Vigne

Publié le 30/01/2021

Après 38 ans de service, Thomas Pfohl, directeur général de la maison Eglinsdoerfer, l’incontournable et historique fournisseur de tuyaux, vannes et autres joints du vignoble alsacien, cède son entreprise à deux ingénieurs, Erwan Dacquay et Denis Herold. Quels sont les secrets de l’exceptionnelle longévité de cette entreprise colmarienne de plus de 130 ans ? Elle cultive l’éthique d’entreprise, le conseil de haute technicité, et la gestion en bon père de famille.

La maison Eglinsdoerfer dans le monde viticole, c’est une institution plus que centenaire. Quel vigneron ne s’est jamais rendu au magasin du 7 rue Curie, dans la zone industrielle à Colmar, pour acheter des tuyaux, joints, vannes ou comportes ? La maison Eglinsdoerfer-Pfohl, c’est également le plus ancien exposant de la Foire aux vins d’Alsace… Mais l’heure est venue pour Thomas Pfohl de passer le flambeau. Arrivé en 1982 dans l’entreprise familiale, alors dirigée par sa mère Éliane Eglinsdoerfer, il a réussi à perpétuer la tradition dans la droite ligne du capitalisme rhénan : « Nous considérons que nous ne possédons jamais complètement notre entreprise, on travaille pour les générations suivantes. L’entreprise n’est pas une vache à lait, tout est réinvesti. » Sans doute l’une des raisons de l’exceptionnelle longévité de cette entreprise authentiquement colmarienne, fondée en 1887 et rayonnant sur toute l’Alsace. C’est ce qui a séduit Erwan Dacquay et Denis Herold qui reprennent l’affaire. Les deux repreneurs sont ingénieurs, le premier formé aux Arts et métiers, le second en aéronautique. Après avoir exercé chez les majors industriels du Sud alsacien, l’heure était venue pour le binôme « de se mettre à son compte ». Pompes, moteurs, nucléaire… : la mécanique des fluides n’a aucun secret pour eux. « J’ai toujours fait ce que les autres ne faisaient pas ou faisaient mal » Le profil technique des repreneurs, choisis par Thomas Pfohl, en dit long sur la politique qu’il a perpétuée. Car ce qui a notamment contribué à sa durabilité, c’est aussi son souci du service et du conseil technique apporté au client. Une marque de fabrique qui a d’ailleurs aussi construit la réputation de la maison « dans les DOV ! », glisse un brin malicieux Thomas Pfohl. Traduisez les « départements d’Outre-Vosges ». La maison Eglinsdoerfer est souvent consultée pour résoudre des problèmes réputés délicats, voire étonnants. « Dernièrement, ce sont des chercheurs du CNRS qui sont venus chercher des tuyaux pour intuber des pingouins en Terre Adélie, et étudier pourquoi leur ration alimentaire ne gèle pas. » Ou bien « ce matin un pilote d’avion est venu acheter une vanne pour injecter des fumigènes dans la traînée ». Ou encore « l’entreprise de transfert de fonds Fichet cherche un soufflet en caoutchouc pour connecter un container blindé à un camion blindé ». « J’ai toujours fait ce que les autres ne faisaient pas ou faisaient mal », résume Thomas Pfohl. « Nos concurrents, ce sont des grands