Pratique

Jeudi 21 novembre à Altkirch

La 518e foire Sainte-Catherine

Publié le 18/11/2019

Rendez-vous incontournable dans le Sundgau et plus ancienne foire agricole d’Alsace, la foire Sainte-Catherine revient à l’occasion de sa 518e édition ce jeudi 21 novembre dans les rues du centre-ville d’Altkirch. Une édition qui devrait une nouvelle fois attirer les foules. Un important dispositif de sécurité est mis en place.

Pour accueillir les 15 000 à 20 000 visiteurs attendus comme chaque année à la traditionnelle foire Sainte-Catherine, les services de la mairie d’Altkirch ont travaillé depuis plusieurs semaines au dispositif de sécurité. Un dispositif qui prévoit dès le matin l’accueil et l’orientation des exposants avec un point de filtration situé à l’angle des rues de Givet, Saint-Morand et du 3e Zouaves. Dès 4 h 30 du matin, heure à laquelle arriveront les premiers exposants qui représentent cette année près de 400 stands, une équipe d’agents municipaux sera en place. Sur la journée, l’ensemble de l’effectif des policiers municipaux, les deux agents de surveillance de la voie publique, une quarantaine d’agents communaux ainsi que les gendarmes et les pompiers du SDIS (Service départemental d’incendie et de secours) seront mobilisés. Pour le public, les accès piétonniers à la foire ont été limités à sept entrées qui se situeront à la rue du Saegeberg (rond-point de la piscine), aux rues des Jardins/des Vallons (médiathèque), au carrefour des rues du 2e Cuirassiers, de Ferrette et de Hirtzbach (service des impôts), à l’intersection des rues du Roggenberg et du Panorama, à l’angle des rues de Givet, Saint-Morand et du 3e Zouaves, à l’angle des rues Gilardoni et des Alliers (en venant de la gare), à l’angle de la rue de France et de la route de Carspach. « À chacune de ces entrées, une fouille visuelle des sacs sera réalisée par deux agents de sécurité. Des véhicules communaux seront stationnés aux points d’accès des secours afin de faciliter leur entrée dans la foire. Les visiteurs pourront stationner sur les parkings situés aux abords du centre-ville. Si la météo est favorable, nous attendons toujours beaucoup de monde. C’est une manifestation qui reste appréciée et ancrée dans le territoire », souligne Didier Lemaire, adjoint au maire d’Altkirch chargé de la sécurité. 400 exposants Tous les ans, presque à la même date, c’est en effet l’effervescence dans la capitale du Sundgau. À quelques jours du 25 novembre, jour de la fête de la Sainte Catherine, où l’on met à l’honneur les catherinettes. La date est facile à retenir : c’est toujours le jeudi qui précède le 25 novembre qu’est organisée cette manifestation. Ces dernières années, chevaux, volaille, tracteurs, habits et autres stands en tous genres animés par les associations locales se côtoient. Chaque année également, la place Xavier-Jourdain, dite de la Halle au Blé, est prise d’assaut par les exposants agricoles. « Comme à Habsheim pour la foire Simon et Jude, il faut être présent à la Sainte Catherine d’Altkirch. C’est l’occasion de rencontrer nos clients et d’échanger en toute convivialité », assurait l’an passé Nicolas Soehnlen toujours présent pour promouvoir la marque Lemken. La foire, une des plus anciennes d’Alsace dans le domaine agricole, a cependant évolué. « Au départ, c’était un marché aux bestiaux. Le secteur agricole est resté en cœur de foire, en l’occurrence sur la place Xavier-Jourdain et avenue Clémenceau. Le reste des stands étant plus dans le style des marchés annuels », souligne Sébastien Murer, responsable de la police municipale. Les visiteurs peuvent en effet déguster manalas, vins chauds et chocolats chauds, à quelques semaines de l’ouverture de la forêt enchantée d’Altkirch. À noter cependant, qu’une baisse du nombre des stands semblait se profiler à quelques jours de la date de la manifestation. « Tout va également dépendre de la météo. Mais, nous avons fait le point à la date du 13 novembre. il y avait 325 inscriptions définitives. Il y en a toujours une cinquantaine qui se rajoute jusqu’au jour J. Et, encore une trentaine le jour même », observe Didier Lemaire. Du côté de l’avenue Clémenceau, les entreprises et organismes liés au monde agricole seront fidèlement présents. Ce sera le cas de la Chambre d'agriculture Alsace, des organismes stockeurs comme la Coopérative agricole de céréales, les établissements Walch, Ambruster, les coopératives laitières ou encore les organismes sociaux comme la Mutualité sociale agricole. Cette dernière prépare les élections de ses élus en janvier 2020. Guichet unique de protection sociale, la MSA gère la santé, la famille, la retraite de ses cotisants. Elle apporte des services à la dépendance, aux situations de handicap ou aux besoins de vacances des professionnels. Un élu MSA est un délégué cantonal qui représente et participe à l’animation des adhérents de la MSA dans son territoire. Les délégués cantonaux sont des salariés, actifs ou retraités des exploitations et des organismes professionnels agricoles (Crédit Agricole, Groupama, MSA, coopératives, exploitations, etc.). Bien évidemment, votre journal agricole sera comme chaque année présent sur son stand commun avec Isagri. L’occasion de nous retrouver à l’emplacement habituel, en bas de la place Xavier-Jourdain en direction de l’avenue Clémenceau.

