Vigne

Inauguration du domaine de l’Envol à Ingersheim

Écologie, émotion et personnalité

Publié le 14/07/2018

Les vins du Domaine de l’Envol à Ingersheim s’inscrivent dans les nouvelles tendances de la jeune génération de vignerons alsaciens. L’écologie, l’émotion et la personnalité en sont les valeurs fondamentales. Explications le 29 juin dernier lors de la soirée inaugurale du domaine.

« C’est plus qu’un métier que nous avons choisi, c’est un état d’esprit, un projet de vie. » La famille Hirsinger, Bernard, Manuela, Daniel et Catherine, et Raphaël Marchal, avaient la gorge un peu serrée le 29 juin dernier, lorsque chacun a pris la parole pour conter son parcours et expliquer ses motivations. C’était l’inauguration du Domaine de l’Envol, tout nouveau domaine récoltant-manipulant d’une vingtaine d’hectares à Ingersheim. Nombre d’amis et de personnalités y prenaient part. Parmi ces dernières, le député Jacques Cattin, le maire d’Ingersheim Mathieu Thomann, le père Albert, curé de la communauté de paroisses, les ambassadrices du vignoble, leurs majestés Marie Grund et Clémence Bléger. L’histoire du Domaine de l’Envol débute en août 2016, quand la famille Hirsinger et Raphaël Marchal se lancent dans l’autoconstruction des bâtiments de vinification, conditionnement et vente des vins. Des bâtiments aux performances environnementales remarquables car l’une des principales valeurs qui unit la famille : c’est l’écologie. « La biodynamie c’est aussi un esprit de partage du travail et des richesses de la terre. N’oublions jamais que la terre que nous travaillons est un don de Dieu et qu’on doit la transmettre intacte aux générations suivantes, mais aussi que le vin est source de joie, de partage et de fête », ont souligné Bernard et Manuela Hirsinger, sensibilisés aux questions environnementales depuis 1989. Et aidés dans leur conversion bio par leur voisin vigneron Vincent Fleith. Le groupe familial ne manque pas de ressources et de motivations. Ses vins s’inscrivent dans la tendance de modernité initiée par la nouvelle génération de jeunes vignerons alsaciens : « Nous souhaitons que nos vins soient singuliers, des vins d’Alsace avec une forte personnalité, soutenue par un savoir-faire, mais osant aussi l’innovation », a expliqué Catherine Hirsinger. Dont les propos resituent aussi le vin dans sa dimension émotionnelle : « Le vin est un trait d’union entre la terre et l’esprit, il parle à nos cœurs, à nos goûts, à nos souvenirs et à nos rêves ». Une vision qui a en tout cas été comprise du jury du concours national « Vignerons et terroirs d’avenir », organisé par Advini et SupAgro Montpellier, puisque Daniel et Catherine Hirsinger et Raphaël Marchal ont obtenu la deuxième place.

SAS Charles Sparr à Sigolsheim

Portes ouvertes sur un savoir-faire

Publié le 13/07/2018

La SAS Charles Sparr, située à Sigolsheim, organisait les 30 juin et 1er juillet des journées portes ouvertes. L’occasion de communiquer sur la méthode de travail de l’entreprise, de faire visiter les installations et de découvrir les nouveautés parmi lesquelles le nouveau vendangeoir.

La famille Sparr poursuit son développement en axant sa politique économique sur la production biologique grâce à un matériel de travail performant. Dès cette récolte 2018, les raisins arriveront au nouveau vendangeoir entre quatre et six heures après la récolte. Ils seront alors confiés aux pressoirs, lors d’un chargement « tout en douceur », sans vis, sans pompe, pour respecter scrupuleusement le fractionnement qualitatif des jus. Le pressurage, lent et doux, permettra l’extraction des jus de cuvées, qui s’écouleront par gravité vers la nouvelle cuverie high-tech, entièrement sous contrôle informatique, tout au long de la phase fermentaire et d’élevage. Cet équipement nécessite actuellement les dernières mises au point avant son utilisation. Il rentre dans le cadre de la philosophie familiale, en place depuis 1634, et d'une passion pour des cuvées authentiques qui forgent la typicité et l’expression des vins du domaine. La volonté est de poursuivre ce développement par la culture raisonnée, et de contribuer à la mise en vente de vins d’Alsace exigés par les marchés d’aujourd’hui, tant en France, qu’à l’export. L’entreprise de négoce de vin a investi dans pas moins de 2 500 m2 de surface technique, comprenant ce vendangeoir. Ce qui permettra à l’entreprise de recevoir 100 hectares de production et de commercialiser 1,2 à 1,5 million de bouteilles. Des travaux de plus de 4 millions d’euros. Pendant deux journées, les viticulteurs qui font confiance à l’entreprise ont pu visiter les lieux, recevoir des informations sur sa philosophie de travail, tout en prenant connaissance de la chaîne de production, qui va être baptisée dans quelques semaines, avec les vendanges.

Publié le 13/07/2018

La situation sanitaire concernant les vers de grappe est plutôt satisfaisante cette année. Une bonne nouvelle pour le vignoble.

Certaines cultures ont leur foreuse, d’autres ont leur mineuse. La vigne, elle, a ses tordeuses, la cochylis et l’eudémis, des papillons dont l’œuf est discret mais reconnaissable sur la baie de raisin comme une petite lentille translucide de moins de 1 mm de diamètre qui devient orangée en vieillissant. Petit à petit, l’embryon de la larve, caractéristique avec sa tête noire pour la cochylis, apparaît. Et c’est la future larve qui, après hivernation, va agglomérer des boutons floraux. Les papillons s’envolent et déposent les fameux œufs sur les baies. En 20 à 25 jours, cela va donner la larve. Donc on se résume : un premier vol de papillon en mai-juin, ponte sur les baies, 8 à 15 jours d’incubation, 20 à 25 jours de développement larvaire et un vol de deuxième génération, et éventuellement une troisième génération de vol pour l’eudémis… Les services techniques ont ainsi plusieurs moyens d’apprécier le niveau de pression en tordeuses : le comptage des glomérules fin mai, le piégeage des vols de deuxième génération fin juin, le comptage des œufs sur baies et/ou les perforations des baies. Le réseau d’observation en Alsace compte 56 parcelles en 2018. Fin mai, le Bulletin de santé du végétal® (BSV) faisait état de très peu de comptages de glomérules. Au 25 juin, les vols étaient toujours « timides » sur la seconde génération, « voire toujours inexistants ». Et la tournée d’observation des pontes permettait de conclure que la pression était « encore faible ». Enfin, le BSV® du 6 juillet confirme le faible niveau de pression, un faible niveau d’attaque.

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