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Barème d'entraide 2022

Publié le 08/11/2022

Le document présente les coûts des opérations culturales des matériels de grandes cultures, de fenaison et de cultures spécialisées.

Les coûts des opérations culturales (coûts de chantier) sont établis à partir des coûts prévisionnels indicatifs 2022, selon la méthode de calcul Apca qui définit le coût des matériels uniquement. Le calcul prend en compte les charges fixes, les frais variables des principaux matériels, ainsi que les frais de main-d’œuvre, tractoriste ou autre, et les frais de carburant. Télécharger le barème d'entraide 2022 ICI

Association régionale des industries alimentaires d’Alsace (Aria)

L’appel au « juste prix »

Publié le 15/10/2022

Face à la hausse du coût de l’énergie et des matières premières, les industries alimentaires alsaciennes tirent la sonnette d’alarme. Si elles ne répercutent pas ces hausses sur leurs prix de vente, elles risquent l’asphyxie.

Après la crise de l’énergie, la crise alimentaire ? L’association régionale des industries alimentaires d’Alsace, qui regroupe une centaine d’adhérents dans la région, a tiré la sonnette d’alarme lors d’une conférence de presse donnée le 4 octobre dans les locaux du torréfacteur Sati à Strasbourg. Son président, Sébastien Muller, a évoqué « la crise protéiforme » que traversent les entreprises alimentaires depuis des mois. Elle se manifeste dans le domaine de l’énergie, de l’approvisionnement en matières premières agricoles et industrielles, mais aussi de la main-d’œuvre, dont le recrutement devient difficile. Résultat : les entreprises du secteur sont « sous pression », elles ont peu de visibilité sur 2023 et bien qu’elles aient fait preuve de résilience lors de l’épidémie de Covid, les voici confrontées à une hausse des coûts de production qui pourrait leur être fatale si elles ne parviennent pas à les répercuter sur leurs prix de vente. Sébastien Muller énumère les chiffres : + 57 % pour les coûts de l’énergie, + 29 % pour celui des matières premières agricoles, + 26 % pour les coûts d’emballage. « Pas tenable à long terme » Les prix des produits alimentaires, quant à eux, n’augmentent pas dans les mêmes proportions, fait valoir l’Aria. L’inflation alimentaire, en France, est de 8,4 % sur un an, alors qu’elle dépasse 15 % en Allemagne et qu’elle s’en approche en Espagne. « Nous avons besoin de répercuter ces surcoûts », argumente Sébastien Muller qui mentionne les 14 % de marge perdus par les industries agroalimentaires (IAA) dans un secteur où les marges sont déjà serrées. « Ce n’est pas tenable à long terme », ajoute-t-il, précisant que les IAA sont dans leur immense majorité des PME (petites et moyennes entreprises) et qu’elles représentent 50 000 emplois en Alsace. Il appelle à « une prise de conscience collective » et à un « juste prix » de vente des produits alimentaires. Agir sur les coûts, les entreprises alimentaires le font déjà. Particulièrement dans le domaine de l’énergie, poste qui représente ordinairement moins de 3 % du chiffre d’affaires mais qui est monté à environ 7 % du chiffre d’affaires depuis janvier. Le président de l’Aria estime que les grosses économies ont déjà été réalisées. La perspective des coupures de gaz et d’électricité inquiète les adhérents de l’Aria : sans énergie, pas de production ni d’alimentation cet hiver, rappelle Sébastien Muller. L’État a certes prévu une aide pour aider les entreprises à faire face à leurs charges de gaz et d’électricité mais « celle-ci n’est pas calibrée comme il se doit ». Le président de l’Aria souhaite notamment que l’aide soit calculée par rapport au pourcentage de l’énergie dans le chiffre d’affaires en 2022 et pas en 2021, pour ne pas pénaliser les entreprises déjà vertueuses. Des initiatives pour « jouer collectif » À son niveau, l’association a mis en place une commission sur ce sujet des achats d’énergie et met à disposition des entreprises un expert à même de les orienter dans leur stratégie d’achat ou de les aider à revoir leur modèle énergétique. Face aux difficultés d’approvisionnement en matières premières, Sébastien Muller appelle à jouer collectif et à « ne pas rentrer dans le cycle des pénalités avec les clients. Ce serait inacceptable », dit-il. Sur ce sujet-là aussi, l’Aria est à la manœuvre : elle a engagé une personne chargée de l’animation des filières qui fait le lien avec les fournisseurs de matières premières agricoles. L’association est également associée à l’initiative de « business sourcing » prise par la Chambre de commerce et d'industrie Alsace Eurométropole visant à relocaliser l’approvisionnement en matières premières industrielles. Les difficultés de recrutement rajoutent aux difficultés actuelles. 52 % des entreprises prévoient d’embaucher, mais les postes d’ouvriers et les postes techniques plus qualifiés peinent à trouver preneurs, relève le président de l’Aria qui y voit un effet indirect du Covid et un signe du changement de perception du travail. L’association travaille à l’émergence d’une marque employeur pour attirer des nouvelles recrues sur le territoire et prépare un webinaire pour aider les chefs d’entreprises à faire évoluer leurs pratiques, annonce Sébastien Muller.

