Vie professionnelle

Amicale des anciens responsables des organisations professionnelles agricoles

L’Aaropa souffle ses vingt bougies

Publié le 13/05/2019

Les anciens responsables professionnels agricoles se sont retrouvés à la ferme Maurer à Dorlisheim pour célébrer le 20e anniversaire de leur amicale.

Aaropa et Aropa : deux sigles à ne pas confondre ! L’un rassemble les anciens responsables d’organisations professionnelles agricoles, l’autre les anciens salariés agricoles. L’Aaropa fête ses vingt ans. « Notre amicale a été créée le 26 mai 1999 par l’ancien président de la Chambre d'agriculture du Bas-Rhin, le sénateur Jean-Paul Hammann, suite au souhait d’anciens responsables agricoles de garder le contact après avoir mis fin à leur mandat », explique l’actuelle présidente, Doris Freysz. Elle a succédé l’an dernier à André Wicker, démissionnaire. « Jean-Paul Hammann a confié à Brigitte Kieffer la mission de créer cette association dont l’objectif est d’organiser des rencontres amicales entre les anciens responsables professionnels agricoles et leurs conjoints, lors de voyages ou de visites professionnelles et culturelles. Une cinquantaine d''entre eux a répondu présent dès la première année. » Depuis sa création, Brigitte Kieffer en assure l’animation avec un dévouement unanimement salué. Une cinquantaine de personnes étaient présentes le jeudi 25 avril pour l’assemblée générale de l’Aaropa. Les participants se sont retrouvés à Ergersheim pour une visite des Volailles Bruno Siebert, avant de partager un « repas asperges » à la ferme Maurer de Dorlisheim où s’est tenue la partie statutaire de cette journée. Chaque année, l’amicale enregistre des décès et des départs. Mais de nouveaux membres la rejoignent. « De ce fait, nous avons bon espoir de la voir perdurer », estime Doris Freysz. Christiane Bernard, membre de l’Aaropa, a annoncé que la Section des anciens exploitants du Bas-Rhin (SDAE) est en train de monter un dossier pour permettre aux anciens agriculteurs d’aménager leur maison, en lien avec la Maison de l’autonomie et le Conseil départemental du Bas-Rhin. Une visite du Cep Cicat à Eckbolsheim est d’ailleurs programmée le 7 juin pour les agriculteurs du sud du département du Bas-Rhin. L’année écoulée, a indiqué Marie-Marthe Maetz, a été riche en rencontres pour les membres de l’Aaropa : un concert des Rhinwagges au Palais des congrès de Strasbourg, un déjeuner spectacle au Royal Palace de Kirrwiller, une visite du musée Meteor à Hochfelden à l’occasion de l’assemblée générale qui s’est déroulée à Dauendorf, sans oublier la sortie annuelle qui a mené les membres au mémorial Alsace Moselle à Schirmeck et à la distillerie Massenez à Dieffenbach-au-Val. À sa suite, le trésorier, Alfred Diemer, a fait le bilan financier de l’exercice écoulé, la bonne tenue des comptes étant certifiée par le réviseur aux comptes, Joseph Adam. La cotisation annuelle a été maintenue à 15 €. « Son montant reste inchangé depuis la création de l’amicale », a indiqué Doris Freysz. Les élections ont permis le renouvellement du tiers des membres du comité. Françoise Bund a demandé le renouvellement de son mandat. Jean-Georges Vogler et Salomé Schneider n’ayant pas souhaité se représenter, ils ont été remplacés par Jean-Michel Geist et Robert Schneider. Pour le 20e anniversaire de l’Aaropa, les responsables avaient souhaité organiser une croisière sur le Rhin. Mais CroisiEurope ne proposant plus de croisière d’une journée, il a fallu trouver une alternative. L’idée est désormais d’organiser une croisière de trois jours, si le nombre de participants est suffisant. Affaire à suivre… Le programme 2019 prévoit également une sortie en car à l’automne dans le nord du département. Au menu, visite du musée français du pétrole à Merkwiller-Pechelbronn, déjeuner au Gimbelhof à Lembach et visite de la chèvrerie Sturtzer (ferme du Steinbach) à Obersteinbach. D’ores et déjà, les responsables planifient une visite du musée militaire de La Wantzenau, un déjeuner spectacle à Kirrwiller et une excursion dans les Vosges en 2020.

