Vigne

Publié le 15/07/2016

Dimanche 26 juin, la cave de Ribeauvillé a organisé son traditionnel rallye des grands crus, consacré au thème de l’Alsace et du vin. L’occasion de découvrir le vignoble à travers une promenade bucolique, ponctuée d’épreuves ludiques.

Plus de 800 personnes se sont inscrites à la 16e édition du rallye des grands crus, dont la première a été initiée lors des 110 ans de la cave coopérative de Ribeauvillé en 2005. Chaque année un parcours différent est proposé aux participants, l’opportunité de découvrir le vignoble et ses grands crus, leur richesse et l'incroyable diversité des sols dans un panorama remarquable. Pour la première fois une quinzaine de membres de l’association Osons la différence ont accompagné en goélettes trois personnes handicapées tout au long du parcours. Au départ de la cave, un carnet de route et un plan du circuit pédestre ont été remis à chaque randonneur. À chaque halte, pour enrichir leurs connaissances, les participants devaient répondre sous forme de quiz à des questionnaires de culture générale sur le vin, la vigne ou le patrimoine local. Étape 1 : dégustation d’un muscat 2015 demi-sec originaire d’un vignoble en coteaux, vendangé à la main sur la célèbre faille géologique de Ribeauvillé, avant une épreuve de badminton. Étape 2, présentation d’un pinot noir de Rodern 2011, issu d’un terroir situé sur la commune du même nom, suivie d’un parcours d’obstacles constitué de bouteilles à passer à l’aveugle et à reculons. Étape 3, découverte d’un riesling grand cru Rosacker bio 2012 de Hunawhir, ayant poussé sur des sols lourds argilo-calcaires et épreuve consistant à trouver parmi dix balles numérotées placées dans une urne opaque, celle qui indiquait le plus de points. Étape 4, riesling grand cru Kirchberg de Ribeauvillé ayant bénéficié d’un excellent ensoleillement par son exposition, suivi d’un jeu d’adresse. Étape 5, pinot gris grand cru Glœckelberg 2010, originaire d’un terroir du ban de Rodern au nord de Ribeauvillé et course version garçon de café. Étape 6, apéritif maison composé d’un vin effervescent aromatisé, un crémant avec liqueur, avec comme ultime épreuve l’image d’un puzzle à reconstituer en une minute. Après l’effort le réconfort, avec à midi un repas champêtre sous les tonnelles disposées dans la cour de la cave viticole, dans l’ambiance festive habituelle, prouvant la vitalité de la plus vieille cave viticole de l’hexagone. Parmi les bulletins validés, les quinze premiers ont été récompensés par des lots, alors que le premier s’est vu attribuer son poids en bouteilles de vins de la cave de Ribeauvillé.

Cave Jean Geiler d’Ingersheim

Soleil et convivialité pour le 90e anniversaire

Publié le 14/07/2016

Un public nombreux a répondu à l’invitation de la cave Jean Geiler d’Ingersheim qui fêtait, les 25 et 26 juin, le 90e anniversaire de sa création.

Les visiteurs, qui se sont pressés nombreux au 90e anniversaire de la cave Jean Geiler, ont découvert un univers aussi original que passionnant, celui de la vigne, de ses origines au travail actuel du vigneron. Des stands de dégustation des vins produits par la cave Jean Geiler - qui est à ce jour une des plus médaillées du vignoble alsacien - ont permis de découvrir la très large palette des produits de la coopérative. La visite guidée du site avec les employés et les coopérateurs et deux étapes gourmandes sur le circuit ont permis de comprendre l’élaboration du vin de la livraison du raisin à la dégustation. Une exposition photo retraçait l’histoire de la cave de mars 1926, date de sa création, à son dynamisme actuel à la pointe de la technologie. Aujourd’hui, la cave Jean Geiler compte 176 adhérents qui travaillent 390 hectares de vignes, œuvrant dans un rayon de 15 kilomètres autour d’Ingersheim. Tout au long de ces deux jours de fête, la cave ressemblait à une véritable ruche : exposition de tracteurs anciens et de matériel viticole, démonstrations culinaires, dégustations commentées, promenades dans le vignoble en gyropode, animations et ateliers ludiques pour les enfants, jeux concours avec de nombreux prix et bien sûr restauration se mariant avec les crus locaux. Une des animations les plus prisées a été la visite du vignoble en car de tourisme Saurer de 1939, le dernier encore recensé et mis à disposition par les cars Flecher d’Ohnenheim. Sa carrosserie d’origine a été réalisée par l’entreprise Gangloff de Colmar qui carrossait aussi les Bugatti. L’inauguration, présidée par Pascal Keller et Remy Wessang, respectivement directeur et président de la cave, s’est déroulée en présence entre autres de Martine Dietrich, conseillère départementale et adjointe au maire d’Ingersheim et des partenaires de la cave. Pol Ast, l’animateur de ces festivités, en a profité pour interviewer publiquement Martine Guth, reine des vins d’Alsace 1985, qui a évoqué avec émotion cette belle année de sa vie.

Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace - Stéphanie Dumont

Une économiste très opérationnelle

Publié le 13/07/2016

Arrivée en novembre 2015, en remplacement de Béatrice Fischer, Stéphanie Dumont est responsable du service intelligence économique de l’interprofession viticole alsacienne, le pôle qui s’occupe de la collecte du traitement et de la diffusion de l’information économique. « Il y a énormément de données statistiques, il est nécessaire de les digérer et les traduire pour les rendre utiles au vignoble. »

Après un DESS en analyse économique, Stéphanie Dumont a bifurqué vers les analyses marketing, analyses d’études qualitatives et de sondages d’opinion. Pour un cabinet d’études au service des constructeurs automobiles, elle s’est occupée notamment d’un observatoire sur les tendances des intérieurs de véhicules, puis s’est orientée dans le secteur de la chimie en Suisse pour restructurer un portefeuille de marques d’une entreprise américaine. Elle était enfin chargée de tests de produits et de décryptage de tendances de marchés pour des designers : « J’y testais des prototypes afin de vérifier qu’émotionnellement et fonctionnellement ils reflétaient bien la demande et séduisaient le client ». Des postes très opérationnels donc. « Au-delà de l’animation de l’observatoire économique du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace, ma mission aujourd’hui est de me rapprocher des réalités nationales et internationales, pour produire des données pertinentes, pédagogiques qui puissent aider les acteurs du vignoble à prendre les bonnes décisions », explique Stéphanie Dumont. Pour cette analyste très opérationnelle, intégrer le monde viticole « est un retour aux sources », puisque ses grands-parents étaient viticulteurs dans le Jura près d’Arbois. Certains vignerons ont eu l’occasion d’accueillir chez eux Stéphanie Dumont qui réalise actuellement une enquête de besoins auprès des viticulteurs de différents profils. « Ils me réservent un très bon accueil. J’ai besoin de discuter, de comprendre leurs besoins, qu’ils soient spontanés ou plus ou moins latents. » De beaux chantiers en perspective Les deux pôles intelligence économique et marketing du Civa sont désormais amenés à entretenir des liens étroits, notamment dans le cadre du séminaire sur l’avenir des vins d’Alsace. Un des principaux objectifs assignés à l’économiste du Civa, est d’alimenter les réflexions sur les moyens de revaloriser les vins d’Alsace, « avec un accompagnement proche du terrain ». « Au cours de ce séminaire, on a dressé un portrait des forces et faiblesses des vins d’Alsace, des menaces et aussi des opportunités qui s’offrent à nous. Ce qui nous a permis de hiérarchiser un certain nombre de projets permettant de travailler sur la valorisation des vins d’Alsace. » Le premier axe touche à l’identité des vins d’Alsace : « Des études montrent qu’on a une bonne notoriété en vins blancs, mais l’image des vins d’Alsace mérite d’être précisée. L’idée est d’avoir une stratégie de marque plus forte. Il nous faut avoir une vision globale collective et cohérente qui véhicule de manière claire et précise ce qui nous identifie », précise Stéphanie Dumont. Pas simple. « Cela dit, en Alsace, nous ne sommes pas sur des produits à style standardisé, et c’est une super force, lance Stéphanie Dumont. Car on est très vite agréablement surpris. L’important, c’est d’inciter à spontanément consommer nos vins. Et surtout, les vins d’Alsace ne doivent pas décevoir. Notre force réside aussi dans notre large gamme qui permet de couvrir différentes demandes dans différents contextes. » Il va ensuite s’agir de travailler sur les « valeurs extrinsèques au produit : l’étiquette et la bouteille. Est-ce qu’elles reflètent une identité particulière ? Qu’est-ce qu’elles renvoient comme émotion ? Est-ce que ça séduit ? ». Se pose également la question des prix en sortie de chais et des prix de revient : « On réfléchit à comment aider les vignerons à mieux les maîtriser, souligne Stéphanie Dumont. L’idée serait de faire prendre conscience collectivement de toutes les démarches à mener pour la valorisation des vins et ensuite accompagner les vignerons. » Enfin autre chantier, la connaissance du marché aval : « Il nous faut mieux connaître le consommateur de vin d’Alsace, connaître sa perception des vins d’Alsace, ce qui le motive à acheter, ce qui influence son comportement afin de pouvoir agir sur les leviers de conversion aux vins d’Alsace. »

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