Vie professionnelle

Publié le 20/04/2018

Vendredi 13 avril, la Fdsea du Haut-Rhin a été reçue par Sébastien Lecornu, Secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, en charge du dossier de Fessenheim. L'agriculture a obtenu sa place dans la construction de l'avenir énergétique du secteur.

La fermeture de Fessenheim sera accompagnée d’un plan d’envergure en matière d’énergie renouvelable et d’accompagnement pour l’établissement d’entreprises vertueuses. L’agriculture du département veut à ce titre être un interlocuteur privilégié. Aussi, la FDSEA a sollicité et obtenu un entretien avec M. Le Ministre Lecornu – d’une durée d’une heure- pour parfaire le rôle des exploitants agricoles. En préambule, saluons le côté volontariste du Ministre qui partage la démarche de la FDSEA et qui considère comme nous que nous devons être des plus actifs afin que nos entreprises profitent de l’opportunité d’adosser à nos productions traditionnelles, des activités complémentaires à des fins de diversification des revenus. Trois dossiers privilégiés ont été abordés : le photovoltaïque, la méthanisation et la filière luzerne Un appel à projet photovoltaïque de 300 MégaWh Acte est donné ce jour pour un appel à projets d’envergure pour notre département, d’une capacité de 300 MégaWh. La cible privilégiée sera les toitures des bâtiments. Avec le Ministre, nous avons pris l’engagement d’être exemplaires et de fédérer au plus vite l’ensemble des exploitants agricoles désirant profiter de cette opportunité. Le principe retenu sera 1 bâtiment = 1 projet. Nous avons convenu que nous allons prendre attache avec les antennes locales de nos partenaires énergie (Enedis, Vialis, Alsen, Uem) pour être en capacité à présenter, dès le mois de septembre, des projets qui tiennent compte du Schéma Régional de raccordement électrique. Nous devons être les premiers à « dégainer » sur ce projet. Un Schéma départemental de la méthanisation Demande a été faite au Ministre que nos métiers puissent être des acteurs majeurs pour le fonctionnement des nouvelles installations. Nous souhaitons être partie prenante lors de la procédure d’appel d’offres afin que les unités de méthanisation soient d’une taille adaptée aux différents territoires. Le Ministre a confirmé l’existence d’une enveloppe financière conséquente, et a réaffirmé devant nous, le rôle essentiel de la Caisse de dépôts et consignations à des fins d’accompagnement financier des projets. Bien évidemment, différents projets d’envergure ont été présentés lors des réunions précédentes. Pour autant, nous avons ensemble acté l’élaboration d’un label méthanisation par la création d’un groupe de professionnels capables d’accompagnement technique des futures installations. Enfin et sur notre demande, le Ministre a décidé qu’il y a lieu de bâtir un schéma départemental de la méthanisation pour profiter de la synergie entre les projets et les acteurs. Créer une filière de déshydratation de luzerne Présentation a été faite de la volonté de la FDSEA – APCO de créer une filière de déshydratation de luzerne. Une filière qui permet de « recycler de l’énergie », de diversifier les sources de revenus des agriculteurs tout en les accompagnant en fonction des enjeux environnementaux sur leur territoire. Le Ministre fut très attentif à notre demande et a souhaité que les collectivités locales (Département, Région...) s’engagent à nos côtés. Notons qu’il souhaite que cette installation soit créée au plus près du site de reconversion de la centrale. Enfin, le Président de la FDSEA a demandé qu’il n’y ait pas de distorsion de concurrence qui s’installe suite aux synergies voulues avec nos voisins allemands. Pour conclure, et au-delà des phrases de circonstance, nous avons apprécié cette entrevue qui fût très à l’écoute, partagée et constructive.

Crédit Agricole Alsace Vosges

15 minutes chrono

Publié le 19/04/2018

Conjuguer harmonieusement humain et digital, telle est la volonté du Crédit Agricole Alsace Vosges. Son président, Henri Buecher, l’a affirmé lors de la rencontre annuelle organisée le jeudi 12 avril au palais des congrès de Strasbourg.

