant dire qu’il a grandit avec les outils informatiques, qu'il maîtrise donc assez bien. « Farméos est un logiciel très bien fait, avec une interface moderne, très facile à prendre en main », estime-t-il. Pour lui comme pour les autres techniciens du Comptoir agricole, Farméos est un outil de travail quotidien : « Nous l’utilisons tous les jours. Il nous permet d’être plus efficients, plus rapide. Nous sommes capables de retrouver rapidement toutes sortes d’informations comme les enlèvements, les factures, la liste des encours, et notamment combien d’engrais a été commandé par un adhérent et combien il lui en reste à venir chercher ». Le volet consacré aux céréales apporte de nouvelles fonctionnalités (lire aussi en encadré). « C’est un service très apprécié car les agriculteurs voient quasiment en direct ce qu’ils ont apporté. À peine une benne est-elle déposée que l’agriculteur peut savoir ce qu’elle contenait en termes de poids et d’humidité. Cela lui permet de suivre sa collecte au gré des parcelles qui sont récoltées. Le risque de perdre des tickets est écarté alors que c’est un incident de parcours assez fréquent pendant des moissons, comme plusieurs personnes interviennent en même temps », détaille Lionel Freund. À noter que les agriculteurs qui le souhaitent peuvent même recevoir une notification en temps réel par SMS lorsqu’une benne est livrée. Au-delà de la traçabilité et de la collecte des informations sur la quantité, l’humidité, l’agriculteur a une visibilité sur l’heure de livraison de la benne, donc une idée de quand elle sera de retour au champ, pratique pour gérer les chantiers de récolte qui mobilisent plusieurs intervenants ! Consultable sur ordinateur ou via une application dédiée sur smartphone, Farméos rend donc toutes sortes de services aux adhérents du Comptoir agricole. Mais, précise Lionel Freund, Farméos n’a pas vocation à remplacer les techniciens. Ainsi, il n’est pas possible de passer des commandes d’intrants directement depuis Farméos. Cela relève toujours de la compétence des techniciens. « Notre rôle de conseil et d’appui technique est important pour que les pratiques soient adaptées aux territoires », souligne Lionel Freund. À ce jour 500 apporteurs de céréales sur les quelque 3 000 que compte la coopérative profitent des fonctionnalités de Mon Farméos. Pour y accéder, rendez-vous sur comptoir.coop, l’intranet de la coopérative, puis suivre les onglets Économie, Mes Comptes et enfin Mon Farméos, où chaque adhérent peut créer gratuitement un compte en utilisant son numéro d’adhérent comme identifiant. En général, dès le lendemain de l’inscription, le compte est actif.

Inauguration du plus grand show de fruits et légumes de France

Une belle brochette d’officiels

Publié le 03/10/2022

Vendredi 23 septembre, les scolaires ont laissé la place aux personnalités qui se sont réunies pour l’inauguration officielle de ce show végétal.