groupes qui ont beaucoup perdu en technicité. Notre valeur, c’est le conseil et l’assistance technique. » C’est pourquoi les grandes industries basées en Alsace font confiance à « Eglinsdoerfer » : Kronenbourg, Schlumberger, Liebherr, et bien d’autres… « L’un des plus gros chiffre d’affaires de France » D’ailleurs, Thomas Pfohl met un point d’honneur à avoir fait « des choix stratégiques inverses à ceux des grands groupes : ils ont une foultitude d’agences et pas de stocks, ici nous avons 3 000 m2 de stocks payés, on ne travaille pas en flux tendu ». Ce qui fait que le magasin Eglinsdoerfer figure parmi les plus gros vendeurs de flexibles de haute technicité en France. Il réalise un chiffre d’affaires de France de 3,5 millions d'euros et comprend 20 salariés. L’industrie représente d’ailleurs 60 % de son chiffre d’affaires. Auxquels il faut ajouter 10 % pour les collectivités, hôpitaux, 10 % pour les jardineries, 10 % pour les particuliers et 10 % pour la vitiviniculture. Seulement, pourrions-nous dire ! Tant le lien entre Eglinsdoerfer et les vins d’Alsace semble ancré dans des temps immémoriaux. « La viticulture, c’est là où j’ai le lien affectif le plus fort, lance Thomas Pfohl. Il y a de grandes chances qu’un vin d’Alsace soit passé par un tuyau Eglinsdoerfer. » Véritable pilier de la Foire aux vins d’Alsace, sans aucun prétexte il n’aurait manqué une édition. La maison vend en direct chez les vignerons, mais vend également à tous les fournisseurs de la viticulture ou vinicoles, les coopératives viti ou vinicoles, laboratoires d’œnologie… « Avec le souci de pratiquer des prix équitables entre tous. » Des choix assumés stratégiques « Ce qui nous a intéressés dans cette entreprise, indiquent Erwan Dacquay et Denis Herold, c’est son assise locale. Tout le monde connaît Eglinsdoerfer. Une entreprise extrêmement solide par son histoire et son fonds de commerce. Et ce qui fait sa force, c’est sa technicité. » Pour l’avenir, le binôme semble se compléter idéalement : Erwan Dacquay - par ailleurs fils d’agriculteur mosellan - s’occupera de la partie gestion-commerce et Denis Herold, de la production, des achats et de la logistique. L’essentiel, soulignent les deux anciens de la SACM (Société alsacienne de construction mécanique), ce sera « l’éthique et la valeur humaine. L’argent n’est pas une fin en soi mais un moyen. » Une continuité en somme… Quant à Thomas Pfohl, il ne va pas lâcher l’entreprise aussi rapidement et compte bien « assurer le tuilage ». Ses trois fils hautement diplômés n’ont pas souhaité poursuivre étant déjà très engagés dans leurs vies professionnelles respectives. Thomas Pfohl compte bien néanmoins mettre ses compétences au service des entreprises alsaciennes à l’échelon consulaire ou institutionnel, par exemple comme magistrat. Il est déjà régulièrement consulté pour rendre des avis, tant sa rigueur est appréciée… En attendant, la maison Eglinsdoerfer est et restera l’une des grandes servantes de la filière des vins d’Alsace.