Journées d'octobre et Folie'Flore

Pourtant que la ferme Alsace est belle !

Publié le 11/10/2019

Les journées d'octobre et Folie'Flore se poursuivent jusqu'au dimanche 13 octobre au Parc Expo de Mulhouse. Les fruits, les légumes et les fleurs sont à l'honneur cette année, avec l'objectif de valoriser les productions locales. La foire est l'occasion de rappeller les vertus de l'agriculture locale qu'il convient de soutenir plutôt que de dénigrer.

Lors de l'inauguration le 3 octobre, Danielle Bras, seconde vice-présidente de la Chambre d'agriculture d'Alsace a rappelé que l'Alsace a une agriculture dynamique, moderne et très vertueuse. Elle a rendu hommage et assuré de son soutien Denis Nass, premier vice-président, engagé dans une lutte contre la maladie. « Comme lui, les professionnels alsaciens s'investissent pour permettre à notre région de se placer régulièrement en tête des régions productrices de France. D'ici à trois années par exemple, l'intégralité du vignoble régional sera certifié en « haute valeur environnementale » ou en bio. Il sera le premier vignoble de France à atteindre cet objectif », a précisé Danielle Bras. Les journées d'octobre sont l'occasion de rappeler ces réalités et de faire la promotion de ce terroir agricole local. Et cette édition fait la part belle aux fruits et légumes ; elle invite à « découvrir toutes ces variétés de légumes et de fruits traditionnels, des variétés proposées par les adhérents de Planète Légumes et  de l'interprofession des fruits et légumes d'Alsace. C'est la seule interprofession en France à réunir les producteurs conventionnels et bio sous une même bannière. Elle regroupe toutes les filières et a pour mission d'organiser et de développer les fruits et légumes dans une politique de qualité et multiplie les échanges entre la production et le commerce », ajoute Danielle Bras. Le foncier à préserver L'élue consulaire a profité de la proximité des prochaines élections municipales en mars prochain pour rappeler que l'agriculture alsacienne, bien que dynamique, moderne et vertueuse, souffre économiquement. « N'utilisez pas l'agriculture pour des polémiques indignes et injustifiées et à des fins simplement électoralistes. Restons raisonnables. Préservons le foncier agricole pour des fins agricoles. Un seul chiffre : celui des zones de non traitement (ZNT). Introduire une bande de dix mètres autour des habitations, c'est retirer 3 200 hectares de la surface agricole cultivée en Alsace. À 150 mètres comme on l'entend souvent, c'est l'équivalent du vignoble d'Alsace qui disparaît! Restons sérieux. Notre compétitivité est déjà suffisamment malmenée », s'agace Danielle Bras. Elle pointe également du doigt les incohérences entre les exigences sanitaires françaises imposées aux agriculteurs et les produits qu'on laisse dans le même temps rentrer dans le pays. Et d'interroger : « De quel modèle agricole voulons nous? Celui d'une agriculture familiale à taille humaine ? Ou celui de l'agro-industrie sur plusieurs milliers d'hectares ? Celui permettant de valoriser un produit local issu de nos terroirs? Ou celui d'un produit importé qui a fait le tour du monde ? L'heure est au soutien de notre agriculture et non pas à son dénigrement », assène Danielle Bras. Amélioration permanente des pratiques La Chambre d'agriculture a beaucoup travaillé ces dernières années sur la qualité de l'eau et sur l'innovation avec la mise en place d'un réseau collaboratif de 250 stations météo connectées. Sans oublier, les circuits courts, le réseau « Bienvenue à la ferme », les magasins paysans, les fermes auberges ou encore les fermes ouvertes... « Il me semble que l'Alsace aime aussi son agriculture. Alors soutenons cette ferme Alsace, nos agricultrices et agriculteurs. Accompagnons les dans leurs démarches de progrès. Et préservons nos espaces agricoles ainsi que la compétitivité de nos exploitations familiales », conclut Danielle Bras. Une intervention chaleureusement applaudie suivie par celle de la maire de Mulhouse Michèle Lutz qui a rappelé son « amour » pour sa ville. Enfin, le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse Gabriel Attal, né en 1989 et donc benjamin du gouvernement, s'est souvenu d'un voyage scolaire à Mulhouse. « Nous avions visité l’Écomusée d’Alsace à Ungersheim. Je me souviens également d'un discours de Jacques Chirac lors du bicentenaire du rattachement de Mulhouse à la France, en 2006. Et, comme vous ici, j'ai cette âme des foires qui nous rassemble. » Il a promis de goûter la fameuse pomme Natti alsacienne. Après les discours, le tour des journées d'octobre avec un passage obligé à Folie'Flore s'est arrêté au stand de l'interprofession des fruits et légumes d'Alsace. Le président Pierre Lammert y proposait un apéro en fruits et légumes.