Vendredi 23 septembre à 16 h, les derniers élèves quittent le site du plus grand show de fruits et légumes de France, en rang deux par deux, gilets fluorescents sur le dos, et cerveaux bien remplis d’informations de première fraîcheur sur les fruits et légumes. Ils sont remplacés par un gratin d’officiels. Face à un parterre attentif, Pierre Lammert, président de l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla), sert l’apéritif en saluant toutes les personnalités présentes, en détaillant le programme des festivités, et en remerciant tous ceux qui se sont engagés pour faire de cet événement une réussite. Pour les hors-d’œuvre, place à Thibaud Philippe, maire d’Illkirch-Graffenstaden, qui a souligné que le terrain qui accueille le show a failli être bâti mais qu’entre-temps « il y a eu un changement de paradigme », et que « sa vocation nourricière au bénéfice des habitants a finalement été préservée ». Doris Élisabeth Ternoy, conseillère eurométropolitaine en charge de la politique agricole métropolitaine et des circuits courts, a poursuivi avec le potage, soulignant que l’Eurométropole de Strasbourg (EMS) a à cœur d’accélérer la transition de sa politique agricole, en partenariat avec le monde agricole. Elle a salué un événement qui permet de « donner une information éclairée sur la consommation de produits locaux, bio et de saison ». Elle a rappelé la place de l’agriculture dans l’EMS - 435 entreprises, un tiers du territoire - et les défis que la municipalité entend relever : « développer une agriculture nourricière sur ses terres afin de fournir une alimentation locale et de qualité à ses habitants, ce qui passe par la préservation des espèces agricoles et une attention particulière portée aux jeunes afin de leur donner envie d’aller vers les métiers de l’agriculture. » Denis Nass, président de la Chambre d’agriculture Alsace (CAA), a envoyé l’entrée froide : « Les fruits et légumes constituent des richesses et des atouts pour le territoire et les consommateurs. Ils contribuent à l’économie locale, à la diversité des paysages, à l’emploi local… » Il a rappelé les difficultés à travailler avec le vivant, d’autant plus à l’heure du changement climatique : « L’accès à l’eau est une nécessité. La grêle peut détruire le travail d’une année… » Frédéric Bierry, président de la Collectivité européenne d’Alsace (CEA), poursuit avec l’entrée chaude, avançant que la CEA contribue à la valorisation « fondamentale du métier d’agriculteur, alors que la garantie de l’accès aux terres nourricières n’est pas acquise et que l’augmentation du coût de l’énergie met en péril des exploitations… » Il s’est félicité de la bonne dynamique des marques régionales, soulignant que l’Alsace est un territoire où la consommation locale est particulièrement bien ancrée. Une interprofession modèle Philippe Mangin, vice-président de la Région Grand Est, poursuit la valse. En sa qualité de premier plat, il a salué « la force de l’interprofession, créée il y a 18 ans, un modèle d’organisation qui regroupe tous les maillons de la filière, des producteurs à la distribution, et qui constitue une vraie réussite ». En effet, si Egalim 1 et 2 étaient nécessaires, « le législateur ne pourra pas tout faire, et rien ne remplace l’organisation d’une filière », estime le responsable régional de l’agriculture, de la bioéconomie, de la viticulture et de la forêt, qui souhaite donc que le modèle de l’Ifla soit étendu à d’autres filières. Anne Sander enchaîne en proposant un second plat, aux saveurs européennes. Elle a rappelé que les fruits et légumes occupent une place à part dans la politique agricole européenne. Elle a mis en avant le programme européen « Fruits et légumes à l’école », regrettant qu’en France il soit devenu « une usine à gaz ». La députée européenne a également plaidé pour une transition agricole progressive, intelligente, et soutenue par des investissements à la hauteur des défis et des enjeux. Les partenaires de l’Ifla tombent à pic pour alléger un peu le menu. Camille Sedira, nouvelle Miss Alsace, et égérie des fruits et légumes d’Alsace, s’est dite ravie de représenter la région et notamment les fruits et légumes d’Alsace. « J’ai à cœur de mettre en avant le fait que l’alimentation contribue à la santé et au bien être », a-t-elle déclaré. Le champion de paracyclisme Joseph Fritsch, a partagé tout son plaisir d’être associé à cet événement, et de pouvoir bénéficier du soutien de l’interprofession dans son projet de participer aux Jeux paralympiques à Paris en 2024. À l’image du plateau de fromages, la préfète de la région Grand Est, Josiane Chevalier, annonce le début de la fin des agapes. Impressionnée par la dimension du show, le défi logistique qu’il a représenté, elle a tenu à redire son admiration et son respect pour les agriculteurs, « meilleurs défenseurs de la nature ». Fabien Digel, directeur de l’Ifla, s’est emparé de la fonction d’entremets pour entraîner les petits farcis aux discours vers la visite du site. La « caravane gourmande », alias le food truck de la CEA, fait office de dessert. Le chapiteau européen, inauguré par Anne Sander, de fruits frais. En guise de café, une photo de groupe devant la pyramide de fruits et légumes. Et pour le digestif, censé faciliter la digestion, l’inauguration s’est terminée par des signatures de contrats de filières : pour la truffe d’automne, et pour la filière fruits et légumes.

