Pratique

Visite ministérielle à la ferme de la Judenmatt

Bien-être animal… et étudiant

Publié le 10/10/2019

Le 3 octobre, le secrétaire d’État de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, Gabriel Attal, a fait un détour par la ferme de la Judenmatt, à Rouffach. À la veille de la journée mondiale des animaux, il a pu découvrir tout ce qui était entrepris pour favoriser le bien-être des volailles… et des étudiants.

À la veille de la journée mondiale des animaux, le secrétaire d’État de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, Gabriel Attal, s’est penché sur le bien-être… des étudiants. Le 3 octobre, il a fait un détour par la ferme de la Judenmatt, à Rouffach, avant d’aller inaugurer les Journées d’octobre de Mulhouse. Pendant une petite heure, le jeune ministre - 30 ans depuis le mois de mars - a eu droit à une visite guidée de cette exploitation dépendante du lycée agricole de Rouffach. [#Jeunesse]@GabrielAttal rencontre les élèves et les #apprentis du #lycée #agricole de Rouffach à la ferme de la Judenmatt :➡️ échanges sur leur vocation ➡️ présentation des projets d’amélioration des conditions d’élevage des #volailles dans le respect du bien-être #animal. pic.twitter.com/Vzb6hFDwqU — Préfet du Haut-Rhin (@Prefet68) October 3, 2019 Entouré du maire de Rouffach, Jean-Pierre Toucas, d’élus locaux et de représentants de la profession agricole, il a pu mesurer toutes les dispositions récentes prises en faveur du bien-être animal dans l’établissement. Des élevages de volaille en plein air qui sont autant de terrains d’expérimentation pour les élèves du lycée agricole. Manquait à l’appel l’élevage bovin malgré un bâtiment toujours en place, mais malheureusement plus aux normes, au grand dam des responsables de l’établissement agricole. Des projets d’extension et de rénovation sont pourtant bel et bien dans les tuyaux, mais n’ont pas encore abouti, faute de moyens. Une situation qui ne semble pas éroder le moral des étudiants, comme a pu le constater Gabriel Attal. « Quand on vous voit, cela donne envie de devenir apprenti agricole. Vous avez l’air heureux et épanouis dans ce que vous faites. Vous êtes motivés et volontaires. Ça fait plaisir à voir. Ce bien-être des étudiants est tout aussi indispensable que celui des animaux. »

Cuma de la Zorn

Un bâtiment en commun

Publié le 03/10/2019

À force d'acheter de nouvelles machines, la Cuma de la Zorn a atteint la saturation de l’espace de stockage de ses adhérents. La solution ? Construire un bâtiment partagé entre tous les membres.

C’est un symbole fort. Les adhérents de la Cuma de la Zorn partagent du matériel agricole depuis 1997. Cet été, ils ont franchi une étape supplémentaire puisqu’ils partagent désormais aussi un toit. « Dans la Cuma, chaque matériel a un responsable, qui gère son planning d’utilisation, son stockage et son entretien. Avec le temps, nous avons étoffé notre parc matériel et les outils sont devenus de plus en plus grands. Résultat : il manquait d’espace de stockage chez tous les adhérents », rapporte Thierry Willem, président de la Cuma. D’où l’idée, dans la philosophie de partage des Cuma, de construire un bâtiment en commun. « Après le matériel, nous avons mutualisé notre besoin d’espace de stockage sans que les adhérents aient à investir chacun de leur côté », constate Thierry Willem. Deux bâtiments plutôt qu’un Une fois le projet arrêté et validé par les membres de la Cuma, la première étape a consisté à trouver le terrain adéquat. Central par rapport aux adhérents, facile d’accès… Après pas mal d’investigations, la perle rare est dénichée à Littenheim, où un éleveur qui souhaite arrêter la production de lait vend son étable et le terrain de 1,30 hectare qui l’entoure. L’emplacement est idéal, le terrain plat, l’accès aux réseaux assuré… La Cuma achète le lot. Et, même si le bâtiment existant ne « nous intéressait pas au départ, nous avons décidé de le garder et de le valoriser. Et finalement, il s’est révélé un atout, puisque les réseaux étaient là, la réserve à incendie aussi… » Tout le matériel d’élevage a été dégagé, le sol a été remblayé… Au total : 800 m2 de stockage. Un espace est réservé aux petites machines, disposées de manière à pouvoir être attelées facilement.     À ce bâtiment rénové s’ajoutent 1 000 m2 de stockage procurés par un bâtiment neuf, conçu pour accueillir les outils de grand gabarit. Les travaux de terrassement ont débuté en novembre 2018, suivis par la pose des fondations, de la structure Waltefaugle… « Nous avons tout fait nous-mêmes. Et quand 10 bonshommes travaillent en même temps sur un chantier, à la fin de la journée on voit qu’il y a quelque chose qui s’est passé », sourit Thierry Willem. Une belle démonstration des vertus de la mutualisation de la main-d’œuvre ! L’investissement (200 000 € terrain et travaux) a été financé par un prêt contracté auprès du Crédit Agricole. Tous les membres contribuent à son remboursement ainsi qu’à la couverture des frais de fonctionnement, de l’ordre de 9 000 €/an, à hauteur de 700 €/an/adhérent en moyenne. Un montant qui comprend une part fixe et une part variable liée au chiffre d’affaires de chaque exploitation. Le bâtiment est opérationnel depuis le début de l’été. Et tous les adhérents en sont satisfaits : « Ça a permis de libérer de la place chez chacun. Et, mieux abrité, le matériel vieillit mieux », constate Nicolas Rusch, administrateur de la Cuma. Une base pour aller plus loin Enfin, ce bâtiment constitue une base sur laquelle la Cuma va pouvoir se reposer pour concrétiser ses futurs projets. Et il y en a ! Certains sont encore hypothétiques : une salle de réunion, un atelier, des locaux pour accueillir un salarié… D’autres sont entrés en phase d’amorçage : « Nous voulons créer un groupe tracteur », annonce Thierry Willem. Afin de réduire les investissements, de pouvoir accéder à des tracteurs de forte puissance à moindre coût et de pouvoir plus souvent laisser des tracteurs attelés aux outils. Mais pour que chaque adhérent puisse disposer d’un tracteur quand il en a besoin, il faut une sacrée organisation ! Aussi une phase de test est-elle en cours au sein de la Cuma : « Ceux qui participent au groupe louent leur tracteur à la Cuma, qui refacture à chaque membre l’utilisation qui en a été faite », décrit Thierry Willem.

