Vie professionnelle

Portes ouvertes chez Alsaterr

Technique, bonnes affaires et convivialité

Publié le 29/03/2019

Ce week-end, le concessionnaire agricole Alsaterr organisait une journée portes ouvertes sur son site d’Ittenheim. Beaucoup de monde, de machines et de convivialité.

Le concessionnaire Alsaterr, spécialisé dans le commerce de matériels agricoles et forestiers, organise chaque année un week-end portes ouvertes, en alternance sur son site de Dannemarie et d’Ittenheim. Cette année, c’était le tour d’Ittenheim. Au programme, de la convivialité, avec une tombola, une buvette et des tartes flambées fabriquées par les Jeunes Agriculteurs du canton, ainsi qu’un parcours en quad. De bonnes affaires aussi, avec des promotions, conditions spéciales et prêts à taux 0 % sur les tracteurs. Et plein de belles machines à découvrir, comme le matériel viticole de la marque Rinieri, la nouvelle scie circulaire semi-automatique Sciomat, de marque AMR, une scie semi-professionnelle au tarif très attractif de 3 950 € HT. Une présentation de la gamme complète des équipements Kubota : tracteurs, fenaison, presse, pulvérisation, travail du sol. Mais aussi Maschio Gaspardo, CAT, Yamaha, Suy, Quivogne… Une benne robuste et étanche Depuis peu, Alsaterr commercialise la marque de remorques Chevance. Ce jour-là, une benne de modèle 1530 (pour 15 tonnes de capacité et 30 m3 de volume) était présentée par Zakaria Elfane, inspecteur commercial. Il décrit une benne fabriquée en acier suédois, avec un seul panneau par côté pour réduire les soudures, un châssis en profilé pour plus d’élasticité sur route, des montants qui assurent résistance, solidité et compacité. Le vérin est positionné sur l’essieu arrière pour assurer la stabilité lors du bennage. La porte, également monobloc, est équipée d’un joint qui en fait tout le tour afin d’assurer une étanchéité optimale, pour ne pas perdre de grains, y compris les plus petits comme le colza. La flèche avant, le porte-verin, le pare-chocs et les bras de porte sont en acier domex extra HLE. Les verins de porte à double clapets pilotés sont toujours protégés par les bras de porte. Selon les modèles, cette benne accepte de 11 à 24 t de charge utile. Épandeur Sniper : l’épandage en plein dans le mille Autre outil présenté, l’épandeur Sniper, « qui fonctionne comme un épandeur d’engrais », annonce Zakaria Elfane. Il est équipé d’une centrale hydraulique, d’un système de pesée, du débit proportionnel à l’avancement (DPA), d’un tablier accompagnateur, de volets de bordure. Entièrement fabriqué en Domex, il pèse 6 t à vide. « Il suffit de renseigner la quantité d’effluent à épandre par hectare et la largeur d’épandage dans le boîtier, et les réglages se font automatiquement pour respecter les consignes », explique Zakaria Elfane. Grâce à plusieurs caractéristiques, le Sniper est un épandeur très polyvalent capable de distribuer aussi bien de la fiente que du fumier sans modification. Il y a d’abord le tablier accompagnateur, qui permet d’alimenter les hérissons avec une grande régularité. Puis les hérissons eux-mêmes, qui sont à la fois larges (1 020 mm de diamètre), équipés de 56 couteaux et 24 marteaux libres qui éclatent la matière et permettent de la projeter plus loin.

CAA, FDSEA et JA du Haut-Rhin, DDT

Tout sur la Pac 2019

Publié le 29/03/2019

Chaque année, la Chambre d'agriculture d’Alsace, la FDSEA et les JA du Haut-Rhin et la Direction départementale des territoires s’associent pour organiser une série de réunions sur la Politique agricole commune. Il s’agit d’informer les agriculteurs afin de faciliter leur déclaration. Ils doivent en effet « télédéclarer » leur dossier entre le 1er avril et le 15 mai 2019.

