Vie professionnelle

Publié le 24/07/2022

Le 8 juillet, l’Alsacienne de restauration a signé une convention avec quatre organisations agricoles alsaciennes pour augmenter ses approvisionnements en produits locaux de qualité.

140 restaurants, quatre cuisines centrales, 750 collaborateurs basés en Alsace, 45 000 repas par jour… L’Alsacienne de restauration est un poids lourd de la restauration collective. Elle se présente même comme le n° 1 dans ce secteur en Alsace. Depuis sa création en 1978, « c’est une entreprise qui a toujours été ancrée dans son territoire », selon Éric Wolff, son directeur. Pour approvisionner ses restaurants, elle achète 5 500 tonnes de marchandises tous les ans, dont une partie est d’origine locale. Il y a dix ans, l’entreprise a conclu un partenariat avec l’Opaba (aujourd’hui Bio en Grand Est) et Solibio pour se fournir en produits bio, mais elle travaille également avec l’interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla). Elle est d’ailleurs membre de l’interprofession. En 2015, une convention de partenariat avec la Chambre d’agriculture Alsace est venue formaliser son engagement en faveur d’un « sourcing » local. Elle fixait un objectif d’approvisionnement de 30 % en produits locaux. Cet objectif a été atteint, voire même dépassé pour certaines catégories de produits comme les légumes. Les tonnages de viande et de produits laitiers provenant d’Alsace ont aussi augmenté. Résultat : avant 2019, l’Alsacienne de restauration achetait 1 600 t de marchandises d’Alsace dont 200 t de produits bio. Actualiser les objectifs « Avec Egalim, il a fallu actualiser nos objectifs pour répondre à l’impératif de 50 % de produits de qualité dans les assiettes », indique Éric Wolff. Pour relever ce nouveau challenge, L’Alsacienne de restauration s’est rapprochée de la Chambre d’agriculture Alsace (CAA), de l’Ifla, de Bio en Grand Est et d’Alsace Qualité. Il s’agit « de trouver des produits bio, labellisés et HVE 2 et 3 en quantités suffisantes. » Plusieurs collaborateurs sont investis dans le développement des filières locales, en Alsace et dans le Grand Est. Restait à signer une nouvelle convention de partenariat avec les quatre organisations agricoles concernées. La signature a eu lieu le 8 juillet dans le restaurant d’entreprise de la Maison de l’agriculture, à Schiltigheim. Michel Horrenberger, président de Solibio, Sébastien Richard, vice-président d’Alsace Qualité, et Pierre Lammert, président de l’Ifla, se réjouissent de cette signature. Grâce au partenariat historique entre Solibio et L’Alsacienne de restauration, les produits bio et locaux ont réussi à se faire une place dans la restauration collective. « Il faut continuer à le faire fructifier », souligne Michel Horrenberger. La nouvelle convention permettra de valoriser davantage la production agricole locale, en particulier celle de produits sous signe de qualité et de marque Savourez l’Alsace produits du terroir, renchérit Sébastien Richard. Le vice-président d’Alsace Qualité insiste sur l’importance de la contractualisation « pour que la plus-value revienne aux agriculteurs », dans une période de turbulence marquée par le Covid et la guerre en Ukraine. L’engagement en faveur des produits locaux va dans le sens de la souveraineté alimentaire, si plébiscitée aujourd’hui, note Pierre Lammert. Passer des hausses de tarifs De fait, constate Denis Ramspacher, premier vice-président de la CAA, l’actualité récente a remis cette notion au goût du jour. Produire, transformer et consommer local est un moyen de se prémunir contre les risques de pénurie alimentaire. Même si cela a un coût. L’augmentation du prix des matières premières renchérit celui des produits agricoles. Dans ce contexte, Denis Ramspacher se dit inquiet pour les filières qui n’arrivent pas à faire passer des hausses de tarifs. « Comment bloquer les prix alors que les charges augmentent énormément ? Certaines productions risquent d’être abandonnées. » Un risque accru par la baisse prévisible du nombre d’agriculteurs et par le renforcement des aléas climatiques.

Alsace Destination Tourisme

Faire rayonner l'Alsace

Publié le 21/07/2022

Élu en octobre 2021, le nouveau conseil d’administration d’Alsace destination tourisme (ADT) met en œuvre son expertise pour le compte de la Collectivité européenne d’Alsace afin de coordonner les politiques touristiques des collectivités territoriales et promouvoir l’Alsace en France et à l’étranger.

