Vie professionnelle

Publié le 12/04/2019

Les représentants des sections fruits et légumes des dix FDSEA du Grand Est se sont retrouvés à la FRSEA pour mettre en place une représentation Grand Est. Les premières pistes de travail ont été abordées.

Jusqu’à présent, des sections fruits et légumes fonctionnaient individuellement dans les FDSEA de chacun des dix départements du Grand Est, mais elles ne disposaient pas d’une représentation régionale. Le 11 mars dernier, leurs représentants se sont retrouvés à Laxou pour mettre en place une section régionale fruits et légumes au sein de la FRSEA Grand Est. Cette section régionale a pour vocation de défendre et représenter sur le terrain les producteurs de fruits et légumes du Grand Est. Le territoire régional compte des productions diversifiées et des problématiques particulières d’un département à l’autre. Mais malgré cette disparité, certains dossiers, comme l’emploi ou la réglementation phytosanitaire, sont communs et doivent être travaillés ensemble. C’est pour avoir une cohésion et une identité que ces productions se regroupent. L’emploi, sujet principal Dans un premier temps, chacun s’est exprimé sur les problématiques rencontrées globalement par les filières et individuellement sur les exploitations. L’emploi de main-d’œuvre, en particulier occasionnelle, est le principal sujet de préoccupation. Même si l’action syndicale a permis de conserver une partie du dispositif d’allégement des charges pour ces travailleurs, des dispositifs spécifiques devront être proposés par la profession et mis en place, afin de conserver l’attractivité de ces productions. Du fait de la régionalisation, certains dossiers, comme les calamités agricoles et le barème de référence, vont devoir trouver un tronc commun d’application et des sources utilisées pour les constituer. Ce dossier sera mené en concertation avec l’administration, afin de trouver la meilleure harmonisation. Une fois les axes identifiés et les travaux définis, la section a élu ses représentants au conseil d’administration de la FRSEA Grand Est. Les élus et professionnels ayant souhaité avoir un représentant identifié pour chacune des deux productions, fruitières et légumières, c’est un trinôme qui sera à la tête de cette section, un président et deux vice-présidents l’un représentant les fruits, l’autre les légumes (lire en encadré). Le but est de profiter des connaissances respectives transposables aux dossiers communs. Regrouper ces productions en une seule section permet d’avoir plus de cordes à son arc pour défendre les dossiers et les filières.

Produits locaux en restauration

Un « gros potentiel » à développer

Publié le 12/04/2019

Le premier salon CHR Pro Expo Alsace a permis de mesurer l’intérêt des professionnels de l’hôtellerie et de la restauration pour les fruits et légumes estampillés « Alsace ». Si l’intérêt est bel et bien là chez bon nombre d’entre eux, un travail « de fourmi » est nécessaire pour en faire un marché vraiment porteur et lucratif pour l’ensemble des producteurs.