La première réunion s’est déroulée mardi 19 mars à la salle de la Halle au Blé d’Altkirch. Elle s’est décomposée en huit séquences : les nouveaux demandeurs, le transfert des Droits à paiement de base (DPB), le calendrier des paiements Pac, les paiements (aides découplées, couplées), l’admissibilité des surfaces et les Surfaces non agricoles (SNA), la conditionnalité des aides Pac, le verdissement, et enfin la télédéclaration du dossier. Concernant les nouveaux demandeurs, Jean Deffinis de la Direction départementale des territoires (DDT) a rappelé que, pour tout dossier, le préalable était d’avoir un nouveau « PACAGE » qui est obligatoire. « Ce numéro peut évoluer si, depuis le dépôt de votre dernière déclaration, il y a eu une évolution de la forme juridique de votre exploitation. Cela peut concerner une reprise de l’exploitation par exemple de votre conjoint, de vos parents ou d’un tiers. Cela peut aussi être dû à un changement de statut juridique des associés exploitants ou à une transformation de forme juridique », précise Jean Deffinis. Concernant les données de l’exploitation, elles sont à mettre à jour si elles ont changé. Tout en sachant que les modalités d’attribution du numéro « PACAGE » ont un peu évolué. Les agriculteurs concernés seront renseignés avec précision en prenant contact avec la DDT. Les clauses sont en ligne Pour les droits à paiement de base et leur transfert, le portefeuille 2018 de chaque déclarant lui a été notifié en février dernier. Il convient d’être vigilant et de prendre le temps d’examiner ce document qui est désormais le seul à valeur officielle. Il n’y a plus aucun autre courrier ou échange postal avec l’administration. Quoi qu’il en soit, les concernés peuvent réaliser leurs transferts de droits pour tout événement compris entre le 16 mai 2018 et le 15 mai 2019. Les différentes clauses ont été mises en ligne. « Un rappel important. Les DPB se transfèrent par clause, mais ce transfert doit se matérialiser par votre déclaration Pac 2019 », rappelle Jean Deffinis. Et la partie « reprise » doit figurer sur le registre parcellaire 2019. Elle doit être distinguée sur le dossier de déclaration. Une autre nouveauté importante : la nécessité de créer en 2019 un second îlot même si la culture est la même sur l’îlot d’origine. Cela doit permettre à la clause de transfert d’être raccrochée officiellement. La DDT est mobilisée Jean Deffinis a tenu à revenir sur le calendrier des paiements des trois campagnes précédentes. « La DDT vous doit cette explication », a-t-il humblement déclaré. Les paiements du premier pilier des années 2016, 2017 et 2018 sont désormais effectués. C’est plus compliqué pour le second pilier. 50 à 60 % des paiements ont été effectués pour les MAE-BIO 2016 avec un objectif d’arriver à 80 % à mi-avril. Pour l’année 2017, 172 dossiers avaient été payés le jour de la réunion et 72 autres devaient l’être pour le 21 mars. L’objectif est d’atteindre les 80 % à la fin du mois de juin. Pour 2018, le retard est plus conséquent. « 80 % des assurances récolte ont été payées. Pour les MAE-BIO, on espère un début des instructions des dossiers au printemps, et atteindre 80 % des paiements à l’automne. Nous savons toutes et tous que ce n’est pas satisfaisant. Mais sachez qu’à la DDT, nous sommes mobilisés. Sept personnes travaillent sur vos dossiers », plaide Jean Deffinis. Pour les paiements, les agriculteurs ont été invités à les consulter. Il s’agit de différencier les paiements de base, les paiements redistributifs, qui sont depuis 2015 une spécificité française, et les paiements verts. Pour les autres aides, il y a celles des jeunes agriculteurs, mais également les aides couplées, les aides aux bovins laitiers ou encore celles pour les éleveurs ovins et caprins, et les aides couplées végétales. Pour les légumineuses fourragères, ces aides sont de 282 € à l’hectare, soit une augmentation de 100 €. Un point a également été effectué pour l’Indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN), le statut juridique des GAEC ou encore l’admissibilité des surfaces. Le passage sur les contrôles a permis aux agriculteurs d’être informés sur le fait que ces contrôles sont de plus en plus orientés vers des élevages dits défaillants. Enfin, il leur a été rappelé l’obligation qu’ils avaient de maintenir des prairies naturelles dans les « zones vulnérables ». Le verdissement Un point a été réalisé sur le verdissement. L’occasion de rappeler la mise en application du « compteur herbe ». Cela implique le contrôle de la succession des couverts en herbe depuis 2013. Dans le cadre du verdissement, il s’agit de la mise en place, depuis décembre 2018, sur la déclaration 2018, d’un contrôle « automatique » des couverts herbagés déclarés lors de ces six dernières années. Ensuite, il s’agit de la création d’une nouvelle couche graphique dans les Registres parcellaires graphiques (RPG). Il s’agit de repérer les anomalies. En décembre 2018, le système a procédé à la requalification des prairies permanentes de surfaces en herbe depuis plus de cinq années consécutives, y compris les parcelles réensemencées, les mélanges de graminées et de légumineuses, et les jachères (non-SIE). Cela concerne 650 dossiers dans le Haut-Rhin, essentiellement situés dans le Ried et dans le Sundgau. « Au final, ce sont une centaine de dossiers qui sont concernés par cette requalification », indique le directeur de la FDSEA, Michel Busch. Enfin, pour obtenir l’aide verte, il convient de respecter trois mesures différentes dans le cadre du verdissement : le maintien des prairies permanentes, les Surfaces d’intérêts écologiques (SIE) et la diversité d’assolement. La réunion s’est terminée en rappelant le dispositif d’accompagnement et en répondant aux interrogations des exploitants présents.

