Pratique

Publié le 20/09/2019

La proclamation des résultats du concours de la Folle choucroute d’Alsace IGP a été l’occasion de lancer la choucroute d’Alsace nouvelle sous label IGP. Une première.

Elle est douce, fraîche, craquante et savoureuse : la choucroute nouvelle est arrivée ! Et, pour ne rien gâcher, elle est IGP. Le Saint Graal a été obtenu l’année dernière, le 3 juillet, après 20 ans de travail. Mais le timing avait été un peu juste pour effectuer un lancement de la campagne de la choucroute d’Alsace nouvelle IGP en bonne et due forme. Un peu plus d’un an après, c’est chose faite. La campagne a été lancée lundi 16 septembre, dans le cadre de la foire européenne. Plus précisément au sein du Théâtre du goût, situé dans le Jardin des délices. Il fallait bien ça. Sébastien Muller, président de l’Association pour la valorisation de la choucroute d’Alsace, rappelle que le signe officiel de qualité reconnaît « la réputation d’un produit sur un territoire, avec un savoir-faire et des caractéristiques qui lui sont propres ». Pour la choucroute d’Alsace, il s’agit de sa blancheur, sa finesse, la longueur de ses fibres, son acidité… Mais aussi des ingrédients produits de manière raisonnée, une fermentation naturelle qui dure de deux semaines à cinq mois… Un an après l’obtention du label, 90 % des choucroutiers alsaciens se le sont approprié, sachant qu’ils sont onze en tout et qu’ils produisent 70 % de la choucroute française. Douce choucroute La choucroute nouvelle est la première à sortir des cuves de fermentation, où elle ne reste qu’environ deux semaines. En résulte une choucroute toute douce, particulièrement adaptée aux salades. Prochaines actualités pour le légume phare de la gastronomie alsacienne ? Une campagne d’affichage représentant de la choucroute au cœur d’un chou, accompagnée du slogan évocateur « 100 % terroir 100 % saveur ». Une représentation qui s’annonce affirmée au salon Folie’Flore, qui se tiendra du 3 au 13 octobre à Mulhouse. Puis, durant trois semaines cet hiver, l’opération Folle choucroute d’Alsace sera réitérée dans des restaurants alsaciens qui proposeront de nouvelles manières de décliner le légume. Une opération saluée par Pierre Lammert, président de l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace, pour qui il est « important de montrer autrement ce produit ». Enfin, un club des ambassadeurs de la choucroute d’Alsace est en cours de création. Histoire de ne pas prêcher que des convaincus, mais aussi de porter la choucroute hors des frontières alsaciennes.

Publié le 06/09/2019

Construits à l’origine pour compenser les effets collatéraux de la canalisation du Rhin, les canaux de la Hardt ont un rôle qui va bien au-delà de la seule irrigation pour les cultures céréalières en permettant à la nappe phréatique, aux zones humides et à des nombreux cours d’eau de continuer à exister dans leur état actuel. Reste à pérenniser le plus rapidement possible cet ouvrage au risque de voir l’eau disparaître complètement dans certains secteurs.