Depuis quelques années, la mode alimentaire est à un retour vers le « local ». Dans les grandes surfaces, les produits dits « régionaux » ou « made in France » sont devenus pour beaucoup de consommateurs le critère d’achat numéro un, avant le prix. Dans la restauration, la situation est plus nuancée. Si beaucoup de chefs sont enclins à privilégier les produits de saison de leur région, nombre d’entre eux restent encore focalisés en premier lieu sur la rentabilité de leur entreprise. C’est ce qu’a pu constater Yannick Wir, animateur Sud Alsace à l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla), lors des trois jours qu’il a passés au premier salon CHR Pro Expo Alsace, à Colmar, dédié aux professionnels de l’hôtellerie et de la restauration. « Ceux qui privilégient l’approvisionnement local pour élaborer leurs menus sont des gens qui souhaitent raconter une histoire à leurs clients, celle du producteur à côté de chez eux. De l’autre côté, il y a ceux qui veulent des fraises d’Alsace toute l’année avec un prix au niveau de l’Espagne car c’est ce que leurs clients attendent. » Qu’il soit ou non locavore dans sa démarche, le restaurateur est avant tout un professionnel très exigeant. « Il veut des produits standardisés, livrés tous les jours et à un prix compétitif », témoigne Yannick Wir. Difficile pour un producteur seul dans son coin de satisfaire ces demandes, à moins d’être situé juste à côté du restaurant en question. « Du producteur au restaurateur en direct, cela reste très compliqué quand même. Il y a toute une logistique à prendre en compte. C’est pourquoi les grossistes, qui assurent efficacement cette transition, sont importants », explique Yannick Wir. Ils le sont d’autant plus qu’il y a, dans la restauration, un « énorme potentiel » pour la marque « Fruits et légumes d’Alsace ». Mais le chemin est encore long pour en faire un marché qui soit porteur et lucratif. « Autant on est bien présent dans la restauration collective, autant on a encore beaucoup à construire dans la restauration traditionnelle. » Yannick Wir évoque l’opération Folle choucroute d’Alsace, en partenariat avec des chefs. « Pourquoi ne pas reproduire des choses similaires ? On a des idées pour développer ce marché, mais ça reste un travail de fourmi. » Des légumes bios et locaux prêts à l’emploi Pour intégrer le monde de la restauration, l’association Terra Alter Est, créée en juillet 2018, a opté pour une autre approche : livrer des légumes bios et locaux découpés et prêts à l’emploi. Un concept qui a déjà séduit de nombreuses collectivités pour les cantines de leurs différentes structures (écoles, maisons de retraite, etc.), mais qui peine à gagner les chefs des restaurants. Plusieurs raisons à cela, souligne Marion Moreaux, responsable du développement chez Terra Alter Est : « Tout d’abord, les petits restaurants préfèrent travailler avec des produits bruts. Ensuite, beaucoup de restaurateurs commandent du jour au lendemain. Or, nous avons besoin d’un jour ou deux pour récupérer légumes frais, les découper dans nos ateliers et les mettre sous vide. » Actuellement, Terra Alter Est s’alimente en légumes bios auprès de quatre maraîchers haut-rhinois et complète ce qui lui manque auprès de producteurs bas-rhinois. Elle emploie six personnes en situation de réinsertion professionnelle qui découpent chaque jour 600 kg de légumes. L’objectif serait de monter à 1 tonne quotidienne, voire plus, développer des partenariats avec d’autres maraîchers bios situés dans un rayon de 120 km autour de Wittenheim et, enfin, nouer des relations étroites avec des restaurateurs « locavores ».

Association régionale des retraités d’entreprises et d’organismes professionnels agricoles et agroalimentaires Alsace

Viser le cap des 1 000 adhérents

Publié le 11/04/2019

Pour Raymond Clément, « le baromètre d’une association, c’est l’évolution du nombre de ses adhérents ». Un baromètre au beau fixe pour l’Aropa Alsace qui frôle les 800 adhérents.