« Avec toute notre équipe, nous voulons continuer de nous démarquer dans la façon de développer le tourisme et de faire rayonner l’Alsace, en privilégiant la simplicité, la transparence et la proximité avec les acteurs du tourisme », a expliqué Nathalie Kaltenbach lors de l’assemblée générale qui s’est déroulée le 30 juin dernier à Colmar. C’est précisément ce qui a été réalisé ces derniers mois. « Depuis notre arrivée à la tête d’ADT, mais plus globalement depuis le début de la crise sanitaire en 2020, nous sommes restés actifs. L’utilisation des outils numériques et informatiques, et la capacité d’adaptation de nos collaborateurs ont permis de garder le contact avec nos partenaires », ajoute Nathalie Kaltenbach, qui a été élue présidente en octobre 2021. Maire de Barr et conseillère d’Alsace, elle a pris la succession de Max Delmond. En octobre 2021 a ainsi eu lieu la seconde édition nationale du « fascinant week-end vignobles & découvertes » pour laquelle l’Alsace a pris toute sa place grâce au programme imaginé par ADT et les offices de tourisme de la route des vins d’Alsace. L'Alsace a également célébré sa gastronomie « du champ à l’assiette » en lien avec les producteurs, les artisans et les restaurateurs. ADT a engagé un travail d’étude pour mieux réaffirmer la place de l’Alsace comme première destination brassicole de France. ADT mis en valeur dans ses campagnes de communication les châteaux et cités fortifiées, ainsi que les nouveaux modes d’itinérance douce comme le vélo, le bien-être, les sorties nature sans oublier la culture avec l’histoire et les traditions dans le cadre de « l’humanisme rhénan ». 70e anniversaire Mais, surtout, ADT a fêté en 2021 son 70e anniversaire. « Depuis 1951, Alsace destination tourisme n’a d’autre ambition que de consolider durablement la notoriété de l’Alsace et de permettre à ses visiteurs de vivre intensément la découverte de ses richesses touristiques », rappelle Nathalie Kaltenbach. En 2019, la loi « Alsace » a donné à la collectivité la compétence de promouvoir l’attractivité touristique de son territoire en France et à l’étranger. Cette loi confère à ADT la mission d’animer et de coordonner l’action des collectivités territoriales et des autres acteurs concernés sur le territoire. En 2021, la création de la Collectivité européenne d’Alsace a renforcé ces missions d’animations et de coordination des politiques touristiques d’ADT. En l’occurrence, elle participe, par son implication locale, à l’émergence de nouveaux projets. Dans le Pays de Hanau-La Petite Pierre par exemple, ADT accompagne le projet de schéma d’accueil porté par l’office de tourisme. ADT a également été impliquée dans la démarche des potiers d’Alsace du Nord pour l’obtention de l’indication géographique les « poteries d’Alsace Soufflenheim-Betschdorf ». ADT assure également une mission d’animation et de suivi de l’association RésOT-Alsace qui fédère 33 offices de tourisme alsaciens et celui de Kehl. Ces échanges ont également lieu au sein d’un comité technique régional qui réunit les directeurs et responsables d’offices de tourisme. La structure est également responsable d’un système d’information touristique qui alimente 220 sites internet. En outre, elle valorise de nouveaux panneaux touristiques sur le réseau autoroutier. Les démarches de qualité et de labels sont aussi de sa responsabilité. On pense en premier lieu au label « Villes et Villages Fleuris », mais également à « Vignobles & Découvertes », aux marques d’État Tourisme et Handicap, « Qualité Tourisme » ou encore « Accueil Vélo ». ADT investit tous les terrains de la communication pour promouvoir la destination Alsace. Elle a été présente en 2021 sur 15 manifestations dont le Salon international du tourisme et des voyages en novembre à Colmar. Enfin, en 2021, ADT a pris la parole plusieurs fois via la marque de destination visit. Alsace pour faire rêver de la région à travers l’Hexagone et auprès des marchés de proximité. Noël constitue un vrai temps fort. Ce travail sera poursuivi de la même façon en 2022.