Publié le 27/03/2019

Entrés dans le giron de la coopérative allemande RWZ, les établissements Baehrel Agri et Euro Agrar tissent leur toile en Alsace sous la houlette de Denis Baumann, développant les marques Massey Ferguson, Fendt et Valtra sur leurs secteurs respectifs. Devant accompagner d’importants projets de croissance externe, c’est Guillaume Koenig qui lui succède.

Depuis leur reprise en octobre 2014 par la RWZ, l’une des cinq plus grandes coopératives allemandes de vente et services en machinisme agricole, les établissements Baehrel Agri, sous la conduite de Denis Baumann, sont devenus l’un des principaux acteurs de l’importante restructuration des concessions agricoles qui se joue actuellement en Alsace. En janvier 2016, c’est le fonds de commerce des deux sociétés d’Agri Center dans le Haut Rhin qui est repris par la RWZ : Agricom à Jettingen et AC Équipements à Muespach-le-Haut. Et en septembre 2017, c’est le secteur de l’ancienne concession Massey Ferguson, RG Matériels, situé en Centre Alsace qui est entré dans le giron de Baehrel Agri. « À ce stade, la RWZ détient 100 % de Baehrel Agri pour la marque Massey Ferguson et 100 % d’Euro Agrar pour Valtra et Fendt », explique Denis Baumann. Avec cinq succursales à Soultz-sous-Forêts, Mommenheim, Marlenheim, Sainte-Croix-en-Plaine et Muespach-le-Haut pour Baehrel Agri, et bientôt une sixième à Sélestat. « Le foncier est réservé dans la ZI du Giessen, visible depuis l’autoroute et accessible par la sortie Sainte-Marie/Tunnel. Le bâtiment est prêt à être construit », poursuit Denis Baumann. Ce qui permettra pour Baehrel Agri d’assurer un bon maillage régional sur sa marque Massey Ferguson, tandis qu’Euro Agrar, pour Fendt et Valtra, couvrira la plaine dans le Haut-Rhin, le Sundgau et plus au sud encore, le Territoire de Belfort et une partie du Doubs. L’heure est venue pour Denis Baumann qui représente les intérêts de la RWZ en France de passer la main à la tête de Baehrel Agri et d’Euro Agrar. Arrivé en 2015 comme directeur général, il a conduit l’expansion des acquisitions de la RWZ. « Nous réalisions 8 millions d’euros (M€) de chiffre d’affaires avec Baehrel Agri en 2015. Aujourd’hui avec Euro Agrar, cela fait plus de 20 M€. » Les deux entités comprennent 52 collaborateurs. Et c’est Guillaume Koenig qui en assurera désormais la direction générale. Cet ancien cadre commercial de RG Matériels affiche 20 ans de métier au compteur et a gravi peu à peu les échelons pour devenir chef des ventes d’Euro Agrar. « C’est un nouveau challenge, j’étais déjà bien impliqué au niveau des responsabilités, aujourd’hui j’ai de nouvelles missions et de nouveaux objectifs, mais je suis rassuré car j’ai une super équipe à mes côtés avec laquelle nous allons faire perdurer ce que Denis a mis en place », explique Guillaume Koenig. « Je le connais, je connais son travail, je lui fais confiance », assure Denis Baumann, pour qui une page se tourne, mais pas tout à fait…

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