Vie professionnelle

Chambre d'agriculture Alsace

Un partenariat avec Saint-Louis Agglomération

Publié le 31/01/2019

La Chambre d'agriculture Alsace et Saint-Louis Agglomération ont signé une convention de partenariat mercredi 23 janvier. Elle vise à aider l’agriculture locale à se trouver un avenir. Ceci dans le cadre de la candidature du Sud Alsace au concours « Les Champs du possible ».

Dans la région dite des « Trois Frontières », l’agriculture tente de se faire une place au milieu d’un secteur très urbanisé où l’industrie est prédominante. Avec 430 exploitations sur 12 000 hectares (dont 9 000 ha de céréales), la place de l’agriculture est pourtant encore importante sur ce territoire qui connaît la croissance démographique la plus importante de la région Grand Est. Importante, mais en régression constante puisque ces exploitations étaient encore au nombre de 1 400 en 1970. « L’agriculture fait partie intégrante de ce territoire et nous devons favoriser la recherche d’un équilibre entre l’agriculture et les autres composantes du secteur », explique Alain Girny, président de Saint-Louis agglomération. « Nous avons les mêmes préoccupations que les élus, sur la place de l’agriculture et le rôle qu’elle peut jouer », lui a répondu Laurent Wendlinger, président sortant de la Chambre d'agriculture Alsace. Des produits locaux « Nous avons choisi plusieurs axes de travail. À commencer par la préservation de la qualité de l’eau en valorisant, par exemple, les filières alternatives aux cultures céréalières. Nous avons également pensé à la lutte contre l’érosion des sols en prenant des mesures d’hydraulique douce comme la plantation de haies ou la réalisation de fascines comme à Buschwiller. Sans oublier la valorisation d’une agriculture locale et de qualité via le développement des circuits courts et le renforcement de la visibilité des produits locaux, le renforcement des liens entre agriculteurs et population, via des manifestations comme les fermes ouvertes, la lutte contre la réduction des exploitations en soutenant l’installation des jeunes agriculteurs. Nous entendons également développer le maraîchage, pourquoi pas par la création d’une pépinière à producteurs, et enfin tirer profit de la proximité de la Suisse comme débouché », assure Pierre Pfendler, maire d’Hagenthal-le-Bas, éleveur, et élu en charge du développement durable à Saint-Louis agglomération. Le marché des producteurs locaux, initié par l’agglomération ludovicienne au pied du pont du Palmrain à Village-Neuf, le mercredi après-midi, est un exemple de ce à quoi aspirent les promoteurs de ce partenariat en faveur de l’agriculture. « Le marché est désormais bien ancré dans le paysage ». se félicite Alain Girny. De nouvelles sont actuellement à l’étude. Ainsi, Saint-Louis Agglomération et la Chambre d’agriculture Alsace vont lancer par ailleurs une étude de faisabilité pour la création, au centre-ville de Saint-Louis, d’un magasin et/ou d’une plateforme de vente de produits locaux, dans le cadre du projet Sud Alsace « Champs du possible ».

FDSEA du Haut-Rhin, canton du Ried

« Allez voter ! »

Publié le 24/01/2019

Lors de l’assemblée cantonale du Ried, les responsables de la FDSEA du Haut-Rhin ont particulièrement insisté sur les élections Chambre qui se terminent le 31 janvier, et l’importance qu’elles revêtent pour la crédibilité future du monde agricole.