Taille poussard et taille douce

La saison bat son plein

Publié le 23/01/2021

De nombreuses formations se déroulent en ce moment dans les vignes sur des principes de taille visant à limiter les dépérissements. Revenons sur l’histoire des principes avec René Lafon en 1921, Eugène Poussard en 1911 et Reinhold Dezeimeris en 1891.

Le changement de la taille est l’un des faits marquants de la viticulture ces dix dernières années. Ce changement, on le doit côté français à François Dal, un conseiller viticole du Sicavac à Sancerre, et en Italie à Marco Simonit (voir vidéo ci-dessous) qui a développé la taille éponyme. Ils ont propagé de nouveaux concepts de taille visant à limiter les dépérissements des pieds de vigne. Des concepts en réalité très anciens ! Ces tailleurs de vigne se sont inspirés des travaux de René Lafon, un ingénieur agricole de Montpellier qui décrit la taille d’Eugène Poussard (1854-1929), viticulteur de Peugrignoux à Pérignac dans les Charentes. Dès 1911, ce viticulteur avait fait évoluer la taille guyot. S'ajoute à ces deux propositions d'évolution, la taille douce de Marceau Bourdarias. Des pieds « cariés » En 1921, René Lafon publie « Modifications à apporter à la taille de la vigne dans les Charentes. La taille guyot-Poussard, l’apoplexie, traitement préventif, traitement curatif ». Pour rédiger ce livre, il s’inspire également de l’ouvrage de Reinhold Dezeimeris (1835-1913), « D’une cause de dépérissement de la vigne et des moyens d’y porter remède » paru en 1891, publié par les éditions Féret. Dezeimeris était un érudit girondin, conseiller général. En détaillant « les caries » du pied de vigne consécutives aux plaies de taille mal cicatrisées, il se pencha sur des cas de dépérissement des cépages herbemont et cunningham greffés sur jacquez, dans la région de Cadillac. L’abandon de la serpette, l’arrivée des vignes greffées Déjà à l’époque, Dezeimeris s’interroge sur les flux de sève, et sur les plaies de taille qui, à la fin du XIXe, deviennent plus importantes en raison de l’abandon de la serpette au profit du sécateur : « Je ne prétends pas que ce soit, en soi, un mauvais instrument, écrit-il. […] Mais son défaut principal est d’être trop commode et de dispenser celui qui le manie d’aucun effort de réflexion. » C’est d’ailleurs cette même commodité de travail qui, un siècle plus tard, sera au moins en partie à l’origine de la recrudescence de l’esca avec l’apparition du sécateur électrique… « Quand on taillait à la serpette, explique Dezeimeris, on ne pouvait tailler qu’en bec de flûte — ce qui était un bien — et, pour tailler ainsi, il fallait encore examiner comment on devait s’y prendre : l’attention s’imposait, et elle forçait à méditer la taille que l’on allait faire. » À l’apparition du sécateur, s’ajoute fin XIXe celle des vignes greffées dont les bois sont « énormes et à constitution poreuse », observe encore Dezeimeris, alors que « les vieilles vignes indigènes sont à bois relativement grêles et serrés ». La fin de l’échalas L’arrivée du sécateur et des bois greffés - soudés ne sont cependant pas les seules causes de la réduction des flux de sève. En 1866, Eloi Trouillet, un professeur de viticulture publie : « Culture de la vigne en plein champ, sans échalas, ni attaches ». Dans cet ouvrage, il condamne la pratique du provignage ou l’enfouissement des souches ou sarments, « une opération contraire aux lois de la nature, plutôt nuisible qu’utile ; […] source de maladies ; et qui exténue la vigne ». Il s’inquiète néanmoins de la taille rase. Mais la fin des échalas, du hautain, de la joualle, ou du kammerbau et de la quenouille en Alsace - réactualisée à titre patrimonial par la Confrérie des Bienheureux du Frankstein à Dambach-la-ville - préfigure l’arrivée du palissage, c’est-à-dire de la taille de la vigne dans un plan de palissage. Une taille en deux dimensions donc, au lieu d’être en trois dimensions comme en gobelet, ce qui réduit encore les possibilités de flux de sève. D’ailleurs, Deizemeris n’est pas tendre à l’égard de Trouillet : des techniques qui « livrent la vigne aux décompositions putrides, juge-t-il. […] Il ne semble pas avoir envisagé la question au point de vue de la sauvegarde si essentielle du contingent total des vaisseaux conducteurs de la sève ». Mais il n'est pas le seul à signaler les dégats de dépérissement collatéraux à la modernisation. Déjà en 1881, Chrétien Oberlin dans La dégénérescence de la vigne cultivée constate que le phylloxera épargne vitis sylvestris qui pousse sur les bords du Rhin, sans doute en raison des inondations du fleuve jusqu'au non domestiqué, mais pas que... Pour lui, il y a un caractère « sauvage » ou « sauvageon » qui contribue à la résistance des vignes. Dans le livre La reconstitution du vignoble de Cadillac, paru en 1900, qui décrit l'évolution de la culture des vignes en joualle et en hautain vers le palissage, on est frappé de lire qu'avant le phylloxera, les seuls ravageurs de la vigne étaient l'oïdium et... l'escargot !    

