Vie professionnelle

FDSEA du Haut-Rhin, canton du Jura Alsacien

Communiquer et travailler en proximité

Publié le 17/01/2019

La communication, la proximité et l’engagement syndical ont été les thèmes du président du canton du Jura Alsacien Sébastien Stoessel, lors de l’assemblée générale qui s’est déroulée vendredi 11 janvier à Ferrette. Le tout, sur fond de gilets jaunes et de débat national.

Après avoir fait le tour agricole de l’année 2018, Sébastien Stoessel s’est agacé devant ce qu’il considère être le « centralisme » à la française. « Pendant que localement et régionalement, nous cherchons des solutions de proximité à l’image de notre opération « solidarité paille » avec nos collègues du Doubs, nationalement, on nous oppose des textes et des lois. La ruralité est aujourd’hui la grande oubliée dans tous les débats de l’hexagone. Sur les dossiers agricoles, nous sommes parfois écoutés, jamais entendus. Et c’est la même chose sur des dossiers non-agricoles, comme, par exemple, la maternité d’Altkirch. Tout ne peut pas être qu’une logique de chiffres », observe le président du canton du Jura Alsacien. Puisqu’il est difficile de se faire entendre, il faut faire évoluer l’action syndicale. « Hier, on manifestait sur le prix du lait. Aujourd’hui, comme d’autres sujets, il est mondialisé. Il faut donc s’adapter. Et cela passe par la communication ». Il cite l’exemple des réseaux sociaux utilisés par les opposants du monde agricole contre le glyphosate, les pollutions diverses ou « le lundi sans viande. Pendant ce temps, nous, on regarde, on observe, mais on ne réagit pas vraiment. Il faut donc faire des efforts de communication. Nous savons pourtant être réactifs concernant notre prise sur le foncier. Ce lien est irrationnel. Il nous faut la même réactivité sur les autres sujets », estime Sébastien Stoessel. « On nous a vendu du rêve » L’action syndicale passe également par l’engagement. S’il prend du recul au niveau de la Chambre d'agriculture, il demeure actif localement au sein de la FDSEA, mais également au niveau départemental en tant que vice-président en charge des questions liées à l’élevage. D’autres professionnels se sont engagés sur la liste d’union à l’image de Jean-Philippe Meyer, éleveur à Lutter et président départemental du syndicat Montbéliard, et Gilles Schoeffel, éleveur à Bettlach, dans le « collège des coopératives ». Tous les trois incitent leurs collègues agriculteurs à aller voter pour assurer une bonne représentation du monde agricole dans tous les débats. « C’est d’autant plus important que, pour la première fois, avant le mouvement des gilets jaunes, les corps intermédiaires et les syndicats ont été ignorés par le chef de l’État et le gouvernement. Aujourd’hui, on nous parle de grand débat national comme on nous a vendu du rêve avec le Grenelle d’Environnement. Ce pays a un problème : tout se décide à Paris et on n’écoute pas les collectivités locales », constate Sébastien Stoessel. Denis Nass a expliqué son engagement comme tête de la liste d’union FDSEA + JA + AVA (Lire ci-dessus AG de Schweighouse). Les échanges avec la salle ont souligné les problèmes de dégâts de sangliers récurrents. « Tous ces sujets montrent une nouvelle fois que nous devons mieux communiquer. Déjà entre nous en travaillant de manière transversale. Mais également avec le grand public. Nous devons être présents sur les réseaux sociaux pour défendre nos positions, valoriser nos métiers. Le monde évolue. Nous devons évoluer également. Et cela passe par la communication. Cela passe également par une mobilisation au quotidien. Nous devons être force de propositions et de solutions », conclut Sébastien Stoessel.

FDSEA du Haut-Rhin, canton des collines sous-vosgiennes

L’importance des cantons

Publié le 17/01/2019

Le canton des collines sous-vosgiennes de la FDSEA du Haut-Rhin a été le premier à organiser son assemblée générale mercredi 9 janvier à Schweighouse. L’occasion d’évoquer les changements en cours au niveau du syndicat. Le nouveau président départemental, Pascal Wittmann a donné ses pistes d’actions pour les mois à venir. La première : redonner un rôle important aux cantons.

