communication

Publié le 27/07/2018

L’agence Claire D sera à nouveau présente dans le Parc Agricole pour présenter l’ensemble de ses créations, dont sa dernière innovation (candidate au Trophée de l’Innovation 2018) : l’impression céramique pour les étiquettes des bouteilles de vin. Une technique qu’utilise déjà la Cave de Turckheim pour « sublimer » ses grands crus.

Il faut parfois peu de chose pour sortir du lot. Pour les étiquettes de vins, une couleur, une forme ou une matière permettent à la bouteille d’attirer l’œil du chaland. C’est la première étape. Après, il faut que cette étiquette soit suffisamment séduisante pour déclencher l’acte d’achat. Belle, oui, sans pour autant être provocante ou tape-à-l’œil. Une équation que tente de résoudre quotidiennement l’agence Claire D depuis 2004 pour ses nombreux clients situés dans le Bordelais, en Champagne et en Alsace. À chaque fois, la réponse apportée est différente. « Avec Claire, on travaille ensemble, progressivement, pour aboutir au résultat espéré », explique Corinne Vonarx, responsable marketing d’Union Alliance Alsace, qui regroupe la Cave de Turckheim et celle du Roi Dagobert. Voilà sept ans que les deux entités travaillent avec Claire Deffarge pour élaborer de nouvelles étiquettes plus « design » et « attractives ». Toute la gamme de la cave du Roi Dagobert y est passée. À Turckheim, le « dernier gros bébé » était la gamme de grands crus. « Nos vins de terroirs n’étaient pas assez mis en avant. On cherchait quelque chose pour les sublimer », poursuit Corinne Vonarx. Plusieurs pistes sont explorées pendant des mois, sans succès. « On était partis sur du nacré, et des étiquettes dessinés avec des motifs complexes. Mais cela n’allait pas. Il manquait le lien avec le terroir, il manquait la magie », confie Claire Deffarge. Et puis, impossible d’être trop novateur pour des bouteilles déjà marquées historiquement et commercialement. « Pour les grands crus, il faut quelque chose de rassurant. Ces bouteilles sont connues depuis longtemps. Il ne fallait pas les dénaturer », justifie Corinne Vonarx. « Raffiner » les codes et couleurs existants La solution sera finalement trouvée « un peu par hasard » après moult essais sur la machine : l’impression sur céramique sur un tout nouveau papier réagissant à la chaleur. « Il a fallu près de trois ans à un industriel italien pour réussir à créer ce papier magique qui est ni mat, ni brillant, mais neutre. Et quand on pose un fer chaud dessus, il devient transparent. Cela a ouvert la porte à de nouvelles possibilités créatives comme l’impression céramique », souligne la créatrice. Seule la lettre du grand cru en question est imprimée selon cette méthode. L’idée étant que la nouvelle étiquette garde les codes et les couleurs de l’ancienne, tout en ajoutant une subtilité qui la rend « sublime » et « raffinée ». Cela fait deux mois que les grands crus commercialisés par la Cave de Turckheim (Ollwiller, Brand, Hengst, Sommerberg) sont vendus avec ce nouvel habillage, plus le pinot noir rouge qui est produit à partir de raisins situés sur des parcelles de grands crus. Ce sont les premiers vins en Alsace à bénéficier de cette technique d’impression sur céramique. La Cave de Turckheim espère maintenant que le succès commercial sera aussi probant que celui rencontré avec les autres bouteilles « rhabillées » par l’agence Claire D, à l’image de la gamme « Racines & Terroirs » de la cave du Roi Dagobert, qui est retenue tous les ans dans les foires aux vins des supermarchés. « Et à chaque fois, ils sont en rupture au bout de quelques jours », se satisfait la responsable marketing de l’Union Alliance Alsace. Il suffisait juste de sortir du lot.

Jeunes Viticulteurs du Bas-Rhin et du Haut-Rhin

Se rapprocher pour le vignoble alsacien

Publié le 17/05/2018

Les Jeunes Viticulteurs 67 et 68 envisagent de se rapprocher pour travailler en plus étroite collaboration. C’est dans ce cadre qu’ils se sont retrouvés vendredi 11 mai au domaine Henri Ehrhart. L’occasion de visiter cette entreprise réputée du vignoble et de partager un moment convivial ensemble.