L’agriculture, garante de la pérennité de la nappe phréatique dans la plaine de la Hardt ? Un paradoxe ? Pas vraiment si on prend le temps d’étudier le sujet d’un peu plus près. C’est ce qu’ont fait le directeur de la FDSEA du Haut-Rhin, Michel Busch, et le président de l’Apco, Thomas Obrecht, en allant à la rencontre de ceux qui gèrent le réseau d’irrigation de la Hardt chaque jour, en présence de représentants du Conseil départemental du Haut-Rhin (CD 68) et de la Direction départementale des territoires (DDT). Un échange instructif pour comprendre les enjeux qui s'imposent autour de ces canaux. En plus d’avoir permis aux cultures céréalières de se développer grandement en quelques décennies, ces canaux construits en compensation de la canalisation du Rhin d’Ottmarsheim à Breisach et de la construction des barrages hydroélectriques ont permis, et permettent toujours, de maintenir artificiellement la nappe phréatique à un niveau acceptable dans le département. Mais pas seulement. À côté, ce sont toutes les zones humides, les petites nappes annexes au niveau des collines sous-vosgiennes et des cours d’eau maintenus dans un état acceptables. Et si la nappe baisse, cela veut aussi dire des forages plus profonds, et pas que pour les agriculteurs. Un problème que ne connaissent pas nos voisins dans le Bas-Rhin où l’aménagement du Rhin s’est fait différemment à partir du barrage agricole de Breisach, avec seulement quelques portions du fleuve canalisées, permettant ainsi à l’eau d’alimenter naturellement la nappe. Une situation également unique à l’échelle nationale : contrairement aux autres nappes phréatiques disséminées dans le pays, celle du Rhin s'écoule perpétuellement vers le nord et se vide à défaut d'être alimentée.   >>> Visualiser les canaux de de la Hardt avec l'INPN   « Il faut appliquer la concession avec EDF » Il y a donc une nécessité impérieuse d’agir et d’investir pour l’entretien et la rénovation de ces canaux, à hauteur de trois millions d’euros par an. Sauf que leur propriétaire, le ministère de l’Agriculture, se contente du strict minimum depuis plusieurs années. Les services de l’État se limitent à la gestion courante. « C’est pour cela qu’on aimerait bien transférer ces canaux à une autre structure, c’est la piste qui nous semble la plus pertinente. Si demain, un syndicat départemental reprenait le flambeau. Ce serait cohérent », reconnaît Pierre Scherrer, adjoint de la DDT 68. Pour autant, un transfert ne réglerait pas à lui tout seul les besoins financiers. Il faudrait maintenir a minima une équipe de trois salariés, mais aussi pouvoir entreprendre de gros travaux d’entretien, de rénovation et de renaturation en retirant du béton à certains endroits. Pour y arriver, une solution « simple » à mettre en œuvre existe : appliquer la concession signée avec EDF, gestionnaire des ouvrages hydroélectriques sur le Rhin. Celle-ci oblige en effet l’exploitant à compenser financièrement ce qui est dégradé par l’exploitation de ces centrales, en l’occurrence le niveau de la nappe. « L’État étant actionnaire à 80 % d’EDF, cela n’a jamais été mis en application. Pourtant, avec un chiffre d’affaires annuel de 450 millions d’euros généré par ces turbines, l’argent est là. En l’occurrence, cela ne représenterait qu’un pourcent de leur chiffre d’affaires. Ce n’est rien du tout, et tout le monde s’y retrouverait au final. Plus on attend, plus cela va se dégrader. Si on laisse la nappe descendre, il y a des secteurs du département où il n’y aura plus jamais d’eau. Le paysage ressemblera davantage à une steppe avec des oueds qui le sillonne », explique le directeur Environnement et Cadre de Vie du CD 68, Georges Walter. Une autre piste est aussi à étudier pour garantir l’alimentation de la nappe : l’utilisation de gravières ou de cours d’eau qui nécessiteraient quelques travaux de curage pour les rendre exploitables. Des canaux agricoles aux canaux environnementaux Cette mise au point permet de comprendre un élément essentiel aux yeux du monde agricole : non, ce ne sont pas les « mers du maïs » de la Hardt qui mettent en péril la pérennité de la nappe rhénane dans le Haut-Rhin ! Un raccourci employé parfois par celles et ceux qui limitent leur raisonnement à la simple vue des enrouleurs et pivots crachant de l’eau en pleine canicule. À titre d’exemple, ce sont 100 millions de m3 qui ont été utilisés par l'agriculture en 2018, année très chaude et sèche ; dans des années plus « normales », la consommation oscille davantage entre 50 et 100 millions de m3 annuels. Le reste de la consommation, ce sont 300 millions de m3 répartis entre tous les autres usagers de l’eau du territoire. En parallèle, environ 400 m3 d’eau sont injectés chaque année à travers les différentes prises d’eau connectées au Rhin dans les canaux construits initialement pour soutenir l’agriculture dans le département. Des droits d’eau agricoles qui profitent à tous puisque, au final, ils permettent à la nappe de se recharger de mois en mois et ainsi rester stable d’une année à l’autre. « Il faut bien avoir à l’esprit que ce sont les ouvrages hydroélectriques sur le Rhin qui vident la nappe. D’où l’intérêt de mesures compensatoires financières », affirme Georges Walter. « Il faut donc déconnecter l’usage agricole de ces canaux de la problématique qui, elle, est invisible. Dès qu’un comité sécheresse a lieu, on focalise un peu trop sur notre profession, ce qui crée des tensions. Mais quand on a les bonnes explications, on y voit plus clair. Les droits d’eau agricoles que nous avons acquis sont devenus au fil du temps des droits d’eau environnementaux et sociétaux qui bénéficient à tous. Ces canaux sont indispensables à tout le monde. Il faut maintenant construire un système qui permette de gérer tout cela plus efficacement et dans l’intérêt commun », complète Michel Busch.