Publié le 22/01/2021

Un confrère de la presse viticole fait référence à deux études sur des flavonoïdes pour lutter contre le Covid-19, suggérant un effet bénéfique des vins riches en ce composant. Attention cependant aux interprétations hasardeuses concernant des résultats in vitro qui ne sont pas toujours exploitables in vivo… Néanmoins, « boire » des flavonoïdes est-il bon pour la santé ?

Des résultats d’expérience in vitro, c’est-à-dire obtenus en laboratoire dans des fioles ou sur des boîtes de Petri, ne sont pas toujours exploitables in vivo, c’est-à-dire applicables à l’humain. La question ici posée est de savoir si des flavonoïdes pourraient contribuer à limiter ou à empêcher le développement du virus du Sars-CoV-2. Les réseaux sociaux ont abondamment relayé l’article d’un confrère de la presse viticole faisant référence à deux publications de recherche concernant des essais in vitro de flavonoïdes sur le virus Sars-CoV-2. Laissant présager que les polyphénols du vin pourraient contribuer à lutter contre le Covid par une action directe sur le virus. Dans du muscadinia Les flavonoïdes du cacao, du thé vert et du raisin de muscadinia, une variété américaine de vigne, bloqueraient in vitro le virus. La publication scientifique précise bien que « ces extraits naturels n’ont pas été testés chez les animaux et les humains ». Mais elle conclut promptement : « Sur la base de leur activité inhibitrice in vitro, nous proposons qu’une consommation accrue de ces produits courants puisse améliorer la prévention contre le Sars-CoV-2. » Dans l’expérience décrite, l’action des flavonoïdes n’est pas évaluée directement sur le virus en tant que tel, et encore moins sur un humain infecté par le virus mais sur l’une des enzymes du virus, une protéase (appelée Mpro) impliquée dans sa multiplication. Les flavonoïdes agiraient selon un mécanisme d’inhibition enzymatique. Reste donc à savoir si les flavonoïdes pourraient néanmoins agir in vivo, c’est-à-dire pourraient être testés directement sur l’humain ou l’animal ? L’article de notre confrère de la presse viticole renvoie sur ce point à une autre publication de la revue Sciencemag.org où la protéase du virus Mpro est soumise à une autre molécule inhibitrice que les flavonoïdes : « un protomère », appelé 11a. Dans cette autre expérience, la molécule 11a - dotée d’une inhibition efficace de la protéase du virus - est ensuite injectée dans des animaux vivants pour en évaluer sa toxicité. Des rats et des chiens ont reçu quotidiennement par intraveineuse 40 mg/kg de produit. L’étude conclut finalement qu’au vu de la faible toxicité, « les données suggèrent que 11a est un bon candidat pour une étude clinique plus approfondie ». Reste que le produit 11a en question n’a rien de commun chimiquement avec les flavonoïdes. Généralement, les flavonoïdes ne sont d’ailleurs jamais testés par injection, mais par ingestion. Biodisponibilité des flavonoïdes À ce point, le professionnel du vin serait tout de même tenté de savoir si la consommation de vins riches en flavonoïdes pourrait interférer sur la santé générale et encore mieux dans la situation actuelle, prévenir ou atténuer la réceptivité à la maladie quand on contracte le virus. En d’autres termes scientifiques, quelle est la biodisponibilité pour l’organisme de flavonoïdes ingérés ? De nombreuses études observationnelles consistent à mesurer la part de flavonoïdes ingérés et retrouvés dans le sang. Et consistent à évaluer si des flavonoïdes, après avoir résisté aux processus digestifs successifs avant de traverser la paroi intestinale, passent dans le sang et arrivent à un organe cible. Ce serait, dans le cas du Covid-19, la cellule pulmonaire, porte d’entrée du virus… Des études plus générales par radiomarquage ont montré qu’effectivement, des flavonoïdes ingérés