Ce rapprochement est d’autant plus nécessaire quand il s’agit d’évoquer les sujets d’actualité en lien avec l’Association des viticulteurs d’Alsace (AVA). Néanmoins, les modes de fonctionnement sont différents. Dans le Haut-Rhin, les Jeunes Viticulteurs constituent un canton bien identifié chez les Jeunes Agriculteurs, avec un mode de fonctionnement qui lui est propre. Dans le Bas-Rhin, les Jeunes Viticulteurs ne sont qu’un groupe aux côtés des différents cantons des JA. « Pour ma part, je suis rattaché à mon canton de Sélestat. Nous n’avons pas vraiment de président ou de conseil d’administration, même si nous nous retrouvons régulièrement », explique Nicolas Pernet-Clog, jeune viticulteur à Dambach-la-Ville. « De notre côté, notre canton Viti chez les JA existe depuis longtemps, mais nous venons d’élire un nouveau conseil d’administration », précise de son côté Quentin Blanck, président des JA Viti 68 depuis la fin de l’année 2017. Les deux professionnels veulent parler d’une seule voix. Notamment lorsqu’il s’agit de porter des dossiers au niveau du conseil d’administration de l’AVA ou lorsqu’il s’agit de faire avancer la viticulture sur l’ensemble du vignoble régional. « Nous souhaitons avancer ensemble et avoir un groupe « jeune » au niveau de l’AVA. Dans ce groupe, nous voulons continuer à accueillir tous les jeunes viticulteurs, issus de toutes les familles professionnelles du vignoble. Nous souhaitons casser cette barrière symbolique entre le Bas-Rhin et le Haut-Rhin. Il n’y a qu’une seule viticulture, celle de l’Alsace », commente Nicolas Pernet-Clog. À l’export et en grande distribution C’est dans cet état d’esprit qu’une trentaine de jeunes viticulteurs se sont retrouvés pour échanger ensemble. Avant un dîner en commun au cours duquel les différents thèmes d’actualité ont été abordés, les professionnels ont visité le domaine Henri Ehrhart à Ammerschwihr. Une visite commentée par Cyrille Ehrhart, 32 ans, qui a repris l’exploitation familiale en 2009. L’entreprise, qui existe depuis sept générations, fait actuellement travailler 14 salariés. L’activité de négoce a véritablement été impulsée en 1978 par Henri Ehrhart, le père de Cyrille. « À l’époque, la production se situait à environ 50 000 bouteilles. Aujourd’hui, en fonction des millésimes, nous tournons entre 5 et 7 millions de bouteilles. Nous consacrons environ 15 % de notre chiffre d’affaires à l’export. C’est relativement peu même si, depuis cinq ans, nous sommes le premier exportateur alsacien au Japon, grâce à un agent qui a développé un bon carnet d’adresses. Cela représente un volume d’environ 50 000 bouteilles. Le reste des ventes va vers la grande distribution, nous sommes représentés dans toutes les enseignes », explique Cyrille Ehrhart. Le jeune viticulteur présente ensuite l’ensemble du bâtiment de 2 000 m3 avec, notamment, une nouvelle cuverie et un local de stockage particulièrement impressionnant. S’il est toujours aidé par son père, Cyrille Ehrhart peut également compter sur sa sœur, Sophie, qui s’occupe spécifiquement de la partie commerciale. Le domaine Henri Ehrhart compte encore se développer à l’avenir. « Nous sommes effectivement toujours à la recherche de nouveaux apporteurs de raisins. Nous en avons 80 actuellement pour une surface qui dépasse les 200 hectares. Nous voulons attirer les gens en proposant des prix d’achat attractifs. Nous jouons sur la proximité. Nous avons des plateformes un peu partout en Alsace où les viticulteurs peuvent apporter leurs raisins. Nous les acheminons par nos propres moyens ici à Ammerschwihr. Nous tenons à ce service de proximité », conclut Cyrille Ehrhart.

JA's Day à Mulhouse

L'agriculture est en ville

Publié le 04/04/2018

Associés aux commerçants des « Vitrines de Mulhouse », les jeunes agriculteurs du Haut-Rhin ont réussi leur exercice de communication à l'occasion du « JA's Day » samedi 31 mars, place de la Réunion à Mulhouse. Une belle occasion de présenter l'agriculture aux consommateurs urbains.