Publié le 05/10/2022

La Région Grand Est continue à apporter son soutien à la filière fruits et légumes, via un nouveau contrat de filière. Elle fait de même avec la filière truffes d’automne.

Un nouveau contrat de filière a été signé le 23 septembre entre la Région Grand Est et la filière fruits et légumes. Il court jusqu’en 2025 et prend la suite du précédent contrat de filière, qui portait sur la période 2017-2021. La signature a eu lieu dans le cadre de l’inauguration du plus grand show des fruits et légumes de France, à Illkirch-Graffenstaden. Philippe Mangin, vice-président de la commission Agriculture, bioéconomie, viticulture et forêt, a profité de cet événement pour saluer l’organisation de la filière fruits et légumes du Grand Est, qui fait sa force. 1 000 dossiers ont été aidés dans le cadre du contrat de filière 2017-2021, pour un montant de 10 millions d’euros (M€). Convaincue qu’il existe encore des possibilités de développement dans ce domaine, la Région continuera à soutenir ce secteur en donnant la priorité au renforcement de la compétitivité des exploitations, à l’installation et à la formation des jeunes, à la promotion des filières de qualité, à la recherche et l’expérimentation. Dans ce nouveau contrat de filière, qui porte sur un montant équivalent, la Région a revu les critères d’accessibilité, signale Bertrand Perrin, président d’Univers des fruits et légumes du Grand Est : les exploitations sollicitant des aides de la Région devront répondre aux exigences du référentiel HVE (Haute valeur environnementale). Si les grandes actions restent identiques à celles du précédent contrat, un nouvel investissement est éligible : la construction de bâtiments de stockage et de conditionnement des fruits et légumes. Sur ce chapitre, les aides de la Région Grand Est viendront en complément des aides européennes, précise Bertrand Perrin. Redynamiser la production des truffes d’automne Lors de cette inauguration, un autre contrat de filière a été signé : celui de la filière truffes d’automne. Ce contrat 2021-2023 est orienté autour de cinq enjeux, dont l’augmentation des surfaces de plantation pour maintenir le potentiel de production et redynamiser la filière. 15 ha de nouvelles truffières avaient été plantées lors du précédent contrat 2018-2020. Il vise également à former et à accompagner les trufficulteurs sur le plan technique et à renforcer les actions de recherche et de développement. La création de trois truffières pilotes de référence, dont une située à Wasselonne, s’inscrit dans ce cadre. Le contrat de filière inclut également des aides à l’amélioration de la structuration de la filière et au développement d’actions de communication autour des truffes du Grand Est. En 2022, la Région Grand Est consacre plus de 112 000 € à cette filière, dans le but de la pérenniser. Un peu plus de la moitié de ce budget est affectée à 16 projets de nouvelles plantations pour une surface totale de 21 ha. Ces 21 ha sont essentiellement localisés dans l’ancienne région Champagne-Ardenne, précise Amandine Rivière, qui anime l’association. Quelques hectares sont situés en Lorraine, mais à ce jour, aucune nouvelle plantation n’est enregistrée en Alsace. La formation de nouveaux producteurs et l’appui technique qui leur est apporté mobilisent 25 000 € pour l’année en cours. La Région soutient aussi l’organisation de journées techniques collectives et de marchés aux truffes pour un montant de 24 000 €.

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