2017, une année riche en événements pour la Caisse régionale. Un petit zapping a permis de se remémorer certains d’entre eux : le partenariat avec le Racing Club de Strasbourg, le projet d’entreprise Unis vers, l’achèvement de la tour Elithis et l’inauguration de la boutique IGP Gest’Home à Strasbourg, la rénovation de plusieurs agences, le projet de nouveau site à Épinal, le financement du parc éolien Ostwind, la participation à l’Ecoparc rhénan de Reichstett. Sans oublier le lancement de Fläks, la nouvelle marque dédiée aux millénials. Le financement de l’économie régionale est un objectif majeur de la Caisse régionale, a insisté le président, Henri Buecher. « Nous avons battu un record de nouveaux prêts. » Le directeur général, Pierre Fort, confirme ce dynamisme commercial. 1,9 milliard d’euros (Md€) de nouveaux prêts, « de quoi financer les projets de 8 000 ménages ». Un encours de crédits 8,30 Md€, un encours d’épargne de 12,60 Md€, en progression de 2,9 % : « C’est le signe d’une confiance retrouvée dans notre économie ». Et une progression de 5 % de l’activité assurances : « Nous sommes le premier groupe d’assurance en France », annonce fièrement le directeur général. Même constat du côté des performances financières, avec un produit net bancaire de 260 millions d’euros (M€) et un résultat net de 70 M€. « La Caisse régionale a maintenu sa rentabilité et renforcé sa solidité financière », affirme Pierre Fort. Les fonds propres, qui s’élèvent à 1,50 Md€, en sont un bon indicateur. Pas étonnant que 26 000 nouveaux clients lui aient fait confiance en 2016, portant le portefeuille à près de 470 000 clients. Des expertises de haut niveau Solide, mais innovante, la Caisse régionale s’appuie sur la force du groupe Crédit Agricole SA, leader du financement de l’économie française. « Cela nous permet de mobiliser des expertises de haut niveau au profit de nos clients », affirme Pierre Fort. Alors qu’un fort courant de dématérialisation traverse le secteur bancaire, « nous nous sommes engagés avec détermination sur le chemin de l’innovation, poursuit Henri Buecher. C’est un élément déterminant de notre nouveau projet d’entreprise. » Pierre Fort cite quelques exemples, comme la possibilité d’ouvrir un compte dans une agence en quinze minutes, montre en main. Ou le nouveau compte bancaire EKO, « une carte, une appli, une agence pour 2 € par mois ». « Ma Banque est l’appli la plus utilisée aujourd’hui en France », ajoute-t-il. Et il n’y en a pas que pour les jeunes : « Nous avons réorganisé le processus de gestion des successions. Nous sommes capables de traiter un dossier en 60 jours et ainsi de mieux accompagner les clients dans ce moment difficile. » Pour compléter ce tour d’horizon, mentionnons l’engagement du Crédit Agricole Alsace Vosges dans la transition énergétique : photovoltaïque, éolien, géothermie profonde, méthanisation, et même énergie hydroélectrique. « Nous avons l’expertise et les ressources financières pour le faire », indique Pierre Fort. Des séances d’éducation budgétaire Le président a insisté sur la dimension mutualiste du Crédit Agricole Alsace Vosges. « Nous avons conquis 1 200 nouveaux sociétaires. Cette évolution renforce notre modèle. » Grâce au bonus lié à la carte sociétaire, la Caisse régionale a accompagné 25 projets, le plus emblématique étant le spectacle organisé cet été par l’association « Voix et lumière de Jehanne » sur le parvis de la basilique de Domrémy-la-Pucelle. De son côté, le directeur a mentionné l’association Passerelle qui a permis d’accompagner, en partenariat avec Crésus, 175 familles en grande difficulté. « Nous avons organisé une vingtaine de sessions d’éducation budgétaire dans les Vosges », une opération test qui pourrait être étendue à toute la Caisse régionale. Signalons enfin l’initiative des managers de la Caisse régionale, l’arrondi solidaire : les salariés abandonnent chaque mois les centimes d’euro de leur salaire, une manne qui a déjà permis de soutenir six associations. 100 % digital, mais aussi 100 % humain !