Publié le 12/08/2019

Après la Lorraine et les Ardennes, et en attendant la Champagne et les Vosges, la Région Grand Est a officialisé durant la Foire aux vins de Colmar le Pacte de destination Alsace en présence de l’ensemble des partenaires signataires. Objectif : œuvrer collectivement pour faire de l’Alsace une marque touristique reconnue en France et dans le monde.

Le tourisme est un monde très concurrentiel dans lequel il faut savoir se démarquer. Un postulat qu’a parfaitement intégré la Région Grand Est, consciente que son seul nom n’avait pas la même attractivité qu’une Bretagne, une Normandie ou une Provence. Touristiquement parlant, la force du Grand Est réside dans ses territoires qui, à travers le temps, ont su se faire une renommée autour de leur gastronomie, leurs paysages naturels, leurs sites historiques ou leurs routes des vins. C’est pour cette raison que la collectivité présidée par Jean Rottner a mis en place un système, inédit en France, innovant et partenarial : le Pacte de destination.   .@JeanROTTNER & les élus, l'Agence Régionale de #Tourisme et les partenaires à la @FoireColmar pour la signature du Pacte de Destination #Alsace :➡️ valoriser l'offre touristique & les atouts de l'@Alsace ➡️ faire rayonner le #GrandEst en ?? & à l'international@ChristeleWiller pic.twitter.com/Eti8VEjBic — Région Grand Est (@regiongrandest) July 29, 2019   Managé par l’Agence régionale du tourisme (ART) Grand Est, ce pacte vise à mener une opération marketing « inédite » et des opérations de communications et de promotions autour d’un territoire donné, en France et dans le monde. Après la Lorraine et les Ardennes, le Pacte de Destination Alsace a été signé le 29 juillet en présence de l’ensemble des partenaires (voir encadré). Ils s’engagent à joindre leurs forces, leurs expertises et leurs moyens humains et financiers pour conduire des actions stratégiques au service du rayonnement de la destination Alsace. Trois volets d’actions sont prévus. Le premier concerne la mise en place d’une campagne d’image et de notoriété via un évènementiel sur le premier marché lointain émetteur de visiteurs vers l’Alsace (140 000 nuitées en 2018) : les États-Unis. Elle prendra la forme d’un marché de Noël traditionnel alsacien, du 6 au 22 décembre 2019, en plein cœur du Madison Square Park, à Manhattan. Près d’1,2 million de visiteurs sont attendus, soit un potentiel énorme pour augmenter la part de marché des clientèles américaines. Le deuxième volet de ce pacte se matérialisera plus proche de nous puisqu’il est destiné à la promotion et à la valorisation du « Sud Alsace » en France, Allemagne et Suisse. Enfin, le troisième volet piloté par Alsace Destination Tourisme est une campagne d’influence et de positionnement via une stratégie éditoriale digitale avec notamment la création de contenus à forte valeur ajoutée autour d’expériences « piliers » du territoire, ou encore l’enrichissement de la plateforme www.visit.alsace de contenu « inspirationnel » et « expérientiel » à destination de tous les publics.

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