Apiculteurs producteurs d’Alsace

Du miel aux couleurs or, argent et bronze

Publié le 11/10/2019

Le lycée agricole du Pflixbourg de Wintzenheim a servi de cadre, samedi 5 octobre, au concours des miels des apiculteurs producteurs d’Alsace. 144 échantillons de miel ont été soumis aux yeux et aux palais aiguisés de 57 dégustateurs.

Cette année, le concours des miels a été organisé par la Fédération départementale des apiculteurs du Haut-Rhin, sous la responsabilité de Philippe Bosshard, son vice-président, secondé par André Frieh, son président, ainsi que de Jean-Pierre Heller. Et il était présidé par France Thomas, directrice adjointe du CFPPA d’Obernai. À la clé, pour les producteurs, des médailles, de bronze, d’argent et la plus belle, de la couleur dorée du miel. L’année 2019 est difficile pour l’apiculture alsacienne. Les apiculteurs ont eu beaucoup de travail pour une récolte limitée en volume, mais heureusement conforme en termes de qualité. Les aléas météorologiques avec des pluies, le froid du mois de mai et la canicule du mois de juin ont compromis certaines récoltes. Mais les apiculteurs alsaciens se sont montrés optimistes en espérant de meilleures récoltes dans les prochaines années. La conduite des ruches est rassurante, elle est vitale pour le maintien de la biodiversité à travers la pollinisation. Côté dégustation, une nouvelle promotion a participé, sous le tutorat de dégustateurs confirmés, pour former des binômes. Les responsables de la fédération départementale des apiculteurs relèvent que depuis quelques années les femmes sont de plus en plus présentes, tant chez les apiculteurs que dans le corps des dégustateurs. Après les diverses analyses des miels qui ont ponctué la journée, les précieuses productions ont été certifiées. Les gourmands pourront se régaler tout en sachant qu’ils consomment un excellent produit, garanti par le sérieux et le savoir-faire des apiculteurs alsaciens.

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