Syndicat des vignerons indépendants d’Alsace

Fin des hostilités avec la distillerie

Publié le 11/04/2018

Le syndicat des vignerons indépendants d’Alsace a profité de son assemblée générale jeudi 5 avril à Colmar pour évoquer les dossiers syndicaux. L’annonce de la signature, la veille au soir, d’un protocole transactionnel, avec la distillerie de Sigolsheim, a été l’information la plus commentée.

Cette une affaire vieille de près de dix ans. Elle porte sur les récoltes de 2008 à 2010 pour une centaine de viticulteurs au sujet du traitement de leurs sous-produits de la viticulture. Le protocole, initié par la distillerie Romann, signe la fin des hostilités. Le Synvira s’engage à ne pas se pourvoir en cassation. En contrepartie, la distillerie se désiste de l’ensemble des procédures. « C’est l’épilogue d’une saga judiciaire qui a démarré en 2011. Il n’y a ni perdant, ni gagnant. C’est la victoire du bon sens qui prend le dessus sur les péripéties judiciaires », explique Francis Backert, vice-président du Synvira. En mai 2011, deux adhérents du Synvira avaient porté l’affaire en justice. Un premier jugement, le 10 mars 2015, leur avait donné raison. Mais, un second jugement, le 31 janvier 2018, l’avait infirmé et avait condamné les deux professionnels à payer les factures. « Nous avions encore la possibilité de faire un recours en cassation. Cela ne sera donc pas le cas. ». La réforme de l’organisation commune des marchés a supprimé les subventions accordées aux viticulteurs pour le recyclage des sous-produits de la viticulture que sont les marcs de raisin et les lies. Ces derniers se voient contraints de verser à la distillerie, seul opérateur présent en Alsace, la somme de 30 € par tonne de résidus pour l’année 2008. Présent à l’assemblée générale, Erwin Brouard, directeur de la distillerie, se réjouit de la signature de ce protocole d’accord. « Nous abandonnons toutes les créances restantes, soit environ 80 000 € ». L’entreprise est solidement implantée dans la région et compte le rester. « Nous avons investi un million d’euros sur la distillerie afin de la doter d’une nouvelle chaufferie au gaz naturel. Cela nous engage pour les années qui viennent. Nous restons en Alsace. Nous sommes à vos côtés. Mais nous voulons encore nous développer. Et ce développement passera par une collecte de vos sous-produits plus importante. Nous espérons que la fin de cette procédure va nous permettre de mieux travailler ensemble. Je suis arrivé à la direction de la distillerie de Sigolsheim en 2012. Depuis, je n’entendais parler que de ce sujet. Passons maintenant à autre chose », ajoute Erwin Brouard qui invite les viticulteurs aux prochaines portes ouvertes de la distillerie le 16 mai prochain. Opposition à la DRM Après un retour sur la récolte 2017, le président du Synvira Pierre Bernhard a indiqué que le Synvira avait reçu en 2017 la visite de l’autorité de la concurrence pour des soupçons de fixation des prix. « Chaque vigneron souhaiterait avoir la possibilité d’imposer le juste prix à ses clients. Nous ne pouvons que vous recommander de valoriser le fruit de votre travail, par une hiérarchisation des prix et une structuration de votre offre tarifaire ». Le synvira a travaillé à la création d’une carte des terroirs alsaciens. « Le syndicat réfléchit également à une nouvelle stratégie de production des vins en vrac. Dans le domaine de l’export, nous espérons que dans un avenir proche, les viticulteurs pourront vendre librement leurs vins sur le marché européen. ». Le Synvira s’est opposé à la nouvelle déclaration récapitulative mensuelle (DRM) dématérialisée. « Non pas parce que nous sommes contre tout. Mais, il nous semble qu’elle serait créatrice de différends entre l’administration de la douane et les