Des vaches, des tracteurs, des chèvres, un cochon, des produits du terroir, des organisations professionnelles et surtout des jeunes agriculteurs. Le monde agricole a profité, l'espace d'une journée, pour communiquer sur la réalité du métier. Pas celle, volontairement imagée et très souvent négativement, présentée dans les médias nationaux. Pas celle des lobbies anti-tout et surtout anti-agriculture qui se nourrissent des peurs et des méconnaissances pour promouvoir un « agri-bashing » toujours plus consternant. Mais, celle d'un monde paysan qui produit, qui travaille, qui entretient les paysages, qui respecte l'environnement et qui participe, positivement, à l'évolution de la société. Une belle occasion pour le public, à commencer par de nombreux parents, de se faire expliquer le lien entre la vache et le lait. « Au fait, elle a combien de mamelle la vache ? », demande l'animateur. Quatre ? Cinq ? Six ? En fait, elle a une seule mamelle, le pis, divisée en quatre quartiers qu'on appelle aussi des trayons » poursuit-t-il. De nombreux visiteurs apprennent également que la vache de race Salers est la seule qui a besoin d'avoir son veau à ses côtés pour donner du lait et dont les cornes sont en forme de lyre. « Et avec le lait, qu'est-ce qu'on fabrique ? », questionne encore l'animateur. Du fromage et du beurre bien sûr, que l'on retrouve au marché paysan tenu par les jeunes agriculteurs. « C'est bon, c'est quoi ? Du munster ? Ah, d'habitude j'aime pas trop mais celui-là, il est bon », s'étonne une passante face aux cinq variétés de munster issues d'exploitations différentes. « La vallée de Munster est dynamique, il y a une grande variété de produits et beaucoup de transformateurs à partir de lait de vache et de chèvre. Les gens sont surpris de voir qu'on fait du si bon fromage », confirme Gilles Lochert, secrétaire des JA du canton de Munster. Carré de Hachimette, bleu des Vosges, mais aussi saucisson et terrine de chèvre, miels, confitures et coulis de fruits, les consommateurs mulhousiens ont pu apprécier la richesse et la diversité de l'agriculture alsacienne. Une manifestation positive Lors de l'inauguration officielle, le président des JA 68, Ange Loing s'est félicité de l'organisation de cette journée. « C'est une belle opportunité de pouvoir venir ici sur ce marché de Pâques. Nous sommes là pour parler de l'agriculture. Il est important de montrer au public, aux consommateurs, les facettes positives de notre métier. Nous sommes souvent attaqués. Il est désormais temps de répondre et d'expliquer la réalité agricole. Cet agri-bashing a trop duré. Nous proposons des produits de qualité. Nous travaillons dans le respect de toutes et de tous, et surtout de notre environnement. Merci à la municipalité, aux « Vitrines de Mulhouse », à la Chambre d'agriculture Alsace et à nos différents partenaires de nous permettre d'organiser une telle journée. Car, oui, notre agriculture est belle dans toute sa diversité ». Des propos complétés par le député Raphaël Schellenberger : « Nous sommes dans une société où on a un retour vers une recherche de la qualité, de l'équilibre alimentaire. Et, en même temps, on tape sur les agriculteurs. Or, ce sont bien eux qui nourrissent la population et entretiennent les paysages. La polémique est toujours plus facile que la réflexion. Cette manifestation est positive. Elle permet de s'intéresser à la réalité de votre vie. Les agriculteurs sont des gens passionnés et engagés. Ils proposent tout au long de l'année, comme sur ces JA's Day, une agriculture riche et diversifiée. Bravo ». Le président de la Chambre d'agriculture Alsace, Laurent Wendlinger, a salué la présence du monde rural en ville. « Nous avons besoin de parler, d'échanger avec le monde urbain. Le contact en direct, sans intermédiaires, est important. Il permet d'expliquer, d'informer. Cette manifestation en est un exemple parfait. Elle présente la multiplicité des filières en Alsace. A l'avenir, nous allons continuer à évoluer, dans le respect de toutes et de tous, en développant les filières courtes, en dynamisant encore davantage ces filières qui ont été créées par nos grands-parents et nos parents. Oui, demain, l'avenir de l'agriculture passera par ces circuits courts. Nous devons y travailler en préservant, évidemment, toutes les formes d'agriculture ». Enfin, la maire de Mulhouse, Michèle Lutz a salué l'intérêt de la manifestation. « Nous ne le disons pas assez et nous ne le montrons pas assez. Votre métier est extraordinaire. C'est magnifique d'avoir une ferme au centre-ville de Mulhouse. Elle permet de découvrir votre métier, de promouvoir le bien manger et le bien vivre. Il faudra réitérer à l'avenir une telle journée ».

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