« Allez voter ! » S’il n’y avait qu’un seul message à retenir des assemblées cantonales de la FDSEA du Haut-Rhin, c’est bien celui-là. Lors de l’AG du canton du Ried, son président, Claude Gebhard, a particulièrement insisté sur l’importance des élections Chambre qui se termineront le 31 janvier. « C’est la crédibilité du monde agricole qui est en jeu. Ayez bien à l’esprit qu’il existe une volonté de rapprocher les chambres consulaires entre elles. Dans ce cas de figure, l’agriculture ne serait plus qu’une sous-division. Ça deviendrait alors bien plus compliqué pour nous de nous faire entendre. Alors, allez voter. D’autant plus que c’est encore plus facile grâce à Internet. » Le président de la FDSEA 68, Pascal Wittmann, appuie les propos de son collègue estimant qu'un taux de participation élevé est plus important qu'une large victoire pour la FDSEA. «C’est la crédibilité de l’ensemble du monde agricole qui est en jeu, pas uniquement celle de la FDSEA. » Remplaçant Denis Nass, tête de liste aux élections Chambre, le nouveau président du syndicat majoritaire a tenu à expliquer pourquoi il avait accepté cette nouvelle responsabilité. « Déjà, il y avait peu de candidats. Ensuite, quand je vois comment cela se passe pour les agriculteurs dans les pays où il n’y a personne pour les défendre, je me dis qu’on a beaucoup de chance. » Pour l’année à venir, Pascal Wittmann a deux priorités. La première, faire revivre les cantons afin que les problèmes soient identifiés et remontés directement par les agriculteurs. La deuxième, c’est préparer le terrain pour les « jeunes » qui reprendront la FDSEA dans quatre ans. « Tout d’abord, je finis le mandat de Denis Nass, ensuite je briguerai la présidence pour trois ans supplémentaires en 2020 », tient-il à préciser. Arrêter « l’électoralisme primaire » La « jeunesse » et le renouvellement sont aussi deux caractéristiques de la liste FDSEA/JA/AVA menée par Denis Nass. « Nous avons renouvelé 50 % de l’équipe par rapport à la précédente mandature, ce n’est pas rien. » Le canton du Ried y est bien représenté avec quatre élus potentiels sur les 33 candidats de cette liste. Claude Gebhard en fait partie. Cette assemblée cantonale est pour lui l’occasion de donner son point de vue sur les propos tenus par le représentant de la Coordination Rurale dans les colonnes du PHR. « À la fin de l’article, il explique qu’à chaque fois qu’ils ont participé à une réunion, ils ont apporté quelque chose. Je veux bien. Mais si je prends l’exemple de la Safer, où la Coordination Rurale siège au comité technique depuis le 14 novembre 2016, dix réunions ont eu lieu, ils n’ont été que trois fois présents. À la CDOA, c’est exactement la même chose. Donc, je veux bien qu’on fasse de la propagande, mais derrière il faut assumer. Il ne faut pas juste être là pour faire de l’électoralisme primaire. » Ceci étant dit, Denis Nass tempère, estimant qu’il vaut mieux avoir des « cousins » à ses côtés face à une tablée de fonctionnaires plutôt que d’être seuls : « C’est aussi une réalité, on ne peut pas le nier. Mais voilà, une fois qu’on est élu, il ne faut pas oublier de travailler pendant six ans, et pas juste se réveiller quelques semaines avant la fin. Si notre département a réussi à obtenir tant de résultats au cours des dernières années, c’est parce qu’un gros travail a été fourni. Et ces résultats, on les doit à un taux de syndicalisme important. Vos représentants sont là pour vous défendre et défendre vos intérêts. Mais n’oubliez pas que la première marche, c’est vous qui nous la donnez », conclut Denis Nass.

FDSEA du Haut-Rhin, cantons de Sierentz et de Saint-Louis

Faire entendre la voix du monde agricole dans les communes

Publié le 24/01/2019

L’activité syndicale a été au cœur des discussions de l’assemblée générale des cantons de Sierentz-Huningue, le 18 janvier à Ranspach-le-Bas. Les dossiers sont toujours plus nombreux. Pour les traiter efficacement, les agriculteurs, dans leurs cantons, sont appelés à s’engager davantage aux côtés de leurs responsables locaux et départementaux.

Le président du canton de Sierentz, Alain Rosenblatt, n’a pas caché son agacement devant l’évolution de la politique gouvernementale : « Depuis l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, force est de constater que les enjeux agricoles ne sont pas la priorité de l’État français. Nos difficultés demeurent. Et si les prix ne reviennent pas rapidement, je me demande vraiment où nous allons. On nous parle de l’évolution de la politique agricole commune et des nouvelles directives. Or, nous sommes nombreux à ne pas avoir reçu nos paiement des mesures agro-environnementales climatiques. On le répète tous les ans. Et, on nous réponds toujours de la même façon : c’est un problème informatique ! ». Plus localement, il constate qu’avec le développement de la communauté d’agglomération de Saint-Louis, le monde agricole est, là également, souvent oublié. « Les travaux réalisés dans les communes en sont un exemple flagrant. Les chicanes et les rétrécissements de chaussées se multiplient. Avant leur réalisation, le monde agricole n’est que très rarement consulté. Nous avions pourtant signé une charte il y a six ans afin de mieux travailler ensemble. Il est donc urgent de revoir les représentants du Conseil départemental du Haut-Rhin et l’association des maires. Il faut faire remonter ces difficultés », prévient Alain Rosenblatt. Les agriculteurs souhaitent que ces projets routiers se réfléchissent et se réalisent en lien avec eux. Se rencontrer et échanger Claude Butsch, président du canton de Huningue, a fait le tour de l’année agricole 2018 : « Une année, une nouvelle fois, atypique avec des mois de mai et de juin où les orages se sont succédés avant une nouvelle sécheresse cet été. Il a donc fallu s’adapter. À nouveau, l’eau a manqué. Un gros problème sur le secteur comme sur bien d’autres. Sans parler des contraintes environnementales auxquelles nous faisons face tant bien que mal », constate l’éleveur. Sur ce point, Denis Nass rappelle que le monde agricole souhaite être un partenaire efficace avec les collectivités et l’État, à travers un contrat de solutions. « Les élections européennes à venir puis les élections municipales en 2020 seront l’occasion de se rencontrer et d’échanger. Nous vous invitons à rejoindre les conseils municipaux pour faire entendre la voix du monde agricole. Nous sommes de moins en moins nombreux. Il est donc important d’être présent, partout », affirme Denis Nass. Avec lui, le président de la FDSEA du Haut-Rhin, Pascal Wittmann, en a profité pour inviter les agriculteurs présents à s’investir syndicalement, dans les cantons, et dans les différents organismes où le monde agricole se doit d’être présent. Les échanges avec la salle qui ont suivi ont permis d’évoquer les mêmes problématiques qu’à Carspach : le paiement de la PAC, la qualité de l’eau, la directive nitrates ou encore les rapports du monde agricole avec ses riverains.

Pages

Les vidéos