Section des anciens de la FDSEA du Haut-Rhin

Défendre et représenter tous les retraités

Publié le 21/07/2022

Désormais présidée par Gabrielle Rolli, la section des anciens de la FDSEA du Haut-Rhin s’est retrouvée le 7 juillet dans les locaux de la Chambre d’agriculture Alsace à Sainte-Croix-en-Plaine pour faire le point sur ses activités, évoquer des questions de patrimoine, et accueillir de nouveaux membres, notamment de jeunes retraités viticulteurs.

« Il faut transmettre du vivant des parents son patrimoine. Après le décès, il y a souvent des tensions. » C’est en substance le message de Guy Frank, président d’ACE Patrimoine et d’ACE Courtage, qui était l’invité de cette réunion. Il a rappelé son parcours personnel et professionnel. Après dix années d’activités dans le domaine du patrimoine et du conseil, il gère désormais plus de 50 millions d’euros pour ses clients avec son équipe de bientôt neuf personnes. Il a rappelé au public présent quelques notions fiscales et quelques bonnes pratiques à adopter sur les assurances vie et plus globalement sur le patrimoine, la protection financière, la renonciation ou encore la rénovation de l’habitat. Des questions et des réponses qui ont parfois étonné ou interpellé les membres de la section des anciens de la FDSEA du Haut-Rhin. Suffisamment pour organiser deux demi-journées sur ces questions dans un cadre plus officiel et plus ouvert dans les prochains mois. Transmettre de son vivant, gérer son patrimoine, anticiper et préparer sa succession, autant de sujets qui concernent l’ensemble des retraités. Des questions défendues par la section des anciens de la FDSEA, comme l’ont rappelé la présidente Gabrielle Rolli et la directrice de la FDSEA Christelle Jamot. « Notre section s’est battue avec les échelons nationaux et régionaux pour la revalorisation des retraites agricoles, celle des conjointes, et plus globalement pour une vraie solidarité nationale. Nous nous battons au quotidien pour le maintien des services publics, notamment médicaux et d’aides aux seniors en zone rurale. Nous sommes également là pour vous informer et vous défendre. Nous vous adressons des informations régulières pour connaître vos droits. Nous défendons les intérêts des retraités agricoles face aux pouvoirs publics. Notre section est également là pour organiser des évènements conviviaux pour se retrouver et s’informer. Enfin, nous négocions des avantages tarifaires et des couvertures spécifiques pour protéger nos membres », rappelle Christelle Jamot. Avec les viticulteurs En outre, la section des anciens de la FDSEA du Haut-Rhin a négocié des avantages avec plusieurs de ses partenaires. Ils permettent aux membres de bénéficier d’une bonne assurance complémentaire santé, de bonnes assurances pour la vie privée, de services bancaires avantageux et de « la carte moisson » qui permet d’obtenir des réductions pour les loisirs, les vacances, les parcs d’attractions et dans plusieurs enseignes. En outre, la section organise des évènements pour permettre à ses adhérents de se retrouver et de profiter d’intervenants extérieurs sur des questions d’actualité. Récemment, la section s’est ouverte plus largement aux retraités viticoles. Retraité depuis sept ans, Jean-Luc Burgenath de Westhalten a ainsi rejoint la section des anciens après avoir lu un article dans le PHR. « Auparavant, je ne me sentais pas concerné. J’ai trouvé dans cette section de la convivialité et l’occasion d’échanger avec des gens de ma génération. » Pour Richard Frick de Pfaffenheim, c’est le même état d’esprit. « Jusqu’à présent, en tant que viticulteur, on s’orientait plutôt vers l’Association des viticulteurs d’Alsace. Dans cette section des anciens, j’ai trouvé d’autres choses à partager. Des intérêts communs de retraités comme notamment le pouvoir d’achat. Je suis là pour trouver des informations. » À l’avenir, la section des anciens réfléchit à ouvrir une section féminine dans ses rangs. « Cela pourrait effectivement m’intéresser. Je suis retraitée depuis deux ans. Lors d’une réunion il y a quelques mois, Christelle Jamot m’a orientée vers la section des anciens. Je suis immédiatement venue. Les sujets variés qui sont débattus dans cette section m’intéressent. Et, surtout, il y a ici une belle ambiance », témoigne Anne-Marie Franck de Golbach-Altenbach. Une section des anciens qui compte également œuvrer avec les horticulteurs concernant le fleurissement des communes et participer, avec la FDSEA et les JA du Haut-Rhin, à la tenue d’un stand lors du passage du tour de France féminin, ce samedi 30 juillet, au Markstein.

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