Tête de la liste d’union FDSEA+ JA + AVA pour les élections à la Chambre d'agriculture, Denis Nass a démissionné de son poste de président de la FDSEA peu avant les fêtes de Noël. Échanger avec ses collègues agriculteurs et les défendre, c’est son lot quotidien depuis de nombreuses années. À Schweighouse, il a rappelé que le monde agricole n’avait pas attendu la crise des « gilets jaunes » pour défendre la profession et ses professionnels. « Mais, le Président de la République a été sourd à nos attentes et à nos demandes. Il a longtemps ignoré les corps intermédiaires comme notre syndicat. Et pourtant, sans nous toutes et tous, que seraient aujourd’hui les territoires ruraux ? Car, oui, plus que jamais, l’agriculture est une chance. Nous sommes là pour nourrir la population. Grâce à nous, notre société est préservée de la famine », soutient Denis Nass. Il a rappelé sa fierté d’avoir pu servir le monde agricole et de s’investir auprès de femmes et d’hommes qui ont des valeurs. Il a rappelé ses convictions sans éluder les difficultés. « Nous sommes ici dans un canton qui a souffert des aléas climatiques. Je pense, en premier lieu, à la sécheresse. Nous cherchons des solutions tout comme nous intervenons sur la qualité de l’eau. Nous devons continuer à évoluer et ne pas seulement subir les contraintes administratives. Il faut construire des solutions », ajoute Denis Nass. Concernant les élections à la Chambre d'agriculture, il rappelle que la liste d’union a été profondément renouvelée. « L’avenir vous appartient. Continuons de mutualiser nos actions pour être toujours plus efficaces. Restons à proximité de tous les agriculteurs et viticulteurs. Quoi qu’il en soit, cela a été un plaisir de présider le syndicat même si cela n’a pas toujours été facile », conclut Denis Nass. « Il faut se prendre en main » C’est donc Pascal Wittmann, agriculteur à Hochstatt et secrétaire général sortant, qui préside depuis quelques semaines la FDSEA du Haut-Rhin. Il a remercié Denis Nass pour son action, appelé les professionnels à aller voter et donner quelques pistes d’actions pour le syndicat. « Je compte simplement terminer le mandat en cours. Un de mes objectifs est de faciliter la mise en place d’une nouvelle équipe, qu’il y ait une relève. La priorité est de relancer les cantons. Les propositions, les dossiers, les actions doivent venir des cantons. Nous, au sein du conseil d’administration, nous devons être des facilitateurs. Il faut se prendre en main et se structurer », prévient Pascal, Wittmann, qui compte partager les dossiers au conseil d’administration. Et de citer, notamment, René Zimpfer, agriculteur du secteur, en charge du dossier de la chasse. Dans les mois à venir, les rôles des uns et des autres seront précisés. Il a cependant donné quelques idées de fond : travailler de façon plus régulière et plus soudée au niveau régional, réfléchir à de nouvelles formes de manifestations, s’impliquer sur les réseaux sociaux afin de défendre et de valoriser le monde agricole. « Le canton ne doit pas être un lieu pour seulement râler » conclut Pascal Wittmann qui fait le vœu d’une nouvelle dynamique.

Jeunes Agriculteurs du Haut-Rhin. Canton viticole

Programme commun pour les jeunes viticulteurs alsaciens

Publié le 17/01/2019

Les Jeunes Agriculteurs du Haut-Rhin du canton viticole ont été convoqués en assemblée générale le 11 janvier à la Maison des vins d’Alsace à Colmar. Le représentant des jeunes viticulteurs du Bas-Rhin était lui aussi convié.

« Pour commencer, je vous souhaite à tous une bonne gelée pour 2019 ! » Quentin Blanck, président des Jeunes Agriculteurs du canton viticole depuis un an, entame son rapport moral par une touche d’humour. « 2018 a été une très belle année, nous avons tous eu plaisir à croiser un confrère vigneron pour lui parler de nos exploitations dans la vieille parcelle de sylvaner plantée par le grand-père. Cette vendange était belle tant en quantité qu’en qualité, mais j’ai l’impression que c’est un problème, voire le plus grand problème de notre appellation : avoir des caves pleines et de qualité. Un comble. Pourtant, c’est seulement 3 000 hectolitres de plus que la production du millésime 2016. Étant donné que nous ne nous trouvons pas capables de vendre ce que peut produire notre appellation, on parle déjà de baisse de rendement. Des discours au pessimisme non dissimulé. Pour éviter cela, il faut commencer par la base : restez fermes sur la valeur de nos vins, ne les bradez pas, même si la vente doit être repoussée de quelques semaines. N’oubliez pas que le prix du vrac et le prix du vin sont en corrélation directe. Les efforts faits sur le prix du vin depuis dix ans ne doivent pas être vains. Nous avons un beau défi à relever : vendre aussi bien que l’on sait produire. » En 2018, les JA ont participé ou organisé quatre événements principaux : le JA’s day 31 mars, l’Afterwork le 30 avril au bar Le Murphy’s à Colmar, l’Opération sourire 19 au 21 mai et la JA’s night le 24 novembre. « Cette année, l’Afterwork se fera avec les JA de Munster », prévient Quentin Blanck. La date reste à définir. « Nous ne participerons plus au JA’s day, car les visiteurs ne se rendent pas à cette manifestation pour acheter du vin. Nous réfléchissons plutôt à notre participation au marché paysan organisé par les JA de Munster ». L’opération Sourire aura lieu du 8 au 10 juin. « Unir nos forces entre 67 et 68 » Dans le prolongement des intentions annoncées en 2018, le grand projet pour 2019 est « commun », annonce Nicolas Pernet Clog, président du groupe vin 67. « Dans le Bas-Rhin, les JA fonctionnent différemment. Chaque JA est rattaché à un secteur, donc les agriculteurs et les viticulteurs sont mélangés. À côté de cela, nous avons un « groupe vin ». Ce que l’on cherche à terme, c’est unir nos forces entre le 67 et le 68 pour créer un JA Viti Alsace pour un meilleur fonctionnement et une meilleure visibilité. » Des dates sont prévues pour réunir les jeunes des deux départements : « Le 27 février, le concours de taille se déroulera à Scherwiller. Les JA du canton de Sélestat s’occuperont de la restauration et de la buvette. Une première dans le Bas-Rhin. Le 4 mai, nous organiserons à Dambach-la-Ville, une démonstration de travail du sol. » Nicolas Pernet Clog cite un autre exemple d’initiative qui pourrait intéresser les JA Viti Alsace, comme le Réseau interrégional international (RI2) : groupement transfrontalier agri-viticole (Alsace, Bade Wurtemberg, Grand-Duché du Luxembourg, Lorraine, Rhénanie-Palatinat, Sarre, Wallonie). « Une première rencontre a eu lieu à Sélestat puis une deuxième à Fribourg sur l’avenir de la Pac qui bénéficie plus aux viticulteurs allemands. » En tant qu’ancien président des JA, Gilles Ehrhart félicite les deux présidents : « Nous avons tous essayé de faire un groupe vin Alsace, ça ne s’est jamais fait auparavant ».

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