vignerons indépendants. L’évolution future de la DRM ne nous laisse rien espérer de bon. Nous ne sommes pas opposés à des moyens de contrôles, mais encore faut-il qu’ils aient du sens pour nous. Nous mettons en place la hiérarchisation de nos appellations en Alsace. Il ne faudrait pas que des règles administratives viennent mettre à mal ce qui nous semble bon pour nos consommateurs. Le Synvira veut profiter du nouveau règlement de la communauté européenne paru le 28 février dernier relatif aux déclarations et registres vitivinicoles pour tenter de simplifier sa mise en application en France, et particulièrement en Alsace », prévient Francis Backert. Une stratégie œnotouristique En guise de propositions pour l’avenir, Pierre Bernhard cite le rapprochement avec la fédération des vignerons indépendants de Champagne. Une stratégie œnotouristique sur la grande région est à l’étude. Elle doit permettre de travailler en commun sur des dossiers sociaux. « Nous poussons une évolution du cadre réglementaire en vue d’aboutir à un outil comparable avec la réalité du travail des vignerons pendant les vendanges. Nous entendons également mobiliser les aides de la région, notamment sur les dispositifs environnementaux et sur les démarches d’exportation de nos vins. Enfin, nous voulons mettre en place une stratégie œnotouristique à l’échelle de la grande région en communiquant sur la route des vins ». Les vignerons indépendants s’interrogent sur les règles d’étiquetage. « Devrons-nous, un jour, indiquer les intrants et les valeurs nutritionnelles ? Nous produisons des produits artisanaux et non des produits industriels. Nous n’avons pas de recettes que nous reproduisons sur chacun de nos vins. Ils sont tous différents et varient chaque année. C’est ce qui plaît à nos clients et ils en sont satisfaits. Pourquoi, au nom de l’information de ces mêmes clients, faudrait-il faire analyser chacun de nos vins ? Nous avons remis en mars dernier des propositions constructives et simplifiées aux commissaires européens. Nous attendons leurs réponses », indique Francis Backert. Les jeunes planchent sur la comm' Le groupe des jeunes vignerons, créé en 2016, a noué un partenariat avec les Étoilés d’Alsace avec le développement de la « formule jeunes ». L’année 2017 a été axée sur des conférences-débats une fois par mois portant sur le marketing des étiquettes, les successions et passations des patrimoines, la comptabilité, la vie des sols ou encore la communication. « Pour 2018, nous nous rendrons à l’assemblée générale des Étoilés d’Alsace à Val d’Isère en ce mois d’avril et nous préparons le salon « Millésime Alsace » du mois de juin. Sans oublier le voyage de presse en juillet et la dégustation pour les professionnels avant les vendanges. En 2019, nous compter organiser un événement grand public pour attirer les jeunes consommateurs », indique Hélène Huttard, responsable du groupe des jeunes vignerons au Synvira. Marie-Eve Schnoebelen a détaillé, pour la mutualité sociale agricole (MSA) les modalités pratiques pour mettre en place le nouveau titre emploi simplifié agricole (TESA). Gilles Neusch, directeur du conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (CIVA) a, comme à l’assemblée générale de l’association des viticulteurs d’Alsace, présenté le travail de communication du CIVA auprès des consommateurs sur les vins d’Alsace. Enfin, Laurent Simon, nouveau responsable de l’antenne de Strasbourg de FranceAgriMer et successeur d’Agnès Hardy, a rappelé le programme national viticole qui gère une enveloppe de 1,4 Md€ sur quatre ans pour des mesures d’aides aux viticulteurs concernant l’investissement, la restructuration ou encore la promotion des vins dans les pays tiers.

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