FDSEA du Haut-Rhin
Être « moteur de l’indépendance énergétique »
FDSEA du Haut-Rhin
Publié le 13/03/2019
L’agriculture est une solution car elle est, notamment en Alsace, diversifiée et capable de réaliser de magnifiques résultats sur de très petites surfaces. Elle est une solution car elle est basée sur une organisation collective. Pour répondre aux problèmes soulevés lors de l’Assemblée générale de la FDSEA du Haut-Rhin, il faudra travailler ensemble.
L’Alsace poursuit sa réflexion au service de ses territoires. Celui de Fessenheim par exemple. « Le lait et le maïs sont le socle incontournable de nos activités. Il faut les maintenir, analyse Pascal Wittmann, président de la FDSEA du Haut-Rhin. Mais, nous avons d’autres défis à saisir pour que l’agriculture soit le moteur de l’indépendance énergétique de notre région. Nous voulons une agriculture inventive et surtout une agriculture capable de montrer à nos concitoyens que l’alimentation, mais aussi leur confort énergétique, en passant par les énergies de substitution pour les moyens de transport, riment avec nos métiers ». Pour autant, il en convient, le monde agricole a dû se battre pour avoir sa place dans les discussions avec tous les autres acteurs du terrain. Et une fois cette présence assurée, le résultat laisse place à l’amertume. Pour le plan photovoltaïque, le cahier des charges ne laisse la place qu’à une vingtaine d’exploitants et à des tarifs décevants. Concernant la méthanisation, la bataille a également été difficile. « Cette présence, cette dynamique, nous les voulons pour que les entreprises agricoles puissent profiter d’un complément de rémunération. Pour valoriser l’herbe ou tout simplement trouver un débouché pour des productions qui ne respecteraient plus les cahiers de charges qualitatifs. Or, alors que l’on nous parle d’écologie et de transition énergétique, le programme pluriannuel annoncé explique que l’on va importer du soja américain. Et, pour nous, le volet concernant le biogaz est désormais fixé à moins de 10 % d’incorporation obligatoire. Le tout pour un prix de rachat qui dégringole à 67 centimes d’euro. Il va donc falloir être vigilant concernant les coûts de constructions et surtout d’exploitations de nos futurs outils. » « Saluons l’engagement du Conseil Régional et de son président Jean Rottner. Lors du salon de l’agriculture, il a porté une vraie ambition pour le développement de la filière sur ce sujet », estime Pascal Wittmann. Un autre dossier porte sur le projet de bâtir une unité déshydratation de luzerne. Le dossier est dans sa phase de pré-étude et de quantification des coûts et des retours possibles pour les exploitants agricoles. Des projets qui montrent, une nouvelle fois, que le monde agricole, pour assurer sa pérennité, imagine des modèles pour continuer à se diversifier. VIDÉO : Michel Rohrbach et le millefeuille administratif