L’assemblée générale de l’Association régionale des retraités d’entreprises et d’organismes professionnels agricoles et agroalimentaires (Aropa) Alsace a fait salle comble, le 22 mars à Schiltigheim, pour la plus grande joie de son président, Raymond Clément. Le plaisir de se retrouver entre anciens collègues, mais aussi l’impérieuse nécessité de s’informer sur les récentes évolutions réglementaires, expliquent en grande partie ce succès. Ce fut encore le cas cette fois-ci, avec un programme digne d’une session parlementaire. Une bonne nouvelle pour commencer : Ernest Freyburger, secrétaire de l’association, annonce une croissance importante des effectifs. Si l’adhésion de plusieurs nouveaux membres a été enregistrée, en raison de l’attrait du contrat Frage (assurance complémentaire santé Mutualia), c’est surtout le ralliement de 147 membres de l’amicale des retraités de la Mutualité sociale agricole du Bas-Rhin qui a gonflé les chiffres. L’Aropa Alsace frôle ainsi les 800 membres. « Nos actions pour faire connaître notre association et ses avantages - grâce aux différents partenariats conclus - ont permis cette évolution », déclare le président, dont l’ambition est de franchir la barre des 1 000 adhérents pour le dixième anniversaire de l’association. Un objectif qui n’est pas hors de portée : chaque année, 2 000 salariés affiliés à la MSA prennent leur retraite. Dans cette optique, l’association a mis en place un réseau de référents chargés d’assurer sa promotion auprès des collègues de l’entreprise où ils travaillaient. Par ailleurs, des flyers sont distribués aux salariés lors de la constitution de leur dossier de retraite. Des partenariats bons pour le pouvoir d’achat Justement, cette assemblée générale a été l’occasion de faire le point sur les différents partenariats conclus. Deux d’entre eux sont gérés par la fédération Grand Est (Frage), Mutualia et Groupama, deux par la fédération nationale (Fnaropa), Présence Verte et Butterfly, le Crédit Agricole et les caves vinicoles relevant directement du niveau alsacien. L’attrait des contrats Mutualia n’est plus à démontrer : leur nombre a plus que doublé en quatre ans. « Les assurés bénéficiant du régime local, c’est-à-dire les Alsaciens et les Mosellans, représentent 47 % du total des contrats souscrits », note Raymond Clément. Malgré une augmentation de 5 % des cotisations en 2019, « ce contrat nous permet d’avoir un rapport qualité-prix haut de gamme. » 2018 a vu l’amélioration de la convention signée avec le Crédit Agricole Alsace Vosges, en matière d’assurances de biens et de personnes (contrat Pacifica), mais aussi de l’acquisition des cartes bancaires, avec une réduction de 50 % sur les cartes Gold ou Mastercard. Groupama Grand Est accorde des réductions pouvant aller jusqu’à 10 % sur ses contrats. « Je vous recommande l’assurance Accidents de la vie », très abordable. Les adhérents de l’Aropa bénéficient de six mois gratuits à la souscription. Des conditions tarifaires intéressantes sont également consenties pour le service de téléassistance Présence Verte, piloté par la MSA. Quant à la carte Butterfly, elle donne accès à une foule de réductions chez les commerçants, à un tarif hautement préférentiel pour les adhérents de l’Aropa (3 €/an au lieu de 25 €/an). Un service présenté par Daniel Crance, responsable national au sein de la Fnaropa. Enfin, les caves coopératives alsaciennes accordent une réduction de 10 % aux porteurs de la carte d’adhérent. Tous ces avantages cumulés permettent aux membres de l’Aropa Alsace de conforter leur pouvoir d’achat, explique Hubert Muller. « Les grands perdants, ce sont les retraités ! » Le président de l’Aropa Alsace a évoqué l’épineuse question de la CSG (contribution sociale généralisée). L’augmentation de 1,7 point de la CSG (+ 25 %) décrétée par le gouvernement pénalise les retraités, tout comme la revalorisation de 0,30 % des retraites, inférieure à l’inflation de 1,60 %. « Par l’intermédiaire de la Confédération française des retraités (CFR), nous avons réclamé une compensation, comme pour les salariés actifs, mais le gouvernement n’a pas donné suite. Les grands perdants de la politique nationale actuelle, ce sont bien les retraités ! Pourtant, combien d’associations ou d’institutions démocratiques cesseraient de fonctionner si les retraités n’étaient pas là ? » Un thème repris par le président de la Fnaropa, Philippe Barbier (lire l’article ci-dessous). L’Aropa Alsace a décidé de maintenir le tarif de sa cotisation à 25 € pour 2020. Et propose à ses adhérents un voyage en Centre Alsace le 15 octobre prochain. Au programme, l’usine de chaussettes Labonal de Dambach-la-Ville et la maison du distillateur de Châtenois. En 2018, cette journée de convivialité avait mené les participants dans le Sundgau, a rappelé Dorette Tuchscherer, coordinatrice de la commission animation.

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