peuvent atteindre leur cible. Mais en quelle quantité pour être efficace ? « La plupart des flavonoïdes ont une biodisponibilité orale de 10 % ou moins », estime le chercheur Hu, en 2007. Beaucoup d’écueils digestifs Il faut considérer qu’avant de franchir la barrière intestinale, les molécules subissent plusieurs écueils digestifs. Une première réaction se déroule tout simplement dans la matrice alimentaire car les flavonoïdes réagissent avec les protéines, en particulier celles riches en acide aminé proline, ce qui d’ailleurs provoque la réaction gustative d’astringence. C’est sans compter ensuite sur les dégradations liées au milieu acide de l’estomac puis liées à la flore intestinale. Néanmoins, des flavonoïdes de faible poids moléculaire peuvent franchir la barrière intestinale. En réalité, « tous les flavonoïdes qui se trouvent sous forme glycosylée (lié à un sucre) dans les aliments » peuvent franchir la paroi intestinale. Mais la nature des sucres joue un rôle déterminant sur l’efficacité de leur absorption intestinale (Morand et al., 2000). Ça tombe bien, la plupart des flavonoïdes des fruits ou légumes sont attachés à un sucre (glycosylés). Mais l’absorption est dépendante du type de sucre. « Si certains polyphénols glucosides (du glucose) peuvent être absorbés au niveau de l’intestin grêle, en revanche les polyphénols liés à d’autres sucres (rhamnose, arabinose, xylose…) ne peuvent être déconjugués que par des glycosidases bactériennes dans le côlon », indique P. Borel dans des annales de l’Inrae. Le rôle de la flore intestinale dans la biodisponibilité Quant aux polymères de flavonoïdes - les catéchines - une étude a montré qu’en « raison de leur taille moléculaire, leur absorption à travers l’épithélium intestinal exige là aussi une dégradation préliminaire de ceux-ci en des composés de plus petite taille et de plus faible poids moléculaire ». (Deprez et al., 1998). Ce que d’ailleurs certaines bactéries intestinales sont capables de réaliser. Mais une fois la paroi intestinale franchie, les flavonoïdes peuvent encore subir des conversions biochimiques par la voie hépatique pour se retrouver transformées ou clivées en molécules encore plus simples comme des acides benzoïques. Le catabolisme de la quercétine, un flavonoïde très présent dans le vin, a sur ce plan été bien étudié. Au final, on retrouve les flavonoïdes ou leurs métabolites dans les fèces et l’urine. À titre d’exemple, une étude a porté sur « l’analyse de l’urine de 69 personnes après six semaines de consommation d’un supplément d’extrait de pépins de raisin (apport de polyphénols 1g/jour) ». Elle a montré la présence de trois acides phénoliques comme produits de dégradation de ces proanthocyanidines dans l’urine (Ward et al., 2004), preuve que la barrière intestinale est franchie. Mais preuve aussi qu’une partie importante est évacuée par les voies naturelles. Attention aux allégations mais les bienfaits de la consommation quotidienne sont reconnus Tout ceci ne plaiderait pas pour l’efficacité absolue et radicale des flavonoïdes, dont il a été identifié pas moins de 8 000 variants moléculaires. Et dont certains sont reconnus pour les avantages procurés sur la santé comme la propolis des abeilles. Mais d’une manière générale, le dictionnaire Vidal des substances médicamenteuses met en garde contre les allégations santé, souvent vantées. Toutefois, le « Vidal » conclut qu’une alimentation riche en flavonoïdes « peut être intéressante pour rester en bonne santé ». Cependant, il précise que « cet apport doit provenir d’une alimentation riche en fruits et légumes frais ». Et il ajoute que la consommation occasionnelle de vin rouge peut être une bonne source de flavonoïdes. On rajoutera les vins blancs de macération.  

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