Publié le 28/09/2022

La base de Niess, à Hoffen, a ouvert ses portes le week-end passé : une première depuis 2020 et depuis l’entrée de Niess dans le groupe Ackermann. Preuve que la manifestation était attendue, 1 500 personnes s’y sont pressées. Les agriculteurs en ont profité pour découvrir les nouveautés : le matériel de fenaison Kuhn et SIP, les pulvérisateurs Chabas et le tracteur de toute dernière génération New Holland T7 HD, entre autres.

« Depuis 2020, ce sont les premières portes ouvertes de Niess, sur le site historique de Hoffen, dans le Bas-Rhin. Nous avions participé aux Trois jours du vignoble, à Dambach-la-Ville, et nous avions hâte d’accueillir nos clients et leurs familles ici », résume Justine Rioult, responsable marketing et communication du groupe Ackermann, qui a acquis Niess, fin janvier 2020, juste avant la crise sanitaire liée au Covid-19. 1 500 personnes ont répondu à l’appel : le samedi 24 septembre, surtout des agriculteurs déjà clients, pour des démonstrations techniques, et le dimanche 25, la sortie était familiale. Une grande partie des fournisseurs étaient présents pour l’occasion, d’APV à Rolland, en passant par Amazone et Kverneland, pour ne citer qu’eux. Le tout dernier tracteur New Holland T7 HD était présenté : « forte puissance, cabine silencieuse, confortable », énumère Olivier Meintzer, responsable commercial pour Niess agriculture. Mais les nouveautés les plus marquantes de 2022 sont les suivantes : le matériel de fenaison Kuhn et SIP, et les pulvérisateurs Chabas. « C’est un gros changement pour nous d’avoir rentré la marque Kuhn. On a commencé en décembre 2021, avec les outils de travail du sol, et depuis septembre 2022, nous avons tout ce qu’il faut pour la fenaison. La deuxième nouvelle marque qu’on distribue est SIP ; du matériel de fenaison haut de gamme, robuste, pour du travail intensif, qui vient de Slovénie. Nous avons l’exclusivité dans le Bas-Rhin. Faucheuse, groupe de fauche, faneur, andaineur : nous proposons tout le nécessaire pour l’herbe », énumère Olivier Meintzer.     Développer l’offre en matériel arbo’et houblon SIP est encore peu connue ici, mais la marque, privilégiée par les ETA et les Cuma, se développe rapidement en France depuis cinq ans. La troisième grande nouveauté chez Niess, est la marque Chabas. « Chabas est un nouveau constructeur français, spécialisé en arboriculture et en houblon. Nous vendons ses pulvérisateurs, avec l’ambition de progresser sur ces marchés-là », précise le responsable commercial pour Niess agriculture. Le semoir à maïs Horsch Maestro, en démonstration au printemps dernier, ainsi que l’épandeur à engrais porté ZA-TS d’Amazone étaient aussi exposés. « Le ZA-TS à entraînement des aubes d’épandage hydraulique permet plus de précision sur les coupures de tronçon », relève Olivier Meintzer. Des offres spéciales avaient cours durant ces deux jours, notamment pour fêter le réaménagement du magasin de Hoffen au concept Promodis P2. « Tous nos magasins sont aménagés sur le même modèle maintenant : celui de notre centrale d’achat. C’est cohérent », remarque Justine Rioult, ajoutant que Philippe Ackermann est président de Promodis, depuis cette année. De nombreuses animations ont rythmé le dimanche : apéro-concert de musique traditionnelle alsacienne avec la cave de Cleebourg, restauration assurée par les Jeunes Agriculteurs du canton de Soultz-sous-Forêts, jeux pour les enfants, vol captif en montgolfière et tombola… avec un vol en montgolfière libre à la clé ! De quoi ravir les passionnés de toutes les machines ; les volantes, aussi.    

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