Lycée agricole de Rouffach

Prévenir les accidents du travail

Publié le 11/05/2019

Dans le cadre de leur projet d’initiative de communication, trois étudiantes au lycée agricole de Rouffach, qui effectuent un brevet de technicien supérieur agricole, option viticulture et œnologie, ont réalisé une vidéo de sensibilisation pour prévenir les accidents du travail dans le milieu viticole. La projection a eu lieu à l’amphithéâtre de l’établissement.

Ce film d’une vingtaine de minutes a fait appel à un intervenant de la Caisse d’assurance agricole Alsace, Anthony Metzger, et à deux accidentés dans le cadre de leur travail, Émeline Notter et Guillaume Gruneisen. Ces trois personnes évoquent, pour l’un, le rôle et les missions de la CAAA, pour les deux autres, les circonstances de l’accident du travail et leurs conséquences. Le film, très bien réalisé, est complété par un fond musical original et « branché », et illustré d’images du vignoble. Les trois jeunes réalisatrices, Clarisse Gressard, Laura Fourdin et Clémence Morin, l’ont présenté à plusieurs dizaines d’élèves et d’étudiants du lycée agricole de Rouffach. « Avant de le montrer ailleurs, nous voulions le diffuser ici pour voir les premières réactions et répondre aux questions. C’est un sujet qui nous concerne toutes et tous ici puisque nous serons nombreux à travailler dans le monde agricole et viticole », explique Clarisse Gressard. Un sujet sensible puisque la CAA comptabilise en moyenne chaque année 900 accidents du travail et/ou maladies professionnelles dans le Haut-Rhin et 1 200 dans le Bas-Rhin. « La CAA effectue elle-même de nombreuses actions de sensibilisation auprès des agriculteurs et des viticulteurs. Nous intervenons sur les tenues indispensables comme des chaussures adaptées et de qualité, des gants, des casques, des vêtements anti coupe. Nous insistons sur la nécessité d’utiliser le matériel agricole avec vigilance et attention. Ces interventions sont de la prévention », insiste Anthony Metzger. Il l’explique dans le film. Les deux « victimes » l’ont été dans le cadre de leur travail. Émeline Notter intervenait en cave, en réception de vendanges, quand du matériel lui a échappé des mains pour tomber sur l’un de ses orteils. Un accident lui occasionnant une fracture et plusieurs semaines de rééducation. Guillaume Gruneisen utilisait son tracteur dans le vignoble quand la machine s’est retournée sur lui. Il a fallu le dégager. Son pied a également souffert après avoir été écrasé. Là également, il a fallu réapprendre ensuite les gestes du quotidien au travail. Un projet d’une année La diffusion du film a suscité quelques questions et un débat. Clémence Morin a regretté le peu d’informations et de formations à ces risques dans les établissements scolaires. « Pour notre part, on a eu deux heures de préventions aux EPU sur deux années d’études. Ce n’est pas suffisant. D’où le choix de la réalisation de ce film. Il y a de grandes différences entre ce nous dit à l’école et la réalité dans les entreprises. Nous le savons. Mais, nous le découvrons seulement une fois lors de nos stages ou au début de nos carrières professionnelles. Il faut mieux informer. Ici, le but est de sensibiliser », rappelle la jeune femme. À la fin de cette année scolaire, elle compte poursuivre ses études et effectuer une licence « vigne et vin » à Dijon. Clarisse Gressard envisage la même orientation ou partir en Nouvelle-Zélande acquérir de l’expérience complémentaire. Le choix définitif doit se faire dans les jours qui viennent. Enfin, Laura Fourdin va partir dans une école en Suisse pour suivre une formation qui doit lui permettre de devenir ingénieur en viti-œnologie. Elle ne cache pas sa satisfaction d’avoir pu réaliser cette vidéo. « Nous avons été aidées d’un ami pour le matériel. Mais, pour le reste, nous avons simplement écouté les conseils de nos profs et travaillé toutes les trois ensemble pour la réalisation et le montage. Cela a nécessité du temps. C’est un projet de quasi une année. Nous avons vraiment démarré les prises de vue à partir de février pour arriver à cette projection début mai », souligne l’étudiante. Un film que la Caisse d’assurance agricole d’Alsace compte récupérer pour le mettre sur son site internet. Tout comme le lycée agricole de Rouffach et peut-être la Mutualité sociale agricole. « Notre objectif est de le diffuser le plus largement possible, au plus grand nombre. Informer et sensibiliser sont nos préoccupations », conclut Laura Fourdin.