Association française du cheval fjord (AFCF)

La France, une pépinière pour le fjord

Publié le 01/10/2019

L’Association française du cheval fjord, qui rassemble une soixantaine d’éleveurs français, a fêté ses 50 ans d’existence du 16 au 18 août à Rosières-aux-Salines. L’occasion de vérifier que la France est devenue une pépinière pour cette race originaire de Norvège.

Créée par Jean-Georges Bastian, d’Engwiller, l’Association française du cheval fjord (AFCF) a fêté ses 50 ans cet été au pôle hippique de Lorraine, à Rosières-aux-Salines. « Suite à un voyage aux Pays-Bas, Jean-Georges Bastian avait ramené cinq juments et un étalon pour ses fils. C’était en 1968. L’association a été créée l’année suivante pour faire reconnaître la race auprès du ministère de l’Agriculture », raconte Jacky Ernwein, éleveur de fjords à Oberhausbergen et président de l’association depuis 2014. Pendant une longue période, les contacts sont restés limités avec le berceau de la race - la Norvège. Mais à partir de 1995, les relations sont devenues plus étroites, notamment avec la création de l’association internationale du fjord regroupant les stud-books de tous les pays dans le monde. C’est cette association internationale qui, aujourd’hui encore, décide des orientations de la race. Mais selon les pays, les objectifs peuvent varier : en Allemagne et au Danemark, la race fjord est très orientée sport et les éleveurs sont particulièrement attentifs aux allures. Dans les autres pays, on recherche plutôt « un cheval avec une belle tête et des membres solides, proche du standard de la race », indique Jacky Ernwein, citant la crinière taillée en arc de cercle et la robe isabelle, déclinée en différentes nuances claires ou foncées. Souvent considéré comme un cheval de famille, le fjord est un animal très polyvalent, actif au travail et d’un tempérament calme. « Il y a eu une évolution importante du type de la race, souligne l’éleveur d’Oberhausbergen. Les fjords d’aujourd’hui ne sont plus tellement des poneys, surtout en France. Ce sont des chevaux de grande taille qui doivent garder un très bon caractère en servant de cheval de loisir, monté ou attelé, et en même temps, être capables de faire de la compétition de saut d’obstacles et du dressage. » C’est cette grande polyvalence que recherchent les éleveurs français. 90 naissances par an Actuellement, environ 90 naissances sont enregistrées en France chaque année, dont une trentaine en Alsace. « Le nombre des naissances a beaucoup baissé comparé à il y a 20 ans, mais la qualité des chevaux, au contraire, a progressé », souligne le président de l’AFCF. Les éleveurs se sont professionnalisés : à l’image de l’élevage Ernwein, ils produisent des chevaux pour un marché, à 80 % celui du cheval de loisirs. Dans cette optique, ils font naître des poulains qu’ils dressent pour pouvoir les vendre à 3-4 ans. Le 50e anniversaire de l’AFCF, célébré en présence de huit délégations étrangères dont beaucoup venaient pour la première fois, a été l’occasion de montrer la qualité de l’élevage français. Celle-ci se confirme dans les échanges de reproducteurs désormais. « Avant, la flèche n’allait que dans un sens : du berceau de la race vers les autres pays, maintenant, elle va dans les deux sens », témoigne Jacky Ernwein, qui lui-même vend et achète fréquemment des reproducteurs à l’étranger. Au moins 40 % de ses chevaux partent à l’export, vers l’Allemagne, la Suisse, la Belgique et parfois, des destinations bien plus exotiques, comme la Malaisie, où il a vendu un étalon, trois juments et un hongre cet été. À Rosières-aux-Salines, les fjords français ont fait la preuve de leurs capacités lors de différentes épreuves - saut d’obstacles et dressage, labellisation qualification loisirs - et lors des spectacles et démonstrations qui ont émaillé les trois jours. Prouvant ainsi que « la France est devenue une pépinière pour le fjord », souligne Jacky Ernwein. Au concours national de la race, qui a réuni 80 chevaux le samedi, les chevaux issus de l’élevage d’Oberhausbergen ont remporté la mise. Et au concours international, c’est une pouliche de 2 ans issue du même élevage qui a fini à la première place.

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