Salon des vins de la région de Molsheim
« Cette année, ça va plutôt bien »
Salon des vins de la région de Molsheim
Publié le 11/05/2018
Le Salon des vins de la région de Molsheim s’est tenu sous le soleil, mardi 1er mai. Pas de gel, ni de trombes d’eau pour amocher le vignoble comme l’an dernier. Alors, les participants ont le sourire. Ce qui ne les a pas empêchés de revendiquer.
Pas de grands réquisitoires et doléances à la tribune du Salon des vins de Molsheim. « Cette année, ça va plutôt bien », a même reconnu Henri Kaes, organisateur de l’événement, dans son discours inaugural. Pas de cataclysme climatique ou commercial pour assombrir l’humeur des vignerons. Les officiels ont tout de même trouvé quelques nuages à leur horizon. En premier lieu, la stratégie de prévention du ministère de la Santé, jugée trop dure. Les autorités sanitaires veulent en effet obliger les producteurs à agrandir le logo déconseillant l’alcool aux femmes enceintes. « Elles sont enceintes, pas aveugles », s’est exclamé Henri Kaes. Le jeune responsable fustige plus généralement une politique « toujours dans la répression, pas dans la prévention ». Il déplore par exemple qu’on n’accompagne pas les jeunes dans leur consommation. « À 18 ans, ils sont balancés dans la jungle. » De la cave à la carte, un prix multiplié par deux ou trois Jérôme Bauer a dénoncé les accusations à l’encontre de la profession. « Je ne suis pas un pollueur », a insisté le président de l’Association des viticulteurs d’Alsace. Selon lui, le vignoble alsacien serait le plus respectueux de l’environnement en France. « On n’a pas attendu que la société nous le demande pour prendre des mesures de préservation de l’environnement. » Et si la population exige davantage d’efforts ? « On le fera sans problème, mais il faut que tout le monde admette que cela a un coût », prévient le responsable. Le député Laurent Furst en a profité pour rebondir sur le prix des bouteilles en restaurant. « Aujourd’hui, beaucoup de gens renoncent à prendre du vin car c’est trop cher. » Et l’élu de signaler la différence de prix entre la cave et la carte. « Il peut doubler ou tripler. » Son successeur à la mairie de Molsheim, Jean-Michel Weber, a pointé un autre problème. « Dans certains restaurants de Strasbourg, on ne trouve plus de vins alsaciens. » Un phénomène inquiétant, selon l’édile. Un comble pour un terroir qui produit « le plus grand vin blanc du monde, exporté dans plus de 130 pays », selon Didier Pettermann, président du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace.












