Avec l’EM Strasbourg et le conseil interprofessionnel des Vins d’Alsace
La digitalisation du tourisme : une opportunité de développement
Avec l’EM Strasbourg et le conseil interprofessionnel des Vins d’Alsace
Publié le 30/03/2019
Les technologies de l’information et de la communication jouent un rôle essentiel dans la compétitivité des organisations et des destinations touristiques, ainsi que pour l’ensemble de l’industrie du tourisme. C’est sur ce thème qu’a été organisée jeudi 7 mars, au château Kiener à Colmar, une conférence proposée dans le cadre de la convention entre l’EM Strasbourg et la marque Alsace.
Le rapport à la consommation de produits et de services touristiques devient de plus en plus informé, intelligent, communautaire et connecté. Dans le même temps, on assiste à une mutation de l’offre avec l’apparition de nouveaux services liés à ces nouveaux usages. L’augmentation de la flexibilité et de la rapidité, avec lesquelles un large éventail de services et de produits est proposé aux consommateurs, modifie la structure de l’ensemble du secteur. Cela crée à la fois des opportunités et des menaces pour toutes les parties prenantes. Néanmoins, il ne s’agit pas seulement de technologies, mais également de permettre l’inter-connectivité, l’engagement, la co-création et la création de valeur pour l’ensemble des acteurs de l’industrie du tourisme. « Cette conférence doit permettre d’aborder cette problématique dans le cadre d’un cycle qui a débuté en 2016 avec une première rencontre portant sur le vin et la santé. Puis en 2017, avec le vin et le numérique, et enfin en 2018, avec un sujet portant sur la valorisation du vignoble alsacien à travers l’œnotourisme », explique Coralie Haller, enseignante-chercheuse à l’EM Strasbourg et porteuse de la Chaire « vin et tourisme ». C’est en 2017 qu’a été créée cette chaire qui a pour ambition de mettre la recherche académique au service de la filière. Elle doit également former de jeunes diplômés du monde entier, imprégnés de la culture du vin, des terroirs et paysages d’Alsace. Elle renforce la position de l’école de management de Strasbourg aux côtés des vignerons, coopératives, négociants et de l’interprofession. Elle s’impose aussi comme une nouvelle étape de cette démarche, après avoir en 2015 lancé un Master 2 et une spécialisation du programme Grande école, intitulé « wine management and tourism ». Le « eTourisme » En partenariat avec le conseil interprofessionnel des Vins d’Alsace, le Crédit Agricole Alsace Vosges ou encore les grands chais de France, ce dispositif s’est donc développé en s’intéressant aux problématiques spécifiques des filières de la viticulture et du tourisme. Avec trois objectifs principaux : innover en constituant un lieu d’échanges professionnels, proposer des formations de haut niveau, échanger sur les besoins et les bonnes pratiques pour favoriser des partenariats et des rencontres. Le #CIVA sera partenaire de la Chaire de recherche "Vin et tourisme" de l'EM Strasbourg. @VinsAlsace pic.twitter.com/l6lM72OH4Z — EM Strasbourg (FR) (@EMStrasbourg) 17 mai 2017 Le sujet de la digitalisation de l’industrie du tourisme rentre dans ce cadre de travail. La conférence a tout d’abord permis d’éclairer le public présent sur une réalité : on est passé du tourisme au « eTourisme ». Pour cela, la technologie de l’information et de la communication (TIC) joue un rôle essentiel dans la compétitivité des entreprises liées à l’industrie du tourisme. Les modes de consommation ont changé. Le tourisme électronique est devenu une réalité. Il est grandement lié à l’utilisation et à l’application des TIC à tous les processus et à toutes les chaînes de valeur du tourisme, des voyages à l’hébergement. Le rapport à la consommation de produits et de services touristiques devient de plus en plus connecté via différents supports comme les tablettes, les ordinateurs, les applications, les téléphones. Sans oublier les réseaux sociaux. De nouveaux décideurs Désormais, il y a également de nouveaux « décideurs » qui fixent les règles du jeu, augmentant du même coup la flexibilité des entreprises et la rapidité de leurs services. Pour séduire la future nouvelle clientèle, les entreprises du tourisme n’hésitent plus à utiliser le virtuel pour expérimenter leurs propositions de voyages. La société haut-rhinoise LK Tours en est un exemple. C’est une entreprise en pleine transformation digitale. « Cette transformation se base sur trois piliers : l’expérience client, les processus opérationnels et les modèles d’affaires. Nous avons fait le constat que le voyageur s’inspire de contenus en ligne pour découvrir et préparer son voyage. Par le passé, nous répondions à ses interrogations avec des catalogues, des livres, des documentaires. Aujourd’hui, nous utilisons les réseaux sociaux et le virtuel. De chez lui ou de nos agences, nous lui permettrons de découvrir virtuellement son futur séjour. Cette réalité virtuelle permet également à LK Tours de communiquer sur la réalité d’un voyage en autocar de grand tourisme, de donner envie de découvrir des destinations à faible notoriété ou encore d’interpeller et d’attirer les clients sur des salons et en agences. Les solutions proposées sont alors des simulateurs de voyage en autocar, des vidéos à 360° courtes et commentées », explique Stéfan Vrtikapa, chargé de marketing et développement au sein de la société. Dans le même esprit, le digital s’installe progressivement dans le back office des acteurs du tourisme. Souvent confrontés à des difficultés de recrutement, les professionnels de la restauration et de l’hôtellerie voient fleurir une offre nouvelle de service spécialisée pour trouver la main-d’œuvre nécessaire qualifiée. Des plateformes en ligne destinées à leur faciliter la vie à l’image de Badakan, une application qui met en relation un vivier de personnels compétents et les professionnels qui ont des missions à proposer. « Outre la prise en charge par le site des aspects administratifs et contractuels, Badakan repose également sur un système de notation de ses membres pour rassurer les employeurs et vice-versa », explique Marion Besancenot, chargée des opérations et du recrutement du site. Il en va de même pour la « Legal Tech » créée par l’avocate spécialisée en droit du tourisme, Élise Fabing, à l’origine pour le réseau des Offices tourisme de France. « Nous voulons proposer à nos clients une plateforme regroupant toute l’information juridique, accessible et claire sur le droit du tourisme et un système de réponses automatisées aux questions les plus simples qu’ils se posent », explique-t-elle. Un moyen de gagner du temps et de l’argent tout en renforçant la relation avec les professions juridiques. « Cela nous permet d’optimiser les process et les coûts pour être plus disponibles et nous concentrer sur les taches à forte valeur ajoutée », ajoute Élise Fabing. Enfin, la conférence s’est terminée avec l’intervention de Jean-Philippe Loir-Mongazon, « maire du village by CA » du Crédit Agricole Alsace Vosges. Il a présenté ce village. À savoir : un écosystème innovant conçu comme un lieu de partage et de création qui favorise les échanges innovants et accompagne les start-up.