Prévention en agriculture

Éviter le risque réel grâce au virtuel

Publié le 11/05/2019

La CAAA du Haut-Rhin a profité de son assemblée générale pour présenter la réalité virtuelle à ses administrateurs. Une technologie immersive qui offre des perspectives intéressantes en matière de prévention des risques dans le monde agricole.

La CAAA du Haut-Rhin a beau multiplier les actions de prévention, de sensibilisation ou de formation, les accidents restent malheureusement encore trop présents dans le monde agricole. On peut utiliser toutes les vidéos du monde, les affiches, les notices, matériels ou conseils, parfois le message adhère plus difficilement chez certaines personnes. Il y a en effet des profils qui ont besoin de vivre d’abord quelque chose pour en saisir pleinement tous les aspects, toutes les subtilités, tous les dangers potentiels. Mais comment expérimenter la mauvaise chute sans tomber une première fois ? C’est là qu’intervient la réalité virtuelle, une technologie créée par l’armée américaine dans les années 1970 et qui connaît un réel essor auprès du public depuis quelques années maintenant dans les jeux vidéo ou dans l’immobilier. On peut ainsi visiter son prochain appartement ou sa future cuisine comme si on y était grâce à un casque immersif offrant une vision à 360°. On peut aussi, et c’est un peu plus récent, expérimenter les dangers que l’on peut rencontrer sur un chantier agricole sans prendre le risque de se faire mal. Une expérience « bluffante » L’agence digitale ViRtual Creation, basée à Schiltigheim, propose, entre autres, ce genre de services. Soucieuse de toujours rester « en veille » vis-à-vis des nouveautés permettant de renforcer la perception des risques en agriculture, la CAAA du Haut-Rhin l’a conviée à sa dernière assemblée générale pour une petite démonstration. Avant d’inviter les délégués de la Caisse à se plonger dans un monde entièrement créé par ordinateur, le dirigeant de l’agence, Stéphane Joanny, a détaillé tout ce qu’il était possible de faire avec une telle technologie, et quels étaient les intérêts pour l’utilisateur. « On y vit une expérience interactive où trois de nos sens - l’ouïe, la vue et le toucher - sont mis à contribution. On n’est plus juste spectateur d’une scène mais bel et bien acteur. Et ça, ça change tout. La capacité de mémorisation pour le cerveau s’en trouve multipliée. » C’est ce qu’a pu constater, Coralie Hayer, conseillère nationale en prévention des risques à la MSA. Voilà deux ans que l’organisme de protection sociale des agriculteurs a adopté cette technologie pour sensibiliser son public à divers risques comme les chutes ou la contention en élevage. « On était au dernier Sima. Notre objectif est d’intervenir dans les salons professionnels, les AG et les formations des jeunes. C’est d’ailleurs un excellent moyen pour ouvrir la discussion sur les messages de prévention. » Le directeur de la CAAA du Haut-Rhin, Philippe Pétry, abonde dans le même sens. Pour lui, la modernité de cet outil a plus de chance d’intéresser les plus jeunes aux risques qu’ils seront amenés à rencontrer au cours de leur carrière professionnelle : « On peut réellement ressentir le risque d’accident ou l’accident lui-même, c’est assez bluffant. L’un des scénarios proposé par la MSA consiste à manipuler un sceau en haut d’une échelle, contre un silo à grains. Là, le seau échappe de la main de l’utilisateur qui perd alors l’équilibre. La personne sous le casque ressent alors cette chute comme si elle y était et comprend au final deux choses : une échelle n’est pas un point de travail et, par la force des choses, il faut qu’elle soit bien ancrée au sol. » Une expérience qu’ont pu vivre les administrateurs de la CAAA du Haut-Rhin à l’issue de l’assemblée générale. Le but : leur faire découvrir ce nouvel outil et décider, in fine, si la Caisse doit accompagner la MSA dans son déploiement qui reste déconseillé pour certains profils : les personnes présentant des problèmes cardiaques, les personnes épileptiques, les femmes enceintes et les enfants de moins de treize ans.

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